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Fans de Muriel Baptiste

Mardi 26 Juin 1973

23 Juin 2015 , Rédigé par patricks Publié dans #DE LA GLOIRE AU DECLIN 1973-74

Mardi 26 Juin 1973

L'année 2015 restera une année noire pour le monde du spectacle et les amateurs de musique : cette nuit s'est tué dans un accident d'avion James Horner (61 ans), le compositeur de musiques de films dont "Titanic" (mais pas seulement) - j'ai pas mal de cd's de lui : Outre "Titanic", "En pleine tempête", "Krull", "Cocoon", "Apollo 13", "Jeux de guerre", "The Essential James Horner" (double cd). Cette année, j'ai aussi perdu Pino Daniele, un de mes chanteurs italiens préférés (59 ans, crise cardiaque). Deux autres dont j'ai des disques, Demis Roussos et l'idole de mon enfance Richard Anthony, sont partis. James Horner avait encore beaucoup à offrir comme BO de films. Il nous reste comme grands compositeurs Alan Silvestri, Hans Zimmer, Marco Beltrami, John Williams et Ennio Morricone, ces deux derniers avancés en âge, tandis que les autres grands (Jerry Goldsmith, John Barry) nous ont déjà quitté.

Le 26 juin 73, il y avait un show Joe Dassin, avec Henri Salvador mais bizarrement sans Carlos. Le groupe "Il était une fois" était invité, ainsi que l'italienne Marcella Bella. Dassin venait de sortir un 45t "Je t'aime, je t'aime" pour l'été, qui allait passer inaperçu, mais deux ans plus tard, il prendra sa revanche avec "L'été indien". Il fit aussi le tube de l'été 76 avec "Il était une fois nous deux". Bizarrement, alors qu'il disposait d'un tube potentiel de Toto Cutugno l'été 77 ("Et l'amour s'en va"), la chanson passa inaperçue. Curieux destin que celui de ce fils de metteur en scène connu (Jules Dassin), devenu chanteur de variétés non dans son pays où il est inconnu mais en France, et dont on sait aujourd'hui qu'il pensait que son père ne l'aimait pas.

"Les dossiers de l'écran" proposent "La marche sur Rome", film de Dino Risi de 1962 avec Vittorio Gassman et Ugo Tognazzi, sur la prise du pouvoir par Mussolini. J'aurais bien aimé regarder sur la 3 "Maître Zaccharius" d'après Jules Verne. La 3, à ses débuts, avait de bons programmes.

Certains programmes de l'ORTF étaient destinés aux victimes d'insomnies : l'après-midi de ce mardi, je me demande qui pouvait s'intéresser au film tchèque à sketches, "Une place dans la foule" de 1964.

Bien entendu, Muriel était présente dans toutes mes pensées. Je sais qu'elle est partie une fois en vacances en Espagne avec Annie Sinigalia, et d'après l'interview du "Paris libéré" du 1er juillet 1977 à Perpignan. Elle n'avait rien tourné l'été 72, et ne devait rien faire cet été là non plus, son tournage suivant étant à l'automne "Un curé de choc".

Il est plus agréable de raconter l'été 72 que l'été 73 en raison des diffusions de séries de Muriel, mais je l'ai déjà fait deux fois sur ce blog. Le peu de propositions post Rois maudits restera un éternel mystère. D'après ce qu'a déclaré Hélène Duc, elle n'en eut pas. Muriel lors de la diffusion de "La double vie de Mademoiselle de la Faille" déclarera à Télé Poche que son rôle dans "L'affaire Bernardi de Sigoyer" lui était dû à Marguerite de Bourgogne, et qu'on lui proposait un peu toujours la même chose.

Je ne sais plus quel fut mon dernier jour de collège, mais une grande brute, en plein dans l'établissement, me cassa un objet que nous avions fait en classe de dessin et reçu deux baffes du prof de dessin. Il devait se venger à la rentrée, jour de grève, sans surveillants. Si j'ai passé de bons moments au collège, notamment avec mon ami Francis, fort patient pour m'écouter parler de Muriel, il faut avouer que les derniers jours de juin 73 (voir plus haut) et celui de juin 74, où je pris une raclée par le fils du prof de maths, ternissent mes souvenirs de cet endroit. C'est pourtant là que j'ai vécu je pense les moments les plus intenses de ma passion pour Muriel. Lorsque je suis entré au lycée en septembre 74, la carrière de la belle était terminée.

Sur le forum Underscores, dédié aux musiques de films, où je vais chaque jour, des gens n'hésitent pas à dire qu'ils pleurent aujourd'hui en écoutant James Horner. Il nous laisse 156 musiques de films, alors que Muriel seulement 22 rôles. L'important n'est pas la quantité, Muriel pour moi reste l'éternelle étoile qui brille au firmament même si elle s'est vraiment faite désirer du temps de sa gloire en tournant peu.

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