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Fans de Muriel Baptiste

1er au 10 février 2015

28 Avril 2016 , Rédigé par patricks Publié dans #JOURNAL 2015

1er février

Je regarde Muriel dans « Les risques du métier » en DVD. Normal, c’est dimanche. De toute façon, le film du dimanche soir de TF1 était un Stallone : « Expandables 2 : Unité spéciale », je ne rate rien. Celui de la 2, « L’étrange histoire de Benjamin Button » valait peut-être mieux, tant pis.

2 février

Ma mère a une bronchite ce qui est dangereux vu son âge avancé. Sa doctoresse est venue la voir et la mettre sous antibiotiques.

Le soir, deux extrêmes dans les programmes : la débile « Joséphine Ange Gardien » et les ennuyeuses, enfin selon moi, 22e victoires de la musique classique. Une soirée à se mettre devant un bon livre.

J’ai hâte comme chaque année de voir le festival de la chanson italienne à San Remo, d’autant plus qu’il y a une grande vedette cette année, Nek, qui s’appelle en réalité Filipio Neviani, et a fait un gros succès en France en 1997 avec « Laura non c’è ». Il y a aussi Raf (créateur du tube mondial « Self control » en 1984), Marco Masini et Anna Tatangelo.

Viviers, 3 février

Je vais rendre visite à Claire et à mes petits enfants. Une bonne journée en famille qui est mon côté Janus, le père et le grand-père, beaucoup plus isolé lorsqu’il pense à Muriel et écrit sur elle. Par contre, il faisait froid et nous n’avons pas pu me promener. Nous étions frustrés de ne pas pouvoir sortir. J’ai alors l’idée d’emmener les prochaines fois Lucas au cinéma.

Valence, 5 février

J’ai dû faire venir un artisan pour réparer une porte fenêtre endommagée, qui m’a pris horriblement cher. Mais je n’ai jamais été bricoleur de ma vie.

Les élections cantonales ont eu lieu et je ne sais pas si je suis élu. L’effet Lepaon a été désastreux sur les votes, du moins c’est mon opinion.

Pourquoi me prendre la tête avec la CGT quand il me suffit de penser à Muriel pour être heureux ? Le souvenir du bonheur est encore du bonheur, et le passé est là, au présent, avec ma chère Muriel.

Par la magie des images, Muriel est toujours là. Elle fait partie de mon quotidien. A ce titre, elle a énormément d’avantage sur un proche qui aurait disparu, d’une part je peux la voir et la revoir, elle ne vieillit pas. Que ce soit en infirmière Geneviève Lagrange, en journaliste Pierrette Vanier, en petite gitane Annunciata Vidal. Muriel est toutes ces femmes et bien d’autres, dans des rôles plus ou moins intéressants. Lorsque je regarde les DVD, je fais généralement autre chose, puisque je les connais par cœur. Je mets simplement, via le poste de télévision, Muriel dans mon salon, avec sa voix, son sourire, son visage, ses yeux, sa chevelure. Muriel est à la fois mon soleil et la plus grande tristesse de ma vie.

6 février

Je suis pris en cas de flagrante contradiction : je dis ne pas aimer TF1 et je regarde l’émission anniversaire « TF1, 40 ans d’émotions partagées ». Au final, une émission décevante, qui rappelle quelques bons moments (« Le jeu de la vérité ») mais aussi des choses très oubliables.

Muriel n’apparaît jamais dans les rétrospectives télévisées, bon elle a arrêté sa carrière un an avant la création de TF1 et ce soir je ne risquais pas de la voir. Mais dans les autres émissions, si l’on revoit Denise Fabre, Claude François ou je ne sais plus qui, Muriel n’est jamais présente, comme si elle n’avait pas existé artistiquement parlant. Elle a pourtant fait « La princesse du rail » et « Les rois maudits ». Je trouve cela injuste. Ce n’est pas avec mes livres et mon blog que le grand public se rappellera d’elle. J’agis à mon modeste niveau, qui est nettement insuffisant.

Muriel, je voudrais tant te rendre ta gloire passée, faire qu’en 2015, des gens se souviennent de toi. Tu as eu du succès en ton temps. On me répondra que tout le monde a oublié Karin Petersen, sa « Dame de Monsoreau » et son destin effroyable (viol et suicide). Le public ne peut pas à la fois suivre les vedettes de la téléréalité et penser à l’âge d’or de la télévision, à ses joyaux.

Bien sûr, des tas de téléspectateurs n’étaient pas nés à l’époque de Muriel mais tant d’autres artistes sont passés à la postérité. Je ne me consolerai jamais qu’il n’en soit pas ainsi pour elle, alors que l’on rediffuse chaque année tous les succès de De Funès.

Vivre avec une morte pourrait paraître morbide, ce ne l’est pas. Muriel par l’amour que je lui porte est toujours là.

10 février

Depuis le début des années 80, je suis le festival de San Remo, avant à la radio, maintenant à la télévision sur RAI Uno. Nek a chanté ce soir « Fatti avanti amore » qui est un tube comme je n’en ai pas entendu de la part des italiens depuis des années, c’est de la veine de « Gloria » d’Umberto Tozzi ou des premiers succès d’Eros Ramazzotti. Je suis sûr qu’il va gagner. Ce ne serait pas la première fois que je devine le vainqueur dès la première soirée du festival, cela m’est arrivé en 2012 avec Emma Marrone, une petite nouvelle (devenue depuis numéro un en Italie) lorsqu’elle a chanté « Non è l’inferno ».

Ce serait une injustice que Nek ne gagne pas, car le reste des participants ne propose rien de formidable : Lara Fabian chante « Voce » écrit par Toto Cutugno, Marco Masini « Che giorno è », vraiment pas à la hauteur de son répertoire, Raf « Come una favola » est encore un cran au dessous, et Anna Tatangelo, dont j’avais beaucoup aimé « Bastardo » au festival 2011 (elle n’avait pas gagné), nous offre un titre mineur avec « Libera ».

J’ai deux fois deviné qui allait gagner des concours : Emma Marrone en 2011 à San Remo, et Valérie Begue dès que je l’ai vue au concours Miss France le 8 décembre 2007. Je me suis trompé souvent ainsi, en pensant par exemple que Muriel allait devenir une star.

Muriel, à une certaine époque (1972-73), j’avais peur qu’elle m’échappe, qu’elle devienne aussi populaire que le sera dans les années suivantes Isabelle Adjani. Elle était déjà inaccessible, elle l’aurait été encore davantage. Je me suis hélas hasardé à faire un bien mauvais pronostic, dès 1974, elle sombrait dans l’oubli.

Mon raisonnement est certainement égoïste, mais quand on aime quelqu’un, on veut le garder pour soi. J’ai été écouté au-delà de toutes mes espérances, pour son malheur et le mien.

Corinne Le Poulain est morte aujourd’hui. Elle est arrivée dans la génération juste après Muriel sans être vraiment en concurrence avec elle. J’avoue qu’elle et sa sœur Vannick ne m’ont jamais séduit. Mais je comprends le chagrin de ceux qui ont pu aimer Corinne, jolie fille et bonne comédienne. En fait, elle a débuté en 1966, soit seulement deux ans après Muriel, a joué dans « Oscar » avec Louis de Funès l’année suivante, mais a connu le succès notamment avec « Sam et Sally » en 1978 quand Muriel avait tout abandonné depuis longtemps. Je pensais dans les années 70 qu’elle était la fille de Jean Le Poulain, en fait, c’était sa nièce, le comédien était homosexuel. A l’époque, cela ne se disait pas.

Cela dit, Corinne n’a droit à aucun hommage, ce que ses admirateurs doivent trouver fort injuste. Et ça l’est, comme de mourir du cancer à 66 ans.

Pourquoi cette comédienne m’a toujours laissé indifférent alors que Muriel me met en transe ? Voilà un mystère. Pourquoi aimons- nous Pierre et pas Paul ?

J’ai toujours eu le sentiment que Muriel était unique en son genre. Dès février 1967 dans « La princesse du rail », je l’ai adorée. Le coup de foudre est une chose qui ne s’explique pas. Il aura duré dans mon cas jusqu’à aujourd’hui et sans doute jusqu’à ma mort. Muriel est pour moi une évidence, elle est la femme idéale. Je ne peux pas me consoler de sa mort car elle est irremplaçable, il n’y en a pas deux comme elle. Sa voix, sa prestance, son sourire sont uniques. Elle m’a empêché d’aimer une autre fois avec la même intensité, car elle a pris toute la passion que j’avais en moi. Je l’ai cherchée toute ma vie.

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