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Fans de Muriel Baptiste

2 au 4 janvier 2015

25 Avril 2016 , Rédigé par patricks Publié dans #JOURNAL 2015

Dans le même genre, j’ai eu une lettre de Patrick Poivre d’Arvor, plus sympathique, le 7 février 2007. L’enveloppe et la lettre sont à en tête de TF1. « J’ai bien reçu votre courrier et je vous en remercie. Il m’est malheureusement impossible de porter sur votre manuscrit un jugement tant que j’anime l’émission « Vol de nuit ». Il est trop difficile d’être juge et partie. Je souhaite très vivement pour vous que ce projet puisse voir le jour. Je vous adresse à cet effet une liste d’éditeurs qui, je l’espère, pourront vous aider plus directement ». Suit une liste de grands éditeurs comme Calmann-Lévy, Fayard, Albin Michel, Actes Sud, Flammarion, Gallimard. Il est évident que tous ces éditeurs font partie des 40 et quelques que j’ai contacté dès 2006 et qui à l’unisson m’ont refusé. Je sais depuis que 99% des manuscrits ne sont pas lus dans les grandes maisons d’éditions lorsqu’ils sont envoyés de façon anonyme, sans recommandation.

Mais en soit, le problème est que Muriel Baptiste, totalement oubliée, n’est pas un sujet vendeur. On ne compte plus les livres sur des vedettes de la téléréalité, qu’ils n’ont pour la plupart par écrits eux-mêmes, ne maîtrisant que le langage SMS. Mais c’est vendeur. Le public a les livres qu’il mérite.

3 janvier

Sur la chaîne Histoire, à 22h30, troisième épisode des « Rois maudits » : « Les poisons de la couronne ». Heureusement que c’est un samedi, cela me permet d’enregistrer l’épisode en direct, sans les aléas de la programmation.

Je me rends compte que par rapport à quelques années auparavant, je reçois très peu de cartes de vœux. J’avais prévu large en timbres et cartes, et finalement je n’ai que quelques réponses à faire. Il y a ceux qui sont morts, ceux que l’on a perdu de vue, la famille qui diminue. Les cartes de vœux sont aussi victimes d’Internet remplacées par les messages virtuels. Pour moi, cela n’a pas le même charme. C’est pour cela que je préfèrerai toujours un livre ou un disque à un téléchargement.

Aux informations, j’entends qu’en Espagne le parti Podemos a le vent en poupe. C’est le mouvement des indignés, qui suit les traces des grecs.

4 janvier

Pino Daniele est mort. Si en France, il est depuis longtemps oublié, après avoir sorti ses premiers albums et participé au Printemps de Bourges en 1985, il est resté un de mes artistes favoris, même si la cadence avec laquelle ce napolitain sort des albums m’a empêché de tous les acheter. Pino n’a que 59 ans, et si la nouvelle passe inaperçue dans l’Hexagone, toute l’Italie, Naples en premier, est en deuil. Bien sûr, je pense tout de suite à un cancer, mais en fait l’artiste a succombé à une crise cardiaque.

Il avait encore beaucoup à offrir, de musiques à composer, même si ces dernières années, il avait un peu ralenti le rythme des sorties d’albums, sans doute en raison de la crise de l’industrie du disque. C’est une grande perte pour le monde de la musique, mais comme pour Lucio Dalla, la France n’en fait pas cas.

Ce napolitain qui par sa corpulence me rappelait parfois un peu Zucchero avait réussi à construire une carrière dans la durée, à la différence d’un autre napolitain de sa génération que j’aime beaucoup, Alan Sorrenti, qui ne sort plus de disques et se produit, en Italie, dans des discothèques. Pino lui remplissait les stades. Voilà une année qui commence bien mal.

Depuis que j’ai appris, en novembre 2005, la mort de Muriel, le décès d’un artiste, s'il m’attriste, ne me cause jamais la peine qu’elle me causait avant. J’ai été choqué par les disparitions de Michel Berger, Nino Ferrer, C Jérome et Sacha Distel, sur une période qui va donc de 1992 à 2004. Mais depuis Muriel, une disparition d’artiste n’a plus le même poids pour moi. Je ne dis pas que cela me laisse indifférent, surtout dans le cas de quelqu’un comme Daniele qui avait encore des choses à offrir. Mais le choc n’est plus le même, la nouvelle de la mort de Muriel m’a trop secoué.

Le soir, je regarde précisément la comédienne sur des DVD à la télévision. A part la rediffusion des « Rois maudits », qui est un peu un cas exceptionnel, il ne faut pas compter sur les chaînes d’aujourd’hui pour nous proposer des programmes avec Muriel. L’auteur de la biographie de Bernard Noël, le premier Vidocq, écrivait la même chose il y a dix ans ou presque. Le dimanche est le soir de Muriel. Elle nous laisse un héritage limité mais je m’en contente. Je n’ai jamais vu d’elle le très rare film « Le mois le plus beau », sorti en juin 1968, diffusé une seule fois à la télévision en 1984 à mon insu.

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