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Fans de Muriel Baptiste

Du 17 au 25 septembre

4 Avril 2016 , Rédigé par patricks Publié dans #Les forêts de Normandie Journal 1972

Montélimar, 17 septembre

C’est mon treizième anniversaire. Je regarde à 18h30 l’ultime épisode programmé cet été là de la série « Le Prisonnier », avec Patrick Mc Goohan, « L’enterrement », dont j’ai suivi des aventures diffusées en « bouche trou » en juillet et septembre 1971. Depuis plusieurs semaines, des épisodes étaient proposées le dimanche, mais comme « Les Corsaires », je les ratai depuis mon lieu de vacances.

Montélimar, 18 septembre

Le premier épisode de « L’homme qui revient de loin » tient ses promesses. Francis le regarde aussi, et nous aurons six semaines durant de passionnantes discussions sur ce feuilleton, l’un des plus effrayants que la télévision française nous ait proposé de voir.

Montélimar, 19 septembre

Grosse déception en regardant « Pointes et contrepointes », de l’anthologie « Mardi Soir », dans laquelle j’ai manqué « La ferme de Crowhaven » : c’est un dessin animé !

Montélimar, 21 septembre

On apprend le suicide de l’écrivain et académicien Henry De Montherlant. Le soir, il y a encore « Aventures australes », qui ne m’ont vraiment pas manqué durant les vacances sans télévision.

Montélimar, 25 septembre

2e épisode de « L’homme qui revient de loin », on plonge en plein mystère, avec un revenant, un vagabond sourd-muet inquiétant, des spirites.

Si ce feuilleton nous passionne avec Francis, je n’ai pas manqué de lui relater de long en large ma passion pour Muriel Baptiste. Il m’écoute avec intérêt, sans jamais se lasser. Je lui dis que j’attends la diffusion prochaine des « Rois maudits », que Muriel me manque depuis la fin de « Richard Lagrange », que je ne pense qu’à elle. Francis devient mon confident idéal. Mes parents ignorent tout.

Cette passion innocente, par sa violence et sa fulgurance, ne sont pas du goût de tout le monde. J’en parle un jour à un autre camarade de quatrième, Emile Gomez, qui estime que c’est dangereux, et va me gâcher ma vie plus tard. Il perçoit l’excès dans la fébrilité de mes confidences. Je ne lui en parlerai plus. Seul Francis sera désormais le dépositaire de mes commentaires sur Muriel Baptiste.

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