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Fans de Muriel Baptiste

Du 18 novembre au 14 décembre

4 Avril 2016 , Rédigé par patricks Publié dans #Les forêts de Normandie Journal 1972

Montélimar, 18 novembre

Ce samedi à 15h10, retour d’une série américaine qui m’a passionné à l’été 1969 : « Match contre la vie », avec Ben Gazzara. Le premier épisode, « Une petite injustice », est une rediffusion, mais je vois déjà sur Télé Poche que des histoires inédites seront programmées. C’est bien dommage le jeudi, où je sors du collège à 17h00. Je verrai donc deux épisodes sur 3, soit le vendredi et le samedi.

Ce feuilleton raconte l’histoire d’un avocat, Paul Bryan, qui apprend par son médecin qu’il n’a plus que deux ou trois ans à vivre, étant atteint d’une maladie incurable. Le schéma de la série reprend le thème du héros solitaire qui fuit de ville en ville à chaque épisode, comme David Janssen dans « Le Fugitif » et Christopher George dans « L’immortel », voire aussi Roy Thinnes dans « Les envahisseurs ».

Ben Gazzara est un très grand comédien, et dans chaque histoire, des comédiens connus (venant notamment du grand écran) se joignent à lui en guest stars.

Voilà une série qui va me faire patienter en attendant le retour de l’Arlésienne Muriel.

Montélimar, 19 novembre

Je suis très impressionné par Lino Ventura dans le film du dimanche soir « Le rapace ». Sa réplique notamment « On ne fait pas une révolution avec des choses à perdre » quand il menace le jeune Chico de briser le seul objet qui lui vient de sa mère. Chico ayant compris la leçon cassera le souvenir devant Ventura.

Ce dimanche voit débarquer une série western l’après-midi, « Les Monroe », avec Barbara Hershey, dont je ne raterai aucun épisode. Une première saison a été diffusée en 1970 sur la deuxième chaîne, que je ne captais pas à l’époque. Ah, cette deuxième chaîne qui jusqu’à janvier 1971, lorsque nous avons changé de poste, m’a fait rater tant d’apparitions de Muriel Baptiste.

Montélimar, 21 novembre

« Knock » aux « Dossiers de l’écran », avec Louis Jouvet, genre de films que j’étais trop jeune pour apprécier.

Montélimar, 22 novembre

Décès à Paris de Raymond Souplex d’un cancer, en plein tournage d’un épisode des « Cinq dernières minutes ». C’est une figure de la télévision qui s’en va. En hommage, l’ORTF propose un spectacle de son répertoire de chansonnier, « La canne » sur la Une, tandis qu’un « Cinq dernières minutes » assez récent, « Chassé croisé », est rediffusé sur la 2.

Montélimar, 24 novembre

Très bon 3e épisode de « Match contre la vie » sur des courses de bolides dans le désert, « Records du monde » (les images servent de générique à la série). Par contre, à 19h30, un nouveau feuilleton britannique, « Poigne de fer et séduction », qui réunit deux héros de séries, Robert Vaughn (Napoléon Solo dans « Des agents très spéciaux ») et Nyree Dawn Porter (Irene dans « La dynastie des Forsyte »), bien que présenté par ITC Londres comme « Amicalement vôtre », se révèle vite un ratage. Les épisodes sont trop courts, format 26 minutes, et la mayonnaise ne prend pas.

Montélimar, 25 novembre

Je me souviens de « Vivez dangereusement », le quatrième épisode de « Match contre la vie ». Quelle poisse que je manque un épisode chaque jeudi !

Montélimar, 27 novembre

J’ai le malheur de regarder « Les évasions célèbres », dont l’épisode s’intitule : « Le condottiere Bartolomeo Colleoni ». Le lendemain, en cours d’histoire, on parle du moyen âge en Italie et j’y fais allusion. Monsieur Martin et les élèves me disent que je regarde trop la télévision.

Montélimar, 1er décembre

Sans conteste, « Les tyrans » est le meilleur épisode de « Match contre la vie ». De passage dans une petite ville, un shérif tyran tend un piège à Paul Bryan et menace de le faire emprisonner pour dix ans (alors qu’il est condamné à brève échéance par la maladie), et ce pour des faits qu’il n’a pas commis. Paul se tirera de ce mauvais pas, fera kidnapper le shérif et ce dernier sera arrêté dans un autre état, devant alors rendre des comptes à la justice.

Montélimar, 5 décembre

Il y a des jours qui ne s’oublient pas, et le 5 décembre 1972 en fait partie. Avec des parents qui aimaient Enrico Macias et Tino Rossi, je ne risquais pas de connaître Elvis Presley, vedette du « Rock du bagne », film présenté aux « Dossiers de l’écran ».

Montélimar, 6 décembre

Sortie à Paris du film « Le grand blond avec une chaussure noire ». Je vais le voir en salles car j’ai raté en juin « Les malheurs d’Alfred ». Je ne l’ai pas vu le 6 décembre, mais à sa sortie montilienne, sans doute trois semaines après.

Mais surtout, en achetant Télé Poche ce mercredi, j’apprends que « Les rois maudits » sera diffusé le jeudi à compter du 21 décembre. La longue attente de revoir Muriel va enfin prendre fin. On se doute de ma joie ce jour-là, car je n’ai pas revue ma chère actrice depuis la fin de « Richard Lagrange » le 7 août. Quatre mois de disette.

Montélimar, 7 décembre

Très belle prestation de Marc Cassot en Lesurques, injustement condamné et exécuté dans « La vérité sur l’affaire du courrier de Lyon », une rediffusion en deux parties de 1963. La suite est diffusée samedi 9.

Montélimar, 12 décembre

Je découvre la légende de Rudoph Valentino avec le film présenté aux « Dossiers de l’écran ». Une semaine après Elvis, ma culture générale s’est enrichie grâce à cette émission.

Montélimar, 13 décembre

Sortie à Paris de « Tintin et le lac aux requins » que je vais aller voir en salle un dimanche suivant au cinéma le Rex, en manteau, mais juste avant dans la rue, un imbécile m’a tâché avec de la crème chantilly, et à l’entrée, le guichetier m’humilie en me nettoyant.

Le soir du 13, un très bon épisode de « Amicalement vôtre » se déroulant en Italie, « Minuit moins huit kilomètres », me fait connaître l’actrice Joan Collins. Uniquement d’un point de vue connaissance du cinéma car je n’ai d’yeux que pour Muriel.

Montélimar, 14 décembre

Pomponette et les déclamations de Raimu dans « La femme du boulanger » me passent totalement au dessus. Je n’étais vraiment pas un adolescent précoce.

Nous déménageons le lendemain samedi 16, et je ne suis pas certain que la télévision sera installée. Mon cousin écossais Jacques doit s’en occuper. Il tient un magasin d’antennes de télévision.

Nous habitons un immeuble au 4e étage depuis décembre 1967, au numéro 6, et ma grand-mère cardiaque ne pouvant plus monter (il n’y a pas d’ascenseurs), nous partons pour le numéro 10, à deux entrées de là, au premier.

C’est l’hiver avant l’heure et il fait très froid.

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