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Fans de Muriel Baptiste

Du 28 septembre au 12 novembre

4 Avril 2016 , Rédigé par patricks Publié dans #Les forêts de Normandie Journal 1972

Montélimar, 28 septembre

Début de « Sam Cade », série policière avec Glenn Ford, qui vient enrichir la palette des feuilletons américains que j’aime. Il s’agit ici d’un compromis entre le western et le policier, avec un shérif en Jeep.

Montélimar, 30 septembre

Après les Carpentier, début d’une série dramatique allemande, « La journaliste », avec Marianne Koch, que j’ai vue en 1968 dans un autre feuilleton, « Valérie et l’aventure ». Ce n’est pas un grand feuilleton, à voir pour passer le temps. Les intrigues se rapprochent du genre policier.

Montélimar, 2 octobre

Je commence vraiment à me languir de Muriel. En attendant, « L’homme qui revient de loin », qui arrive avec le troisième épisode à la moitié de son parcours, est de plus en plus passionnant et glaçant d’effroi.

Changeant complètement de registre après le diplomate François Fonsalette de « La demoiselle d’Avignon », Louis Velle, en frère Caïn assassin, a décroché le gros lot.

Montélimar, 3 octobre

Début de la série mythique « Amicalement vôtre ». Hélas, comme « Mannix » en février, c’est diffusé de 21h40 à 22h30, après Guy Lux, et mes parents ne me laisseront le voir qu’à compter du troisième épisode.

Montélimar, 9 octobre

« L’homme qui revient de loin » aura sans doute beaucoup contribué à me faire patienter jusqu’au retour de Muriel. J’ai acheté le roman, mais la fin a été modifiée pour la télévision, et le petit malin que je crois être n’en sait pas davantage.

Ce sont toujours des débats passionnés avec Francis sur cette série, mélangés à mes confidences sur ma passion pour Muriel.

Montélimar, 11 octobre

Il y a une sortie scolaire le mercredi matin, nous devons visiter des grottes, et ce jusqu’en début d’après-midi. Nous partons en autocar. Or, à 15h10 est programmé mon épisode préféré des « Globe-trotters » que j’ai déjà vu en 1967, « La fleur rouge ».

Je vais le voir de justesse, en courant comme un fou lorsque l’autocar nous ramène au CES des Fourches vers 15h00.

Montélimar, 16 octobre

La France entière se passionne pour « L’homme qui revient de loin » comme jadis ce fut le cas pour « Belphégor ». Un véritable bal de spectres, de château hanté, de passages secrets, une spirite hallucinée et étonnante jouée avec fulgurance par Marie-Hélène Breillat. Les dernières images sont terrifiantes et nous laissent en suspens une semaine pour attendre l’épilogue.

Montélimar, 18 octobre

Avec le troisième épisode de la série « Amicalement vôtre », je donne enfin un visage au Saint Simon Templar, ici Lord Brett Sinclair, Roger Moore, brillamment épaulé par l’américain Tony Curtis dans le rôle de Danny Wilde. L’épisode s’appelle « Les pièces d’or » et a été tourné sur la Côte d’Azur. Mes parents aiment tellement qu’ils me permettront de voir les épisodes suivants.

Cette série me passionne tellement qu’elle va être, à mes yeux, l’égale des « Envahisseurs ». Et puis surtout, le mercredi, elle me fait oublier les cours de natation obligatoires à la piscine couverte qui a inauguré à la rentrée, moi qui n’ai jamais beaucoup aimé nager.

Montélimar, 19 octobre

Au collège, un étudiant d’origine asiatique a rejoint la classe de quatrième en cours d’année. Notre cours est assez agréable, j’ai choisi l’italien en seconde langue. Francis fait de l’allemand et n’est pas avec moi. Le professeur d’éducation physique, Monsieur Gaucher, est indulgent devant mes piètres performances. Notre professeur principal, Monsieur Martin, enseigne à la fois le français, l’histoire et la géographie. En mathématiques, Monsieur Morand ne sera jamais aussi sévère que son fils véritable poison dont je suis le souffre-douleur depuis deux ans.

La Une diffuse « Liliom » avec Charles Boyer, qui raconte l’histoire d’un suicide. Je me souviens des commentaires des camarades de classe le lendemain. Le film se terminant à 23h25, mes parents ne m’ont pas donné la permission de le voir.

Montélimar, 23 octobre

Fin surprenante et agréable de « L’homme qui revient de loin » qui révèle en la personne du comédien Armontel, dans son rôle de notaire Saint-Firmin, l’un des plus grands méchants de l’histoire de la télévision française.

La fin n’a rien à voir avec le roman de Gaston Leroux, elle a été imaginée par le scénariste Claude Desailly.

Je vais désormais être moins patient, privé de ce feuilleton plein de mystère, dans l’attente du retour de ma chère Muriel Baptiste.

Montélimar, 25 octobre

Le quatrième épisode de « Amicalement vôtre » : « Un rôle en or », me confirme tout le bien que je pensais de la série après en avoir vu un seul épisode. Je ne sais qui préférer entre le rusé Tony Curtis et l’élégant Roger Moore.

Montélimar, 30 octobre

Ce sont les vacances scolaires, et je n’aime pas beaucoup la série « Les évasions célèbres » sur la Une, aussi regarde-t-on en famille « Au théâtre ce soir » sur la deux avec la pièce policière « Detective Story », interprétée par William Sabatier.

Montélimar, 31 octobre

Aux « Dossiers de l’écran », je suis bouleversé par le film de Vittorio de Sica « Umberto D ». Cette scène où le vieil homme avec son chien tente de se suicider en stationnant sur un passage à niveau, le chien qui s’enfuit, hanteront longtemps ma mémoire.

Montélimar, 1er novembre

Sortie du film « Les caïds » à Paris. Le cascadeur Maurice Bataille, comme je l’ai dit, a participé au film. Nous allons le voir un samedi soir environ un mois plus tard, le temps que le film passe à Montélimar. Ma mère et Huguette, sa collègue de travail, sont présentes, même s’il m’arrive d’aller seul au cinéma. J’y ai vu au printemps 1972 « Un cave » avec Marthe Keller et Claude Brasseur. Et même bien plus jeune, en 1969, « L’américain » avec Jean-Louis Trintignant.

Le film nous déçoit, même s’il est très beau, car la partie « cascadeurs » est anecdotique et cela raconte surtout l’histoire d’un casse raté. Il y a du beau monde au générique : Serge Reggiani, Michel Constantin, Jean Bouise. C’est la première fois que je vois Juliet Berto et Patrick Bouchitey, le jeune couple héros de cette tragédie policière.

Le 1er novembre, il y avait à la télévision une imbuvable version du « Mystère de la chambre jaune » durant de 15h40 à 19h05, rediffusion de 1965, très loin d’égaler l’adaptation au cinéma de 1930 avec Roland Toutain que j’ai vue environ trois ans plus tôt.

Enfin le soir, « Risque calculé », nouvelle aventure de Danny Wilde et Lord Sinclair.

Montélimar, 8 novembre

Une semaine a passé sans rien d’intéressant à voir, à part « Sam Cade » qui ne mérite pas de développements dans ce journal. Le mercredi par contre, c’est coup double pour moi avec l’après-midi « Les Globe-trotters » et en soirée « Amicalement vôtre ».

L’épisode de la série britannique ce soir-là est captivant : « La danseuse », encore une fois tourné sur la Côte d’Azur, et devient mon intrigue préférée pour l’instant dans ce feuilleton policier décontracté et dynamique.

Tony Curtis fait la couverture ce jour-là du numéro de Télé Poche. Il y a une interview eux pages comme pour Muriel Baptiste en juillet, mais elle est partagée entre Curtis et Moore.

Montélimar, 10 novembre

Choix cornélien entre deux bons programmes : « Sam Cade » et « Les cinq dernières minutes », je choisis « Sam Cade », l’épisode « Le piège » en l’occurrence. Une histoire assez violente qui me marquera longtemps. L’épisode terminé, je passe sur la 2 voir la fin de l’enquête du commissaire Bourrel.

Montélimar, 12 novembre

Rediffusion d’un téléfilm qui fut l’une de mes grandes frousses télévisuelles en 1967 : « Le secret de Wilhelm Storitz », d’après Jules Verne avec un Jean-Claude Drouot inquiétant, très éloigné de son personnage de « Thierry la fronde ». Homme invisible, prêtre poignardé lors d’un mariage, apparitions d’un voisin fantôme qui effraient le personnage principal féminin joué par Pascale Audret. Tout est mis en place pour faire peur.

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