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Fans de Muriel Baptiste

Février 1973

5 Avril 2016 , Rédigé par patricks Publié dans #La passion pour Muriel Baptiste Journal 1973-74

1er février

11e épisode des « Gens de Mogador ». Cette saga que je regarde d’un œil distrait, à moitié dans les nuages, se prête fort bien à mon humeur du moment, même si je ne goûte guère au contexte triste : la guerre de 1914. Dominique (Brigitte Fossey) est amoureuse de son cousin Numa (Paul Barge) et je m’identifie à elle. Numa représente pour elle ce que Muriel Baptiste est pour moi : son seul but dans la vie.

2 février

Dans le 26e épisode de «Match contre la vie », « Une longue poursuite », Paul doit prêter main forte en plein désert à une soldate israélienne qui traque un ancien nazi, Dave Kafka, le tout lors d’une compétition de vol à voile.

« Columbo » a de plus en plus de succès. Mais que le temps est long lorsqu’un bonheur doit arriver et que l’on en connaît la date. Vivement dimanche soir. Le rêve semble n’avoir pas de fin depuis juillet dernier. Muriel revient régulièrement sur le petit écran pour ma plus grande joie, et fait battre mon cœur. Il me semble que cela n’aura jamais de fin.

3 février

Aucun souvenir du 27e épisode des aventures de Paul Bryan : « L’inconnue de la route ». Le thème semble le même que celui de l’épisode « La fugitive ». Je regarde distraitement les programmes du soir, un Top à Charles Aznavour et l’épisode de « L’homme de fer » : « Manger, boire et mourir », puis Philippe Bouvard qui dans « Samedi Soir » son talk show reçoit Jean-Claude Brialy et Hardy Kruger.

Les heures vont être longues jusqu’au lendemain 20h40.

4 février

Mes parents doivent se demander ce qu’il m’arrive : je suis gai comme un pinson, je flotte, je rie, je suis heureux. Avant le film de Muriel, le seul programme intéressant est le premier épisode d’un feuilleton avec Mehdi, ex Sébastien de « Belle et Sébastien », « Le jeune Fabre ».

Eh puis, 20h40 arrive et le film commence. Il faut attendre très longtemps, trop longtemps, l’arrivée de Muriel, avec surprise, une coupe à la Mireille Darc. Elle est blonde sur la télé en noir et blanc et belle comme le jour avec ce look assez différent d’Annunciata et Marguerite.

Ce soir-là, j’ai cru qu’elle était restée une heure trente à l’écran alors que sa prestation ne dure que dix minutes. Je suis heureux, comblé, mes parents regardent le film silencieusement, il leur plaît, et ils sont loin de se douter que je suis au septième ciel en regardant l’objet de tous mes rêves.

A peine le générique de fin retentit-il que l’insatiable fan amoureux se pose la question : quand vais-je la revoir ?

5 février

Avec Francis, nous avons longuement commenté ce film, il était le témoin de mon attente qui n’a pas été déçue. Seul programme intéressant ce soir-là, l’épisode de « Docteur Caraïbes ».

6 février

Incendie du CES Pailleron qui devient une catastrophe nationale. Deux élèves font flamber une poubelle arrosée d’essence : il y a 20 morts dont 16 enfants. Je pense que cela aurait pu arriver à mon collège et bien entendu je suis triste.

7 février

Avec nostalgie, nous regardons l’avant-dernier épisode tourné par Raymond Souplex des enquêtes du commissaire Bourrel, « Meurtre par intérim », qui doit dater de plus d’un an puisqu’on y retrouve Pierre Brasseur.

Il n’y a rien à faire, les jours passent en cet hiver 1972-73 et je suis encore sous l’envoûtement d’avoir vu Muriel dans « Les risques du métier ».

8 février

« Les gens de Mogador » arrivent près de leur terme, c’est le 12e épisode. La guerre est finie, nous sommes en 1919, pourtant Dominique n’arrive pas à trouver le bonheur avec Numa qui n’est plus libre, revenu de la guerre avec une épouse alsacienne, Alice. Les choses se présentent bien mal pour cette pauvre Dominique.

Muriel est-elle mariée, fiancée, dans la vraie vie ? Elle ne dit rien dans ses interviews.

9 février

Aucun souvenir hélas du 29e épisode de « Match contre la vie » : « Le train de nuit pour Chicago ». « Columbo » continue de triompher chaque vendredi soir, tandis que les aventures du docteur Caraïbes, Marc Saint-Jacques alias Louis Velle vont toucher à leur fin, c’est l’avant-dernier épisode.

10 février

Déjà diffusé sur la 3e chaîne, « La porteuse de pain » débarque chaque samedi sur la Une à 18h20. A 16h20, trentième et dernier épisode de « Match contre la vie » : « L’assassin ». Paul est à la recherche d’un homme qui est atteint de la même maladie que lui, et qui veut utiliser le temps qui lui reste pour commettre un meurtre. Paul l’en empêche et le fait arrêter. La dernière réplique de Paul/Ben Gazzara face à ce meurtrier, concerné comme lui par la maladie à issue fatale est : « Oui, mais moi il me reste une chance ».

Une fin magistrale. Les samedis se suivent et se ressemblent avec les Carpentier, « L’homme de fer » et Philippe Bouvard.

Moi, je me demande quand je vais revoir Muriel !

12 février

Fin flamboyante de « Docteur Caraïbes » avec le douzième épisode qui le voit triompher de son ennemi l’homme à l’Albatros, Denniger, joué par le comédien Paul Massey, lequel comme tous les grands méchants trouve la mort dans les dernières images.

15 février

Fin également des « Gens de Mogador » bien triste : lassé de la double vie de Numa, qui part rejoindre son épouse Alice, Dominique s’enferme à Mogador et dit qu’elle n’est plus là pour personne.

16 février

Je découvre enfin Roger Moore en Simon Templar à 15h10 dans le deuxième épisode du « Saint », qui est assez différent des deux romans que j’ai. L’histoire s’appelle « Le diamant » et Roger y a le flegme de Lord Brett Sinclair. La série a commencé la veille en remplacement de « Match contre la vie », mais le jeudi, je sors du collège à 17h00.

17 février

A défaut de Muriel à la télévision, je regarde les feuilletons qui s’enchaînent ce samedi : « Le saint » (« Intermède à Venise »), « La porteuse de pain », « L’homme de fer » (un très bon épisode avec Eve, « En service commandé », où pour la première fois la jeune femme policier est obligée de tuer un homme, en l’occurrence un adolescent).

20 février

Jour d’un grand traumatisme télévisuel pour mes treize ans : le film « Sept épées pour le roi » de Riccardo Freda, datant de 1963. On enferme un prisonnier dans une cage et on le descend dans une fosse aux piranhas. Lorsque la cage remonte, il n’y a plus qu’un squelette. Spectacle vraiment horrible, même si ce n’est que du cinéma.

23 février

Je fais la connaissance du grand comédien Donald Sutherland dans l’épisode du « Saint » : « La route de l’évasion ». Le soir, je retrouve le lieutenant Columbo dans une enquête intitulée « Le grain de sable ».

Muriel, où es-tu ? Je me désespère.

24 février

Après une nouvelle aventure du « Saint », « Les amateurs d’art », encore un excellent épisode plein de suspense de « L’homme de fer » : « Lettres anonymes », sur un joueur de base-ball menacé par un paranoïaque.

25 février

Ne captant pas la 3e chaîne, je ne peux assister aux débuts à la télévision française du détective Frank Cannon, alias William Conrad, qui sera programmé chaque dimanche à 19h35.

26 février

Henri Virlojeux, le cardinal Duèze des « Rois maudits » est tombé bien bas pour se compromettre dans cette médiocre série loufoque, « L’Alphoméga », qui chaque lundi remplace « Joseph Balsamo ». Cela me rappelle « Suivez Budart » programmé après la fin des « Dernières volontés de Richard Lagrange » en août dernier : loufoque, décalé, sans aucun sens.

27 février

Une belle soirée hommage à Fernandel qui nous manque tant, pour le deuxième anniversaire de sa mort : « A la rencontre de Fernandel », sur la première chaîne.

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