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Fans de Muriel Baptiste

Janvier 1973

5 Avril 2016 , Rédigé par patricks Publié dans #La passion pour Muriel Baptiste Journal 1973-74

Montélimar, 1er janvier

Fan de « Amicalement vôtre », je regarde le film « La grande course autour du monde » en raison de la présence de Tony Curtis au générique.

Malheureusement, et je vais vite m’en rendre compte, ces films-là (à part « Certains l’aiment chaud ») sont souvent médiocres et constituent une perte de temps. J’étais trop jeune pour m’en rendre compte début 1973.

Sur la 3e chaîne, que très peu de téléspectateurs captent, Muriel Baptiste va jouer dans un épisode de l’anthologie « Témoignages » : « Un grand peintre », ce qui va évidemment générer chez moi une immense frustration.

Pour ceux qui n’ont pas lu mon journal 1972, j’éprouve pour Muriel Baptiste, actrice découverte dans « La princesse du rail » puis « Les rois maudits », une véritable passion amoureuse. Je suis encore sous le choc de son interprétation de Marguerite de Bourgogne, je porte à mon doigt une chevalière avec un « M » pour Muriel gravé à l’intérieur, je ne vis que pour elle. Elle a envahi toutes pensées et occulté tout ce qui faisait mon quotidien d’adolescent de treize ans.

Muriel va jouer à la télévision jusqu’au 24 avril pour ne plus reparaître ensuite de toute l’année. C’est la raison pour laquelle ce journal s’étend beaucoup sur les quatre premiers mois pour survoler les autres. Pour 1974, elle revient les 9 février, 6 mars et 26 juillet pour les trois dernières apparitions de sa carrière. Là également, le journal ne commentera pas l’année complète.

En janvier 1973, Muriel Baptiste est au sommet de sa gloire après la diffusion des « Rois maudits ». Je ne pense qu’à elle et la crois promise à un grand avenir. La grande question que je me pose est de savoir quand je vais la revoir, puisque je ne connais qu’un seul de ses films TV à venir, « La double vie de mademoiselle de La Faille ».

2 janvier

Tony Curtis à nouveau présent à l’antenne, cette-fois pour présenter un spectacle de cirque à 17h40 dans les émissions pour les enfants.

Je le regarde donc, sans éprouver le plaisir que j’ai à le voir dans son personnage de Danny Wilde dans « Amicalement vôtre ».

J’ai beaucoup de chance d’aimer Muriel Baptiste et pas sa partenaire des « Rois maudits » Catherine Hubeau, qui est la vedette du premier feuilleton de la 3e chaîne, « Les fleurs succombent en Arcadie ». Je crois que si Muriel avait été la place de Catherine, j’en aurais fait une maladie.

Très bon western le soir sur la 2 : « Le train sifflera trois fois », avec Gary Cooper et Grace Kelly, et la superbe chanson « Si toi aussi tu m’abandonnes ».

3 janvier

Premier épisode d’une série qui remplace « Les globe-trotters » sur la 2 à 15h10 : « Voyage au fond des mers ». Je suis dérouté par l’aspect science-fiction trop prononcé et perd vite le fil. Je ne regarderai plus qu’un seul épisode de la série, « Créature de feu ».

Par contre, le camarade de classe asiatique qui est arrivé en classe de quatrième en cours d’année aime la série qu’il appelle, à tort, « Vingt mille lieues sous les mers ». Il s’est inscrit au cours de catéchisme à 14h00 chaque mercredi, que je fréquente avec mon ami Francis, et qui est dirigé par le père Canin, un prêtre moderne. C’est un prêtre ouvrier.

Le soir, troisième épisode des « Rois maudits » : « Les poisons de la couronne », mais Muriel Baptiste ne figure plus au générique, son personnage ayant été tué à la fin du deuxième. L’actrice Monique Lejeune se dénude dans cet épisode, et l’un de mes camarades, lorsque je dirai que j’aime la série, me rétorquera : « Tu dis cela parce-qu’on y voit des femmes à poil ».

Comme immense consolation, j’ai la joie de trouver en bureau de tabac un magazine qui va durer le temps de trois numéros, Télé Succès, édité par Tallandier, et parle des « Rois maudits ». Une immense photo de Muriel en couleur dans la série, en pleine page, y figure. C’est la deuxième que je possède d’elle en couleur après la couverture de Télé Poche du 12 juillet 1972.

Dans les prévisions de programmes à venir de Télé Poche ce mercredi 3, je ne trouve rien avec Muriel.

4 janvier

Septième épisode des « Gens de Mogador », qui démarre le cycle « Ludivine » avec Marie-France Pisier. Voilà une saga que je regarde en manquant d’attention, car je rêve en permanence à Muriel Baptiste. Je suis dans un état second de songe constant. Il y a au moins cinq ou six personnages que Muriel aurait pu interpréter tant les rôles féminins sont nombreux.

Mogador parle d’histoires d’amour, et je me sens concerné. Depuis juillet, mon cœur bat à tout rompre pour une comédienne. De plus, la série se déroule en Provence, terre que j’ai toujours chérie. Certaines scènes se déroulent en Avignon.

5 janvier

L’après-midi, je découvre le comédien Henry Silva dans le 14e épisode de « Match contre la vie » : « Mort d’un chef de bande », dont l’action se déroule dans les méandres de la mafia.

Troisième épisode de « Columbo », intitulé « Faux témoin ». Je n’ai pas regardé les deux premiers pendant les fêtes de Noël. Cette série donne un coup de vieux certain à toutes les séries américaines que les français regardaient jusque là comme « Mannix » et « L’homme de fer ».

6 janvier

15e épisode de « Match contre la vie » : « Les bolides ». Comme dans le 3e épisode « Records du monde », Paul joue les pilotes de course.

A 21h30, début d’une troisième saison de « L’homme de fer », toutefois l’ORTF choisit une sélection d’épisodes inédits de la première saison américaine afin de ne pas dérouter les téléspectateurs français. Aux USA, la distribution a changé et Barbara Anderson, qui incarne Eve Whitfield, a été remplacée par Elizabeth Baur, vedette de la série western « Le Ranch L » dans le rôle de Fran Belding.

C'est un de ces samedi de janvier 1973 que ma mère, revenant de Valaurie où elle travaillait, aura une panne de phares et devra revenir à l'aveuglette, nous plongeant ma grand mère et moi dans l'inquiétude. Elle dut rentrer vers 21h00. N’ayant pas le téléphone, ma grand-mère et moi ne savions qui prévenir et étions affolés.

8 janvier

Jean Marais est la vedette d’un feuilleton de cape et d’épée raté, « Joseph Balsamo ». Il est trop âgé pour le rôle et l’on ne retrouve pas le charme du « Capitan » ou du « Bossu ». Pourtant la série est réalisée par André Hunebelle qui a signé de nombreux films de ce genre au cinéma avec Jean Marais.

10 janvier

Si je me passe volontiers de regarder « Voyage au fond des mers », je suis attentivement la suite des « Rois maudits » dont c’est le quatrième volet : « La loi des mâles ». Même sans Muriel, la saga est passionnante et cruelle.

11 janvier

Huitième épisode des « Gens de Mogador ». En Ludivine, j’aurais bien vue Muriel à la place de Marie-France Pisier, comédienne surtout de cinéma, et qui gagne une audience populaire avec ce rôle.

12 janvier

« Columbo » se confirme, et jusqu’à la fin de sa diffusion en mars, comme un rendez-vous incontournable. Le succès est immense auprès du public français.

Aucun souvenir de « Où commence le mystère », le 17e épisode de « Match contre la vie ».

13 janvier

Très bon épisode de « Match contre la vie » : « Amnésie ». Lors d’un accident de ski en Suisse, Paul perd la mémoire et revient à San Francisco. Il retrouve sa fiancée Kate et ignore tout de sa maladie.

17 janvier

Louis Velle enchaîne avec un autre feuilleton à succès, « Docteur Caraïbes », qui se déroule comme son titre l’indique aux Antilles. Feuilleton plus policier que sentimental, servi par une superbe musique de Jack Arel dont j’achète le 45 tours, comme je l’ai fait pour « Amicalement vôtre », « Mannix », « Chaparral », « La demoiselle d’Avignon » et « Poigne de fer et séduction ».

J’aurais tant aimé que Muriel joue dans cette série à la place des partenaires de Louis Velle, Tippi Hedren puis Suzanna Leigh.

Mais l’immense choc du soir est une scène de flash-back montrant Muriel en Marguerite de Bourgogne tondue après son procès dans « Le roi de fer », et ce dans le cinquième épisode des « Rois maudits » : « La louve de France ». Même si c’est flouté et ne dure que quelques secondes, cela me fait un coup au cœur. Je ne m’attendais pas à voir surgir Muriel dans cet épisode qui se déroule surtout en Angleterre et à mon goût est le moins intéressant de la série.

18 janvier

Neuvième épisode des « Gens de Mogador » et dernier du cycle « Ludivine ». Je continue de rêver devant cette saga provençale et sentimentale.

19 janvier

Trois bons feuilletons ce jour-là : « Match contre la vie », « Docteur Caraïbes » et « Columbo ».

20 janvier

Aucun souvenir du 21e épisode de « Match contre la vie » : « La seconde chance ».

22 janvier

Début de la rediffusion d’un feuilleton de 1967 « Les habits noirs ». Beaucoup s’en extasient, alors que je n’ai qu’un intérêt très relatif pour ce film.

24 janvier

Sixième et dernier épisode des « Rois maudits » : « Le lis et le lion ». Lors de sa mort, Robert d’Artois regrette d’avoir fait étrangler Marguerite, scène qui n’est pas dans le roman de Maurice Druon. Ce qui n’empêche pas cette séquence d’être déchirante, flamboyante, et de permettre à la série de terminer en beauté.

25 janvier

Dixième épisode des « Gens de Mogador », à cheval sur la période « Ludivine » qui prend fin et le dernier cycle « Dominique » dont la vedette est Brigitte Fossey.

26 janvier

Aucun souvenir hélas du 23e épisode de « Match contre la vie » : « Valérie ».

27 janvier

Le 24e épisode de « Match contre la vie » : « Le carnaval finit à minuit » raconte comment Molly, la belle-sœur de Paul, tue accidentellement l’homme responsable de la mort de son père, un certain Larry Carter joué par le comédien Peter Lawford, un proche de Marilyn Monroe, du clan Kennedy et de Frank Sinatra. Il écrit avec son sang « C’est un accident », sauvant Molly d’une accusation de meurtre. L’intrigue se passe à Rio de Janeiro.

La saga « Les Thibault » avec Charles Vanel, que nous n’avons pas regardée, prend fin.

31 janvier

En achetant Télé Poche, je découvre une Muriel châtain (sa vraie teinte de cheveux) en photo couleur, à propos de la diffusion le dimanche suivant du film « Les risques du métier » avec Jacques Brel. On devine le choc pour moi. Muriel y est en chemise à carreaux blancs et rouges, et ses cheveux longs et adorables retombent sur sa chemise et sur son dos. Je sais que je pourrai voir sans problème le film du dimanche qui ne finit pas tard. Le temps va me paraître très long pendant les quatre jours à venir.

C’est l’extase, le bonheur absolu, et le sourire de Muriel réchauffe les frimas de l’hiver. On se croirait déjà au printemps. Muriel est le printemps à elle toute seule. Il ne se passe pas une heure, une minute, sans qu’elle me vienne en tête. Ce n’est plus de l’amour, c’est de la passion.

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