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Fans de Muriel Baptiste

On aurait pu voir Muriel bien plus dans "Les rois maudits"

11 Novembre 2016 , Rédigé par patricks Publié dans #CARRIERE DE MURIEL

Claude Barma a choisi de ne pas filmer la scène de présentation de Marguerite, qui dans le roman "Le roi de fer" correspond au chapitre 5, "Marguerite de Bourgogne, reine de Navarre".

Je vous mets quelques extraits du roman. La scène aurait permis de voir Patrick Lancelot et Muriel Baptiste.

Une voix vint du fond de la pièce, une voix un peu rauque, comme endormie.

"Approchez, Messire".

Marguerite osait-elle le recevoir dans sa chambre sans témoin? Philippe d'Aunay fut bien vite tranquillisé et déçu; la reine de Navarre n'était pas seule. A demi cachée par la courtine du lit, une dame de parage, le menton et les cheveux emprisonnés dans la guimpe blanche des veuves, brodait. Marguerite, pour sa part, était allongée sur le lit, dans une robe de maison doublée de fourrure, d'où sortaient ses pieds nus, petits et potelés. Recevoir un homme en pareille tenue et pareille posture était en soi une audace. (...) Philippe se demanda si Marguerite était entièrement nue sous la fourrure.

"Posez ce présent sur la table, dit-elle, je vais le voir dans un instant."

"Dois-je transmettre, demanda-t-il, une réponse à Madame de Poitiers ? "

"Dites à ma belle-soeur de Poitiers, ...", prononça-t'elle.

"Ou bien non, reprit-elle, je vais lui écrire un message que vous lui transmettrez."

Puis, à la dame de parage.

"Ma bonne, il va être temps de me vêtir. Veuillez vous assurer que ma robe est apprêtée."

Marguerite se leva, découvrant un beau genou lisse; et passant auprès de Philippe, elle lui chuchota dans un souffle: "Je t'aime".

- Pourquoi ne t'ai-je pas vue depuis cinq jours? demanda-t-il de la même façon.

- Oh! La belle chose! s'écria-t-elle  en dépliant la ceinture qu'il lui avait apportée. Que Jeanne a donc du goût, et comment ce présent me ravit!

- Pourquoi ne t'ai-je pas vue ? répéta Philippe à voix basse.

- Elle va convenir à merveille pour y pendre ma nouvelle aumônière, reprit Marguerite bien fort. Messire d'Aunay, avez-vous le temps d'attendre que j'écrive ce mot de merci ?"

Elle fit signe à Philippe de s'approcher, et il put lire sur la feuille : "Prudence".

(...)

- La prudence est une belle excuse pour éloigner un amant et en accueillir d'autres. Je sais bien que vous me mentez."

"Et moi je vois bien que vous ne comprenez rien. Je vous prie de prendre mieux garde à vos paroles, et même à vos regards. C'est toujours quand deux amants commencent à se quereller où à se lasser qu'ils trahissent le secret devant leur entourage. Contrôlez-vous mieux".

"Vous avouez donc que vous êtes lassée?

- Oh, vous êtes ennuyeux, vous savez. On vous aime et vous ne cessez de gronder.

La querelle se poursuit pendant quelques pages et Philippe conclut par "elle m'aime toujours" en quittant la pièce.

Une belle scène avec l'adorable Muriel que Barma n'a pas choisi de filmer.

 

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