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Fans de Muriel Baptiste

Les gaffes de Muriel

3 Juin 2017 , Rédigé par patricks Publié dans #CARRIERE DE MURIEL

S'il est tout à fait injuste que Muriel Baptiste se soit trouvée sans emploi comme comédienne à compter de 1974, il faut reconnaître qu'elle s'était faite de solides ennemis dans le métier.

Muriel est arrivée dans ce métier par hasard, connaissant un succès immédiat et inattendu, suscitant des jalousies, mais pas toujours consciente de sa chance.

Même dans les artistes qui l'aimaient bien, j'entends souvent, dans leur bouche, le mot de "fantasque".

Solitaire, elle se fiait à son instinct, mais n'a jamais eu d'imprésario, qui aurait pu la conseiller et la remettre sur la bonne voie face à certaines gaffes.

Le soir de la première des "Sultans", elle fait faux bond à Jean Delannoy qui lui avait réservé une place à ses côtés. Ce dernier ne lui pardonna jamais. Muriel avait la phobie de se voir à l'écran, et bien que s'étant achetée une robe pour l'occasion, ne se présenta pas. Or, Delannoy avait vécu sur ce tournage la jalousie entre ses deux stars, Gina Lollobrigida et Louis Jourdan, qui multipliaient les caprices, ainsi que le raconte Philippe Noiret dans ses mémoires. C'était à qui aurait la plus luxueuse limousine pour les amener aux studios d'Epinay.

Pour Delannoy, le lapin posé par Muriel fut la goutte de trop. Certes, un seul réalisateur ne pouvait à lui seul saborder la carrière de Muriel Baptiste. Mais le problème est que ce manque de professionnalisme, Muriel l'a répétée sur d'autres tournages.

Je pense évidemment à "La Princesse du rail". Ayant eu au téléphone Henri Spade en janvier 2006, il me raconta que Renée Saint-Cyr lui avait présenté Muriel pour le rôle d'Annunciata. Il n'était pas, sur le tournage, très content de son choix. Un jour, Muriel part faire une ballade à cheval pendant quatre heures car les caméras n'étaient pas prêtes, entre temps, l'équipe s'était mise sur pied, et Spade dut attendre. Une autre fois, elle profite d'une "permission" et se rend chez des amis en Camargue et se blesse près de l'oeil en jouant aux vachettes. Il faut la maquiller pour cacher la blessure.

Sur le tournage des "Dernières volontés de Richard Lagrange", Bernard Rousselet m'a confié ne pas avoir quitté Muriel en bons termes. "On ne s'est pas quittés très copains elle et moi".

Certainement pas faite pour ce métier, Muriel a ainsi accumulé les rancoeurs au lieu d'amitiés qui lui auraient permis de rebondir après son succès dans "Les Rois maudits".

En 1974, plus personne ne s'est soucié d'elle. Trop confiante sur le fait que sa performance en Marguerite de Bourgogne lui assurait la pérennité dans le métier. Ce merveilleux rôle fut un cadeau empoisonné, Muriel a peu de temps de présence à l'écran. Le public l'a oubliée. Il lui a manqué de peu le rôle qui l'aurait définitivement propulsée vers la gloire.

Les gaffes de Muriel

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