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Fans de Muriel Baptiste

21 août 1972

21 Août 2017 , Rédigé par patricks Publié dans #VOYAGE DANS LE TEMPS

Dans ce voyage dans le temps il y a 45 ans, les jours de semaine correspondent à ceux de cette année 2017. Le 21 août était déjà un lundi.

Aimerais-je refaire le chemin à l'envers ? Cet été 1972, j'avais douze ans et pas beaucoup de droits et d'autonomie comme aujourd'hui. Je me contentais comme un préadolescent de suivre le chemin d'une existence déjà décidée pour moi. D'un autre côté, j'avais une vie assez rose. Pas de soucis, une bonne santé,  et cet amour pour Muriel Baptiste revenu en force en juillet 1972 après avoir commencé lors de la première diffusion de "La Princesse du rail"" en février 1967.

Les journées durent prendre leur court normal ce lundi. Ma mère se rendait le matin aux thermes. J'allais l'attendre à midi avec mon chien. J'allais à sa rencontre dans un endroit qui n'existe plus, comme je l'ai constaté en 2006, car Bagnoles est maintenant traversé par une voie rapide qui a sacrifié une partie de la forêt, par ailleurs fortement abîmée lors de la tempête de 1999.

Nous avions l'après midi libre et cela explique tant de balades et de visites dans les alentours. Chaque jour, la villa Les Lierres annonçait des excursions sur des ardoises sur le mur donnant sur la rue. Visite de Lonlay l'abbaye et de sa biscuiterie,  Visite de Domfront, de la Ferté Macé, et des destinations plus lointaines comme le mont Saint Michel, Lisieux, Alençon, Avranches.

Dans ma tête, je n'avais qu'une chose : Muriel Baptiste. Même si elle a des origines lyonnaises et vécu sa vie à Paris, et pour des tournages un peu sur la côte d'azur, la Normandie et sa verdure évoquent en moi immédiatement son sourire, ses cheveux, sa voix si particulière, parfois inaudible.

Elle n'avait pas une voix très puissante, on s'en rend compte en regardant "La double vie de Mademoiselle de La Faille" ou "La reine étranglée" où il faut deviner plus qu'écouter ses répliques.

La télé me manquait, mais elle n'offrait pas des programmes bien exaltants à la différence de juillet avec une exception : chaque dimanche, « Le Prisonnier » avec Patrick Mac Goohan.

Comme le chante Dave, je ne voudrais pas refaire le chemin mais revivre un seul instant le temps du bonheur.

Le douzième épisode de « Flipper le dauphin » du jour s’intitulait « Famille ». Le soir, il y avait le choix entre le soporifique « La feuille d’érable », feuilleton canadien heureusement jamais rediffusé, et Annie Sinigalia sur la 2 dans « Au théâtre ce soir » avec la pièce « Je viendrai comme un voleur ». A 12h30, « Bob Morane » en était au cinquième épisode avec « Complot à Trianon ». La série manque de moyens : il y a peu, j’ai enfin pu voir « Le dragon des Fenstone », et il s’agit de tournage à l’économie, de scènes en studio, rien qui ne soit à la hauteur des écrits du créateur du personnage, Henri Vernes. Je ne sais jamais s’il faut mettre ou non un S à la fin de son nom. Jules Verne, lui, c’est sûr, il n’y en a pas.

 

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