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Fans de Muriel Baptiste

Dimanche 27 août 1972

26 Août 2017 , Rédigé par patricks Publié dans #VOYAGE DANS LE TEMPS

A la télévision (mais je ne la vois pas), un nouvel épisode du « Prisonnier » : « Echec et mat ». Il y a aussi le premier épisode d’un feuilleton d’Estella Blain à 13h15, « Un enfant nommé Michel ». Le soir, un très long western avec Richard Widmark, « Les Cheyennes », et sur la 2, en début de soirée, le magazine « Vive le cinéma ». Je crois que si j’avais eu la télé, je n’aurais regardé que « Le Prisonnier ».

Les dimanches à Bagnoles sont consacrés aux excursions : en quatre ans, nous irons trois ou quatre fois au pont de Tancarville, idem à la Chapelle Montligeon, mais aussi à Deauville, Trouville, Lisieux, Avranches, Arromanches, le mont Saint Michel, Alençon (plusieurs fois par séjour), la biscuiterie de Lonlay L'abbaye, Domfront, La Ferté Macé, Saint Maurice du désert.

N'étant plus parti en vacances depuis l'été 1968, ces vacances 1972 avaient un goût de liberté.

Le slogan de l'époque était "Au volant, la vue c'est la vie", qui était collé sur le pare brise arrière de la Simca, sous forme de rectangle jaune autocollant.

C'est la première fois que je vis la marée (à Avranches, au Mont Saint Michel), je me suis baigné à Deauville et à Trouville.

L'été commencé par le grand retour de Muriel Baptiste, se poursuivant par ces vacances, semblait ne jamais avoir de fin.

De Muriel, j'ignorais qu'elle était petite (la télévision surtout à l'époque sans magnétoscope, ne le mettait pas en évidence, qu'elle s'appelait Yvette et non Muriel. Je ne savais pas son âge, si elle était mariée, en somme je ne savais rien d'elle. Je m'en rends compte aujourd'hui. Il n'y avait pas d'internet ou de moyens de communications comme aujourd'hui. Tout ce que je savais, je le glanais dans "Télé Poche".

Mais de cette actrice qui n'avait pas atteint la célébrité d'une Bardot ou d'une Deneuve, j'aimais le mystère, le secret de sa vie, et au fond, cela ne me gênait pas qu'elle ne soit pas plus connue, je la gardais pour moi. Du moins en avais je l'illusion.

J'avais trouvé je ne sais où que Muriel est un dérivé de Marie.

Muriel, sans le savoir, a pris la place de ma première petite amie, ou de mon amour d'enfance, de mon premier amour, celui que l'on n'oublie jamais.

 

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