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Fans de Muriel Baptiste

Vendredi 8 septembre 1972

6 Septembre 2017 , Rédigé par patricks Publié dans #VOYAGE DANS LE TEMPS

Nous allions rentrer le 10 septembre, avec une étape à Fontainebleau le 11, car la rentrée scolaire avait lieu le 12 septembre. Les trois étés suivants, nous sommes partis plus tôt en vacances à Bagnoles de l’Orne.

Le vendredi 8 septembre, nous faisons les bagages. C'est le dimanche que nous partons, mon repère pour me rappeler la date de retour est le fait que j'ai raté le 13e et dernier épisode des "Corsaires" le 11 septembre, jour d’arrivée à Montélimar.

Ce 8 septembre, il y avait le onzième épisode des « Corsaires » : « Le jugement ». Je regrettais moins de manquer le troisième épisode de « Ma Sorcière bien aimée » : « L’aura… l’aura pas ».

Le soir, il y avait le choix entre une dramatique sur la première chaîne, « L’intruse », de Roger Kahane, avec la belle Dominique Mac Avoy et l’un des comédiens partenaires de Muriel dans « La Princesse du rail » : Armand Mestral, et sur la deux, « Entrez sans frapper », émission de Pierre Bellemare et des frères Roulland, qui recevait Patachou, Michel Audiard mais Jean Carmet, annoncé, fut remplacé par le comédien Omar Sharif. Carmet participa à une émission ultérieure. Je viens de regarder l’émission (que je n’avais jamais vue). Il s’agit de jeux. C’est bon enfant. On invite chacun des candidats, mais aussi les spectateurs sur le plateau, à faire un dessin basé sur le personnage de Droopy.

Mes parents à coup sûr auraient regardé la 2. Il faut bien avouer que ce type de programme, drôle et décontracté, n’a plus sa place aujourd’hui. C’est pour un public un peu naïf, sans mettre de sens péjoratif au terme. Entre nous, il est bien dommage que notre chère Muriel Baptiste n’ait jamais participé à une émission de Bellemare, cela nous aurait fait une archive de plus et on l’aurait vue « au naturel ». Sans doute ne fut-elle jamais invitée par manque de notoriété ?

L’émission dure une heure, et j’avoue m’être un peu ennuyé en cours de route. Patachou, Michel Audiard et Omar Sharif étaient bien patients de venir jouer, tandis que Pierre Bellemare, en matière de temps de présence à l’écran, se taille la part du lion. Patachou se fait chambrer à la 17e minute car elle donne la solution d'un jeu, involontairement.

Je vous avoue avoir eu infiniment eu plus de plaisir de regarder, après tant d’années, « Les corsaires », les trois épisodes avec Geneviève Page en capitaine Mary Brown. Je n’avais jamais vu la série en couleur, puisqu’en 1966 et en 1975 (lors de la 3e diffusion sur TF1), j’avais un poste en noir et blanc.

Ce fut le plus grand succès de Michel Le Royer avec « Le chevalier de Maison Rouge ». On retrouve dans ces épisodes Robert Porte, qui tournait alors qu’il était à l’agonie, rongé par le cancer. Il mourut durant la diffusion télévisée, le 10 décembre 1966 à 43 ans. Il incarne Gibson, le second de Mary Brown.

Nancy Holloway est charmante avec son petit accent. Fausse note, Christian Barbier, « L’homme du Picardie », en Louba, aide de Nicolas de Coursic/Michel Le Royer, est peu à sa place.

C’est réalisé par Claude Barma, et il me semble bien que le narrateur, comme dans « Les Rois maudits », soit Jean Desailly. Nancy Hollyway chante un morceau inédit qu’elle n’a jamais enregistré sur disque, « This melody goes on and on ».

Allez, je l’avoue, à la place de Geneviève Page, toute grande comédienne qu’elle soit, j’aurais bien vu en capitaine meneuse d’hommes… Muriel Baptiste ! Voilà un très beau rôle qu’elle a manqué, aussi tragique qu’Annunciata et Marguerite, puisque Mary Brown trouve la mort. Nicolas/Michel Le Royer tombe amoureux de Mary et la pleurera à l’issue du troisième épisode où elle se sacrifie pour lui sauver la vie. Le Royer est plus à l’aise que dans « Le Premier juré » où sa chérie sera… Muriel ! Le feuilleton fut tourné sur le lac de Garde en Italie. Le comédien Serge Marquand est remarquable en corsaire nommé le bougre.

Quel saut dans le temps, avec la chanson de François Deguelt au génériques de début et de fin

« Dans le temps, ils partaient sur la mer,

 voile au vent, quand vivaient les corsaires,

ils s’en allaient, le cœur léger,

ils s’enivraient d’aventure,

dans le temps, ils chantaient sur la mer,

voile au vent,  ils vivaient les corsaires,

au jour le jour, mais pour l’amour,

ils n’avaient que la mer, les corsaires,

dans le temps, ils vivaient sur la mer,

dans le vent, mille et une misères,

mais ils chantaient le cœur léger,

ils se couvraient de blessures,

dans le temps, sans pays, sans frontières,

sous le vent, ils regrettaient la Terre,

mais tous les jours, leur grand amour,

c’était la mer, les corsaires. »

Je trouve que ce feuilleton n’a pas pris une ride, à la différence des « Globe-trotters ».

Geneviève Page (née en 1927) fait plus âgée que Le Royer, son cadet né en 1932. Il aurait vraiment fallu Muriel dans le rôle de cette tragique histoire d’amour dans le milieu des corsaires. Elle aurait été idéale !

Exceptionnellement, pas de photos de Muriel, mais la chanson de François Deguelt.

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