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Fans de Muriel Baptiste

Jeudi 28 décembre 1972

24 Décembre 2017 , Rédigé par patricks Publié dans #VOYAGE DANS LE TEMPS

En raison de la diffusion de « La reine étranglée », que je voyais pour la première fois, ce fut l’un des plus beaux jours de ma vie.

A « Miditrente », Pierre Perret reçoit le chanteur Matthias.

Rien d’intéressant sur la Une dans les émissions pour les enfants.

Le dixième épisode de « Match contre la vie », « A l’est de l’Equateur », est encore une fois passionnant. Vous le trouvez à la suite de cet article.

A 20h30,  Le deuxième épisode de la série « Les Rois maudits » commence. Dès le début, ma mère déteste la série. Muriel n’y est pas à son avantage, mais bien plus présente que dans « Le roi de fer ».

L’histoire se passe dans la prison de Château Gaillard, aux Andelys, et Muriel première au générique est présente dans trois scènes. Une longue au début avec Jean Piat, une très courte au milieu avec Catherine Hubeau, et enfin une dernière où elle est assassinée dans sa prison. Dans cette dernière partie, son personnage apparaît malade, et le jeu avec Jean Piat, qui est dans la première séquence une sorte de chat et de la souris, est tragique.

Pour la deuxième fois, après « La princesse du rail », un de ses personnages vedettes meurt tragiquement. C’est infiniment plus poignant que « Richard Lagrange », et j’ai commis l’erreur de croire qu’elle était devenue une star ce soir-là.

Ce film me traumatise autant que la vision de son suicide en 1967 en petite gitane Annunciata.

Je me souviens d’une réflexion sèche de ma grand-mère, je dis à un moment donné, au sujet de Marguerite de Bourgogne, « la princesse du rail », qui me réplique « la princesse du rail » n’a rien à voir là dedans !

Ma mère trouve cette série barbare et sanglante et la déteste. Même aujourd’hui, elle ne veut pas la revoir. Je la regarde sur mon PC.

Bien entendu, de mon côté, ce 28 décembre, je suis ému jusqu’aux larmes par Muriel qui fait battre mon cœur plus que jamais. Je l’aime comme il est impossible d’imaginer que l’on puisse aimer une actrice que l’on n’a jamais vue dans la réalité. Ce n’est plus de l’amour, mais de la passion, une véritable obsession.

Je ne pense qu’à Muriel, mais hélas, après cette soirée, j’aurais peu l’occasion de la revoir.  En 1973, quatre minutes dans le film « Les risques du métier » le dimanche 4 février, puis dans 12 épisodes du feuilleton « Le premier juré », mais n’anticipons pas !

Je suis ce soir-là en extase complète. On ne peut pas dire que c’est pour le physique de Muriel qui est ici montré de façon désavantageuse, puisqu’elle une reine emprisonnée, fiévreuse, malade, mourante. Elle porte des loques en guise d’habits. Mais elle me marque à jamais. Plus encore que dans « Le roi de fer ».

Je m’endors ce soir du 28 décembre 1972 en me disant que la vie ne sera plus jamais comme avant. J’aime à la folie cette femme, et la vie prouvera que ce n’est pas un feu de paille. Pendant des mois, je ne vais avoir en tête que cette soirée.

Muriel, je t’aime. Pour l’éternité.

 

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