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Fans de Muriel Baptiste

Dimanche 4 février

2 Février 2018 , Rédigé par patricks Publié dans #VOYAGE DANS LE TEMPS

Je ne me suis pas intéressé aux programmes de l'après-midi, notamment au film de la 2 à 14h40 "Lassie perd et gagne" de Richard Thorpe (1944) avec Jeannette Mac Donald. Ce n’est d’ailleurs pas un vrai film de la série « Lassie » qui n’y fait qu’une apparition. Aux USA, le film s’appelle « The sun comes up », c’est une comédie mélodramatique qui marque la dernière apparition à l’écran de Jeannette Mac Donald.

Ni au nouveau feuilleton de la première chaîne, « Le jeune Fabre », avec Mehdi et Véronique Jannot à 19h10.

Muriel était absente depuis le 28 décembre, jour de la diffusion de "La reine étranglée". Arriva donc ce dimanche 4 février, où la Une proposait à 20h40 pour la première fois le film "Les risques du métier". Le film commence, mais il faut attendre longtemps pour qu'apparaisse enfin Muriel. A l'époque, je n'avais que la télé en noir et blanc.

Après toute une entrée en matière où l'on voit Delphine Desyeux, Emmanuelle Riva et Jacques Brel, Muriel apparaît à la 54e minute (le film dure 1h31) dans la vitrine de son magasin pour une durée de quatre minutes.

Il est étonnant que je n'ai pas réalisé à l'époque que Muriel était petite, c'est particulièrement flagrant dans la première scène lorsque Brel vient frapper contre la vitrine. Malgré la diffusion en noir et blanc (en 1973, je n'y aurais pas échappé même avec un poste en couleurs puisque nous sommes sur la Une), je réalise que Muriel est blonde. Elle est immédiatement reconnaissable, quelque soit sa tenue, son aspect. Elle fait battre mon coeur à tout rompre. Mes parents ne se doutent de rien, mais j'ai mis dans la semaine mon copain Francis dans la confidence. Lorsque Muriel parle et dit "Le docteur a dit que tu pourrais sortir la semaine prochaine", la voix d'Annunciata et de Marguerite résonne à mes oreilles comme si le printemps arrivait en plein hiver. Muriel remplit tout mon espace, elle envahit mon univers entier, je suis sur une autre planète.

On croirait entendre Marguerite dire à Blanche : "Où vas-tu, tu sais que la porte est fermée" dans le cellule de Chateau Gaillard.

Cette comédienne avait quelque chose que personne d'autre n'avait. Elle produisait sur le pré-adolescent que j'étais une véritable fascination. Il y une part inexplicable dans cette passion. Muriel était belle mais tant d'actrices le sont. Cela avait commencé à sept ans et demi devant "La princesse du rail".

Lors de cette première diffusion des "Risques du métier", je n'ai pas saisi toutes les subtilités du scénario. Le film apporte la démonstration que dans tous les rôles, Muriel me plait. Aucun rapport en effet entre Annunciata, Marguerite et Martine, l'ancienne élève de l'instituteur joué par Jacques Brel.

Dans son regard, Muriel faisait passait beaucoup de choses, notamment cette perpétuelle inquiétude, dans la scène où elle sert une cliente de sa boutique, on voit son regard s'assombrir lorsqu'elle aperçoit Mme Doucet (Emmanuelle Rivat). La première séquence, où Muriel est en jupe rouge, est un flashback, il est enchaîné par le présent, l'actrice porte alors un ensemble bleu rayé de blanc. Muriel a droit à des gros plans et son personnage disparaît définitivement à la 59e minute et 48 secondes. Sa scène l'oppose à Emmanuelle Riva, et Muriel y est belle comme le jour. Comme comédienne, elle a une maîtrise de jeu absolument impeccable, alors qu'elle n'a en 1967 que trois ans de métier. Vous devinez que le 4 février 1973 fait partie des plus beaux jours de ma vie.

 

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