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Fans de Muriel Baptiste

Lundi 5 mars 1973

2 Mars 2018 , Rédigé par patricks Publié dans #VOYAGE DANS LE TEMPS

Régine est l’invitée de la semaine et reçoit Jeanne Connetin.

Les oisifs peuvent voir à 14h25 « L’inquiétante dame en noir » avec Jack Lemmon.

A 19h30, 2e épisode de « Anna et le roi », « La chasse au tigre ».

Puis c’est le 30e et avant-dernier épisode des « Habits noirs », suivi de l’affligeante « Alphoméga » qu’il faudra supporter six semaines, et ce n’est que le deuxième épisode.

On se demande vraiment comment l’ORTF pouvait autoriser le tournage de telles bêtises (dans le même genre, diffusée à compter du 8 août 1972, « Suivez Budart », et l’été 1973 « Karatékas and co »). Avec trois chaînes, dont l’une - la troisième – qui ne pouvait être captée que par une minorité, le téléspectateur était obligé de subir.

Muriel dans son appartement du 24 rue Jean-Baptiste Pigalle se morfondait sans comprendre (tout comme moi) pourquoi on ne la demandait plus. La chance qui l’avait accompagnée de 1964 à 68, puis de 1969 à 1972, où elle travaillait sans arrêt jusqu’à refuser des propositions, l’avait abandonnée.

En fait, une nouvelle génération de comédiens arrivait, et elle avait tourné un peu toujours avec les mêmes, dont la plupart en fin de carrière (Henri Vilbert, José-Luis de Villalonga, Jacques Morel qui fera encore « Julien Fontanès magistrat », Philippe Ducrest, Roger Burckardt). Elle était aussi très connotée « ORTF années soixante ». Les metteurs en scène qui arrivaient en 1973 l’ignoraient et les propositions aux agences Ciné’Art et Lorcaster étaient inexistantes. Muriel était dans l’annuaire des comédiens avec son adresse et son téléphone qui ne sonnait jamais.

Elle ne savait pas se vendre, et n’avait pas tissé autour d’elle des relations dans le métier.

Dans mon ignorance amoureuse d’alors, j’étais très loin de me douter de tout cela.

Lundi 5 mars 1973
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