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Fans de Muriel Baptiste

Jeudi 23 août 1973

18 Août 2018 , Rédigé par patricks Publié dans #VOYAGE DANS LE TEMPS

Sur la deuxième chaîne, à 20h35, septième épisode de « Daktari » : « Le petit lion perdu ». Je n’ai jamais compris qu’après la rediffusion sur la cinquième en 1999-2000, cette série constamment diffusée et rediffusée depuis 1969 soit tombée dans l’oubli. J’en ai parlé un jour sur le forum « Mad Movies », et l’on m’a répondu qu’à part la nostalgie, il était incompréhensible de regretter cette série colonialiste !

Je faisais ma balade quotidienne dans la forêt en face de la pension de famille.

Je crois que plus encore que 1972, et curieusement puisque cette année-là, Muriel était présente deux fois par jour à la télé avec « La princesse du rail » et « Richard Lagrange », l’été 1973 fut pour moi l’été Muriel. Sans feuilletons, mais avec la pleine conscience que j’étais amoureux fou d’elle.

En fait, je n’avais pas besoin de sa présence à la télévision. Je savais qu’elle existait, croyait qu’elle allait revenir et me charmer dans de nombreux feuilletons. C’était certes un raisonnement d’enfant. En 1973, j’étais conscient qu’elle n’était pas célèbre, mais certain qu’elle allait le devenir, que c’était la dernière période où je pouvais « la garder pour moi ».

Si l’on y réfléchit, mon raisonnement n’était pas absurde, prenons le cas d’Isabelle Adjani. Je l’avais vue dans « Le petit bougnat » au cinéma en 1970 avec le ciné-jeunesse, et en 1973, la pièce de Molière « L’école des femmes » l’a véritablement lancée. Muriel aurait pu connaître pareil destin.

Seulement, les années 70 voient émerger une foule de nouvelles actrices, dont beaucoup issues du café-théâtre comme Miou-Miou. Une comédienne de télévision, Yolande Folliot, va à partir de 1976 et du succès du feuilleton « La poupée sanglante », tenter « une carrière la Muriel Baptiste ». Elles ont un peu le même genre. Elle va avoir du succès avec d’autres feuilletons, « Ces beaux messieurs du bois doré » (1976) avec « le roi de fer » Georges Marchal, « Le tourbillon des jours » (1979) et « Les fiancés de l’empire » (1981). Eh puis, d’un coup, tout le monde va l’oublier. A la différence de Muriel, elle va continuer son métier mais en faisant du théâtre, ainsi que du doublage.

Yolande, je m’excuse en moins belle, c’était le genre Muriel, or le public voulait des Miou-Miou, Fanny Ardant, Josiane Balasko, Maria Schneider, Jane Birkin, Isabelle Huppert, Juliet Berto, et d’autres qui représentaient à l’écran des femmes plus réalistes et selon moi ne faisaient plus rêver.

C’est ainsi que Muriel Baptiste ne trouva plus sa place, tout comme une foule d’actrices de l’ORTF.

Jeudi 23 août 1973
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