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Fans de Muriel Baptiste

Jeudi 30 août 1973

26 Août 2018 , Rédigé par patricks Publié dans #VOYAGE DANS LE TEMPS

A 20H35, neuvième épisode de « Daktari », « Le rapt du lionceau royal ».

C’est le seul programme que j’aurais regardé si j’avais été à Montélimar.

La dernière année à Bagnoles de l’Orne, 1975, nous avons loué un poste de télévision. J’ai pu ainsi continuer, en vacances, à suivre mes programmes préférés, le samedi « Samedi est à vous » sur TF1, le jeudi soir « L’homme sans visage, un feuilleton d’épouvante de Georges Franju avec Jacques Champreux, Gayle Hunnicutt, Joséphine Chaplin, Gert Froebe (oui, le fameux « Goldfinger » qui affronte James Bond/Sean Connery en 1964), Patrick Préjean, Ugo Paglaï. Le dimanche sur Antenne 2, la série (bien oubliée) « Le magicien » avec Bill Bixby qui n’était pas encore « L’incroyable Hulk ».

En 1973, je me souviens qu’à Bagnoles, je pensais beaucoup au karaté, j’avais envie d’en faire pour me défendre des collégiens qui m’embêtaient. Mais finalement, ce sera du judo que je ferai, de la rentrée 1973 au printemps 1975, sans que cela ne me serve jamais à rien lors des bagarres avec les jeunes de mon âge.

Il faut se rappeler qu’en 1973, le karaté faisait remplir les salles de cinéma avec des films dont il faut avouer qu’ils sont le plus souvent des navets. C’était tellement à la mode que le James Bond de 1974, le deuxième avec Roger Moore, « L’homme au pistolet d’or », parlera beaucoup de karaté, montrant même le héros en faire. L’ORTF allait présenter au printemps 1974 la série « Kung Fu » avec David Carradine.

Dernière année professionnelle de Muriel Baptiste, ce qu’évidemment elle ne savait pas. Elle devait faire ses deux derniers tournages à l’automne. Je l’ignorais moi aussi. Je n’allais pas tarder, les mois passant, à descendre complètement de mon nuage. J’allais surtout en juin de l’année suivante perdre de vue mon confident Francis, il était le seul auquel je pouvais parler de Muriel. Une page se tournait sans que j’en sois conscient. J’étais tellement heureux fin 1972 et jusqu’à la diffusion du « Premier juré » en avril 1973. Je pensais que cela allait durer indéfiniment, mais la carrière d’un artiste est fragile. Tant d’autres que Muriel ont vu leur étoile pâlir et le rideau tomber. Je crois que si l’on est plus heureux enfant, c’est que l’on est insouciant. Pour l’heure, je portais toujours fièrement ma chevalière avec « M » gravé à l’intérieur.

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