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Fans de Muriel Baptiste

Lundi 20 août 1973

15 Août 2018 , Rédigé par patricks Publié dans #VOYAGE DANS LE TEMPS

N’étant pas à la retraite, je ne peux suivre la cadence que je mène pendant les vacances pour rédiger les articles sur le blog (faits près un mois à l’avance).

Il est fastidieux de chaque soir mettre en ligne un article, aussi hier ais-je groupé la période du 15 au 19 août pour reprendre un peu d’avance. Et soigner les articles à venir.

Revenons au 20 août 1973.

A part « Fortune », si j’ai eu un poste de télévision, je n’aurais rien regardé d’autre. A propos de la vedette de ce feuilleton, le comédien belge Pierre Michaël (1932-2001), je ne me souviens de l’avoir vu que dans ce feuilleton-là. Dans « Fortune », Pierre Michaël est Johan Sutter, son épouse Anne est interprétée par Françoise Giret (1929-2003) qui à l’époque était sa véritable épouse dans la vie. Françoise sera l’une des vedettes du feuilleton de l’automne 1973 dont je parlerai en détail, « Ton amour et ma jeunesse », avec Daniel Sarky et Danièle Volle, et dans lequel un rôle aurait convenu à merveille à Muriel Baptiste, mais fut hélas confié à une autre, Françoise Petit, à la carrière éphémère (9 rôles).

Françoise Giret était un de ces visages sur lesquels vous ne savez mettre un nom et reconnaissez immédiatement, tant elle a tenu de seconds rôles. Dans « Les Rois maudits », elle ne croise pas Muriel puisqu’elle apparaît dans le sixième et dernier épisode en épouse de Robert d’Artois/Jean Piat. On l’a vue dans « Les barbouzes », « Les aventures de Lagardère » avec Jean Piat, « Les cinq dernières minutes », « Le cri du cormoran le soir au-dessus des jonques », « Les nouvelles aventures de Vidocq » avec Claude Brasseur », « Les enquêtes du commissaire Maigret » avec Jean Richard, « Aux frontières du possible » avec Pierre Vaneck en improbable espionne masseuse kinésithérapeute Olga Vertaut dans l’épisode « L’homme radar » très spectaculaire, « Les caïds » avec Serge Reggiani, avant de se consacrer au théâtre à la fin des années 70, car on ne la demandait plus au cinéma et à la télévision. Elle a tout de même laissé un héritage de 53 rôles filmés. Sa carrière au théâtre s’étend de 1961 à 1986.

Mais comme Muriel, elle n’a jamais, en dehors du métier, accédé à la célébrité. En 2018, si vous demandez autour de vous qui était Françoise Giret, il y a peu de chances que l’on vous réponde. Sans lui manquer de respect, ce n’était pas ce que l’on appelle « une jolie fille », et on lui a donné des rôles de personnages secondaires. Généralement, des femmes sans histoires, comme tout le monde.

Depuis 1980, le 20 août est synonyme de la mort de Joe Dassin. Cet été 1973,  il avait pris un « bide » avec « Je t’aime, je t’aime », un 45t passé inaperçu. Avec sur la face B, « La chanson des cigales », chanson enregistrée avec de vraies cigales.

Les forêts de Bagnoles de l’Orne continuaient de m’enchanter, et j’adorais aller au syndicat d’initiative de Tessé La Madeleine, où se trouvait dans un cadre une immense photo du pont de Tancarville, je la contemplais, il y avait écrit en dessous : « Une des ces architectures qui font le prestige d’une époque ».

Il est bien dommage que Muriel n’ait jamais su qu’elle ait inspiré, même aujourd’hui par-delà la mort, une telle passion. Je suis né trop tard pour pleinement bénéficier de sa carrière, imaginons que j’ai eu quelques années de plus, j’aurais pu la voir au théâtre dans « Tchao », je ne cite volontairement pas « Gigi » puisque c’est « La princesse du rail » en 1967 qui est à l’origine d’une passion d’abord pour Annunciata qui a ensuite glissé vers Muriel Baptiste tout court, sans que je connaisse la femme qui se cachait derrière, Yvette.

Ah, si je pouvais retourner dans le passé, être plus mûr et plus âgé, je crois que je serais heureux de retrouver Muriel. 1973 était une époque bien plus heureuse que 2018. C’était les trente glorieuses, et il me semble que tout le monde était heureux, dans un monde moins moderne, plus naïf, mais qui côté fiction (télévision et cinéma) était qualitativement bien meilleur que celui d’aujourd’hui.

Lundi 20 août 1973
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