Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
Fans de Muriel Baptiste

Mardi 21 août 1973

16 Août 2018 , Rédigé par patricks Publié dans #VOYAGE DANS LE TEMPS

Comme j’étais heureux en Normandie, même si je manquais le 4e épisode de « Fortune ».

J’ignorais que cette époque marquait la fin de la carrière de Muriel Baptiste, grande absente de la rentrée télévisuelle. Plus personne ne parlait d’elle malgré « Les rois maudits ».

Heureux le temps de l’ignorance, je ne savais rien d’elle, je l’imaginais quelque part, je ne savais où. Elle n’était pas en Normandie, et pourtant je vivais avec sa présence au dessus de mon épaule puisque je ne pensais qu’à elle.

Dans mon esprit, tout allait recommencer comme au printemps lorsqu’elle jouait chaque soir Pierrette dans « Le premier juré ». Quel contraste entre la fin et le début de l’année. Au printemps, il y avait deux excellents feuilletons quotidiens, l’autre étant « Le temps de vivre, le temps d’aimer » hélas sans Muriel bien qu’il soit produit par l’équipe du « Premier juré ». L’après-midi « Chapeau melon et bottes de cuir » et le samedi soir « Amicalement vôtre ». J’étais donc, chaque jour, constamment devant mon petit écran.

On ne peut pas dire que la fin 1973 fut médiocre : il y eut la suite et fin de « Vidocq » avec Claude Brasseur, à Noël le retour de Georges Descrières en Arsène Lupin, de très bons feuilletons comme « Ton amour et ma jeunesse », « Madigan » avec Richard Widmark, une rediffusion de « D’Artagnan » de Claude Barma avec Dominique Paturel que j’avais raté en 1969, « Les aventures du baron Von Der Trenck » avec la descendante de Machiavel, la belle Nicoletta Machiavelli, la quatrième série de « Mannix » et la rediffusion de la première série des « Envahisseurs ». Mais bon, il n’y a pas eu Muriel, elle a cruellement manqué, enfin à moi en particulier, car je pense que le grand public lui ne l’attendait pas.

Les français à l’automne allaient apprendre la mort de deux figures légendaires, le comique Fernand Raynaud et le champion de formule 1 François Cevert. En octobre, pour la première fois, une émission sera consacrée à la crise pétrolière qui allait marquer la fin des trente glorieuses.

Muriel se morfondait chez elle au 24 rue Pigalle, en attendant que le téléphone sonne. On ne lui proposait plus rien, et on peut comprendre qu’après sa performance en Marguerite de Bourgogne, elle ait pu espérer être sollicitée. Dans un télé poche de février 1974 qui lui consacrera sa dernière photo en couleurs, elle dira vouloir des rôles comiques et refuser beaucoup de rôles forts comme celui de Marguerite. Elle a déclaré cela aux journalistes, ou bien Télé Poche a extrapolé. En réalité, c’est triste à dire, mais on ne lui proposait plus rien du tout.

Si nous étions aujourd’hui, par Internet, je n’aurais pas été dans l’ignorance de l’époque. L’enfant que j’étais était très loin d’imaginer la réalité de la situation dramatique de la carrière de son idole bien aimée.

Mardi 21 août 1973

Partager cet article

Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article