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Fans de Muriel Baptiste

Du 24 au 30 novembre 1973

24 Novembre 2018 , Rédigé par patricks Publié dans #VOYAGE DANS LE TEMPS

Samedi 24 novembre

 

Jean-Pierre Darras fait la couverture de Télé Poche pour son feuilleton sur Molière.

En photo couleur page 2, l’actrice Monique Belluard, qui a joué en 72 dans « Les Boussardel » et est à présent dans « Un certain Richard Dorian ».

« Les indiscrétions d’Aglaé » présente un roman-photos avec le boxeur Jean-Claude Bouttier qui va débuter en mars 1974. La vogue des roman-photos allait s’étioler dans les années 80.

France Gall dont la carrière de chanteuse est en panne tente, le temps d’un téléfilm, de devenir actrice. « Notre correspondant à Madras ». Ce sera une expérience sans lendemain.

« La Une est à vous » propose ses programmes habituels, « L’aventurier », « Des agents très spéciaux », « Les évasions célèbres », « Fooly Foot », « Le roi des celtes », « Les mystères de l’ouest ».

Je pense que je suis resté sur la Une et n’ai pas regardé l’épisode de « Annie, agent très spécial » sur la 2 qui s’intitulait « La montre explosive ».

Si la soirée sur la première chaîne était constituée par une rediffusion de « La caméra explore le temps », la 2 proposait un « Top à Jean-Claude Brialy », suivi du 9e épisode de « Mannix », « Des dettes et des jeux ».

Philippe Bouvard à « Samedi soir », reçoit Paul Meurisse, Yves Lecocq, Francis Lopez, Georges Garvarentz, Alice Sapritch et Jacques Veissid de l’almanach Vernot.

 

Dimanche 25 novembre

 

En 1973, Henri Salvador me faisait rire. Dans l’émission dominicale « Dimanche Salvador », il y avait un trio avec Claude François et Joe Dassin. Depuis, j’ai changé d’avis sur le père de Jean-Marie Perier, qui dit le haïr. Derrière cet artiste comique, il me semble que se cachait un homme assez cynique. Je me trompe peut être, ne l’ayant pas connu personnellement.

En tant que fan de « Amicalement vôtre », je regarde le film avec Tony Curtis sur la 2 à 14h50, « Les bolides de l’enfer », de George Sherman, dont le titre original est « Johnny Dark ». Le film date de 1954, bien que Télé Poche à tort le situe en 1957.

Dans ce genre de films, j’étais invariablement déçu, car je ne retrouvais pas le Danny Wilde de la série avec Roger Moore. C’était la première partie de la carrière de Tony Curtis, et il avait un autre registre.

On a un peu le même problème avec les films des années 50 de Roger Moore où il tient des petits rôles comme « La dernière fois que j’ai vu Paris » (1954) avec Elizabeth Taylor.

A l’époque, je regardais ces films parce-que je ne faisais pas la différence entre Brett Sinclair/Danny Wilde et Roger Moore/Tony Curtis. Ce dernier ne fera plus rien d’intéressant, tandis que Roger allait devenir James Bond mais aussi m’enchanter avec des films comme « Gold » de Peter Hunt (1974) tourné en Afrique du Sud dans les mines d’or.

Drucker recevait dans « Le sport en fête » Mireille Mathieu, Sheila et Ringo, Eddy Mitchell et Gilbert Montagné.

A 17h55 (je ne sais plus si je l’ai regardé), la Une proposait un film de et avec Gene Kelly, « La route joyeuse », où il était donc vedette et metteur en scène, titre original « The happy road ». Ce film fut réalisé en France en 1956. Le dimanche après-midi, nous sortions en voiture dans la campagne. Chaque passage en Ardèche me rappelait Annunciata, tant les décors sont semblables à ceux de « La princesse du rail ». Muriel, toujours Muriel, partout même lorsqu’elle est absente du petit écran.

Vu que le film du dimanche soir finissait à 23h05, je ne pus le voir, c’était « Que vienne la nuit » (« Hurry sundown ») d’Otto Preminger (1967) avec Michael Caine et Jane Fonda.

Un dimanche typique de la fin 1973.

 

Lundi 26 novembre

 

A « Miditrente », c’est la semaine de Nicoletta, elle invite Michel Fugain.

Les oisifs peuvent voir à 14h25 le classique de Clouzot, « Le corbeau » avec Pierre Fresnay.

Les deux feuilletons, « Un certain Richard Dorian » et « Poker d’as », ne sont guère passionnants.

A 20h35, on retrouve Claude Brasseur dans « Vidocq », épisode « Les deux colonels », avec l’énigmatique comédien allemand Sky Dumont que l’on reverra dans un « Arsène Lupin » quelques mois plus tard.

Célèbre en Allemagne, son pays, Sky Dumont est né à Buenos Aires.

Après le 5e épisode de « Vidocq », intitulé « Les deux colonels », on peut voir sur la 2 le jeu des frères Rouland « Le défi », avec Philippe Nicaud et Armand Lanoux.

Muriel Baptiste me manquait cruellement.

Rappelez-vous un an plus tôt sur ce blog, je parlais déjà des frères Rouland qui faisait la couverture de Télé 7 jours. En ce temps-là, tous les programmes étaient pour moi une attente du retour de ma chère princesse du rail.

Tout comme moi, Muriel ne dut pas comprendre ce qui se passait. Sa carrière s’arrêtait sans raisons.

 

Mardi 27 novembre

 

Nicoletta chez Danièle Gilbert reçoit Joël Daydé, qui fut je crois le créateur de « Mamy blue ». Grand succès repris par Nicoletta.

Si je n’avais pas été au collège, j’aurais regardé sur la 2 à 15h15 « Honoré de Marseille » avec Fernandel.

Le film des dossiers de l’écran parlait de la sorcellerie. « Le destin exécrable de Guillemette Babin » de 1947. En invitée au débat, une belle jeune femme ensorceleuse, Sylvaine Charlet, qui allait se faire un nom comme « sorcière » dans les années 70.

Sur la 3 que je ne captais pas, il y avait « Héloïse et Abélard » avec un Pierre Vaneck aux antipodes de son personnage de Yan Thomas dans « Aux frontières du possible » que j’allais découvrir en février 1974 le samedi soir sur la 2. Je le regarde en ce moment en vidéo, et je trouve que « Aux frontières du possible » a très mal vieilli.

Je continuais à faire vivre sous ma plume Muriel dans mon roman que j’ai malheureusement jeté. Je me souviens que la dernière fois que je l’ai vu, il traînait dans ma cave, ce devait être au début des années 80.

On entassait des tas de choses dans la cave, et ce roman a disparu sans doute un jour où l’on y fit du ménage. Je l’ai beaucoup regretté. Ce serait aujourd’hui pour moi un document d’ordre sentimental.

 

Mercredi 28 novembre

 

Chez Danièle Gilbert, Nicoletta reçoit le groupe Martin Circus. Le leader était Gérard Blanc qui fera une carrière solo et aura un grand tube en 1986, « Une autre histoire ». Il nous a quittés bien jeune à 61 ans en 2009 d’une hémorragie consécutive à une crise cardiaque.

Deux séries l’après-midi : « Le cheval de fer » (14e épisode, « Bienvenue au général ») et « Skippy le kangourou » (« Atterrissage de nuit »).

Le soir, émission politique, « Les trois vérités », suivie d’un « A bout portant » consacré à Hugues Aufray qui se termine trop tard (23h20).

Sur la 2, une dramatique, je ne pense pas qu’on l’ait regardée, « Le lever de rideau » avec Micheline Presle et Serge Gainsbourg.

J’aurais aimé regardé sur la 3 à 19h40 la série américaine « Hawk, l’oiseau de nuit », l’épisode s’appelait « La victime ne compte pas », je le verrai en mai 1975 l’après-midi après « Aujourd’hui Madame ».

En fait, à part cela, il n’y avait rien d’intéressant en soirée sur les trois chaînes, la 3 proposant dans le cadre de « C’était hier » une émission sur Che Guevarra.

 

Jeudi 29 novembre

 

A « Miditrente », Nicoletta invite Gilbert Montagné.

Je rate « Annie, agent très spécial » (« Le petit John Doe ») mais ce n’est pas grave, n’aimant pas la série.

Le soir, des variétés de Jacques Martin, « Taratata », avec Sacha Distel, Guy Mardel, Guy Marchand, Rita Pavone, Romuald, les frères Jacques.

Je regarde ensuite le 4e épisode de « Molière pour rire et pour pleurer », « L’affaire Tartuffe ». J’aurais franchement préféré qu’on me laisse regarder le précédent feuilleton, « La mer est grande ».

Voilà, une journée d’automne 1973 pas exaltante. Quant à la première chaîne, je pense que je me serais endormi devant le téléfilm  tchécoslovaque, « Roméo et Juliette vers la fin novembre » de Jaroslav Balik.

Pas de nouvelles de Muriel, même si j’y pense beaucoup.

 

Vendredi 30 novembre

 

A « Miditrente », Nicoletta invite Eddy Mitchell alors en pleine traversée du désert. Il l’est depuis 1968 et en sortira en 1975 pour ne plus en connaître ensuite.

« Annie, agent très spécial » laisse la place à la première série de « L’homme de fer », déjà diffusée en novembre 1969. On repart à zéro avec le pilote de la série. Les fidèles de ce blog se souviendront que de janvier à mars de cette année, on a vu le samedi soir 13 épisodes inédits (la troisième série d’épisodes programmée par l’ORTF).

Le soir, 5e et déjà avant-dernier épisode de « Madigan », « Enquête à Harlem ». En vedette invitée, il y a le jazzman Cab Calloway que je ne connaissais pas à l’époque.

Novembre 1973 se termine donc et je m’impatiente car Muriel Baptiste ne pointe pas son nez à l’horizon dans les prévisions de programme. Ce qui ne change rien à l’intérêt que je lui porte.

Du 24 au 30 novembre 1973

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