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Fans de Muriel Baptiste

Samedi 6 juillet 1974

4 Juillet 2019 , Rédigé par patricks Publié dans #VOYAGE DANS LE TEMPS

L’anecdote du jour : Durant sa carrière, Muriel n’a jamais dit qu’elle n’avait pas le permis de conduire.

On ne dirait pas que deux ans seulement ont passé depuis juillet 1972, rappelez-vous sur le blog quand je relate cette période où Muriel Baptiste est deux fois par jour à la télé (« La princesse du rail », « Richard Lagrange »), mon enthousiasme, ma joie. A côté de cela, l’été 1974 est morne, Muriel est absente, après une année 73 où après avril et « Le premier juré », on ne l’a plus vue. On peut vraiment dire que les choses n’ont pas tourné comme je le souhaitais, comme il était prévisible que ce soit.

J’ai appris qu’il en est ainsi dans la vie. On croit le bonheur éternel et il est fugitif. On pense que les choses sont établies, et tout fiche le camp. La carrière de cette comédienne a volé en éclats, alors que « Les Rois maudits » lui prédisait tout le contraire. Le cas de Muriel n’est pas unique.

En 1967, Diana Rigg, la vedette de « Chapeau melon et bottes de cuir », décide de quitter la série. 200 comédiennes sont candidates à sa succession : deux se retrouvent en finale, Tracy Reed et une inconnue, Linda Thorson. Tracy Reed rappelle un peu Diana Rigg, le producteur Brian Clemens a été remercié, et son successeur, John Bryce, choisit Linda, qui a tout juste 20 ans. Elle devient sa petite amie (alors qu’à l’époque elle était mariée !) mais Clemens est rappelé, Bryce licencié, et le producteur doit composer avec une actrice qu’il n’aime pas, trouve trop jeune pour le rôle. Linda Thorson tourne 33 épisodes en tant que Tara King et devient mondialement célèbre, mais cela ne dure que de 1967 à 1969. Ensuite, c’est le désert. Elle a plu en France, mais pas aux anglais et aux américains qui n’ont pas oublié Diana Rigg. Brian Clemens à qui on l’a imposé, lui a fait une mauvaise réputation.

Alors qu’on la croit célèbre, personne ne lui propose de rôles. Linda est trop jeune pour réaliser ce qui se passe, elle enregistre un 45t en anglais qui sort en France (« Here I am/Better than losing you ») qu’elle vient présenter à « Discorama » de Denise Glaser, fait la couverture de « Paris Match ». Mais entre le début 1969 (fin du tournage de « Chapeau melon… » et 1973, elle ne tournera qu’un téléfilm français avec Maurice Biraud, « Les palmiers du métropolitain ». L’ORTF craint la publicité clandestine pour un grand magasin, assez évidente en voyant le film, qui ne sera diffusé que sur Antenne 2, le 3 août 1978.

Les autres actrices qui l’ont précédé dans « Chapeau melon et bottes de cuir », Honor Blackman et Diana Rigg, ont chacune joué en vedette un « James Bond », pas elle. Linda Thorson à partir de 1973 reviendra dans des petits rôles. Financièrement, elle s’en est mieux sortie que Muriel. Mais elle est passée à côté de la gloire, et ses fans ont peu d’occasion de la voir en dehors de « Chapeau melon et bottes de cuir ». Quand elle comprend que personne ne la veut, vers 1971, elle se tourne vers le théâtre.

Francis Blanche meurt d’une crise cardiaque. C’était une grande vedette à l’époque. Son complice de scène Pierre Dac mourra quelques mois plus tard, le 9 février 1975 d’un cancer du poumon (il fumait depuis l’âge de 18 ans).

Maxime Le Forestier fait la couverture de Télé Poche. Pas de photo couleurs page 2.

Dans « Les indiscrétions d’Aglaé », on parle du réalisateur d’Yves Laumet, de Jean Sagols héros de « Un curé de choc », Blanche Rayne (qui ne percera que dans les années 90 dans un rôle de femme de gendarme, Christine Rivière, dans « Une femme d’honneur » avec Corinne Touzet), Michel Vitold, Claude Jade, Stéphane Lory, Philippe Bouclet.

Dans « La Une est à vous », on peut choisir entre « Mission Impossible » ou « Opération vol », « Les nouvelles aventures de Vidocq » ou « Les évasions célèbres », « Le roi des celtes » ou « Flipper le dauphin », « Au nom de la loi » ou « Chaparral », « Columbo » ou « Les règles du jeu ».

Pas de série sur la 2 à 15h15.

Après le dixième épisode de « Valérie », feuilleton de plus en plus passionnant, je peux voir « Top à Maxime Le Forestier », et à 21h35 le 13e et dernier épisode de « Kung Fu », « Le vieux guerrier ». Il est annoncé en remplacement le samedi soir « Le Comte Yoster a bien l’honneur », série allemande.

Pour la dernière émission de la saison de « Samedi soir », Philippe Bouvard a convié Roland Petit, Alain Peyrefitte, le sculpteur Arman, Maurice Cieutat qui a écrit le livre « Un maton pas comme les autres », Serge Fouche qui monte une société de « gorilles à domicile », l’illusionniste Otto Wesly et le professeur Debré.

Samedi 6 juillet 1974

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