Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
Fans de Muriel Baptiste

Colère, tristesse et désolation

28 Février 2009 , Rédigé par patricks Publié dans #VIDEOGRAPHIE

Reçu ce matin le catalogue Printemps 2009 de France Loisirs: consternation: le DVD de "La princesse du rail" n'est déjà plus en vente!
Résumons-nous: en 2006, Koba Films vidéo a entrepris des négociations avec l'INA pour éditer en DVD ce feuilleton qui nous permet de voir le MEILLEUR ROLE après "Les rois maudits" de Muriel Baptiste. Il aura fallu attendre le dernier trimestre 2008 pour que le DVD sorte en exclusivité France Loisirs qui donc ne l'aura laissé en vente qu'à peine davantage qu'un misérable seul trimestre.
Dans le même temps, repoussée de six mois en six mois, la sortie chez KOBA FILMS pour le commerce n'a toujours pas eu lieu. Il s'agit là d'une grande injustice vis à vis du talent de Muriel Baptiste, mais aussi d'Henri Spade et de Jacques Santi.
Cette commercialisation confidentielle du DVD est incompréhensible. Je fais partie des gens qui se sont abonnés à France Loisirs pour ce seul achat, et ont découvert que d'anciennes séries sortent en DVD en exclusivité chez FL, toutefois, en un trimestre, on n'aura guère laissé sa chance à "La princesse du rail" de se trouver un public...

 

Annunciata et le dénouement de La Princesse du Rail

Lire la suite

Analyse détaillée des "Rois maudits"

27 Février 2009 , Rédigé par patricks Publié dans #CARRIERE DE MURIEL

Margaritaborgona2.jpg


Le 21 décembre 1972, la seconde chaîne ORTF nous propose le premier épisode des "Rois maudits". L'histoire commence par une scène d'exposition où tous les protagonistes sont présents tandis que la voix de Jean Desailly commente le rôle de chacun.

Le personnage principal du premier épisode est le roi Philippe Le Bel, joué par Georges Marchal. Pourtant, très vite, nous comprenons que toute la série va tourner autour de l'antagonisme entre le baron écarlate, Robert d'Artois (Jean Piat) et sa tante Mahaut (Hélène Duc), à laquelle il reproche de avoir volé son héritage.

 


Loin d'un film de cape et d'épées ou d'une reconstitution avec châteaux forts, tournois et armures, nous assistons ici à de formidables numéros d'acteurs, dans une ambiance dépouillée. On peut donc considérer que c'est une sorte de théâtre filmé.
La musique de Georges Delerue
récemment éditée sur disque dans un coffret ( Delerue de son vivant avait égaré les bandes!) a une importance considérable, les gens se souviennent du générique mais en fait c'est à l'intérieur des épisodes que les thèmes sont les plus beaux, l'un exprime l'amour (on retrouve ce thème lors de l'idylle du jeune banquier siennois Guccio Baglioni (Jean Luc Moreau) et de la fille de noblesse Marie de Cressay (Anne Kreiss), l'autre dramatique (on l'entend notamment lorsque Marguerite accepte d'abdiquer ou que les frères d'Aunay, amants de Marguerite et Blanche sont arrêtés). Un autre thème médiéval classique, plus "convenu" dans une série historique, revient dans chaque épisode.


Dans « Les rois maudits », il est question d'empoisonnements, de complots, de templiers. Les deux premiers épisodes, « Le roi de fer » et « La reine étranglée », s’articulent autour du personnage de Marguerite de Bourgogne interprétée par l’inoubliable Muriel Baptiste (1943-1995).

Le quatrième épisode est porté d'un bout à l'autre par le comédien catalan José Maria Flotats qui fait un formidable numéro d'acteur (Il jouera en 1980 dans une série française de SF "Les visiteurs"). "Les rois maudits" reste une série remarquable que je vais analyser épisode par épisode, elle fut le chant du cygne d'un comédien légendaire comme André Luguet dont ce fut le dernier rôle. Il est le sympathique Hugues de Bouville. Je souhaite aussi évoquer tous ces formidables comédiens qu'étaient Louis Seigner (Tolomei, le banquier lombard) et d'autres qui sont toujours parmi nous et avec lesquels j'ai eu l'immense privilège de m'entretenir de la série, comme Catherine Hubeau et André Falcon. La série a en majeure partie une distribution composée d'acteurs venant du théâtre.

 

EPISODE 1 LE ROI DE FER 4/4

Pour récupérer son comté, Robert va intriguer outre Manche auprès de sa cousine Isabelle,
fille du roi Philippe (Geneviève Casile), et dénoncer l'adultère commise par la fille de Mahaut, Blanche de Bourgogne (Catherine Hubeau), mariée au troisième fils du roi, et de sa cousine Marguerite (Muriel Baptiste), choisie pour être la future reine de France étant mariée au fils aîné.
L'ordre des templiers a refusé de plier devant le pouvoir royal. Cette organisation doit sa gloire et sa fortune aux croisades. Philippe le Bel fait arrêter les templiers en 1307 et brûler le grand maître Jacques de Molay (Xavier Depraz), qui avant de mourir maudit le roi et ses descendants jusqu'à la treizième génération.

 

 



Voici les com
édiens importants du « Roi de fer ».

 

Jean Piat, en 1972, était populaire pour avoir incarné le « Lagardère » de la télévision en 1967. Sociétaire de la Comédie Française, il était surtout un comédien de théâtre. Le personnage de Robert d’Artois dans « Les rois maudits » sera le rôle le plus populaire de sa carrière.

 

Muriel Baptiste était une vedette de télévision. Elle avait connu un grand succès en étant la petite gitane Annunciata de « La princesse du rail » en 1967. Marguerite de Bourgogne fut le rôle de sa vie, dont elle ne se remit jamais. Epuisement lors du tournage (Elle perdit sept kilos, et dut voyager pour se reposer et oublier), impossibilité de retrouver ensuite un autre rôle de cette importance. Elle jette l’éponge en 1974, se réfugie dans le silence, s’éloigne des plateaux de tournage. Elle s’est suicidée le 7 septembre 1995, oubliée de tous.


Michel Beaune, on le voit dans la scène où Robert vient rencontrer Isabelle. Il est Edouard, roi homosexuel, passionné de maçonneries... et de maçons, "son épisode" sera le 5, "La louve de France"

Gilles Béhat, lui va "tenir" jusqu'au 5e épisode inclut, c'est "l'oison" (le simplet), il est le troisième fils de Philippe Le Bel, interprétation parfaite de ce personnage très futile et prétentieux.
Gilles Béhat après « Les rois maudits » est devenu réalisateur de cinéma (« Urgence », « Putain d’histoire d’amour ») et de fictions télévisées (« Navarro, « Le commissaire Moulin »).

Geneviève Casile, est la froide Isabelle, on la reverra dans les épisodes 5 et 6. Allure altière et glaciale. Geneviève Casile est surtout connue comme comédienne de théâtre. Elle est née en 1938, et connaîtra un autre succès télévisé avec « Le deuil sied à Electre ».

Jean Deschamps, directeur du festival de Carcassonne, qui nous a quitté en septembre 2007, compose un machiavélique Charles de Valois, frère du roi. Il n'en fait jamais trop, a le verbe haut, et ne cesse de s'emporter contre le coadjuteur du royaume, c'est à dire le conseiller du roi, Enguerrand de Marigny.
Il est présent jusqu'au volet 5 inclus.

Hélène Duc est Mahaut (absente de l'épisode 2, sera empoisonnée dans le 6. Dans la série, elle expédiera ad patres le roi Louis X, le chevalier guillaume de Nogaret, et le bébé fils de Louis le hutin.
Avec Jean Piat Louis Seigner et Muriel Baptiste, elle est l'actrice la plus connue de la série.

André Falcon est Enguerrand de Marigny, aujourd'hui directeur de théâtre, il a beaucoup tourné dans les films de Lelouch. Né en 1924, Présent dans les épisodes 1 et 2. Il est le pendant de Jean Deschamps, l'un incarnant les bourgeois, l'autre la féodalité, lui aussi a le verbe haut

José Maria Flotats est le second fils de Philippe le bel, Philippe le long qui deviendra Philippe V, il a une telle importance dans l'épisode 4 que j'analyserai sa composition dans "la loi des mâles".
Il joue dans les épisodes 1 à 4 et la disparition de son personnage fait perdre un peu de force à la série. Né en 1939, c’est un comédien important en Espagne.

Catherine Hubeau, après « Les rois maudits », enchaîne les feuilletons télé : « Les fleurs succombent en Arcadie » (1973), « L’hiver d’un gentilhomme » (1973), « Les peupliers de la Prétentaine » avec Georges Marchal (1975), puis s’oriente vers le théâtre et fonde « La compagnie Catherine Hubeau » encore en activité.

 


André Luguet, donc ce fut le dernier tournage, est le personnage le plus sympathique de la série, il est présent du 1 au 6.
Il est Hugues de Bouville, peu enclin à prendre position: quand Le Bel lui demande ce qu'il faut faire aux templiers,voici sa réplique typique: "Je réfléchis sire, je réfléchis"

Georges Marchal ne joue que dans le 1. Roi de fer, il se révèle un mélange d'homme d'état impitoyable et de veuf inconsolable. A son agonie, il dit à
Enguerrand: "le peuple ne comprend pas que je ne peux pas leur donner ce qu'il attend: ce à quoi Marigny rétorque "ne leur demandez pas d'approuver sire, ils cesseraient vite d'obéir"

Jean Luc Moreau est Guccio, le neveu de Tolomei, un jeune homme gentil mais naif. Le comédien le joue en faisant ressortir le côté futile du personnage, présent de 1 à 6. Jean Luc Moreau a fait surtout carrière à la télévision et au théâtre. Il fut la vedette de la série « Merci Sylvestre » en 1982.

Catherine Rouvel (« Borsalino » au cinéma) est le personnage vénéneux de Béatrice d'Hirson, suivante de Mahaut et complice voire instigatrices des empoisonnements. absente de l'épisode 2.

Louis Seigner, le banquier Spinello Tolomei, présent du premier au sixième épisode, sa première scène lors de l'exposition des personnages dans "le roi de fer" lui permet de faire un clin d'oeil au public, sa dernière, celle de sa mort dans le 6; se termine aussi dans la comédie


Georges Ser, présent dans les 1 à 3, joue le roi louis X mélange de crétin et de salaud, sa meilleure scène est dans le 3 quand il part en toussant ce qui donne à Mahaut l'idée de l'empoisonner. Après une carrière télévisuelle, « Ton amour et ma jeunesse » (1973), « Molière pour rire et pour pleurer » (1973), il a mené une carrière très discrète

 

 

 

EPISODE 2 LA REINE ETRANGLEE 4 / 4


Le second épisode est sombre: fin du règne de Philippe Le Bel dont l'héritage est dilapidé par le conflit entre les hauts barons (Charles de Valois, Robert d'Artois) et les bourgeois (Marigny). Catherine Hubeau joue le rôle d'une Blanche De Bourgogne qui a perdu un peu l'esprit et menace de se suicider. Marguerite finit donc par abdiquer et écrit ce que Druon a intitulé dans son chapitre du livre "La lettre du désespoir". Mais Marigny ne veut pas que le mariage de Louis le Hutin soit trop vite annulé, et brûle la lettre signant ainsi son arrêt de mort et celui de Marguerite. Pour se passer de pape afin d'annuler le mariage, Le Hutin et Charles de Valois décident de faire assassiner Marguerite dans sa prison: "Qui nous dit que Marguerite n'est pas proche de sa fin, et que l'on se plaît à nous le cacher?" dit Valois. "Il est vrai que l'émotion d'une visite" répond Louis X.
"Sot que je suis, Marguerite n'a pas le droit de recevoir de visites" dit Valois. "Qui a dit cela?" s'insurge Le Hutin. "Marigny"....
"Je lève ma main de dessus lui" dit le roi.

La merveilleuse Catherine Hubeau, trés émue lorsque je l'ai eue au téléphone, sensible à mon admiration pour Muriel Baptiste, m'a aussi parlé du destin tragique du comédien qui jouait avec elles, Patrick Lancelot, mort dans un accident d'avion en faisant les repérages du film "le raid". J'ai eu au téléphone Enguerrand de Marigny/André Falcon et Blanche de Bourgogne/Catherine Hubeau, et je peux vous dire que c'est irréel, car leur voix n'a pas changé depuis 1972.

Enfin, j'ai une pensée pour le comédien Bruno Balp, que j'ai contacté début avril 2008, car il jouait le rôle de Bersumée, le gêolier de Marguerite et Blanche. Il a été aimable mais m'a dit: "Vous savez, pour moi, "les rois maudits", cela fait plus de trente ans, si vous voulez des renseignements, demandez plutôt à Catherine Hubeau. Bruno Balp ne se souvenait plus du tout de Muriel Baptiste/Marguerite mais avait conservé des contacts avec Catherine. J'ai été sans le savoir l'un des derniers à parler à Bruno Balp, décédé fin mai 2008 des complications d'une opération au genou.
Paix à son âme.

 

EPISODE 3 : LES POISONS DE LA COURONNE 4 / 4


Cet épisode, à la différence des deux premiers, s'écarte du roman de Druon en raison de la volonté de Barma de faire du "théâtre filmé". Nous ne vivons pas ainsi le début de l'histoire où Clémence de Hongrie, future seconde épouse de Louis X, Guccio Baglioni et Hugues de Bouville manquent de périr dans une tempête en Méditerranée.


L'épisode commence par la bataille entre l'armée de Louis X, commandée par Gaucher de Châtillon (Jean Chevrier, dans l'un de ses derniers rôles) et les flamands. Les français sont enlisés dans la boue
. Trop heureux d'aller se marier avec Clémence (Monique Lejeune), Louis X bat en retraite et se rend à Reims pour le mariage. La famine a manqué emporter Marie de Cressay que Guccio Baglioni sauve en faisant du chantage auprès du prévôt. Les deux amoureux décident de se marier en secret avec l'aide d'un moine que l'oncle du jeune lombard, Spinello Tolomeï, met à sa disposition. Très vite, Marie est enceinte. Les châtelains de Cressay veulent tuer Guccio qui est obligé de s'enfuir.

Clémence de Hongrie va de désillusions en désillusions Marguerite a été assassinée. Clémence demande alors à Louis de faire un pélérinage pour obtenir le pardon de Dieu.

A peine délivrée de Dourdan, Jeanne de Bourgogne (Catherine Rich) tombe, avec Béatrice d'Hirson, entre les mains des partisans de Robert d'Artois. Son mari Philippe vient la délivrer, avec une véritable armée, et fait comprendre aux amis du baron écarlate qu'ils offensent le roi. Philippe joue ainsi le parti de Mahaut contre Robert.
Toutefois, Charles de Valois aide Robert à demander à Louis X qu'il ordonne à Mahaut la restitution de ses terres. Tandis qu'il part en toussant, Mahaut imagine de l'empoisonner. Avec Béatrice et Jeanne (qui est enceinte, comme Clémence), elle dépose lors d'une visite à la reine des dragées empoisonnées.
La nouvelle de l'empoisonnement du roi alarme la cour et Hugues de Bouville est chargé de protéger l'enfant à naître de la reine Clémence.
Quant à Guccio Baglioni, il s'enfuit vers Lyon pour donner le message de la mort de Louis à Philippe de Poitiers.

C'est un très bon épisode, moins triste que le précédent, riche en rebondissements, et qui permet le retour d'Hélène Duc et Catherine Rouvel absentes du second volet. Nous assistons à l'affrontement de Mahaut et de Robert, et les comédiens Hélène Duc et Jean Piat dominent l'épisode. Georges Ser (Louis X) dont c'est le second et dernier épisode en vedette, est en quelque sorte relégué au second plan. Quelques grands numéros d'acteurs: en tête, le catalan José Maria Flotats en Philippe, Louis Seigner toujours incontournable en Tolomei, Catherine Rouvel envoûtante en empoisonneuse. Cet épisode fait partie d'un arc qui va du premier "Le roi de fer" au quatrième "La loi des mâles". En dehors des personnages qui sont morts, on retrouve les mêmes comédiens. La série va perdre un peu d'efficacité avec l'opus 5 "La louve de France" qui en transposant l'action au delà de la Manche, va nous faire perdre la continuité de la malédiction.

 

EPISODE 4 : LA LOI DES MALES 4 / 4

 


Cet épisode où il ne se passe pas grand chose, repose entièrement sur les épaules du comédien José Maria Flotats. Par son jeu (C'est un comédien réputé en Espagne), il va cependant nous tenir en haleine. Lors du remake peu inspiré de Josée Dayan en 2005, cette dernière passera directement des "poisons de la couronne" à "La louve de France".

A Lyon, Philippe de Poitiers est décidé à devenir régent. Il complote avec brio, dupe Charles de Valois, Robert d'Artois et même son propre frère Charles de la Marche (Gilles Béhat) pour prendre le pouvoir. Il oblige les cardinaux à élire un pape. C'est Monseigneur Duèze (Henri Virlojeux) qui se faisant passer pour moribond, va par ruse se faire désigner par ses pairs, dont son rival, le cardinal Caetani.

Reste qu'il n'y a pas de roi, sauf l'enfant à naître de Clémence. Si c'est un mâle, le trône lui revient. Mais si c'est une fille, la petite Jeanne, fille de Marguerite de Bourgogne, lui serait préférée. Les deux parties en présence, Mahaut avec son gendre Philippe, et Charles de Valois et Robert d'Artois, conviennent de revenir à loi salique qui empêche une femme de régner. Jeanne (la fille de Mahaut) met au monde un fils. Clémence aussi. La tentation est grande pour Mahaut de l'éliminer. Nous assistons à cet échange savoureux entre Hélène Duc et Catherine Rouvel.
"Madame, il me reste un peu de cette poudre, qui nous a tant servie" (à empoisonner Louis X) dit Béatrice.
"Deux une année, c'est un peu trop, souffrons un peu celui qui vient de naître", répond Mahaut.

Mahaut avoue à son gendre Philippe qu'elle a (je cite) "fait passer son frère outre". Celui-ci est scandalisé. "Si j'avais su que ce soit à ce prix", dit Philippe. Mais petit à petit, l'idée d'éliminer Jean, le fils de Louis X et de Clémence de Hongrie, se concrétise. "Il m'a très bien compris" dit Mahaut à sa suivante Béatrice. Il, c'est bien sûr le régent, son gendre.

Comprenant qu'on va empoisonner le petit roi, Hugues de Bouville et son épouse substituent l'enfant à celui de Marie de Cressay et Guccio. Et Mahaut avec un mouchoir empoisonné tue le fils des amours du jeune couple interdit et persécuté.


Philippe devient roi sous le nom de Philippe V. Robert s'est révolté. Sommé de se rendre devant l'armée de Philippe, il demande un procès où il conte révéler que Mahaut et Philippe V ont fait assassiner le petit Jean. Philippe V déjoue la manoeuvre. Très bel affrontement entre le roi et le baron, et deux comédiens au sommet de leur art, José Maria Flotats et Jean Piat.

 


Dans cet épisode, on peut noter la participation dans un court rôle (Madame de Bouville) de l'épouse de Jean Piat, Françoise Engel, décédée en 1995, et qui était une professeur de théâtre de grande réputation. Encore un volet où l'affrontement entre Mahaut et son neveu Robert est majestueux.
L'épisode suivant va cependant bien nous frustrer.

 

 

EPISODE 5 : LA LOUVE DE FRANCE 3 / 4

 


Cette-fois, nous traversons la Manche et laissons tous nos personnages familiers pour retrouver Isabelle (Geneviève Casile), fille de Philippe Le Bel, "la louve de France", dont le mari, Edouard II (Michel Beaune), est homosexuel et lui préfère un favori, Hugh le Despenser. Isabelle se réfugie en France où règne son dernier frère, Charles (Gilles Béhat), Philippe V s'étant empoisonné en buvant de l'eau polluée. Elle n'y vient pas seule, et devient la maîtresse de Roger Mortimer (Claude Giraud), un baron anglais en révolte. Mais devant les menaces de Edouard, le lâche et médiocre Charles IV, conseillé aussi par Mahaut qui veut se venger d'Isabelle, expulse sa soeur vers l'Angleterre. Mortimer a le temps de fomenter un coup d'état et Edouard est destitué, tandis que Hugh est cruellement exécuté. Edouard abdique en faveur de son fils, mais Mortimer, jaloux, le veut mort. Edouard sera assassiné "par où il a pêché" avec un tisonnier. Un crime sans traces...

Cet épisode nous réserve une surprise: le retour éclair (une scène de flash back) de Marguerite de Bourgogne (Muriel Baptiste) lorsque Isabelle devient la maîtresse de Mortimer et regrette amèrement sa dénonciation de 1314. Mais ce qui est un peu dommage, c'est la trop rapide disparition de José Maria Flotats (dont Jean Luc Moreau/Guccio nous explique le sort dans le résumé des épisodes précédents), la disparition d'un autre personnage clef et picaresque, Charles de Valois, qui meurt d'une attaque cérébrale. Tous les nouveaux personnages anglais nous proposent de nouvelles intrigues qui n'ont plus guère de rapport avec ce qui s'est passé dans les épisodes 1 à 4, et cela désoriente le téléspectateur.
Claude Giraud, populaire pour avoir été le héros de deux feuilletons télévisés "Les compagnons de Jéhu" et "Sébastien parmi les hommes", et que l'on reverra l'année suivante dans l'un des principaux rôles des "Aventures de Rabbi Jacob", vole la vedette aux Hélène Duc, Jean Piat, Louis Seigner, qui jusque là tenaient les rennes de la série. Surtout, on nous présente beaucoup trop de nouveaux personnages: le fils d'Isabelle Edouard prince de Galles (incarné par le superbe et regretté comédien Jean Louis Broust dont personne n'a signalé le décès prématuré en 2006), Tors Col (joué par William Sabatier, second rôle incontournable du cinéma et de la télé dans les années 60-70). Les quatre premiers épisodes nous avaient familiarisé avec une intrigue née du supplice du grand maître des templiers, Jacques de Molay, et de la malédiction lancée de son bûcher.
En janvier 1973, la dernière scène de cet épisode, diffusée en "prime time" fit scandale, celle du supplice du roi Edouard. Le lendemain de la diffusion, Claude Barma du venir d'expliquer au journal télévisé de la seconde chaîne ORTF. C'était une autre époque où le public n'était pas habitué à des scènes de ce genre, qui ne feraient plus broncher personne aujourd'hui.

 

EPISODE 6 : LE LIS ET LE LION 4 / 4


Retour au combat de Robert d'Artois pour reconquérir son comté. De fait, c'est ce personnage qui est mis en lumière tout au long de l'épisode, et non un monarque. Le fils d'Isabelle, Edouard III, se révolte contre Mortimer qu'il fait pendre. La louve de France ne paraîtra plus jamais en cour. Robert par mariage est devenu le beau frère du nouveau roi, Philippe VI de Valois, fils de Charles de Valois. Il fait fabriquer de fausses preuves et profite de l'amour de Béatrice d'Hirson qui empoisonne pour son compte Mahaut d'Artois et Jeanne de Bourgogne. Mais la soeur cadette de Marguerite, Jeanne la boîteuse, devenue reine, a enfin trouvé sa vengeance. Elle se sert de son royal époux pour confondre Robert qui refusera de renoncer et s'exilera en Angleterre. De là, il persuade le fils d'Isabelle, Edouard III, qu'il est l'héritier du trône de France. Robert complote aussi avec les flamands. Il finit par déclencher la guerre de cent ans entre les deux pays mais trouve la mort après avoir reçu une flèche à Vannes.

Jean Piat est d'un bout à l'autre la vedette de l'épisode, omniprésent dans chaque scène. L'épisode est celui qui est le moins fidèle au roman de Druon. Toute la scène de la mort de Robert où il regrette d'avoir fait étrangler Marguerite a été inventée pour l'écran. Druon ne termine pas le roman avec la mort de Robert mais s'intéresse au sort du petit roi Jean, fils de Guccio, partie du roman que Barma a décidé de ne pas adapter.
Il faudrait citer tous les comédiens tant ils sont brillants: Jean Paul Zenacker est déjà un notaire vénéneux, Maître Tesson, avant de devenir célèbre en 1976 avec "La poupée sanglante" puis "L'ïle aux trente cercueils", le regretté Jean Louis Broust un roi plein de charisme et de force évoquant un jeune Georges Marchal, Benoît Brionne un truculent nouveau roi de France, la jolie nouvelle reine d'angleterre Françoise Burgi alias Philippa de Hainaut.
Robert d'Artois l'avoue lui-même: sans Mahaut, il n'a plus d'adversaire à sa hauteur et le regrette. Jean Piat et Georges Staquet (son fidèle Lormet) marchant dans un Artois de pacotille, très blé jaune made in SFP, réussissent à nous faire oublier les décors et à nous captiver. Jean Piat marque à tout jamais de son talent et de son empreinte le personnage du baron écarlate. Il a trouvé là le plus beau rôle de sa carrière.
A noter une courte apparition de Christian Barbier ("L'homme du Picardie") en comploteur flamand. Certains comédiens de cet épisode comme Jean Louis Broust mais aussi Françoise Giret (qui joue la femme de Robert) ont disparu oubliés des médias.
La scène de la mort de Tolomeï permet une ultime formidable création de Louis Seigner, tout comme celle de Mahaut pour Hélène Duc. Catherine Rouvel joue aussi ses plus belles scènes après avoir été dans l'ombre de Mahaut. La série se termine en beauté et reste inégalable. Ce n'est pas le médiocre remake 2005 de Josée Dayan qui la fera oublier.

Lire la suite

Les études sur la série de Barma "Les rois maudits"

26 Février 2009 , Rédigé par patricks Publié dans #LIVRES

Peu d'analyses ont été aussi pertinentes au sujet des "Rois maudits" version Barma (puisque maintenant, depuis le remake de Josée Dayan, on est obligé de le préciser) que celle publiée par Historia en 1999.
Un numéro que je recommande, on le trouve encore sur internet à des prix modiques.
Dans "Les feuilletons historiques à la télévision française", gros volume publié chez Huitième Art, la série est seulement survolée, il y a peu de photos et aucune de Muriel Baptiste.
J'ai constaté qu'avec les navigateurs intenet, la vitesse d'affichage voire l'affichage tout court des photos de mon blog varie. Ce soir sur Mozilla Firefox, on ne pouvait voir que certaines photos, alors que Avant Browser (dérivé de Internet Explorer) affichait mon blog correctement.
Voici la couverture du magazine Historia  N° 628 d'avril 1999.

Historia-1999.jpg

Lire la suite

Muriel dans "Historia"

25 Février 2009 , Rédigé par patricks Publié dans #ALBUM PHOTOS

NOUVEAU SCAN HISTORIA JANVIER 73

 

 

 

lastscan.jpg    

 

En 1973 puis 1999, photos de Muriel dans "Historia"


Muriel Baptiste est apparue deux fois dans "Historia".
La première fois, c'était en couverture du numéro 314 de janvier 1973, "Les dames de la Tour de Nesle", la même photo fut à l'époque publiée en couleurs également dans l'éphémère magazine "Télé Succès" qui proposait des fiches à découper de chacun des personnages des "rois maudits".
Dans le numéro 314, l'article parle des princesses de Bourgogne et montre des illustrations, des dessins, mais aucune autre photo de Muriel, tandis que Catherine Hubeau et Catherine Rich ne sont pas représentées.
Je parlais hier dans un billet des chansons des années Muriel, en pages 2 et 3 de cet Historia, nous avons une pub pour le club Dial avec des 33 tours et musicassettes d'artistes de l'époque: Marcel Amont, Séverine, Jacques Brel, Marie Laforêt, Demis Roussos, Alexandre Lagoya, Philippe Clay, Melina Mercouri, Georges Moustaki et... Alan Stivell pour l'album "Reflets" (Voir mon article sur Alan Stivell et sa chanson "Tri Martolod)".

Quatre ans après la mort de Muriel, Historia sort un spécial "Rois maudits",  c'est le numéro 628 d'avril 1999. Nous avons là un épais dossier sur la série, en couverture couleurs Hélène Duc, Jean Piat et Gilles Béhat, à l'intérieur, une pub pour le coffret VHS  (Page 45), pas d'indication que l'éditeur est TF1 Vidéo, Historia vous propose d'acheter le coffret pour 266 francs (234 francs + 32 francs de frais d'envoi).
Les photos d'acteurs sont nombreuses, mais nous en avons une seule de Muriel en noir et blanc, dans sa prison de Chateau Gaillard.
En photos, nous avons Xavier Depraz (pages 4 et 37), Piat, Behat et Hélène Duc à nouveau (page 35), Georges Marchal (page 42), JM Flotats, Gilles Béhat, Catherine Rich, Catherine Hubeau, Jean Deschamps et Régis Outin (page 43), Piat et Geneviève Casile (page 44), Marcel Jullian et Claude Barma (même page), Marchal et Flotats (Page 46), en noir et blanc les princesses, à commencer par Catherine Rich (page 48), Muriel et Catherine Hubeau (page 49), Geneviève Casile et Jean Deschamps (page 50),  Georges Ser (page 54), Flotats et Béhat (page 55), et encore José Maria Flotats (Page 60).
Les articles sont signés Marcel Jullian, Jean Favier, Evelyne Lever, Françoise Autrand, Cyril Pons, Claude Gauvard, Erik Pigani.
Dans le long entretien avec Marcel Jullian, si Claude Barma est évoqué, son décès en 1992 ne l'est pas. Je n'ai pas le temps de tout relire pour ce billet, mais ne le trouve pas mentionné de façon évidente.
Quand à Muriel, comme pour le fascicule "Maigret aux assises" en décembre 2004, il n'est fait nulle mention de son suicide, alors que l'info avait figuré en 1999 dans "Le dictionnaire des comédiens français disparus" d'Yvan Foucard.

Lire la suite

Les blogs sur Muriel

25 Février 2009 , Rédigé par patricks Publié dans #LIENS INTERNET SUR MURIEL

Plusieurs personnes se sont abonnées au fil permettant de recevoir les news. J'en suis heureux car cela démontre que Muriel Baptiste n'est pas oubliée.
Ce jour, il y avait un joli commentaire d'une Lily sur le centerblog "fans de muriel baptiste":

25/02/2009
Muriel était absolument sublime de beauté et de talent dans le rôle de Marguerite de Bourgogne. C'est une comédienne que j'aimais beaucoup.
J'ai appris, pas hasard, qu'elle avait mis fin à ses jours... La presse n'en a jamais parlé. C'est écoeurant.


Pourquoi y-a-t-il un oldiblog (devenu kazeo), un centerblog, un skyblog ("Muriel Baptiste forever"), un blogsport ("Muriel Baptiste éternelle"). En voici rapidement la raison: en décembre 2005, j'ai mis en ligne avec Oldiblog "Fans de Muriel Baptiste". Très vite, je me suis rendu compte que le nombre de visiteurs était élevé en raison d'un compteur non fiable, à chaque mise en ligne d'un article, correction, ajjout d'une news, d'une photo, je générais artificiellement des visiteurs. Il y en a plus de 100 000 aujourd'hui, mais ce nombre n'est pas le reflet d'une réalité.
Ensuite, Oldiblog tombait souvent en panne. Erreur de récupération des identifiants. Cela empêchait non seulement les modifications mais aussi les visites. Une personne qui a partir de google trouvait le blog tombait sur un lien mort, sur un site en panne.
J'ai voulu créer l'équivalent sur Skyblog, mais c'est une audience plus jeune qui est ciblée (Celle de Skyrock) et d'autre part, il n'est possible d'écrire qu'en caractères beaucoup trop petits.
Je me suis tourné alors vers "Centerblog", mais uniquement comme blog de sauvegarde des informations données sur Oldiblog, car Centerblog offre moins de possibilités (pas de différences entre news et articles, pas de galerie photos, etc...)
Une personne a attiré mon attention sur blogspot et aidé à mettre en place "Muriel Baptiste éternelle". Malgré cela, Blogspot (mais peut être ne suis-je pas assez doué?) offrait moins de possibilités et de fonctionnalités qu'Oldiblog. Il y avait par contre un véritable compteur de visites.
Le rachat avec migration obligatoire de Oldiblog par Kazeo fut une catastrophe: textes illisibles, galerie photo se limitant à une bande défilante, et des pannes, toujours des pannes, sans parler de l'extrême difficulté d'ajouter des news ou des photos. La gestion devenait très difficile par rapport à Oldiblog. Voilà la raison de ce nouveau blog, chez over blog.
J'ai laissé les autres blogs sans les supprimer, mais m'applique à mettre à jour celui-ci. Muriel n'ayant connu que dix ans de carrière et une vingtaine de rôles, le stock de photos existantes est vite épuisé. Les photos tirées de films de télévision en constituent la plus grande part, il y aussi quelques photos où Muriel prend la pose mais elles sont de quantité moindre, hélas.
Heureusement, il reste encore beaucoup de choses à dire sur Muriel, d'informations à reproduire, et de temps en temps, la magie internet fait qu'un témoin se manifeste. La personne qui a rencontré Muriel en décembre 1978 nous en a appris beaucoup sans le savoir, car sans ce témoignage précis, on pourrait situer les ennuis de santé de Muriel dès 1974-75, alors qu'en décembre 1978, elle était comme nous la connaissons.
Le premier témoignage faisant état d'une prise de poids de Muriel date de 1979 et m'a été relaté par sa meilleure amie comédienne, Annie S.
Fin de cette parenthèse pour expliquer l'existence de plusieurs blogs Muriel sur la toile.

Cette photo en noir et blanc montrant Muriel hors plateaux de tournage fut publiée dans le télé poche qui lui accordait une interview de deux pages en juillet 1972.


Nouveau scan Muriel dans un pré

Lire la suite

Le premier rôle au cinéma de Muriel

24 Février 2009 , Rédigé par patricks Publié dans #CARRIERE DE MURIEL

En 1965, Muriel Baptiste n'aurait pu faire un pire choix que "Déclic et des claques" de Philippe Clair. Pistache, le rôle que joue Muriel, est totalement muet. La comédienne y joue les potiches, alors qu'elle avait un immense talent. Elle avait déjà triomphé au théâtre dans "Gigi" et allait devenir une vedette de télévision avec "La princesse du rail".

Le film est tellement médiocre qu'il est difficile à supporter jusqu'au bout. De plus, les scènes avec Muriel sont éparpillées tout au long du métrage. On la voit au début à Paris, harcelée par une bande de dragueurs menée par Philippe Clair. Elle fait partie ensuite d'une scène comique au bord d'une piscine où se déroule une bataille de couscous. Les invités d'un repas se jetent du couscous à la figure et finissent par tous se jeter dans une piscine.

Dans la toute dernière scène du film, Muriel tape à la machine. Elle joue un rôle de femme objet et méritait vraiment mieux pour ses débuts au cinéma.

Muriel-a-ses-debuts.jpg


Le film n'a été diffusé qu'une fois, un lundi après midi sur la Une, au début des années 70.

Lire la suite

Les chansons des "années Muriel"

24 Février 2009 , Rédigé par patricks Publié dans #NOSTALGIE 70

Parce qu'en pleine euphorie post première diffusion des "rois maudits", j'ai découvert le 45 tours d'Alan Stivell "Tri Martolod" un jour de mars 1973, que ce même jour (vendredi 16), en sortant de chez le disquaire, je suis tombé sur la vitrine d'un libraire où se trouvait le livre "la reine étranglée" avec Muriel en couverture, c'est cette chanson qui dès que je l'écoute évoque à ma mémoire la comédienne.
De plus, cette musique bretonne a des accents médiévaux.

L'été 1973, toujours fou de Muriel (revue à la télévision en février dans "Les risques du métier" et en mars avril dans le feuilleton "Le premier juré"), c'est une chanson qui passait en radio "Chante, comme si tu devais mourir demain" de Michel Fugain et le Big Bazar qui me faisait penser à elle. Et aussi un peu une chanson que mes parents écoutaient, "La maladie d'amour" de Michel Sardou.

Une autre chanson (peu connue), dont j'ai acheté le 45 tours pendant la diffusion des "rois maudits", s'est associée à ma passion pour Muriel: "Sous le ciel de feu" par Herbert Léonard, générique du feuilleton "Docteur Caraïbes" avec Louis Velle.

Fin 1975, alors que la carrière de Muriel était terminée, est sortie la chanson de Dave, "Du côté de chez Swann". Au fil des ans, cette chanson souvenir sur l'adolescence ("On oublie, hier est loin, si loin d'aujourd'hui") est celle qui m'a fait le plus penser à Muriel Baptiste.

D'autres titres aussi comme "Je suis" de Nicole Rieu. Je ne sais pas quels étaient les goûts musicaux de Muriel Baptiste, mais à l'époque où on la voyait en télévision, ce sont les chansons que j'évoque que l'on entendait en radio et à la télévision. Ces chansons là se sont associées bien malgré moi à la comédienne.

toutes-mes-annees-60.jpg

Lire la suite

Article Télé 7 Jours de mai 1971

24 Février 2009 , Rédigé par patricks Publié dans #INTERVIEWS DE MURIEL

LE TIERCE TV DE MURIEL BAPTISTE

"J'ai eu beaucoup trop de chance au départ", avoue Muriel Baptiste. "Tout venait à moi. On m'a proposé le rôle de Gigi alors que, après avoir été secrétaire, j'étais mannequin chez Catherine Harlé. Pendant un certain temps, j'ai marché à côté de mes souliers..."

Mais on a pu la voir étudier sagement son rôle, la semaine dernière, devant le théâtre Marigny, en attendant la répétition de "Zoé", la pièce dans laquelle vous la retrouverez "au théâtre ce soir". Car "Zoé", avec un "Maigret aux assises", et une "Double vie de Mlle de la Faye", constitue le tiercé des pièces qu'elle jouera pour la télévision à la rentrée.

Article paru dans Télé 7 jours en mai 1971

Theatre Marigny 02

Lire la suite

Mon sentiment de culpabilité

24 Février 2009 , Rédigé par patricks Publié dans #DIVERS

Avec Jean Piat

 

C'est un étrange sentiment de culpabilité qui s'est emparé de moi ces derniers temps, et que j'avais jamais éprouvé,

Envers Muriel Baptiste, j'ai eu deux sentiments très forts: l'amour très jeune (Un amour naïf et candide), et le chagrin depuis que j'ai appris la nouvelle de la mort de l'actrice, J'ai su cette tragique information le dimanche 6 novembre 2005 en fin d'après midi, d'un suicide datant à l'époque de dix ans (Jeudi 7 septembre 1995), Ce chagrin d'ailleurs ne fait étonnament que grandir au lieu que je fasse mon deuil,

Le sentiment de culpabilité vient du fait qu'en 1974, je ne me sois pas davantage inquiété de ce que devenait Muriel, Je n'étais pas quelqu'un de très mature, je prenais la vie comme elle venait avec une grande passivité, Je n'ai eu par exemple mon courrier personnel qu'en novembre 1976, Ma première lettre – je m'en souviendrais toujours – fut adressé à un collectionneur belge, Monsieur André Siscot, qui vendait des affiches de James Bond,

Lorsque j'ai mené une enquête « approfondie » pour retrouver Muriel, j'avais 28 ans, c'était en avril 1987 lors de la troisième diffusion des « Rois maudits » (Muriel en avait 44 et huit ans la séparaient de son geste fatal), j'étais alors un adulte qui avait tous les moyens (Minitel, Téléphone, Courrier, Recherhes) pour faire ce que j'aurais dû accomplir en 1974, En 1987, il était trop tard, en 1974, j'étais trop jeune,

Pour l'anecdote, je me souviens que nous avons eu le téléphone au domicile familial,,,en 1978,

Mon sentiment de culpabilité n'est sans doute pas justifié, Et puis, quel est le poids d'un simple « fan » dans le destin tragique de Muriel Baptiste, Je n'aurais sans doute rien changé à l'histoire, Mais je m'en veux quand même,

 

Lire la suite

Le petit blog du souvenir

23 Février 2009 , Rédigé par patricks Publié dans #DIVERS

Ce petit blog du souvenir de la belle princesse du rail, reine de Bourgogne, continue. Si vous disposez d'infos inédites, n'hésitez pas à me contacter...


Muriel et Catherine Hubeau en 1972

vlcsnap-2012-11-18-18h05m08s135

Lire la suite
1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 > >>