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Fans de Muriel Baptiste

Jeudi 31 août 1972

31 Août 2011 , Rédigé par patricks Publié dans #JOURNAL 1972

Les-sultans_12.jpg

 

 

Nous sommes à quelques jours du drame des jeux de Münich. A la télé se poursuit la série "Aventures australes". Très franchement, ce feuilleton est d'une banalité telle que le manquer ne me fait ni chaud ni froid.

 

Je regretterai davantage les prochains "Mardi Soir" qui n'ont jamais été rediffusés : "De l'amour à la haine" avec Lesley Warren et "Vengeance en différé" avec Anthony Perkins.

 

Toujours aucun programme avec Muriel Baptiste, omniprésente dans mes pensées. Après m'être facilement habituée à la voir deux fois par jour, il est dur de gérer son absence. Mais à Bagnoles de l'Orne il n'y a pas la télévision et si la cure de ma mère dure 21 jours, nous sommes absents, trajet compris, environ 32 jours, du 16 août au 16 (ou 15?) septembre. Donc si Muriel passe en télé, je la raterai.

 

Il n'y a pas de lassitude à Bagnoles même si le jour où nous rentrons, c'est avec joie que je retrouve Montélimar. Là, ce sera pile pour la rentrée des classes en quatrième, cette année scolaire 1972 1973 s'avérant mémorable (J'en ai parlé sur ce blog) puisque Muriel enchaînera les apparitions de décembre 1972 à mai 1973.

 

L'un des endroits où nous nous rendons le plus souvent est La Ferté Macé, situé à quelques kilomètres de Bagnoles, où il y a un marché. Domfront est plus éloigné mais ne nous fait pas peur, la crise pétrolière n'arrivera qu'en octobre 1973 et l'essence ne coûte pas cher.

 

Je regrette l'absence d'un poste de radio qui aurait associé août 1972 à des musiques de l'époque.

 

 

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Mercredi 30 août 1972

30 Août 2011 , Rédigé par patricks Publié dans #JOURNAL 1972

Voilà le mois d'août qui se termine paisiblement, et la deuxième semaine à Bagnoles de l'Orne est bien entamée.

 

A choisir,  je préfère l'été 1973, d'abord parce que je connaissais les lieux  et y revenait avec enthousiasme, et que j'étais encore plus amoureux de Muriel, puisque j'avais vu "Les Rois maudits" pendant l'hiver.

 

Je portais fièrement la chevalière (que j'ai toujours mais qui ne me va plus) avec M gravé à l'intérieur.

 

C'était un bijou acheté à la Chapelle Montligeon. En juillet 2006, j'y suis retourné, constatant que c'est tout de même à 90 kilomètres de Bagnoles.

 

Le magasin où mes parents m'avaient acheté la chevalière n'existe plus, il y en a un autre, et tandis que cette chevalière ne se fabrique plus,  le hasard ou la providence a voulu que j'en trouve une.

 

Malheureusement, même si elle était ouverte et s'adaptait (péniblement) à mon annulaire, le motif (qui représente la cathédrale) est tombé un jour de Juin 2007. Je l'ai perdu et l'objet n'a plus d'intérêt.

 

En 2006, j'ai inscrit Yvette Baptiste aux messes perpétuelles pour les disparus au sanctuaire de Montligeon.

 

L'endroit est surprenant, en pleine campagne, à la sortie de Mortagnes sur Perche surgit les deux pointes de la cathédrale.

 

Si elle n'a plus de famille, au moins Muriel a un fan qui pense à elle et il reste quelque part une trace d'elle dans ce sanctuaire.

 

L'inscription n'est pas gratuite, et j'ai eu un certificat à son nom pour des messes perpétuelles.

 

 

Les chevaliers du cielLes sultans 2

 

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Mardi 29 août 1972

29 Août 2011 , Rédigé par patricks Publié dans #JOURNAL 1972

Un très bon neuvième épisode de "Mardi soir" : "Femmes sauvages" avec Anne Francis. Aux Etats Unis, le téléfilm a été diffusé en 1970 sous le titre "Wild women".

 

Le point commun entre les 12 épisodes de "Mardi soir" est qu'il s'agit de téléfilms produits par Aaron Spelling (célèbre aussi pour "Drôles de dames", "Starsky et Hutch" et "Dynastie"). En 1974, la première chaîne de l'ORTF diffusera le vendredi soir une seconde saison sous le titre "Suspense".

 

Les américains ont vu les 12 "Mardi soir" et les 13 "Suspense" comme des téléfilms unitaires, c'est à dire indépendants. Le seul point commun est le producteur.

 

"Suivez Budard" lamentable remplaçant des "Dernières volontés de Richard Lagrange" s'est terminé et un feuilleton réalisé par Roger Burckhardt, "Danse sur un arc en ciel" (le réalisateur de "Richard Lagrange" et "Le Premier juré") l'a remplacé. Je me souviens de la musique, assez entraînante, mais il est évident que lorsque je rentrerai de Bagnoles de L'Orne, il sera presque terminé.

 

Et puis le deuxième épisode des "Corsaires" (snif).

 

A Bagnoles de l'Orne, la nouvelle semaine a commencé. Je ne me lasse pas des promenades en forêt : elle est juste en face de la pension de famille, et mon chien peut y courir en toute sécurité.

 

Dire qu'aujourd'hui, ce paradis n'existe plus!

 

Il faudra attendre le quatrième séjour, en 1975, pour avoir la télé en vacances à Bagnoles de l'Orne, mais Muriel ne sera plus là.

 

Avec Jean MarsanDans Télémagazine 23 février 1967LANCELOT DU LAC NOUVEAU SCAN 3

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Lundi 28 août 1972

28 Août 2011 , Rédigé par patricks Publié dans #JOURNAL 1972

J'ai oublié de signaler que le dimanche 27, il y avait le passionnant feuilleton "Le Prisonnier", deuxième épisode "Echec et mat".

Une semaine avant, la série commençait avec "Liberté pour tous".

 

Je regrettais vraiment de rater cette série dont j'avais vu deux épisodes en 1971. Lorsque l'on a vu un épisode, on est fasciné par la série qui est un mélange singulier d'espionnage et de fantastique.

 

Je prenais une grosse colère contre ma mère car ce lundi 28 août débutait la rediffusion de la série "Les Corsaires" avec Michel Le Royer, tout premier feuilleton que j'avais vu en novembre 1966. Il n'avait jamais été rediffusé, mais le sera à nouveau en octobre 1975.

 

A l'époque, c'était généralement deux diffusions et puis c'est tout. Depuis la télévision a changé ses pratiques.

 

"Les Corsaires" remplaçait donc "Bob Morane" dont je n'avais vu qu'un épisode sur les onze proposés (alors qu'il en existe 26 diffusés une seule fois en 1965).

 

Pas besoin d'avoir tenu un journal pour me rappeler ces incidents. 

 

En revanche, continuait sans que cela m'embête une seconde le soporifique feuilleton canadien du lundi soir sur la Une, "La feuille d'érable".

 

En somme, à 800 kilomètres de chez moi, je me tenais très au courant de l'actualité télévisuelle.

 

Mais par chance pour moi, je ne ratai rien avec Muriel, la chose devait se produire le lundi 21 mai 1973 avec la diffusion en après midi de son premier long métrage au cinéma, "Déclic et des claques", mais par chance, Télé Poche n'annonça pas la présence de ma chère actrice ce qui évita un drame.

 

Au bout de quelques semaines, la télévision commençait à me manquer. Je craignais surtout cette fameuse diffusion annoncée en septembre des "Rois maudits".

 

Interview 71

 

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Dimanche 27 août 1972

27 Août 2011 , Rédigé par patricks Publié dans #JOURNAL 1972

Les dimanches à Bagnoles sont consacrés aux excursions : en quatre ans, nous irons trois ou quatre fois au pont de Tancarville, idem à la Chapelle Montligeon, mais aussi à Deauville, Trouville, Lisieux, Avranches, Arromanches, le mont Saint Michel, Alençon (plusieurs fois par séjour), la biscuiterie de Lonlay L'abbaye, Domfront, La Ferté Macé, Saint Maurice du désert.

 

N'étant plus parti en vacances depuis l'été 1968, ces vacances 1972 avaient un goût de liberté.

 

Le slogan de l'époque était "Au volant, la vue c'est la vie", qui était collé sur le pare brise arrière de la Simca, sous forme de rectangle jaune autocollant.

 

C'est la première fois que je vis la marée (à Avranches, au Mont Saint Michel), je me suis baigné à Deauville et à Trouville.

 

L'été commencé par le grand retour de Muriel Baptiste, se poursuivant par ces vacances, semblait ne jamais avoir de fin.

 

De Muriel, j'ignorais qu'elle était petite (la télévision surtout à l'époque sans magnétoscope, ne le mettait pas en évidence, qu'elle s'appelait Yvette et non Muriel. Je ne savais pas son âge, si elle était mariée, en somme je ne savais rien d'elle. Je m'en rends compte aujourd'hui. Il n'y avait pas d'internet ou de moyens de communications comme aujourd'hui. Tout ce que je savais, je le glanais dans "Télé Poche".

 

Mais de cette actrice qui n'avait pas atteint la célébrité d'une Bardot ou d'une Deneuve, j'aimais le mystère, le secret de sa vie, et au fond, cela ne me gênait pas qu'elle ne soit pas plus connue, je la gardais pour moi. Du moins en avais je l'illusion.

 

J'avais trouvé je ne sais où que Muriel est un dérivé de Marie.

 

Muriel, sans le savoir, a pris la place de ma première petite amie, ou de mon amour d'enfance, de mon premier amour, celui que l'on n'oublie jamais.

 

17 la princesse du railAnnunciata et le dénouement de La Princesse du RailCinemonde

 

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Samedi 26 août 1972

26 Août 2011 , Rédigé par patricks Publié dans #JOURNAL 1972

C'est l'ouverture des jeux olympiques de Münich,qui doivent durer jusqu'au 11 septembre. Au matin du 5 septembre, le drame va commencer, les athlètes israëliens seront pris en otage par les terroristes palestiniens de "Septembre noir", et tout se terminera par un carnage.

 

Nous ne serons alertés que par la radio de nos voisins qui fonctionne sans arrêt. Ce drame continuera plusieurs années, puisque les israëliens enverront un commando vengeance qui tuera des innocents, notamment le frère de Chico des Gipsy kings, assassiné par erreur le 21 juillet 1973 en Norvège.

 

Mais pour parler de quelque chose de plus gai, durant les quatre séjours à Bagnoles de l'Orne, nous irons visiter le pont de Tancarville. Une immense allée de peupliers nous entraîne vers un bond vertigineux au dessus de la Seine. Cela valait vraiment la peine de rater quelques semaines de télévision.

 

Quant à Muriel, avec laquelle j'avais 16 ans d'écart, je regrette de ne pas avoir été plus âgé pour davantage profiter de sa carrière, puisqu'en 1972, celle-ci n'a plus que deux années, voire un an et demi, à venir. Elle s'arrête définitivement en juillet 1974.

 

 

 

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Mon chien et moi (la photo date d'avant 1975)

 

PONT DE TANCARVILLE

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Vendredi 25 août 1972

25 Août 2011 , Rédigé par patricks Publié dans #JOURNAL 1972

La télévision propose sur la Une "Le Pigeon" de Mario Monicelli, et sur la 2 "Entrez sans frapper", l'émission des frères Rouland.

 

"Flipper le dauphin" que j'avais laissé à son dixième épisode continue. Depuis ont été diffusés "Flipper commissionnaire" (18 août),  "Famille" (21 août), "Danger" (23 août) et c'est donc le quatorzième épisode "L'explosion", que je rate ce jour là. Deux autres seulement restent à diffuser la semaine suivante, puisque cette ultime saison comporte 16 épisodes.

 

A Bagnoles de l'Orne, j'ai pris mes quartiers. L'endroit est reposant sans être ennuyeux. En regardant les bibelots au marchand de souvenirs face au lac, je remarque des bracelets comportant tous les prénoms du calendrier et y cherche...Muriel.

 

Car Muriel ne quitte pas un instant mes pensées. Prenons par exemple cet immense parc qui va jusqu'au château (qui est la mairie), il est verdoyant. Comment ce paysage ne me porterait pas à la rêverie et aux pensées romantiques.

 

Je me demande souvent à l'époque ce que vont être "la double vie de Mlle de la Faille" et "Les Rois maudits", pour moi c'est le début d'une immense carrière. J'ai cependant un peu peur que Muriel ne devienne trop célèbre et  m'échappe.

 

Passion contemplative, sans aucune pensée sexuelle, Muriel est devenue l'icône de mon enfance. Je l'ai aimée dès 1967 et avec son retour en force en 1972, elle se grave dans mon coeur à jamais. Où était-elle à ce moment là ? Annie Sinigalia m'a dit qu'elles avaient passé des vacances en Espagne mais ne m'a pas précisé l'année.

 

Muriel gardait ses mystères et sa vie privée, ce qui permettait de faire encore plus travailler l'imagination. Il ne manquait que des musiques pour accompagner ces rêveries, ce sera chose faite en 1973 avec Michel Fugain et le big bazar et leur tube "Chante comme si tu devais mourir demain".

 

En août 1973, un an plus tard, je serai encore plus amoureux de Muriel (voir mon blog qui va jusqu'au 30 juin 1973). Muriel ne sera jamais une vieille dame. Je garderai d'elle éternellement l'image de ses trente ans.

 

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Jeudi 24 août 1972

24 Août 2011 , Rédigé par patricks Publié dans #JOURNAL 1972

Je me moquais ce jour là de rater "Aventures australes". Cette série insipide sera rediffusée chaque mercredi de septembre à novembre 1974.

 

En 1972, je ne pensais pas à l'avenir. Et pour moi, Muriel serait toujours là. Du fond des forêts de Bagnoles de l'Orne, elle était comme une fée immortelle. Je versais une larme lorsqu'elle mourait dans "La Princesse du rail", et six mois plus tard dans "Les Rois maudits", mais jamais  je ne pensais à sa mort.

 

Je vivais l'instant présent, je passais du stade de "gamin" à "adolescent pré pubère", et il me semblait que l'avant Muriel, c'est à dire l'avant juillet 1972, était loin. C'est comme si j'avais été coupé de tout le reste, de tout ce qui s'était passé avant.

 

J'étais amoureux, même si je subissais cette passion sans me poser de question. C'est peut être la clef du bonheur, ne pas penser au lendemain.

 

Vivre intensément l'instant présent. Malheureusement, je ne me doutais pas que Muriel était presque à la fin de sa carrière.

 

Je sais aujourd'hui que c'est une maladie qui l'a éloigné de moi, en 1974. Insouciant, je la rêvais irréelle et forcément immortelle en 1972.

 

Nous allions au marché à Domfront, et faisions des promenades à Tessé la madeleine, à un endroit qui n'existe plus et a été remplacé par une zône résidentielle.

 

J'ai eu la chance qu'il fasse beau en Normandie. J'ai connu la forêt quand elle était belle et verte. Je n'aurais pas dû y retourner en 2006.

 

Je naviguais dans le monde enchanteur de l'enfance, laissant les soucis à mes parents. Nous n'avions pas d'argent mais je ne m'en suis jamais rendu compte. Le bonheur était total, il allait durer encore quelques temps, et j'en ai profité.

 

 

 

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LONLAY L'ABBAYE

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Mercredi 23 août 1972

23 Août 2011 , Rédigé par patricks Publié dans #JOURNAL 1972

Le premier blog que j'ai fait sur Muriel Baptiste en 2005 était sur Oldiblog. Lorsqu'Oldiblog a migré vers Kazeo, j'ai été obligé de chercher ailleurs, puisque les fonctionnalités n'étaient plus les mêmes. Et voilà qu'Overblog nous annonce une migration. Pitié, pas çà!

 

En août 1972, j'achetais comme à Montélimar Télé Poche à Bagnoles de l'Orne, j'apprenais à cette occasion la diffusion de l'épisode de "Bob Morane" : "Le dragon des Fenstone". Je n'ai pas eu l'occasion de revoir la série.

 

Je pensais à Muriel qui m'avait tenu en haleine, émerveillé, tout le mois de juillet. Il faisait beau à Bagnoles et la Normandie se prêtait à la rêverie, avec ses forêts sans fin pour le promeneur solitaire que j'étais, enfin pas tout à fait solitaire puisque j'arpentais les forêts avec mon chien.

 

Quelle merveille lorsque même absente, une comédienne vous accompagne dans votre quotidien tellement vous l'avez en tête.

 

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BAGNOLES DE L'ORNE

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Mardi 22 août 1972

22 Août 2011 , Rédigé par patricks Publié dans #JOURNAL 1972

Mais où avais-je la tête ces jours-ci ? Je disais qu'en mon absence il n'y avait pas de bons programmes. Or dès le dimanche 20 août commençait la rediffusion d'une série de cinq épisodes du "Prisonnier" avec Patrick Mc Goohan.

 

La série était diffusée le dimanche à 18h30 après "Camion stop" de Jacques Solness. Elle avait été diffusée sur la 2 de mars à mai 1968, et depuis juillet 1971, elle était programmée en bouche trou.

 

Le gros point commun entre ce feuilleton et Bagnoles de l'Orne, c'est la station thermale. Dans "Le Prisonnier", série de science fiction et d'espionnage angoissante, un agent secret est retenu dans un "village" qui par certains côtés rappelle une station thermale.

 

Sinon, le huitième épisode de "Mardi soir" était sans doute le meilleur, "La ferme de Crowhaven" avec Hope Lange. Que n'est-il passé avant ? J'aurais la chance de le voir lors d'une rediffusion, l'unique je crois, en 1977. C'était un vrai film d'épouvante, avec sorcières et maisons hantées. Diffusé avec le rectangle blanc.

 

Pour le reste, le séjour à Bagnoles se poursuivait. Je n'allais voir que le 5e épisode du "Prisonnier", "L'enterrement", le 17 septembre.

 

Voilà comment on se fabrique des souvenirs mêlant la télévision (Muriel Baptiste, Le Prisonnier) et la Normandie.

 

Muriel, Muriel, Muriel. Je ne pensais vraiment qu'à elle.

 

Photo teleavia

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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