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Fans de Muriel Baptiste

Vendredi 23 mars 1973

29 Février 2012 , Rédigé par patricks Publié dans #JOURNAL 1973

Jour J moins cinq avant le début du premier juré.

 

A 15h15, quatrième épisode de "Chapeau melon et bottes de cuir" : "Remontons le temps" (Il faut plusieurs diffusions pour comprendre cette histoire complexe de faux voyage dans le temps).

 

A 19h30 sur la 2, huitième épisode de "Anna et le roi" : 'L'otage".

 

Sur la Une, 13e épisode des "Messieurs de Saint Roy" suivi du premier épisode d'une nouvelle saison de "Mission Impossible" : "Le tueur".

 

J'ai en mains le N°674 de Télé 7 jours : couverture Martine Sarcey ("La porteuse de pain").. Pour le premier épisode, mercredi 28, deux pages. Hélas, tout est pour Michel Le Royer. Interview 2 pages "J'en avais assez des rôles historiques".

Un encart est consacré au scénariste/comédien Alain Quercy.

Triple fois hélas, aucun d'eux ne parle de Muriel.

 

La présentation du premier épisode est illustré de trois photos : Le Royer, Lise Lachenal, Olga Georges-Picot..

Jeudi et vendredi (épisodes 2 et 3) : pas de photos.

 

Télérama N°1210, couverture Raymond Devos , c'est plus rapide, aucune photo de personne. Pourtant, qualitativement, Télérama est le magazine le plus détaillé.

 

Donc seul Télé Poche, pour le moment, édite la photo que j'ai montré dans la page d'hier.

 

C'est bien sûr une déception, même si le feuilleton ne fait que commencer. Comment Muriel, premier rôle féminin, peut-elle être aussi maltraitée par les magazines ?

 

Je retrouve dans ma documentation que Lise Lachenal, qui interprète l'accusée  jugée lors du procès, a joué aussi dans "Richard Lagrange" avec Muriel.

 

Mais dans les deux films, son rôle est assez secondaire, et Muriel a le premier rôle féminin.

 

Je vais donc guetter les marchands de journaux pour les prochains numéros.

 

Cela ne va pas gâcher mon plaisir. Et comme je l'ai dit avant la diffusion des Rois maudits en décembre, lle plaisir de l'attente est encore plus grand que le jour de la vision.

 

Mais bon, il y a vingt épisodes, soit vingt rendez vous avec Muriel, non deux comme dans "Les Rois maudits".

 

Ci-dssous Muriel dans "Le Premier juré" avec Alain Quercy.

 

Encore avec A Quercy dans le 1er juré

 

 

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Jeudi 22 mars 1973

29 Février 2012 , Rédigé par patricks Publié dans #JOURNAL 1973

J moins six

 

Pas vu "Chapeau melon et bottes de cuir : "L'oiseau qui en savait trop".

 

Une soirée pas folichonne avec encore la bataille d'Allemagne" sur le Une en soirée, après le 11e épisode des "Messieurs de Saint Roy".

 

Seul programme : Guy Lux et son "Cadet Rousselle". "L'éducation sentimentale" continue sans moi avec le 2e épisode. Françoise Fabian et Jean-Pierre Léaud feront la couverture de Télé Poche et Fabian seule celle de Télérama.

 

Sur la 3, septième segment de "Témoignages" : "Eve et l'inventeur". Avec Odette Joyeux et Jean Desailly.

 

J'essaie d'imaginer ce que va être l'après Rois maudits pour Muriel, puisque l'après Princesse du rail s'était révélé décevant. Un rôle extraordinaire, puis des rôles dans des téléfilms comme "Lucide Lucile" et "Par mesure de silence".

 

Curieusement, je n'ai pas eu l'idée de chercher ou d'acheter le roman dont s'inspire "Le premier juré" : "Le bâton dans la fourmillière" d'André Picot.

 

Dans la distribution, je connais Henri-Jacques Huet (soeur de la speakerine Jacqueline), Jean Claudio qui m'est familier depuis "Madame êtes vous libre ?", le seul rôle de Denise Fabre en 1971, et qui a joué avec Muriel dans "Les dernières volontés de Richard Lagrange". Je sais aussi que Claudio enfant était l'une des trois vedettes (avec Mouloudji et un inconnu) du film "Les disparus de Saint Agil" qui enfant m'avait tant effrayé.

 

Olga Georges-Picot jouait avec Muriel la rivale de cette dernière dans "Richard Lagrange". Elle est aussi la seconde femme de Jean Sobieski après Dalida, Sobieski qui jouait avec Muriel dans la saison 1 des "chevaliers du ciel".

 

Je souris en lisant que l'amoureux de Muriel héros de la série se prénomme Patrick!

 

Patrick Leroy est un quidam. Ni détective, ni policier. Il dirige une agence de tourisme. Il est nommé juré à un procès d'assises.

 

Muriel aime décidément la Suisse puisque c'est encore un feuilleton franco-suisse après "Richard Lagrange". Le tournage de "Mlle de la Faille" est antérieur à celui-là puisque Muriel en parlait à Télé Poche en jullet 72. En fait, c'est un tournage tout récent (novembre 1972 d'après l'interview de Télé Magazine du 30/12/1972).

 

Bien entendu, je n'aurai pas assez de TOUS les magazines télé pour dénicher la moindre info ou petite photo de Muriel.

 

Y aura-t-il une couverture comme pour "Richard Lagrange" dans ces magazines ?

 

Le feuilleton n'a pas commencé et je me pose déjà une foule de questions.

 

C'est en tout cas ce que j'attendais, et la patience a payé. Muriel est de retour dans un feuilleton après "Les Rois maudits" et je vais me déshabituer de Marguerite de Bourgogne pour m'imprégner de son nouveau personnage, Pierrette Vanier, qui visiblement n'aura pas un sort tragique comme lorsqu'elle joue les princesses du rail et de Bourgogne.

 

Nouveau scan Muriel en foret

 

 

 

 

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Mercredi 21 Mars 1973

29 Février 2012 , Rédigé par patricks Publié dans #JOURNAL 1973

Ce jour-là, j'achète Télé Poche qui en couverture met Sheila et Ringo. La photo recto est consacrée à la série "L'homme de fer" où toute l'équipe pose. Je feuillette tranquillement et je tombe en arrêt page 110.

Muriel !

Elle est la vedette d'un nouveau feuilleton, le premier après "Les Rois maudits", et sera tous les soirs sur la Une. "Le premier juré".

Comme à chaque fois, c'est un choc. Coeur qui se met à battre la chamade, incrédulité heureuse, on pourrait presque dire que je suis transporté dans une autre dimension.

Depuis "La reine étranglée", je ne l'ai vue que le 4 février, et brièvement, dans "Les risques du métier".

Le commentaire de Télé Poche, qui accompagne la photo de son nouveau personnage, la journaliste Pierrette Vanier : "On reverra bientôt Muriel Baptiste ( Marguerite de Bourgogne dans "Les Rois maudits") dans "La double vie de Mlle de la Faille").

 

Marguerite, c'est devenu sa carte de visite. Il n'y a qu'une photo d'elle, tandis que Télé Poche propose les résumés des trois premiers épisodes.

 

Tout le reste n'existe plus.  C'est un nouveau compte à rebours qui commence comme celui de décembre, cette-fois jusqu'au mercredi 28 mars. Ce mercredi 21, c'est  J moins sept avant le bonheur et l'extase de la revoir.

 

Il va de soi que je me fiche comme de l'an quarante des programmes de ce 21 mars. Le 21 au fait, c'est le Printemps. Et le printemps 1973 sera le plus beau de ma vie.

 

Je me souviens par coeur de la réplique de Muriel/Marguerite à Maubuisson dans "Le Roi de fer" :

 

Et moi j'ai eu le Printemps

La chaleur d'un homme, son odeur

C'est bon tu sais un corps de garçon sur le sien

Demandes-le à Edouard que tu as chassé du lit des femmes

 

La reine Marguerite de Bourgogne n'est pas morte étranglée à Chateau Gaillard, Annunciata princesse de Bohême ne s'est pas jetée sous le train, ce sont des personnages, et leur interprète est là, bien vivante, elle va avoir trente ans.

 

Un nouveau feuilleton, du genre policier cette-fois, où elle a le premier rôle féminin, ce qui n'était pas le cas dans les rois. Son partenaire, Michel Le Royer, est le beau Nicolas de Coursic des "Corsaires" qui fut le tout premier feuilleton que j'ai vu en 1966 et dont j'ai tant râlé de rater la rediffusion en août.

 

Je sais déjà que tous les soirs, je serai à 20h15 devant le poste en noir et blanc, et au premier plan. Je sais que mon coeur battra à chacune de ses apparitions. Je crois qu'en cet instant, je suis conscient d'avoir atteint le bonheur. Rien ne peut me rendre plus heureux.. Dès le lendemain, j'en parlerai à mon meilleur ami Francis, qui sait la passion que je voue à Muriel Baptiste.

 

Ce 21 mars, je n'ai carrément pas regardé la télévision. "Voyage au fond des mers" en est à son douzième épisode, "L'homme au bras de fer", et après le premier opus, je n'ai plus regardé la série

"Anna et le roi" n'est pas au rendez vous pour cause de foot.  Reste le onzième épisode des "Messieurs de Saint Roy" que j'ai du voir distraitement.

 

On ne pouvait pas imaginer pire soirée. Documentaire "La bataille d'Allemagne" sur la Une, Football en Eurovision sur la 2 Bayern de Munich/Ajax d'Amsterdam.

 

Je n'ai pas accès à la 3 mais je ne l'aurais pas regardée : deux documentaires : "Images de la Russie" et "L'évasion du Général Giraud".

 

Incapable de me concentrer sur quoi que ce soit d'autre que Muriel, s'il y avait eu un bon programme, je l'aurais suivi distraitement.

 

LE PREMIER JURE

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Mardi 20 mars 1973

29 Février 2012 , Rédigé par patricks Publié dans #JOURNAL 1973

Evènement  : le film prévu aux dossiers de l'écran, "Le dossier noir", d'André Cayatte, étant l'objet d'une action en justice, est déprogrammé au profit du "Glaive et la balance", du même metteur en scène, avec Anthony Perkins, Jean-Claude Brialy et Renato Salvatori. 

Alain Jérome, grippé, laisse la place à Gilbert Kahn. Aux débats, le juge Pascal (de l'affaire toute fraîche de Bruay en Artois (1972) vient expliquer que l'instruction subit des pressions.

 

Sur la Une, dixième épisode des "Messieurs de Saint Roy", suivi de l'émission "Les Sans studio", avec en invités Pierre Vassiliu, Isabelle Aubret, Guy Bontempelli. Belle affiche.

 

La 3 propose un téléfilm, "La voix venue d'ailleurs" réalisé par Odette Collet, devait être assez bon, d'autant plus que le genre fantastique/surnaturel est peu abordé à la télévision. Ce serait mon choix aujourdhui.

 

La grande surprise est cependant pour le lendemain. Muriel J-1 et je ne le sais pas.

 

Moins d'une semaine après avoir trouvé le livre de Druon avec l'actrice en couverture, c'est à la télévision qu'elle va reparaître.

 

Muriel dans le cortège de Lancelot

 

 

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Lundi 19 mars 1973

28 Février 2012 , Rédigé par patricks Publié dans #JOURNAL 1973

Jour J-2 avant la grande nouvelle, et je ne le sais pas.

 

Ce lundi 19, côté feuilletons, "Anna et le roi", avec le septième épisode, "Le carillon".

Hélas, le triste spectacle de "L'Alphoméga" n'en est qu'au quatrième épisode. Encore deux semaines à supporter cette ânerie.

 

"Les messieurs de Saint Roy", neuvième épisode, va bientôt céder le pas au "Premier juré".

 

En fait, la bonne émission de ce lundi est sur la 2 à 20h35, "La vie du bon côté",  de Jacques Rouland, avec Pierre Doris, Luis Rego (qui en 1973 a déjà quitté les charlots). C'est Jean Raspail, voyageur et explorateur, qui a choisi les invités.

 

Le film "Benito Cereno" sur la 3, qui raconte une révolte d'esclaves, m'aurait dérangé. Je ne dis pas qu'il est plein de bonnes intentions. Que les esclaves africains se mutinant et tentant de retourner en Afrique n'avaient pas raison. On aurait tous fait pareil à leur place. Mais c'est la présentation du sujet qui me dérange.

 

J'ai regardé le journal posthume de Jean-Patrick Manchette 1966-74. Il ne note rien pour le 19, mais a regardé "Compartiments tueurs" la veille.

 

Mais Manchette n'aime que le cinéma et pas la télévision. Ou plutôt n'aime que le cinéma à la télévision.

 

Avec Mary Marquet

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Dimanche 18 mars 1973

28 Février 2012 , Rédigé par patricks Publié dans #JOURNAL 1973

C'est la grande semaine, car mercredi, je vais apprendre LA nouvelle. Voir Muriel tous les soirs!

 

Ce dimanche 18, j'en suis encore à me réjouir de mon livre avec sa fabuleuse couverture.

 

Un seul feuilleton, ce dimanche, "Le jeune Fabre", septième épisode "La boule de cristal". Hélas, "Les Monroe" sont remplacés par un film avec Fernandel, "Raphaël le tatoué".

 

Pour une fois, un très bon film le soir sur la Une, "Compartiments tueurs" de Costa Gavras avec Montand et Signoret, d'après un roman de Sébastien Japrisot, auteur de "L'été meurtrier".

 

Il y a Trintignant, Charles Denner, et l'assassin est Claude Mann, le héros de la série "Un taxi dans les nuages".

 

Un autre feuilleton, "Cannon", mais je n'ai pas la 3 : le quatrième épisode s'appelle "Le trésor de Saint-Ignace".

 

Bien entendu, un navet l'après-midi sur la 2, un vieux film "Une fille qui promet" de 1957, avec Jane Powell.

 

Si c'était aujourd'hui, si je remontais le temps, je choisirais sur la 3 le téléfilm allemand "Miks Bumbullis". Il avait été programmé le 21 janvier, et l'ORTF s'était aperçue que la copie était défectueuse. Il s'agit d'un conte de Lithuanie de'Hermann Sundermann, comportant des scènes violentes., et faisant partie d'une anthologie de la télévision allemande. La vedette en est Siegfried Wisschwewski. (1922-1989).  Le téléfilm date de 1971. Je craignais pire, car la série allemande "Les sables volants" dont j'ai parlé en janvier 1973 (diffusée le dimanche) datait elle de six ans (1967).

 

Roger Pierre et Jean-Marc Thibault sont décidément partout : le samedi soir sur la 2, en couverture ET en roman-photos dans Télé Poche : "Amour, aventure et magie".

Plus intéressante, Catherine Rouvel, partenaire de Muriel dans "Les Rois maudits", est en photo verso de couverture du même Télé Poche.

 

Dans "Les indiscrétions d'Aglaë", on trouve Pierre Santini (excellent comédien), la chanteuse Martine Clémenceau prête pour l'Eurovision (où elle prendra une veste). On prépare le tournage de "Chéribibi" qui sera diffusé en janvier 1975 avec ce cher Hervé Sand pour son dernier tournage.

Sand, partenaire de Muriel dans "La princesse" voisine sur Télé Poche Mary Marquet, qui joua avec elle la série "Quelle famille"  tourne le feuilleton "L'enfant de l'automne" avec la comédienne Dominique Constanza.

On tourne aussi "Facteur Crésus" avec l'actrice Annie Kerani, héroïne de "Tang" en 1971, et André Gille. L'été 1973, à la case horaire où en 1972 fut rediffusé "La princesse du rail" que nous revivrons sur ce blog, la Une rediffusera "Les aventures de Mr Picwick" avec André Gille.

 

Muriel arrive, rassurez-vous...

 

Annunciata 22 février 1967

 

 

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Samedi 17 Mars 1973

27 Février 2012 , Rédigé par patricks Publié dans #JOURNAL 1973

Dès le matin, je me précipite en ville acheter le livre "La Reine étranglée" de Druon, en édition Plon Del Duca. Je cacherai cet achat, fait pour la couverture, je ne l'ai d'ailleurs jamais lu, mais me suis toujours servi pour cela de l'édition de poche que j'avais déjà.

 

"Le Saint" est remplacé par "Chapeau melon et bottes de cuir" (Les Marchands de peur), suivi à 18h20 de "La Porteuse de pain".

 

Roger Pierre et Jean Marc Thibault, avec leurs "maudits rois fainéants" entretiennent, de façon humoristique, le succès des "Rois maudits".

 

Puis c'est le onzième épisode de "L'homme de fer" (Candy), série qui avait pris un coup de vieux avec l'arrivée de "Columbo" et "Amicalement vôtre".

 

MURIEL-TELE-7-JOURS-AVRIL-72.jpg

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Vendredi 16 mars 1973

26 Février 2012 , Rédigé par patricks Publié dans #JOURNAL 1973

Ce jour-là, j'avais un cours de rattrapage d'un professeur absent, de 15h00 à 16h00, ce qui m'empêchait de voir le premier épisode de "Chapeau melon et bottes de cuir": "Bons baisers de Vénus" (alors qu'actuellement mes cours le vendredi finissaient à 15h).

L'épisode commençait à 15h15 et se terminait à 16h00.

Je décidai donc de me rendre au centre de ville de Montélimar pour acheter le 45t  de la chanson découverte le samedi précédent, "Tri Martolod", par Alan Stivell.

Il y avait en 1973 un grand magasin "Les établissements Abadie", représentant la marque Philips. Il fallait une vingtaine de minutes à pied pour rejoindre le centre ville.

Ce dont je ne me souviens plus, c'est si j'étais à pied ou en vélo, puisque j'allais au collège en vélo, mais il me semble bien que c'était à pied.

Au disquaire, je trouvai sans problème le 45t et je sortis du magasin. Juste en face, il y avait un libraire catholique. Je ne fais pas de publicitié puisque tant la librairie que les établissements Abadie n'existent plus depuis des années.

Je m'approche de la vitrine du libraire, et soudain mon coeur se met à battre très fort dans ma poitrine.

Voici ce que je vois en vitrine, moi qui disposait du livre de Druon "La reine étranglée" en livre de poche.

 

10 edition plon del duca 1972 la reine etranglee

 

Il y avait six livres grand format, à 28 francs pièce. Le roi de fer avait pour illustration une photo de Georges Marchal, le second, vous l'avez sous les yeux, le troisième Georges Ser, le quatrième José Maria Flotats, le cinquième Geneviève Casile, et je ne me souviens plus de la photo illustrant "Le lis et le lion", sans doute Jean-Louis Broust.

 

J'étais pétrifié. Muriel en vitrine. 28 francs était une grosse somme pour l'époque. Je ne l'avais pas sur moi. Il me faudrait revenir le lendemain samedi matin. Jour de ma fête, le 17 mars, où mes parents m'offraient un cadeau, mais ma passion pour Muriel étant secrète, j'allais acheter ce livre relativement épais en cachette.

 

Je crois que l'état dans lequel j'étais, fébrile, bouleversé, émerveillé tout à la fois, m'a fait comprendre que l'amour que portais à Muriel Baptiste dépassait tout ce que je pouvais imaginer.

 

Je suis resté longtemps devant la vitrine. Je ne me rappelle pas avoir réservé le livre, mais le lendemain, il était en ma possession.

 

Cette édition datait de 1972 chez Plon/Del Duca et est resté très peu de temps en vente. Quelques années plus tard, "La reine étranglée" existait encore en grand format, broché, mais sous une simple reliure bleue pour bibliothèque.

 

Bien évidemment, les programmes télé ne m'ont guère intéressé, car j'étais sur mon nuage.

 

La 2 proposait à 19h30 le sixième épisode de "Anna et le roi" : "Education de prince". Sur la Une, à 20h15, le huitième épisode des "Messieurs de Saint Roy", et à 20h30, les adieux à Columbo avec "Le spécialiste".

 

Entre temps,  tournait sur mon électrophone le disque d'Alan Stivell. C'est pourquoi "Tri Martolod" reste lié à Muriel Baptiste.

J'aimais Muriel depuis la première diffusion de "La Princesse du rail" en 1967, et c'était reparti avec la double programmation en juillet 1972 (Nous y viendrons sur ce blog) de juillet 1972 (La princesse/Richard Lagrange). Mais jamais je n'avais réalisé à quel point je l'avais dans la peau avant ce mémorable 16 mars 1973.

 

Aujourd'hui, cette rue de Montélimar a bien changé et est méconnaissable, seule reste l'église Sainte Croix (un peu avant le magasin de disque qui n'existe plus)..  La rue s'appelle d'ailleurs la rue Sainte Croix, donnant sur la place du marché. Le disquaire et le libraire se trouvaient à l'extrêmité de la rue Sainte Croix, avant d'être latéralement traversés par la rue des 4 alliances.

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Jeudi 15 mars 1973

25 Février 2012 , Rédigé par patricks Publié dans #JOURNAL 1973

Après Guy Lux, le jeudi, il n'y a plus eu de feuilleton depuis "Les gens de Mogador" (On se souvient que d'octobre à décembre 1972, il y avait "Amicalement vôtre").

Cette-fois, c'est "L'éducation sentimentale" de Gustave Flaubert qui est proposée en six épisodes. Mais je n'aurai pas l'autorisation parentale car cela me fait veiller jusqu'à 22h40.. Les vedettes en sont Françoise Fabian et Jean-Pierre Léaud. Mais je n'en ferai pas un drame. En revanche, j'aurais beaucoup de regrets de ne pas être autorisé de voir à cette heure-là (non plus après Guy Lux mais Jacques Martin) "La mer est grande" en septembre de la même année.

Une série qui est programmée en seconde partie de soirée en semaine en période scolaire, cela me fait coucher tard. En 1971-72, je n'aurais pas l'autorisation pour "Aux frontières du possible" et "Mannix", et l'accord pour "Les envahisseurs".

Et cette saison 1972-73, pareil, accord pour "Amicalement vôtre" et "Mogador", refus pour "L'éducation sentimentale" et "Le grand amour de Balzac".

 

Curieusement, pas de série à 15h10, mais un film avec Fernandel, "Le rosier de Mme Husson". De toute façon, je travaille à cette heure-là.

 

Nous avons regardé donc ce soir-là "Les messieurs de Saint-Roy" et Guy Lux. Sur la Une, il y avait un film de Vincente Minelli "Les ensorcelés", avec Lana Turner.

 

Sur la 3, André Falcon fait partie de la distribution du sixième court métrage de "Témoignages" intitulé "Peter" à 19h15.

 

Je ne le savais pas, mais le lendemain allait être un grand jour. Et j'aillais vivre une immense surprise liée à Muriel Baptiste.

 

HELENE23

 

 

 

 

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Mercredi 14 mars 1973

25 Février 2012 , Rédigé par patricks Publié dans #JOURNAL 1973

Enfin, une bonne journée télévisuelle. On la doit à "Mon ami Maigret", avec Jean Richard, qui sera le dernier épisode avant son terrible accident de voiture de mai 1973 qui le plongera six semaines dans le coma.

 

Dans le téléfilm, qui se déroule à Porquerolles, on retrouve Micheline Luccioni, Gérard Depardieu (inconnu alors), Sabine Glaser (Une starlette de l'époque), Jacques Richard (Le commandant Mounier dans "Les chevaliers du ciel"), Mirès Vincent (partenaire de Muriel dans "Mlle de la Faille").

 

Cela a bien failli être le "dernier épisode". Encore que trois films étaient déjà en boîte : "L'homme du banc", "La jeune morte", "Le corps sans tête". Le premier "Maigret" post accident sera "Maigret et la grande perche" avec Madeleine Renaud.

 

A 15h15, onzième épisode de "Voyage au fond des mers" : "Prisonnier de Venise". Ma télé est toujours obstinément éteinte.

 

A 19h30, sur la 2, déjà le cinquième épisode de "Anna et le roi" : "Le bicycle".

 

La Une propose le sixième épisode des "Messieurs de Saint Roy".

 

Si c'était aujourd'hui, je serai embêté pour choisir entre Maigret et Chancel, car ce dernier reçoit des chanteurs que l'on voit rarement en télé : Serge Kerval, Claude Vinci et Maurice Fanon.

 

Mais à l'époque, le problème ne se posait pas, le choix familial était "Maigret". J'avais relu "Maigret aux assises" sachant que Muriel y jouait.

 

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