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Fans de Muriel Baptiste

Vendredi 4 mai 1973

31 Mars 2012 , Rédigé par patricks Publié dans #JOURNAL 1973

Je ne sais pourquoi Muriel Baptiste a toujours été associée pour moi au soleil de provence, alors qu'elle était lyonnaise, et que "La Princesse du rail" a été tournée en Auvergne.

Mais la trilogie de Pagnol, qui s'achève ce 4 mai avec "César", ne m'a pas touchée comme "Les gens de Mogador" ou "Le château de ma mère" parce-que les films sont très vieux, en noir et blanc, que les acteurs y parlent fort.

 

Pas grand chose en face sur la Une : Le septième épisode de "Mission Impossible" sur la Une, une série dans laquelle les épisodes se ressemblent tous. Quant à "Arpad le tzigane", on l'aura compris,  je le regarde parce-qu'il n'y a rien d'autre.

 

Septième épisode de "Chapeau melon et bottes de cuir" sur des prisonniers espions russes invisibles : "Les évadés du monastère", à 15h15. On ne retrouve pas le côté épouvante de "Interférences" (Voir 19 avril 1973).

 

28e épisode du "Temps de vivre, le temps d'aimer" à 19h45. Voilà une semaine qui se termine comme un lendemain de fêtes prolongé.

 

Muriel n'est plus à la télé chaque jour, il n'y a plus cette fébrilité aux alentours de 20h. Je suis de plus en plus sujet à la rêverie.

 

"Le Premier juré" a été la grande occasion de revoir Muriel après son rôle dans "Les Rois maudits". Je ne m'en suis certes pas rassasié, je n'en ai jamais assez de Muriel, mais il me semble que c'est une pause. L'absence totale de nouvelle de Muriel va petit à petit, mais pas tout de suite, me détromper.

 

Michel Sardou sort la chanson "La maladie d'amour" dont les paroles me font penser à Muriel. Ce tube va être matraqué tout l'été.

 

Les sultans 14

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Jeudi 3 mai 1973

31 Mars 2012 , Rédigé par patricks Publié dans #JOURNAL 1973

 

 

Pas vu, comme chaque jeudi, "Chapeau melon et bottes de cuir", le sixième épisode avec Linda Thorson "George et Fred" qui se révelera peu passionnant à sa troisième diffusion en 1980.

 

Sur la 3, 13e court métrage de la série "Témoignages" : "Un clown dans la nuit".

 

Cela fait une impression étrange désormais d'entendre à 19h45 la voix de Jean Claude Pascal chanter "Le temps de vivre, le temps d'aimer" qui annonçait des soirées avec Muriel.

 

Rien en soirée à part Alain Barrière sur la 2 dans "Cadet Rousselle", la série "Le grand amour de Balzac", qui en est à son 3e épisode, se poursuit sans moi. La Une proposait "Au cinéma ce soir": "Macadam" avec Signoret et Françoise Rosay.

 

Dans "La princesse du rail", Muriel joue dans 17 épisodes sur 26 (évidemment plus dans la version en 13 épisodes rediffusée à l'été 1972), aussi n'est-il pas étonnant que dans "Le Premier juré", elle ne figure pas dans les 20 épisodes.

 

Toutefois, aucune comparaison entre les deux séries, "La Princesse" est un chef d'oeuvre, dont je pensais que l'édition en DVD en juin 2009 aurait fait reparler de Muriel, ce qui ne fut hélas pas le cas.

 

Après 1972, j'aurais bien aimé une troisième diffusion de "La Princesse", mais elle n'eut pas lieu durant mon adolescence, et en fait en pleine nuit sur M6 en 1988!

 

La version 1967 et du DVD comporte 26 épisodes, celle de 1972 13 épisodes mais d'une durée double, ce qui revient au même.

 

En 1973, l'ORTF aurait pu rediffuser des téléfilms avec Muriel comme "Le corso des tireurs" et "Lancelot du lac" mais préféra nous infliger de vieux films français indigestes, souvent des comédies, et des western obscurs le dimanche après midi.

 

Dommage qu'en dehors d'un "Maigret" en noir et blanc, elle n'ait pas participé à "Arsène Lupin", "Vidocq", "Les brigades du tigre" en qualité de vedette invitée.

 

En mai 1973, elle me manquait, comme aujourd'hui.

 

 

 

 

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Mercredi 2 mai 1973

31 Mars 2012 , Rédigé par patricks Publié dans #JOURNAL 1973

Retour aux habitudes et au bercail.

 

A 15h15, sur la 2, cinquième épisode de "Daktari" : "Le braconnier".

 

27e épisode du "Temps de vivre, le temps d'aimer", mais sans "Le Premier juré" ensuite, cela perd beaucoup d'intérêt, d'autant que l'intrigue de la série tourne en rond.

 

Bien évidemment, "Arpad le tzigane", feuilleton d'aventures sans originalité ne m'attire pas.

 

Soirée sans télé, la Une proposant le magazine "Feux croisés" qui marque les débuts d' Yves Mourousi,  et la 2 "Il vicolo di Madama Lucrezia" de Pierre Badel (mari de Rosy Varte).

 

Il y avait une bonne émission mais sur la 3, "A bon chat, bon rat", proposant un face à face en chansons entre Alain Barrière et Georges Moustaki. Et en 1973, presque personne ne reçoit la 3. De plus, cela débutait à 22h00.

 

C'est l'époque où j'achète en livre de poche "Les sultans" de Christine de Rivoyre, dans lequel Muriel joue le rôle de Kim. Cela ne me donne pas envie de voir le film. Lequel film lorsque je le découvrirai longtemps après s'avérera très édulcoré par rapport au récit de l'auteur.

 

En fait, comme pour "Les Rois maudits", le réalisateur a pris des libertés avec l'oeuvre pour la rendre "tous publics".

 

Je me demande ce que fait Muriel pendant ce temps-là, elle qui a dû être déçue par l'accueil mitigé du "Premier juré" par le public. Mais que diable est-elle allée faire dans cette galère, où si l'on enlève sa participation, la série perd tout intérêt ?

 

D'après un guide des pièces en représentation à Paris en mai, "Les quatre vérités" n'était plus à l'affiche.

 

Et si Muriel se reposait, tout simplement ?

 

Les sultans 3

 

 

 

 

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Mardi 1er mai 1973

30 Mars 2012 , Rédigé par patricks Publié dans #JOURNAL 1973

Les jeunes n'ont pas connu cette époque, mais le 1er mai, jour de la fête du travail, les programmes TV ne commençaient qu'en soirée. Aujourd'hui, le 1er mai, même les magasins sont ouverts.

 

Pour moi, c'était le retour de Toulon à Montélimar. Et ce n'était certainement pas "Arpad le tzigane" qui allait me faire regarder la télévision.

 

Il n'y avait de toute façon rien en soirée ("Bienvenue à Michel Simon" sur la Une ou le western "Hombre" avec Paul Newman sur la 2.

 

Ce mois de mai, j'attendais un retour de Muriel mais rien n'était prévu dans les programmes.

 

Telerama vantait dans ses pages disques le 33 tours de Nicoletta sans titre avec "Fio Maravilla" et celui de Julietta "Chansons et légendes pour demain".

 

C'est une époque où je constate que Muriel ne fait pas ou plus de cinéma. Les films qui sortent à l'époque sont "La bonne année" de Lelouch avec Ventura et Françoise Fabian, et "Ras le bol" de Michel Huisman avec Xavier Gélin.

 

J'ai découpé et collé dans un cahier tous les résumés du "Premier juré" avec Muriel, mais peu de photos lui ont été consacrées.

 

Je n'avais aucune idée des projets de Muriel à part la diffusion de "La double vie de Mlle de La Faille".

 

Je me demande parfois si je ne pensais pas plus à Muriel quand elle était absente de la télévision que présente. L'imagination était plus forte que la réalité.

 

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Lundi 30 avril 1973

30 Mars 2012 , Rédigé par patricks Publié dans #JOURNAL 1973

 

Pourquoi n'ais-je pas un souvenir traumatisant d'avoir raté Muriel Baptiste dans "Déclic et des claques" le lundi 21 mai 1973, diffusé à une heure où j'étais au collège ?  (lundi de 14h à 17h).

A l'époque, je n'achetais que Télé Poche, et contrairement à Télé 7 jours et Télérama, Télé Poche n'annonce pas la présence au générique de Muriel.

 

En revanche, deux jours après, je la revois dans un extrait de "La reine étranglée" dans une émission consacrée à Jean Piat.

 

Et c'est tant mieux si je n'ai pas su que je ratai Muriel, j'en aurais été contrarié.

 

Finissons le mois d'avril 1973, toujours sans télévision, pour une deuxième journée à Toulon. J'accompagne Tony, le gendre de Monsieur Valls qui m'a emmené faire une balade en mer. Tony a un salon de coiffure, mais je ne me souviens plus s'il me fit une coupe ou non.

 

Dans ce Toulon printanier, je ne pensais qu'à Muriel. J'avais du soleil dehors et dans le coeur, même si j'ignorais quand je la reverrai, puisque le feuilleton "Le Premier juré" était terminé.

 

Des promenades au bord de mer remplacent agréablement de rester devant le petit écran, surtout lorsque Muriel n'y est pas.

 

J'ai signalé que les dimanche sur la 2 étaient déplorables : vieux films et documentaires. Ce que je n'ai pas dit, c'est que parfois nous allions le dimanche chez des cousins à Salon de Provence.

 

Merveilleux printemps 1973.

 

Avec Alain Quercy dans le premier juré

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Dimanche 29 avril 1973

29 Mars 2012 , Rédigé par patricks Publié dans #JOURNAL 1973

Arrivée à Toulon. Nous sommes chez des amis. Le père me conduit sur le port et nous faisons une inoubliable balade en bateau. La mer est calme.

 

Le port de Toulon est impressionnant, mais nous flânons aussi dans les boutiques de souvenirs. Elle se situent vers le port de plaisance qui donne accès immédiatement au centre ville. Le port maritime et militaire sont à l'écart mais méritent le coup d'oeil.

 

Je ne me suis pas guéri des "Rois maudits", car en passant devant une boutique, je vois un porte-clef doré en forme d'éventail, chaque lamelle comporte une photo des environs (Bandol, etc...). Je l'accroche au passant de mon pantalon, et cela me donnera quelque temps l'illusion d'être Philippe d'Aunay avec son aumonière dans "Le roi de fer". Je porte toujours une chevalière de ND de Montligeon où est gravée la lettre M pour Muriel à l'intérieur.

 

Nos amis qui en reçoivent d'autres en plus de nous n'ont pas allumé la télé. Je ne sais s'ils ont la 3e chaîne, qui m'aurait permis de faire connaissance du détective Cannon pour sa dixième enquête : "Plan de vol".

 

Les souvenirs  de Toulon valent nettement ceux des dimanches télévisés.

 

Je suis revenu plusieurs fois à Toulon, la dernière en 2007, j'ai vu ce port, la ville étendue sous le mont Faron, mais les années ont passé. Muriel, comme le monsieur qui m'avait payé un tour en mer, sont morts depuis longtemps.

 

Le port lui est toujours là, se moquant bien de mes souvenirs d'adolescent.

 

Le 29 avril 1973, Télérama signalait la sortie du 33 tours de Louise Forestier "Grands succès" dont "Lindberg" avec Charlebois. Edward Meeks faisait la couverture de Télé Poche et Xavier Gélin celle de Télérama.

 

Le mois d'avril s'achevait et l'on allait de moins en moins parler de Muriel durant le reste de l'année. Cette-fois, l'attente serait longue puisqu'elle ne reviendra que le samedi 9 février 1974 en mademoiselle de la Faille.

 

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Samedi 28 Avril 1973

29 Mars 2012 , Rédigé par patricks Publié dans #JOURNAL 1973

Le samedi 28 avril 1973 précédait le pont du 1er mai et j'allais rester plusieurs jours sans télé, même si je ne le regrette pas.

 

Je raterai le dimanche la fin du "Jeune Fabre" et le lundi le 4e épisode du "Loup des mers": "Une femme à bord", épisode dans lequel jouait une actrice brune rappelant Annunciata, Béatrice Cardon, dans le rôle de Maud Brewster. Mais elle meurt à la fin de l'épisode de sorte que je ne l'ai vu que dans le résumé du 5e épisode et dans "Télé Poche".

 

Ce samedi, veille d'un départ de plusieurs jours vers un Toulon ensoleillé, je ne pensais bien entendu qu'à Muriel. Avec une certaine indifférence, je regardais le 8e épisode de "Chapeau melon et bottes de cuir" (Etrange hôtel), le 12e épisode de "La porteuse de pain", et surtout  le 24e épisode du "Temps de vivre, le temps d'aimer".

 

Le samedi soir, ce ne sont pas les Carpentier mais Line Renaud qui faisait un show, entourée de peluches animées : "Line direct", suivi du quatrième épisode de "Amicalement vôtre: "L'héritage Ozerov", programmé mais non diffusé le samedi 9 décembre 1972.

 

Pendant les années 70, les voyages vers la Méditérrannée étaient fréquents : Toulon, Saint Mandrier, Mandelieu. Nous y avions de la famille.

 

Beaucoup de souvenirs sont ainsi liés à Muriel, même si en dehors de sa passion pour la Camargue, où elle fuga durant le tournage de "La Princesse du rail", j'ignore si elle appréciait la côte d'azur et les Bouches du Rhône. En 1967, elle répéta "Le corso des tireurs" dans une villla, "Le Brimborion", perdue dans les pins de Saint-Jean Cap Ferrat. Cette ville qui inspira à Jean Tennenbaum de choisir le patronyme de "Ferrat" pour faire carrière. On trouve davantage sa trace dans de grandes villes, Paris où elle vécut et mourut, et Lyon où elle nacquit.

 

J'ai retrouvé le calendrier de 1973 et le lundi 30 avril n'était pas férié. Je pense que tant mon collège que l'entreprise où travaillait ma mère faisaient le pont.

 

Dans un article de 1977 d'un quotidien national, lors de la rediffusion de "Zoé" en 1977 que j'ai hélas perdu, il était dit que Muriel répétait la pièce qu'elle ne donna jamais en octobre 1977 dans le midi.

 

Il est certain que le midi, le soleil, la mer, la chaleur, le beau temps, s'accordaient bien avec mes états d'âmes du moment.

 

Il en sera de même pour les forêts normandes de l'Orne où nous partirons en vacances cet été 1973, comme déjà celui de l'année précédente.

 

Muriel n'était pas tous les jours à la télévision, et parfois même à des heures où j'étais au collège ("Déclic et des claques"), mais je pensais à elle sans arrêt.

 

Avec Jean Claudio et Anne Vernon

 

 

 

 

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Vendredi 27 avril 1973

28 Mars 2012 , Rédigé par patricks Publié dans #JOURNAL 1973

Troisième jour sans Muriel. A l'époque, je ne souhaitais pas qu'elle devienne une trop grande star et "m'échappe" : le destin a fait hélas que j'ai servi au-delà de toutes mes espérances puisque Muriel est tombée dans l'oubli.

 

En jouant dans "Le premier juré", Muriel a fait un mauvais choix. La série n'a eu aucun succès. Celle qui la suit, "Arpad le tzigane" (26 épisodes) aurait comporté un rôle pour Muriel, l'héroïne, jouée par Edwige Pierre. La série Arpad sera rediffusée en feuilleton quotidien deux ans plus tard. Mais la coproduction franco-allemande exigeait une comédienne allemande, Edwige Pierre, aux côtés du français Robert Etcheverry.

 

Les critiques des téléspectateurs sur "Le premier juré" sont toutes négatives. Mais c'est l'histoire qui est jugée peu passionnante, aucune allusion aux interprètes.

 

Voici une lettre de Monsieur ARMANI à Nevers, qui n'aime pas "Le premier juré". (Télé 7 jours N°678-21 4 1973)

 

"Il y eut d'abord  "Suivez Budard" de sinistre mémoire, et ensuite, deuxième super-navet, "Alphoméga".  Deux records difficiles à battre dans le domaine de l'ânerie. C'est maintenant un record de lenteur qui nous est offert avec "Le Premier juré". En effet, les quatre premiers épisodes nous apprennent que nous allons assister au procès d'une jeune fille (innocente), et qu'un des témoins, qui devait se marier le jour de sa déposition, viendra tout de même témoigner (quatre quart d'heures). L'un des épisodes nous montre comment les témoins s'habillent, prennent le petit déjeuner, changent de cravate, etc. Les auteurs nous ont prévenus qu'il s'agit d'un feuilleton de vingt épisodes. Cela nous permettra d'attendre le dix-septième ou le dix-huitième pour assister à l'audience:".

 

 

En ce temps-là, je rêvais et souvent l'écran de télévision montrait des images qui défilaient devant moi alors que j'avais l'esprit ailleurs, à penser à Muriel.  Ce sera le cas pendant la série montagnarde "Là-haut, les quatres saisons" comme cela s'était produit pour "Les gens de Mogador".

 

Ce vendredi 17, quatrième épisode de "Chapeau melon et bottes de cuir" : "Le document disparu" à 15h15 sur la 2, 23e du "Temps de vivre, le temps d'aimer". Mes parents regardèrent "Fanny" sur la 2 au lieu du sixième épisode de "Mission Impossible" : "Le rebelle" sur la Une.

 

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Jeudi 26 avril 1973

28 Mars 2012 , Rédigé par patricks Publié dans #JOURNAL 1973

Quelque chose me tracasse depuis quelques jours. En 1972-1973, je ne disposais que de "Télé Poche" pour m'informer sur les passages télé de Muriel. Je n'achèterai "Télé 7 jours" en plus de Télé Poche qu'à partir de septembre 1973.

 

Comme pendant la période qui va de juillet 1972 (rediffusion de "La Princesse du rail") jusqu'à juillet 1974 (dernière apparition de Muriel dans "Un curé de choc"), elle était l'objet numéro un de mes pensées, que je parcourais dix fois plutôt qu'une Télé Poche, je reste pantois en apprenant que le lundi 21 mai 1973, l'après midi, de 14h25 à 15h45 sur la Une, fut diffusé "Déclic et des claques", premier film au cinéma de Muriel.

 

Quand je me souviens du scandale que j'ai fait le 9 février 1974 parce-que mes parents voulaient voir Top à Joe Dassin et Arsène Lupin sur la 2 un samedi, alors que "La double vie de Mlle de la Faille" était diffusé sur la Une, il me semble abbérant que je n'ai aucun souvenir de ce film manqué. Manqué puisque le lundi, je quittais le collège, en classe de quatrième, à 17h. Et pas question de sécher l'école ces années-là.

 

Autre surprise : c'est la fameuse semaine où je vis, pour 1973, la toute dernière fois Muriel. Télé Poche avait mis une photo de Jean Piat le mercredi dans "Emissions pour les jeunes". En effet, à 17h10, "A nous l'antenne" était consacré à Jean Piat, avec une interview et des extraits de "Ruy Blas", "Les fausses confidences", "Cyrano de Bergerac" et "Les Rois maudits".

 

Parmi 6 épisodes de 90 minutes, j'eu l'immense chance que l'extrait choisi soit le début de "La reine étranglée", juste après que Jean Piat déclame "Je suis le comte Robert D'Artois", lorsqu'il découvre Marguerite et Blanche recluses à Chateau Gaillard, et que Muriel-Marguerite lui dit "Vous voyez ce que l'on a fait de nous, même pas un siège à offrir à un seigneur de votre poids".

 

A deux jours d'intervalle, j'aurais dû encaisser une immense déception (ne pas voir "Déclic et des claques") et m'enchanter d'une rediffusion d'un passage de Muriel dans "La reine étranglée". Mais je n'ai aucun souvenir de la déception du lundi.

 

En 1973, je ne disposais pas comme aujourd'hui de la filmographie complète de Muriel. Je savais qu'elle avait joué dans "Les sultans", "La cavale", "La princesse du rail", "Maigret aux assises", "Gigi", "Les dernières volontés de Richard Lagrange", "Tchao", "Le premier juré", "Les risques du métier". Et qu'elle reviendrait dans "La double vie de Mlle de la Faille".

 

J'ignorais tout de "Quelle famille", "Déclic et des claques", "Le mois le plus beau", "Plainte contre X", "Par mesure de silence", "Le corso des tireurs", "Lancelot du lac", "Les chevaliers du ciel", "Zoé", "Allo Juliette". J'aurais donc au minimum découpé dans télé poche la présentation de "Déclic et des claques" pour la coller dans mes cahiers. J'ai vu en octobre 1967 "Les chevaliers du ciel" mais pas reconnu Muriel sans sa perruque brune d'Annunciata, princesse de bohême et du rail.

 

32 gigi en 1964

 

Bien entendu, Muriel étant encore en activité en 1973, je ne pouvais deviner ses deux rôles à venir: "L'affaire Bernardi de Sigoyer" et "Un curé de choc".

 

Voilà qui relève du mystère complet.

 

Pour revenir au 26 avril 1973, "Le temps de vivre le temps d'aimer" perd tout intérêt, puisqu'il n'est plus suivi par "Le premier juré".

 

Pas vu pour cause de collège "Chapeau melon et bottes de cuir" : "Jeux" (3e épisode avec Linda Thorson). En soirée, entre la Une avec "La fusillade en réponse à Dostoievsky" et "Le grand amour de Balzac", la télé est restée éteinte. Sans doute après Guy Lux qui recevait Hugues Aufray pour un "Coup de chapeau".

 

Côtés disques, Télérama signale les 33t de Jean Michel Caradec  ("Mords la vie"), Daniel Guichard ("La tendresse") et Diane Dufresne ("Tiens toé bien, j'arrive").

 

 

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Mercredi 25 avril 1973

23 Mars 2012 , Rédigé par patricks Publié dans #JOURNAL 1973

Muriel télé 7 jours 72

 

Un peu de brume, un peu d'automne

Presque personne dans les rues

C'est un jour triste et monotone

C'est un jour qui n'en finit plus

 

D'où vient cette mélancolie ?

Et ce silence autour de moi ?

Ce ne sont pas des gouttes de pluie

Dans mes yeux car il ne pleut pas

 

On dirait un jour comme un autre

Mais c'est mon premier jour sans toi

 

 

C'est ce que chantait Nino Ferrer en 1970 dans "Un premier jour sans toi"

C'est ce que je pense ce 25 avril 1973, premier jour sans Muriel

 

 

Je regarde distraitement "Daktari" (quatrième épisode "Judy et la hyène") à 15h15 sur la 2, et le 21e épisode  du "Temps de vivre, le temps d'aimer".à 19h45. Mathilde Moser préoccupée par l'amour de sa fille pour Jérome se rend sans prévenir à Genève dans le studio de son mari., pour le surprendre avec Carole (Anne Lonnberg). Mais le mari réussit à s'expliquer. C'est l'une de ces scènes où la voix grave de Jean-Claude Pascal prononce, d'une voix exaspérée mais calme : "Mathilde" !

 

Mathilde apprend que l'usine de Châtenay doit être démantelée et convainc le PDG Wilson de reporter à plus tard la mesure.

 

 

C'est un feuilleton d'aventures avec Robert Etcheverry qui remplace "Le Premier juré": "Arpad le tzigane". L'histoire se passe en Hongrie en 1899. Je ne me souviens que du dernier épisode.

 

Rien en soirée pour moi : "A armes égales" (politique) sur la Une, "Romain Kalbris" sur la 2. La télé a dû rester éteinte.

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