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Fans de Muriel Baptiste

Mercredi 1er Novembre 1972

25 Septembre 2012 , Rédigé par patricks Publié dans #JOURNAL 1972

3h15 de film ce jour là avec sur la Une l'adaptation du "Mystère de la chambre jaune" de Gaston Leroux. Il s'agit de la version 1965 avec Claude Brasseur et François Maistre, soporifique au possible, éloignée des romans, à la limite de la parodie. J'avais vu à l'époque les films parlants de 1930 "Le Mystère de la chambre jaune" et "Le Parfum de la dame en noir" avec Roland Toutain.

 

Ici, c'est lent, ennuyeux, le gentil Rouletabille et le méchant Larsan sont deux frères (!), dans une scène, Claude Brasseur cabotine en se suspendant à une corde à noeufs et nargue Maistre/Larsan. C'est exécrable.

 

Juste avant, il faut choisir entre "Zorro" sur la Une avec "L'homme des montagnes" et "Les Globe trotters" sur la 2 et "Trafalgar square", l'épisode londonien de la série.

 

"Pont Dormant" va se terminant et je regrette bien de ne pas l'avoir regardé. Après un lamentable Guy Lux à 20h30, la 2 se rattrape avec l'épisode de "Amicalement vôtre": "Risque calculé".

 

Novembre 1972 commence et je me demande si Muriel va enfin revenir. Aucune nouvelle de Mademoiselle de La Faille, et pour cause, il faudra attendre 1974 pour enfin la voir, j'en ai parlé sur ce blog. "Les Rois maudits" se révèle vite une série de prestige et la programmation pour les fêtes de fin d'année devient logique, même si la 2 n'a pas attendu les fêtes pour passer "Les Boussardel".

 

 Si Muriel avait pointé le bout de son nez le vendredi soir face à "Sam Cade", cela aurait occasionné une dispute avec mes parents. Je vais avoir beaucoup de chance car "Les Rois" commenceront le jeudi 21 décembre, en l'absence de ma mère, et je saurais duper ma grand-mère sur la nature du programme pour voir la série avec Muriel.

 

Ce que j'ignorais par contre, c'est qu'elle "mourrait" au bout de deux épisodes sur six.

 

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Mardi 31 Octobre 1972

24 Septembre 2012 , Rédigé par patricks Publié dans #JOURNAL 1972

J'ai oublié de signaler que l'après midi du lundi nous avons eu droit à deux formidables séries pour les jeunes : "Tarzan" avec l'épisode "Oeil pour oeil" et "Skippy le kangourou" et l'épisode : "Le manège". Ce mardi, seul "Skippy" est au rendez vous avec "Skippy a disparu". Ce sont les vacances scolaires et dans la semaine on aura droit aussi à l'incontournable "Zorro".

 

Le soir enfin de bons chanteurs, jugez plutôt Jean Ferrat, Maxime Le Forestier, Anne Vanderlove sont reçus parmi d'autres chez Jacques Chancel sur la Une.

 

Sur la 2, l'après midi un polar avec Jean Marais "Plein feux sur Stanislas", et le soir "Umberto D" dont j'ai parlé le 10 octobre et qui n'avait pas été diffusé en raison d'une grève.

 

Pendant les vacances, à cette époque-là, je lisais la bibliothèque verte, en l'occurrence la série "Michel" de Georges Bayard. Un jour, M Martin, le prof de français me dit que j'étais trop âgé pour lire cela. En fait, en quelques mois, à cause de Muriel, j'allais passer de "Michel" aux "Rois maudits" et aux "Sultans".

 

J'ai invité une seule fois Francis, qui lui ne m'a jamais reçu chez lui. Il déplut fortement à ma grand-mère qui le trouva grossier. Ce genre d'accros ne facilite pas l'amitié.

 

Quarante ans ont passé et je n'ai rien oublié. C'est bien entendu à cause du formidable amour que m'inspira Muriel.

 

Cette Toussaint 1972 fut les dernières vacances avant celles des "Rois maudits". Muriel devait être encore à Genève puisqu'elle tenait le rôle principal féminin du "Premier juré" et était quasiment de toutes les prises de vue aux côtés de Michel Le Royer.

 

Un peu plus de nouvelles sur elle à l'époque n'aurait pas été de trop. Surtout que les magazines télé donnaient des nouvelles du tournage d'autres séries. Enfin !

 

Avec Daniel Gélin dans Les Sultans

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Lundi 30 Octobre 1972

23 Septembre 2012 , Rédigé par patricks Publié dans #JOURNAL 1972

Enfin un bon chanteur à la télé, Alain Barrière. Il sort un nouveau 33t, "Pour la dernière fois", et est l'invité de la semaine de Danièle Gilbert. Mais il a le mauvais goût d'inviter Patrick Topaloff pour la première. Barrière a quitté Barclay pour se distribuer lui même via le label Albatros qui le conduira à la ruine.

 

"L'homme qui revient de loin" est remplacé par "Les Evasions célèbres", une anthologie historique dont les vedettes sont différentes à chaque épisode. La Une a commencé la diffusion en mars avril 1972 avec six épisodes et nous inflige maintenant les sept derniers.

 

Une coproduction européenne médiocre dont il n'y a rien à attendre.

 

Sur la 2, "Au Théâtre ce soir" propose une pièce policière, "Détective Story", avec William Sabatier, d'après un récit de Sydney Kingsley. Une pièce moins soporifique que les autres.

 

Je le disais hier, Muriel distillait au compte gouttes les informations la concernant. On ne savait pas si elle avait un enfant, si elle vivait en couple, ce qu'elle faisait de ses journées quand elle ne tournait pas, ses idées politiques, qui étaient ses amis dans le métier.

 

Muriel se protégeait, pudique et sensible, loin des clameurs du show business. Aujourd'hui, on regrette tant de réserve qui empêche d'avoir des informations précieuses sur elle.

 

 

 

 

Photo inedite Muriel dans Richard Lagrange

 

 33t barrière pour la derniere fois

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Dimanche 29 Octobre 1972

22 Septembre 2012 , Rédigé par patricks Publié dans #JOURNAL 1972

Un dimanche sans rien à la télé, à part la présence inespérée et insolite de John Lennon chez Drucker. Aucune série (à part l'insupportable "Un enfant nommé Michel"), un film avec Ventura réalisé par Claude Sautet "L'Arme à gauche" pour le soir sur la Une.

 

Je plains les critiques de Télérama qui ont se farcir des daubes comme "Robinson Crusoé sur Mars", "Le chef d'oeuvre de Vaucanson" et "L'Arme à gauche" pour nous pondre une critique.

 

Puisqu'il n'y a rien à la télé, parlons de Muriel. En 1972, elle cachait son âge. Nulle part on ne trouvait sa date de naissance. Je procédais par estimation : elle devait avoir 18 ans dans "La Princesse du rail" en 1967 d'après moi, donc je lui donnais 25 ans.

 

En réalité, "La Princesse" a été tourné en 1966 et Muriel avait déjà 23 ans. Elle venait donc de fêter ses 29 ans.

 

J'ignorais si elle était mariée (elle ne parlait pas de sa vie privée) et surtout, je ne me suis jamais rendu compte sur l'écran de télévision qu'elle était petite. Je l'imaginais de ma taille (1.74 m).

 

En 1972, nous vivions dans un monde où l'information était moins facile à trouver qu'aujourd'hui.

 

Il faut dire aussi que Muriel n'était pas encore une grande vedette (qu'elle ne sera jamais à cause de sa maladie).

 

J'ai parfois pensé à lui écrire, mais où ? Je n'avais pas non plus de "courrier personnel", ce n'est pas moi qui le relevait.

 

A partir de 1974, elle s'évanouit dans la nature et plus personne ne parle d'elle. Lorsque j'aurais pu lui écrire, il était trop tard. Je n'ai d'ailleurs jamais su qui était son imprésario.

 

Les sultans 4

 

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Samedi 28 Octobre 1972

21 Septembre 2012 , Rédigé par patricks Publié dans #JOURNAL 1972

Un programme de disette ce week end là: "La Journaliste" avec le 5e épisode "Deux escros en vacances " est ce qu'il y a de mieux, c'est tout dire!

 

A 20h30 sur la 2, dans le Top à Guy Bedos et Sophie Daumier, je repêche Julien Clerc avec une chanson rare : "La citadelle".

 

Enfin, eh oui déjà, enfin pour cette présentation, notons la présence de Pete Seeger dans "Point chaud" à 22h50 sur la Une.

 

J'ai reçu ce vendredi 21 septembre 2012 une carte de remerciements de la famille de Christian Marin après mes condoléances.

 

En 1972, Christian Marin pensait tourner une saison 4 des "Chevaliers du ciel", mais victime d'un accident de voiture qui le défigura, Jacques Santi, son partenaire, jeta l'éponge.

 

En octobre 1972, de nouveaux artistes arrivent en France, pour des carrières aux fortunes diverses. Bruno Lauzi et son "Amore caro, amore bello", qu'Hervé Vilard chantera en français à son Olympia 1973, Gilles Vigneault qui se plaît tellement en France et ne veut plus repartir au Canada.

 

Muriel allait revenir, elle était dans l'air, je savais que je n'avais qu'à patienter et ne finirait pas 1972 sans la revoir.

 

Les grèves étaient monnaie courante. Ainsi, plusieurs des programmes que j'ai décrit ces dernières semaines, comme "Umberto D" dont Bébel a tourné le remake "Un homme et son chien" et le top à Jean Poiret n'ont pas été diffusés.

 

J'aurais dû tenir un journal autrefois, pendant ces jours de lumière. En 1972, cela valait vraiment la peine d'en faire un, jamais Muriel n'allait retrouver une gloire pareille à cette année-là.

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Vendredi 27 Octobre 1972

20 Septembre 2012 , Rédigé par patricks Publié dans #JOURNAL 1972

Fin de semaine avec toujours la déplorable série "Les Saintes chéries". L'ORTF s'est visiblement décidé à rediffuser l'intégrale des trois saisons.

 

Donc, deux bons feuilletons le soir mais face à face sur les deux chaînes, je choisis donc le cinquième épisode de "Sam Cade" qui  s'intitule "Le retour". Sur la 2, il y a le 4e épisode des "Boussardel".

 

Le vendredi, je sors à 15h, et j'ignore encore quelle belle surprise m'attendra le vendredi 16 mars 1973 à cette heure là, ceux qui ont lu le blog le savent déjà. Surprise concernant Muriel évidemment.

 

A partir de ce 27 octobre, c'est une seconde chronique des mêmes jours, mais bien évidemment pas les mêmes propos.

 

Depuis l'an dernier, j'ai trouvé d'autres revues qui, à défaut de toujours proposer des photos inédites de Muriel, donnent des informations sur les programmes de l'époque, tel le cynique Télérama.

 

Télérama a une rubrique "enchanté de vous connaître" consacrée aux acteurs TV, mais pour l'instant je n'y ai pas trouvé Muriel Baptiste.

 

Aujourd'hui, même la plus petite photo ou interview, à quarante années de distance, est un évènement.

 

Des photos de Muriel, c'est devenu si rare.

 

Avec Jean Marsan

 

 

 

 

 

 

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17 ans déjà

7 Septembre 2012 , Rédigé par patricks Publié dans #DIVERS

Le temps passe. Il ya dix sept ans, le jeudi 7 septembre 1995, dans son appartement du 12 rue Pierre Budin, à 18h, Muriel quittait ce monde.

La nouvelle n'a été sue du grand public qu'en 2005, à l'occasion du remake des "Rois maudits".

En 2025, il n'est pas certain que Muriel ait toujours une sépulture au cimetière de Pantin, si personne ne renouvelle la concession trentennaire.

Depuis mars 2010, son dernier compagnon, Charles Delberghe, l'a rejoint dans cette concession qui comporte deux places.

Je ne me consolerai jamais de la mort de Muriel. Elle avait 52 ans. Elle aurait fêté en 2012 son 69e anniversaire.

 

En 1973, j'étais loin de penser que Muriel aurait le même destin tragique que Marguerite de Bourgogne.

 

En ce temps là, à 69 ans, on était une vieille dame, l'espérance de vie a changé aujourd'hui. Muriel aurait toute sa place dans la société de 2012.

 

Le destin en a voulu autrement.

 

Comme chaque année, une plante est déposée sur sa tombe, à Pantin, 115e division, 3e ligne, 2e tombe.

 

Ce n'est pas le jour de l'année que je préfère, et de loin.

 

Margaritaborgona2

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Décès de Christian Marin

5 Septembre 2012 , Rédigé par patricks Publié dans #EVENEMENTS

Une bien mauvaise nouvelle à deux jours du dix septième anniversaire de la mort de Muriel Baptiste. Ce 5 septembre nous quitte à l'âge de 83 ans Christian Marin. Je lui avais écrit en 2006  et il m'a téléphoné un dimanche de juillet 2006 en se disant enchanté de mon projet de livre sur Muriel Baptiste

 

Je recevais quelques jours plus tard une lettre et des photos de la collection personnelle de l'acteur prise sur le tournage des "Chevaliers du ciel" Ces photos ont servi d'illustration à mon livre "Muriel Baptiste, la reine foudroyée"

 

Christian Marin rédigea la préface de mon livre et souhaita que l'on reste en contact Depuis 2006, nous avons échangé quelques coups de téléphone et des cartes de voeux, ainsi que quelques lettres.

 

Il m'apprenait des détails que personne d'autre ne pouvait savoir comme par exemple que Muriel Baptiste n'avait pas assisté, en mars 1988,  aux funérailles de Jacques Santi dont elle partageait la vie en 1966.

 

Curieusement, il ne se souvenait que très vaguement du film "Le mois le plus beau" (1968) dans lequel il retrouvait Muriel Baptiste.

 

Il me parlait d'André Falcon, son meilleur ami, qui m'a aidé aussi pour le livre. J'aurais pu le connaître mieux, mais j'ai toujours gardé une certaine timidité envers les vedettes.

 

En 2012, je lui ai demandé de me mettre en contact avec les comédiens de la pièce "Les quatre vérités", mais dans sa réponse il me fit comprendre que si ces personnes avaient été des partenaires dans son métier, aujourd'hui c'était pour lui des gens perdus dans Paris qu'il ne voyait plus.

 

Il comptait plutôt sur le hasard d'une rencontre pour m'aider dans mes recherches en vue d'un second livre. Cela restera sa dernière lettre.

 

 

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