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Fans de Muriel Baptiste

Lundi 6 Avril 1964

28 Février 2013 , Rédigé par patricks Publié dans #JOURNAL POSTHUME IMAGINAIRE

27e jour de tournage sur les 91 prévus pour "Quelle famille".

 

J'ai tourné aujourd'hui avec Jacques Monod et Patrick Préjean.

 

Morel m'a parlé de "Plainte contre X" dont Ducrest lui a envoyé le scénario, et où il joue le rôle du policier (Un petit rôle). Je me fais peut être des idées mais je pense que cela le surprend que sur ce film là, j'ai le second rôle.

 

Morel m'a dit que la vedette (celle qui a son nom devant moi, ma "soeur" dans l'histoire), est malade, et Ducrest attend son rétablissement, il ne veut personne d'autre à sa place.

 

Quand Régis est parti vers 19h, je me suis mis à broyer du noir et j'ai pris du Whisky. Je suis restée pensive un moment sur le canapé.

 

La télé manque dans cette maison, avec ma prochaine avance, nous achèterons un poste.

 

Mais je me jure bien de ne pas regarder "Quelle famille" ni "Plainte contre X", quelle horreur rien qu'à l'idée de me voir à l'écran.

 

François Nocher m'a téléphoné, mais j'ai écourté la conversation. Je sais trop pourquoi il m'appelle.

 

J'ai acheté un disque de musique classique que j'ai mis sur l'électrophone, cela me change des disques offerts par Nancy.

 

23h30 : Régis est là, j'arrête ce journal.

 

Quelle famille

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Dimanche 5 Avril 1964

27 Février 2013 , Rédigé par patricks Publié dans #JOURNAL POSTHUME IMAGINAIRE

Régis a remarqué que je buvais trop, et que j'étais souvent euphorique.  Au moment de devenir une vedette, je doute de tout et je suis mal dans ma peau.

 

Je n'ai plus envie de voir ma mère, et si ce n'était pour Jérôme, je la rayerai à vie de ma mémoire.

 

Nul ne guérit de son enfance, dit -on. La mienne a été cahotique.

 

26e jour sur 91 de "Quelle famille". Je me demande si je n'ai pas eu tort d'accepter ce feuilleton. J'aurais dû chercher une autre pièce de théâtre. Michel Fermeau m'en proposait bien une.

 

Choyée et invitée dans des palaces, je n'ai pas été payée sur la tournée de "Gigi". Je ne pouvais pas continuer comme cela.

 

Et la télévision paie bien.

 

Pourtant, j'ai l'impression quelque part de perdre mon âme.

 

J'ai rencontré ce Jean-Patrick dont me parlait Sophie L... le 26 mars. Il a beaucoup milité à l'extrême-gauche et contre la guerre d'Algérie, mais veut se reconvertir dans l'écriture. Pour le moment, il travaille sur des feuilletons télé. Il m'a dit, alors que nous parlions avec Sophie, que "Quelle famille" était de la merde.

 

Il tient un journal (comme moi), sauf que lui en parle et moi non. Il a beau être insolent et direct, il m'a plu.

 

M'écrira-t-il un feuilleton ?

 

manchette-portrait432.jpg

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Samedi 4 Avril 1964

26 Février 2013 , Rédigé par patricks Publié dans #JOURNAL POSTHUME IMAGINAIRE

25e jour sur 91 du tournage de "Quelle famille".

 

J'ignore qui a donné mon numéro de téléphone à Albert Raisner, mais il m'a relancé pour animer une émission présentant des chanteurs yéyés. Je lui ai redit que ce ne serait que pour une seule et unique fois.

 

Je ne suis pas encore connue, si jamais je le suis un jour, et je comprends mal son choix, lui qui n'a fait que me rencontrer au Golf Drouot.

 

Ce sont peut être les anciens élèves du cours Yves Furet qui lui ont parlé de moi : ce fils de médecin grenoblois qui a pris des cours de comédie pour finalement intégrer la maison Barclay et composer pour des chanteurs, ou peut être Roland Giraud que je perds de vue, également élève assidû de cette école de comédie.

 

Je payais mes cours en posant pour "Marie Claire" à cause de cet italien Mancori qui voulait me faire tourner un film qui se fera finalement sous le titre "Les Sultans", mais sans vrai rapport avec le projet d'origine.

 

Aujourd'hui, j'ai l'impression de vivre mon rêve, mais que celui-ci est fragile, que je peux tomber de mon nuage à chaque instant.

 

Le docteur Lambert a raison, je traîne avec moi un fort sentiment de défaite, de déroute, je ne crois pas en l'avenir, je suis instable et déséquilibrée.

 

Je m'efforce de donner une image contraire sur le plateau de l'ORTF, mais derrière ma facade aimable et rieuse se cachent des ruines, un immense gâchis, un chantier en démolition.

 

Je ne suis au fond de moi que des ruines, je n'aurais jamais dû naître.

 

Dans Télémagazine 23 février 1967

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Vendredi 3 Avril 1964

25 Février 2013 , Rédigé par patricks Publié dans #JOURNAL POSTHUME IMAGINAIRE

Le docteur Lambert ne m'a finalement reçue qu'aujourd'hui et m'a trouvée dépressive, perturbée.

 

Pourtant, j'ai une vie agréable et heureuse, entre mon métier et mon amoureux.

 

Mais il me dit que je devrais consulter un psychologue ou un neuro-psychiatre. Il pense que des fêlures de mon enfance, le désamour de ma mère, l'absence du père, sont en train de remonter à la surface. Mais je n'ai pas envie d'aller voir un psychiatre.

 

24/91 pour "Quelle famille", feuilleton que je suis loin d'avoir terminé. Il faut que je tienne le coup. J'ai donné le change à tout le monde aujourd'hui, et rattrapé une scène avec ma "mère" Madame Anodin, Simone Renant.

 

A la cantine, j'ai aperçu Raymond Souplex et Jean Daurand qui tournent "Les Cinq dernières minutes".

 

Michel de Ré en tournage m'a fait un petit signe de la main.

 

Nous avons tourné toute l'après-midi et je suis rentrée me blottir contre mon chéri, regrettant qu'il parte à 19h pour rentrer à 23h30.

 

L'argent commence à rentrer avec le feuilleton, j'ai reçu une seconde avance conséquente, Régis (mais je n'ose rien lui reprocher) n'est qu'assistant éclairagiste, s'il avait un poste plus complet, il travaillerait dès l'après-midi.

 

Mais le Palais Royal l'a déjà embauché de justesse.

 

Je vais me ruiner avec le téléphone : j'ai appelée Renée, puis Sophie L... et Nancy, mais cela m'a fait du bien.

 

Je me sens rassurée.

 

MURIEL 1966

 

 

 

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Jeudi 2 Avril 1964

24 Février 2013 , Rédigé par patricks Publié dans #JOURNAL POSTHUME IMAGINAIRE

Régis n'est pas resté inactif, d'une part il a pris rendez vous pour moi dans la journée pour le docteur Lambert, mais il s'est aussi rendu au commissariat de la rue Doudeauville (Il se trouve qu'il y en a un) pour porter plainte contre Francine.

 

Ce soir, il ira au Palais Royal, ce n'est pas le moment qu'il perde sa place.

 

Moi, je me suis absentée du plateau de "Quelle famille" (23e jour sur 91), mais je n'avais pas de scènes à tourner et cela m'arrangeait bien.

 

Francine ne s'appelle pas Francine mais Michèle Monceau. Elle exerce la profession de voyante depuis cinq ans.

 

Voici ce qu'elle a déclaré à l'inspecteur qui l'a interrogé :

 

"Une jeune femme est venue hier très troublée, pour une consultation urgente. Elle était excitée. Peu après son arrivée, elle a perdu connaissance plusieurs minutes. J'étais sur le point d'appeler les secours, quand elle s'est réveillée. Elle a appelé un taxi. Je ne lui ai absolument rien dit, je n'ai pas eu le temps de lui parler".

 

Etrange.

 

Serais-ce moi qui ait des pouvoirs de voir l'avenir ? Ais-je fait un cauchemar ?

 

Cette explication me rassure : Michèle Monceau dite "Francine" ne m'a pas parlé de Mike Marshall.

 

Je vais tâcher d'oublier au plus vite cette histoire.

 

Lorsque Régis est rentré du Palais Royal, nous avons passionnément fait l'amour, c'était le meilleur remède.

 

Je retourne tourner "Quelle famille" dès demain.

 

MURIEL 1966

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Mercredi 1er Avril 1964

23 Février 2013 , Rédigé par patricks Publié dans #JOURNAL POSTHUME IMAGINAIRE

22/91 pour "Quelle Famille".

 

Cette journée restera mémorable dans ma vie, et je suis bouleversée.

 

Après avoir tourné mon lot de scènes du jour, j'ai eu envie de retourner voir Francine. Pourquoi le 18 mars a-t-elle parlé d'une grande solitude autour de moi ?

 

J'avais juré de ne pas y retourner, mais la curiosité a été la plus forte.

 

Tremblante, j'arrive rue Doudeauville. Sans rendez-vous. La même entrée obscure.

 

Francine n'était pas étonnée de me revoir.

 

Elle m'a demandé si je voulais TOUT savoir. J'ai bredouillé que oui. Elle a reposé sa question : vraiment TOUT ?

 

Nous nous sommes mises l'une face à l'autre devant sa table, et une forme se trouvait au centre, sous une étoffe. Celle-ci cachait une boule de cristal.

 

Francine m'a demandé de la payer avant la consultation.

 

J'ai posé les billets que j'avais sur moi, en espérant que cela soit suffisant.

 

Le cauchemar a alors commencé.

 

Elle a longuement regardé la paume de ma main et ma ligne de vie.

 

Puis, alors que je croyais qu'elle était assoupie, elle s'est mise à me parler d'une voix caverneuse.

 

Ses premières paroles m'ont déconcerté, puisqu'elle parlait du millenaire, d'abord de la peur de l'an 1000, puis de l'an 2000.

 

Je ne voyais pas trop le rapport que cela avait avec moi.

 

Mentalement, j'ai calculé que j'aurais 57 ans en l'an 2000.

 

Insistant sur l'an 2000, elle disait qu'elle ne me voyait pas, en fait ne me voyait plus.

 

J'ai essayé de parler à Francine, mais elle était en transe et ne m'entendait pas. Je pensais qu'elle me parlerait de ma carrière, de mon avenir avec Régis.

 

Elle voit mon nom sur les journaux cette année, oui cette année 1964, pour de mauvaises raisons.

 

"C'est une ressuscitée, elle a voulu mourir pour le fils de Michèle Morgan". Francine voit cela sur un journal.

 

Je me suis mise à trembler : comment sait-elle que je vais tourner avec Mike Marshall dans "Déclic et des claques" en août ?

 

Et d'ailleurs, j'ai Régis, que m'importe Mike Marshall.

 

Je serais partie si elle n'avait pas mentionné l'acteur.

 

Elle m'a dit ensuite que j'allais être pour un temps dans la lumière, entourée de beaucoup de gens.

 

Ensuite, elle a reparlé de l'an 2000, de la fin des temps, et j'ai compris lorsqu'elle disait qu'elle ne me voyait pas que je serais morte.

 

Je tremblais et j'avais envie de m'enfuir, mais elle ne me répondait pas, toujours en transe.

 

Elle s'est projetée dix ans dans le futur et a vu des murs blancs, des couloirs blancs, un bloc opératoire, des lumières. Elle ne me voit plus nulle part dans un journal, mon nom ne sera plus imprimé.

 

Elle a vu ensuite encore plus loin dans l'avenir, mais avant l'an 2000, il va arriver malheur à l'un de mes proches.

Je ne sais pourquoi, j'ai pensé à Jérome.

 

Puis, toujours en transe, Francine s'est évanouie.

 

Bien que je sois bouleversée, j'ai couru pour prendre un taxi qui m'a ramené tremblante au 2 rue Nicollet.

 

Régis était sorti, je suis tombée sur le lit, et me suis mise à pleurer et à trembler.

 

A son retour, affolé, Régis voulait prévenir un médecin. Il m'a gardé tout contre moi jusqu'au petit matin. J'ai fini par m'endormir.

 

Je ne veux plus tourner "Déclic et des claques", je vais prévenir Renée.

 

J'ai peur, très peur.

 

Le téléphone étant installé, Régis a appelé le Palais Royal pour dire qu'il ne venait pas travailler.

 

Je ne sais pas si j'irai sur le plateau demain.

 

Muriel Baptiste

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Mardi 31 Mars 1964

22 Février 2013 , Rédigé par patricks Publié dans #JOURNAL POSTHUME IMAGINAIRE

21/91 pour "Quelle famille".

 

J'ai eu peu de scènes à tourner aujourd'hui, j'aurais pu traîner sur le plateau, mais c'est le jour de congé de Régis.

 

Nous sommes allés au golf drouot nous amuser, danser et écouter quelques artistes en concert.

 

Nancy n'y était pas, mais un garçon de Nancy (la ville, cette fois), Claude, a sympathisé avec nous. Il a 17 ans et est monté à Paris depuis plus d'un an. Nous nous sommes promis de nous revoir. Il veut absolument se lancer dans la chanson.

 

J'ai revu aussi un ancien de chez Furet, Michel. Il a un an de plus que moi. Contrairement à moi, il ne veut plus devenir comédien, cela lui a passé vite. Cela dit, je pense qu'il va devenir célèbre très vite, il a déjà été assistant-réalisateur d'Yves Robert, mais travaille désormais chez Barclay. Il ne chante pas mais compose pour Marie Laforêt. Je me demande pourquoi il ne chante pas lui même d'ailleurs.

 

L'animateur Albert Raisner m'a pris à part pour me proposer d'animer une émission télé et présenter des vedettes yéyés. Je ne sais pas trop ce que donnera "Quelle famille", mais je lui ai promis de réfléchir à son idée. J'ai mis une seule condition : je ne ferai qu'une émission. Je ne tiens pas à être cataloguée speakerine pour chanteurs. Mon métier, ce sont les planches.

 

Autre nouvelle de la journée : on m'installe enfin le téléphone. Je pense que c'est Renée qui m'a donné un coup de piston, car il faut attendre bien longtemps à ce qu'on m'a dit.

 

Ce bonheur me semble à la fois mérité mais aussi fragile. C'est cette idiote de voyante de la rue Doudeauville, Francine, qui m'a mis dans la tête des idées noires.

 

GOLF-DROUOT.jpg

 

 

 

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Lundi 30 Mars 1964

21 Février 2013 , Rédigé par patricks Publié dans #JOURNAL POSTHUME IMAGINAIRE

20e/91 jour pour "Quelle famille".

 

Déjà vingt journées consacrées à ce feuilleton.

 

Patrick Préjean et moi avons eu un trou lors d'une scène, je ne savais pas une réplique et lui ai fait perdre pied. De la pellicule a été gâchée.

 

Pradines a dû refaire la prise et tout s'est cette-fois bien passé.

 

Je ne comprends pas encore, ce qui doit venir de ma jeunesse dans le métier, pourquoi Pradines filme tant pour couper ensuite au montage.

 

Cela doit se faire dans tous les films.

 

Après ma journée, j'étais tendue et fatiguée, je me suis reposé. Régis et moi nous sommes fait livrer un électrophone en attendant d'acheter un poste de télévision.

 

Nancy en prévision m'a donné des disques d'elle, mais aussi fait cadeau d'un que Presley lui a offert. Je trouve que c'est un beau gage d'amitié.

 

J'ai déjà toute une discothèque puisque sur le tournage de "Cherchez l'idole", elle en a récupéré de divers confrères.

 

Il me reste à acheter de la musique classique.

 

A la cantine, Michel de Ré m'a fait un clin d'oeil bienveillant. Sophie dit que c'est mon année de chance. J'ai tendance à la croire.

 

J'ai révisé mon script de demain en attendant Régis. Il n'est plus question que je me trompe sur le plateau.

 

C'est lundi de Pâques et tout est fermé dans Paris.

 

Dans Télémagazine 23 février 1967

 

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Mardi 20 Mars 1973

21 Février 2013 , Rédigé par patricks Publié dans #JOURNAL 1973 Janvier Avril

Evènement  : le film prévu aux dossiers de l'écran, "Le dossier noir", d'André Cayatte, étant l'objet d'une action en justice, est déprogrammé au profit du "Glaive et la balance", du même metteur en scène, avec Anthony Perkins, Jean-Claude Brialy et Renato Salvatori. 

Alain Jérome, grippé, laisse la place à Gilbert Kahn. Aux débats, le juge Pascal (de l'affaire toute fraîche de Bruay en Artois (1972) vient expliquer que l'instruction subit des pressions.

 

Sur la Une, dixième épisode des "Messieurs de Saint Roy", suivi de l'émission "Les Sans studio", avec en invités Pierre Vassiliu, Isabelle Aubret, Guy Bontempelli. Belle affiche.

 

La 3 propose un téléfilm, "La voix venue d'ailleurs" réalisé par Odette Collet, devait être assez bon, d'autant plus que le genre fantastique/surnaturel est peu abordé à la télévision. Ce serait mon choix aujourdhui.

 

La grande surprise est cependant pour le lendemain. Muriel J-1 et je ne le sais pas.

 

Moins d'une semaine après avoir trouvé le livre de Druon avec l'actrice en couverture, c'est à la télévision qu'elle va reparaître.

 

4 le premier jure fevrier 1973

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Dimanche 29 Mars 1964

20 Février 2013 , Rédigé par patricks Publié dans #JOURNAL POSTHUME IMAGINAIRE

19e jour de tournage de "Quelle famille", dont je serai libérée le 7 juin.

 

Je l'ai appris aujourd'hui.

 

Les scènes avec Danièle ne seront peut être pas gardé, j'ai compris que Pradines allait beaucoup couper au montage pour aboutir à un métrage de 338 minutes.

 

Après cela, soit ce sera mon mariage, soit le tournage de "Plainte contre X". Ducrest a annoté  en marge du script "tournage à Compiègne et aux Buttes Chaumont 12 jours".

 

Le roman se passait à Bordeaux, mais pour des raisons budgétaires, Compiègne, plus proche, a été préférée.

 

Ducrest a mis un mot avec les synopsis, que je n'ai pas vu ni lu sur le moment, il m'attendra si je suis pris par un autre engagement.

 

J'espère simplement qu'il attendra octobre, soit après le tournage de "Déclic et des claques".

 

J'ai enfin revue Nancy, et nous avons mangé ensemble ce soir.

 

Elle n'était pas trop contente de sa tournée, arrivée comme une deuxième déception après son tournage en Italie.

 

Nous avons parlé de tout et de rien. J'avoue ne pas avoir su que son film "Cherchez l'idole", où elle chante "Prends garde à toi" est sorti le mois dernier en salles.

 

Le monde étant petit, elle était accompagnée dans ce film par l'orchestre du musicien que j'ai vu à "L'Epi club" où Régis a travaillé.

 

Elle m'a demandé de lui parler de "Gigi" et de Régis. Nous n'avons pas vu l'heure, je l'ai entraînée chez  moi et nous avons ouvert une bouteille de Champagne en attendant Régis.

 

Le courant est tout de suite passé entre eux deux, et j'en suis bien contente.

 

Le bonheur est bien plus facile à trouver que je le croyais.

 

Muriel en Gigi 1964

 

 

 

 

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