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Fans de Muriel Baptiste

Samedi 1er Août 1964

30 Avril 2013 , Rédigé par patricks Publié dans #JOURNAL POSTHUME IMAGINAIRE

J'ai eu Nancy au téléphone, elle est follement heureuse car elle vient de sortir un 33t chez Decca. Elle m'en a envoyé un exemplaire dédicacé chez Renée.

 

Elle pense que le mois d'août va lui être bénéfique, car elle repart en tournée, et elle espère que je vais me remettre du drame Régis et trouver ma sérénité sur le tournage de mon film.

 

Nancy ne peut deviner que je ne suis pas très enthousiasmée par le film en question. Heureusement, c'est Annie Girardot qui a le rôle principal et je n'ai que quelques scènes à Paris. Je ne participerai pas aux six semaines de tournage.

 

NANCY-HOLLOWAY-BYE-BYE.jpg

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Vendredi 31 Juillet 1964

29 Avril 2013 , Rédigé par patricks Publié dans #JOURNAL POSTHUME IMAGINAIRE

Plus que quinze jours avant le début du tournage avec Philippe Clair. Je me suis reposée aujourd'hui, non que je sois fatiguée, mais j'avais besoin de faire le point.

 

1964 m'a déjà réservé tant de surprises bonnes et mauvaises.

 

J'avoue ne pas être pressée de revoir André, car j'ai peur que notre connaissance commune, qui pour moi est plus qu'une connaissance, G... ne cherche à renouer avec moi.

 

Aujourd'hui, j'ai à peine vue Renée, elle est toute à ses invités.

 

 

J'ai appelé Manchette pour qu'il n'oublie pas mon feuilleton et mon rôle de Véronique. J'ai été déçue, car il n'a rien écrit pour ce film ces derniers temps.

 

ARTICLE ICI PARIS 1

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Jeudi 30 Juillet 1964

28 Avril 2013 , Rédigé par patricks Publié dans #JOURNAL POSTHUME IMAGINAIRE

Farniente chez Renée, ce n'est pas désagréable.

 

Nous sommes allées nous promener en ville, il y avait un marché. Le chauffeur nous a accompagné discrètement. Je vais finir par connaître Grasse par coeur.

 

Renée, après que nous ayons fouiné dans les magasins, a été chercher un ami comédien à la gare du sud. Il s'agit d'André Pousse, un homme sympathique et chaleureux. Il m'a prise pour une parente de Renée.

 

Le 17 août, Renée et moi seront à Paris pour le premier clap de tournage de "Déclic et des claques".

 

GRASSE.jpgGRASSE-GARE-DU-SUD.jpg

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Mercredi 29 Juillet 1964

27 Avril 2013 , Rédigé par patricks Publié dans #JOURNAL POSTHUME IMAGINAIRE

Nous quittons Juan les Pins pour regagner Grasse. Michèle s'envole pour Paris. Jacques ne doit pas rester, je retrouve donc Renée et son petit monde.

 

Nous avons une grande discussion sur mon avenir. Elle ne comprend pas mon peu d'enthousiasme pour "Déclic et des claques" et me dit qu'au cinéma il faut bien débuter un jour.

 

Tant qu'à faire, j'aurais préféré que ce soit dans "Les sultans".

 

Elle écoute de la musique classique sur une chaîne haute fidélité. Je me suis mise en maillot de bain et j'ai plongé dans la piscine. Pas de "Steve" à l'horizon pour m'importuner.

 

Renée pense qu'avec les représentations au Palais Royal de "Gigi" je deviendrai célèbre.

 

Alice Cocéa m'avait dit aussi "tu iras loin".

 

Je n'en suis pas certaine.

 

Dans Télémagazine 23 février 1967

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Mardi 28 Juillet 1964

26 Avril 2013 , Rédigé par patricks Publié dans #JOURNAL POSTHUME IMAGINAIRE

A la villa Le Brimborion, je ne suis pas isolée du monde. Renée a donné le numéro de téléphone, et j'ai eu l'agréable surprise d'entendre Nancy, de retour de tournée avec ses musiciens.

 

Il y a tellement de temps que nous ne sommes pas vues. Sophie L... lui a donné mon adresse rue Pigalle. Nous avons bavardé longuement.

 

J'ai laissé des gens derrière moi, certains peu importants (ma mère), et certains comme Nancy auxquelles je suis et serai je pense toujours attachée.

 

Aujourd'hui, programme baignade et bronzette.

 

Je ne pourrais pas vivre ici et y habiter comme Renée. Paris me manquerait trop.

 

La côte d'azur l'été, c'est le règne de l'insouciance, de jeunes gens qui n'ont pas connu ou veulent oublier le service militaire et  la guerre d'Algérie qui allait avec. Un de mes premiers flirts plus âgé que moi n'en est pas revenu.

 

Le soir j'ai vu un des musiciens de Nancy, dont elle s'est séparée (je parle professionnellement) chanter quelques titres. Il a un nom qui ne s'oublie pas, Nino Ferrer. Il était à la plage des pirates à Juan et faisait la manche. Il m'est avis qu'il ne la fera pas longtemps, car je l'ai vu ensuite en grande discussion avec Eddie Barclay, l'homme au cigare et au costume blanc.

 

Nancy m'avait parlé plusieurs fois de ce Nino, je lui dirai la prochaine fois que je la vois ou lui téléphone que je l'ai vu.

 

Michèle reste cloîtrée dans la villa, ne sort pas, et m'inquiète de plus en plus.

 

MURIEL 02 08 67 NOUVEAU SCAN SANS TEXTE

 

 

 

 

 

 

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Lundi 27 Juillet 1964

25 Avril 2013 , Rédigé par patricks Publié dans #JOURNAL POSTHUME IMAGINAIRE

Après Romuald, Franz est mon deuxième amant d'un soir depuis la mort de Régis. La vie continue, la mort n'ayant pas voulu de moi.

 

Je ne suis pas rentrée avec Jacques, et j'ai suivi Franz chez lui.

 

24, rue Pigalle, villa de Renée à Grasse, La Brimborion à Juan les Pins, villa de Franz, je ne me réveille jamais au même endroit. Il semble qu'après avoir fait longuement l'amour, j'ai fait un cauchemar. C'est ce que m'assure Franz. Mes angoisses nocturnes me reprennent, le docteur Lambert a raison, je devrais aller voir un psychiatre.

 

Je devrais être mariée depuis un mois et demi, et me voilà entre Paris et la côte d'Azur, croquant la vie à pleines dents. Franz est bel homme et gentil, mais je vais lui dire de me raccompagner à la villa Le Brimoborion et je souhaite en rester là avec lui.

 

Je n'aimerais pas être à la place de Michèle, esclave d'un homme marié et de ses caprices. Malgré ce qui m'est arrivé, mon enfance, le divorce, mon père biologique, mon adolescence en Angleterrre, l'accident de Régis, ma tentative de suicide, je pense que je mieux lotie que Michèle.

 

Nouveau scan Muriel en foret

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Dimanche 26 Juillet 1964

24 Avril 2013 , Rédigé par patricks Publié dans #JOURNAL POSTHUME IMAGINAIRE

Michèle a eu de mauvaises nouvelles, je crois que cela ne va pas fort avec son José Luis, je suis peut être bête mais quelque part je me dis que tout cela finira mal (1).

 

Jacques est drôle, il répète sa pièce en maillot de bain. Il faut dire que même sous les pins il fait si chaud.

 

Je trouve Michèle et Jacques si sympas que j'espère avoir un jour l'occasion de tourner avec eux (2) mais ce genre de souhaits n'arrive pas habituellement.

 

Je suis de sortie ce soir. Michèle qui a le cafard a été se coucher tôt, un ami de Jacques, Franz, m'a proposé de m'emmener dans un dancing de Juan Les Pins, Jacques lui nous accompagne.

 

 

 

(1) Michèle Girardon s'est suicidée le 25 mars 1975 lorsque José Luis de Villalonga l'a quittée et s'est remarié avec Syliane Stella Morell.

 

(2) Muriel jouera avec Michèle en 1966 dans "Les Chevaliers du ciel", et avec Jacques Zanetti dans "Par mesure de silence" et "Le Corso des tireurs".

 

 

ORIGINAL-CINEMONDE.jpg

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Samedi 25 Juillet 1964

23 Avril 2013 , Rédigé par patricks Publié dans #JOURNAL POSTHUME IMAGINAIRE

Journée passée à me baigner, le matin dans la piscine de la villa de Renée, puis Jacques Zanetti et Michèle Girardon (sans son conquistador José Luis) m'entraînent à une cinquantaine de kilomètres de là, à Saint-Jean Cap Ferrat.

Nous habiterons une villa perdue dans les pins, appelée "La Brimborion".

 

Michèle prépare le tournage d'un western de Robert Siodmak, "Les Mercenaires du Rio Grande", et a besoin de concentration pour apprendre son rôle, celui de Josefa.

 

Jacques lui va jouer au théâtre à Nice.

 

Quand trois comédiens se rencontrent dans la tranquillité de la pinède, ils parlent de tout sauf de comédie.

 

Je me demande si je ne pourrais pas devenir "Claudine" après "Gigi", et aussi Célimène dans "Le Misanthrope". Les deux personnages m'intéressent. Ce sera de toute façon plus intéressant que "Déclic et des claques".

 

Muriel-tele-7-jours-6-mars-67.jpg

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Vendredi 24 Juillet 1964

22 Avril 2013 , Rédigé par patricks Publié dans #JOURNAL POSTHUME IMAGINAIRE

Romuald est parti au petit matin, me laissant douillettement endormie. Je suis restée dans les draps jusque vers dix heures du matin avant de prendre une douche, de descendre au café d'en face et de prendre un petit déjeuner.

 

J'ai enfin l'impression de revivre, de me détacher du drame.

 

Je téléphone à Manchette en lui donnant mes coordonnées à Grasse afin que cette-fois, il ne me perde pas de vue, et qu'il continue avec Michel Levine à écrire "Têtes brûlées".

 

Je peux retourner sur la côte auprès de Renée apaisée, je ne suis plus exilée de Paris, je reviens dès que je veux chez moi.

 

A Orly, un Vickers d'Air Inter décolle et m'emporte vers l'aéroport de Nice. Renée, à qui j'ai téléphoné, a envoyé son chauffeur  (et pas le calamiteux playboy "Steve") pour venir me chercher.

 

Le tournage de "Déclic et des claques" approche, dans un mois, je serai en train de tourner mon premier long métrage de cinéma.

 

Renée m'a accueilli avec chaleur et gentillesse.

 

 

PHOTO REPETITION MURIEL RENEE ST CYR

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Jeudi 23 Juillet 1964

21 Avril 2013 , Rédigé par patricks Publié dans #JOURNAL POSTHUME IMAGINAIRE

Le docteur Lambert a pu me prendre entre deux rendez-vous.

 

Il m'a prescrit des calmants.

 

Au 51 rue Pierre Charron, dans le 8e, chez "Marie Claire", Sophie L... semblait m'attendre. J'étais modèle pour le magazine et je suis actrice, cela leur fait de la publicité, et ils sont prêts à me faire de nouveaux reportages intitulés "Le sourire de Gigi 1964".

 

Avec ma "popularité", Sophie n'a pas cachée que mes cachets seront plus confortables.

 

Le 17 juillet, je parlais d'un jeune homme qui m'avait abordé au Golf Drouot, il connaissait en fait Sophie qui m'en reparle. Il a voulu avoir mes coordonnées qu'elle ne lui a évidemment pas données.

 

Souhaitant me changer les idées, j'ai dit à Sophie que je ne serai pas contre le revoir avant de retourner à Grasse. Elle se propose d'organiser un dîner au restaurant au pied levé, en le contactant, ainsi que son petit ami du moment, Sophie en changeant souvent.

 

Nous nous retrouvons chez Maxim's, 3 rue royale. C'est sans doute l'endroit le plus cher de Paris. Il paraît, d'après Sophie, qu'il n'est pas rare d'y croiser des célébrités.

 

Toasts de caviar, filets de sole, champagne rosé, je me crois revenue à la tournée de Bel Gazou. L'ami de Sophie se fait discret, mon chevalier servant se nomme Romuald et très vite m'apprend qu'il est auteur de bandes dessinées. Il semble en vivre et confortablement, car il refuse que Sophie paie l'addition. Nous allons ensuite danser chez Castel. Pour cette soirée, trouvant mes cheveux affreux, j'ai mis une perruque. J'ai pris dans ma garde robe quelque chose de discret, un chemisier marine et une longue jupe peut être pas à la dernière mode.

 

Lorsque nous nous séparons, il est plus de quatre heures du matin, et mon chevalier servant se propose de me raccompagner rue Pigalle. Sophie me laisse donc entre ses mains.

 

Je lui propose de monter boire un dernier verre et pour toute réponse, il approche son visage et m'embrasse passionnément.

 

Puis, il m'accompagne dans l'escalier.

 

 

NOUS-DEUX-1966

 

 

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