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Fans de Muriel Baptiste

Vendredi 10 Août 1973

31 Mars 2014 , Rédigé par patricks Publié dans #JOURNAL 1973

"Un homme, une ville" se termine. "Opération vol" (3e épisode) "Un mur en or" toujours avec Fred Astaire dans le rôle du père du héros.

La 2 propose "La toile d'araignée", film avec Richard Widmark qui sera bientôt "Madigan", le policier de la Une du vendredi soir, tandis que la 3 est en pleine vague baba cool avec "Le chant des celtes".

Je passe complètement à côté d'un des tubes de l'été, "J'ai un problème". Il faut dire que je n'ai jamais été fan ni de Johnny ni de Sylvie. Je préfère l'italien Drupi, qui se lance avec "Vado via", chanteur boudé en Italie (il est arrivé bon dernier au festival de San Remo avec cette chanson).

Sinon, il y a Demis Roussos ("Goodbye my love goodbye"), Sardou ("La maladie d'amour"), Fugain et le big bazar ("Chante"), Pierre Charby ("You"), Claude François ("Je viens dîner ce soir"), Il était une fois ("Que fais tu ce soir après dîner"), les Rolling Stones ("Angie"), l'insupportable Gérard Lenorman ("Si tu ne me laisses pas tomber").

Michel Fugain était celui qui ressentait le mieux l'air du temps à travers ses chansons, l'été 72 c'était "Une belle histoire", l'été 73 "Chante". Mais la suite de sa carrière ne sera plus à ce niveau là, surtout lorsqu'il sabordera le Big Bazar.

Le cinéma pleure Jean Pierre Melville, disparu le 2 août.

Je préfère l'été 73 à celui de 72 car j'ai pleinement conscience d'être amoureux de Muriel, c'est l'après Rois maudits. Elle vient de connaître le plus beau rôle de sa carrière. Et je chante ma vie comme si je devais mourir demain.

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Jeudi 9 Août 1973

30 Mars 2014 , Rédigé par patricks Publié dans #JOURNAL 1973

Daktari saison 4 est sur la 2 avec l'épisode "L'émir et le guépard". Il n'y a que cela d'intéressant car la 3 propose un documentaire, "Musique au Vietnam" (zzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzz) et la 1 "La jument du roi" avec Jean Le Poulain.

Il y a un cinéma à Bagnoles, et nous irons voir quelques films, dont en 1974 une séance de "Le petit baigneur" qui nous sera remboursée. Le film n'arrête pas de casser. On nous proposera de nous rembourser après avoir en vain  tenté de nous faire revenir la semaine suivante, mais cette semaine de 1974 là, nous serons sur le chemin du retour.

Pas de souvenirs concernant 1973, on verra "L'homme au pistolet d'or" et "Peur sur la ville" en 1975, "La race des seigneurs" avec Alain Delon en 74 (film auquel je n'ai rien compris). On a peut être vu un film en 1973, mais je ne l'ai pas noté.

Je commençais à aller seul au ciné, mais je dois dire que souvent je ne saisissais pas toutes les nuances des films, je m'en suis rendu compte lors des rediffusions télé, par exemple : "L'héritier" avec Belmondo et Charles Denner vu au printemps 73. Ce n'est pas un polar mais une intrigue complexe sur un complot. 

Dans mon souvenir, le cinéma se trouvait en face du casino du lac, en centre ville. Il avait disparu lors de mon retour en 2006.

1973 était une belle année, mais j'étais un peu trop jeune pour en profiter. David Bowie ou Elton John triomphent, mais je ne sais même pas qu'ils existent. La télévision de Guy Lux et des Carpentier me biberonne à Joe Dassin, Michel Delpech ou Mike Brant. Dassin cet été là sort un 45t qui fait un bide : "Je t'aime, je t'aime" et en face B "La chanson des cigales". Le 33t qui sort en fin d'année ne contient aucune chanson connue ("Fais moi de l'électricité" sera le seul 45 extrait). Eh oui, on a bien failli le perdre en route Joe, ce qui aurait été bête deux ans avant "L'été indien".

Notons que j'ai commencé à acheter Télé 7 Jours à Bagnoles, mais on y parle de "Karatékas and co" et pas de Muriel. Le scénariste Henri Viard s'explique dans télé 7 jours : on lui a demandé de rallonger les intrigues et de passer de 50 à 90 minutes.

Malgré le succès des rois maudits, le nom de Muriel Baptiste reste inconnu, et va l'être de plus en plus. On peut dire que j'ai vraiment gardé Muriel pour moi tout seul au delà de toute espérance, mais si je n'aurais pas aimé qu'elle devienne une superstar et m'échappe, je ne le suis souhaitais pas cet anonymat.

Bagnoles de l'orne 1973

 


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Mercredi 8 Août 1973

29 Mars 2014 , Rédigé par patricks Publié dans #JOURNAL 1973

Personne ne se doute, en plein août 1973, que François Cevert va se tuer le 6 octobre. Il est le rival de Jacky Stewart  sur Tyrell, tandis que le brésilien Emerson Fittipaldi sur Lotus lui dispute la première place. "Match sur la 2" est consacré au grand prix d'Allemagne, le fameux circuit du Nurburgring que les amateurs de la bande dessinée "Michel Vaillant" connaissent pour l'album d'histoires de fantômes et de disparitions "Les chevaliers du Nurburgring".

"Match sur la 2" suit "Freya des sept îles" avec France Dougnac, aujourd'hui bien oubliée.

Sur la Une, le pathétique Dick Rivers est l'invité d'Yves Mourousi. Sur la 3, "Hamlet" de Tony Richardson. Bref, rien à la télé.

A Bagnoles de l'Orne, nous n'eumes jamais que du beau temps. Je ne me souviens pas en quatre ans d'un seul jour coincé dans la villa les lierres avec une pluie battante dehors. C'était le temps où la météo n'était pas détraquée, et où il faisait beau en été.

Muriel devait être en vacances. Annie Sinigalia m'a parlé de vacances ensemble sans me donner d'année, et cela aurait pu être 1972. En 1973, elle avait encore des projets ma chère Muriel.

Et moi je ne pensais pas à l'avenir, il me semblait comme indéfini et flou.

Mais je pensais retrouver à la rentrée Muriel dont "La double vie de Mademoiselle de la Faille" n'avait toujours pas été programmé.

Muriel se relève tour de Nesle

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Mardi 7 Août 1973

28 Mars 2014 , Rédigé par patricks Publié dans #JOURNAL 1973

Duke Ellington, à quelques mois de sa disparition, est la vedette de "Bienvenue", l'émission de Guy Béart. Les dossiers de l'écran sur les esquimaux propose "Les dents du diable" avec Anthony Quinn. Sur la 3, un téléfilm fantastique sur les vampires, "Le noctambule" avec Michel Delaye.

Mais à Bagnoles, je n'ai pas la télé, et du moment qu'elle ne passe pas Muriel (ce qui arrivera hélas avec Bagnoles 1974 pour "Un curé de choc"), tout va bien.

Je lisais à Bagnoles. "Le drame de l'an 3000" vendu par le facteur à mes parents, est un livre que je n'ai lu que l'an dernier! Ma mère me fait lire Delly ("Les seigneurs loups") livre à l'eau de rose dans lequel je cherche quelque ressemblance avec "les rois maudits"

En cet été 1973, plus personne ne parle de Muriel, et je n'ai qu'elle en tête. Dans mon coeur, elle n'a pas de concurrence. Le dimanche, nous nous rendons à la messe, ma grand mère, ma mère et moi, et je tombe toujours à côté d'une fille de mon âge handicapée mentale.

Je me souviens de parties de golf miniature. Le premier jour des quatrième vacances à Bagnoles, en 1975, je m'y rendrai et perdrai ma balle. Je propose de la payer, le type m'engueule et me dit de la chercher. Je suis en rage car je l'ai envoyée dans des buissons et donne des coups avec le club pour écarter les branches. C'est là que je brise net le club. Je le laisse dans l'herbe et m'enfuit en courant après avoir enjambé le petit mur de circonférence, après avoir jeté un coup d'oeil (le patron ne me regardait pas) me privant tout le séjour de golf miniature. En 1973, le type ce plaignait du fils du colonel qui était turbulent. Comme si mes parents savaient qui étaient le fils du colonel!

Durant ces séjours, nous allons à la Chapelle Montligeon, à Mortagnes sur Perche, où l'on m'a offert une chevalière que je porte fièrement depuis un an. J'y ai gravé M à l'intérieur. Je voulais graver MB mais n'y suis pas parvenu. J'ai toujours ce précieux objet.

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DELLY LES SEIGNEURS LOUPS

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Lundi 6 Août 1973

28 Mars 2014 , Rédigé par patricks Publié dans #JOURNAL 1973

Désormais, je ne traite que la période 1973/74 jamais évoquée ici.

Grâce à Télé Poche, j'apprends les polémiques qu'entraîne la diffusion de la série "Karatékas and co" (épisode 2 ce soir là sur la Une), qui s'avère le ratage total, et signera d'ailleurs la fin de carrière de Jean Marais.

Les programmes télé d'été sont d'un vide sidéral. Sur la 2, "La folie de Dieu aux Usa" (documentaire), sur la 3 le film "Fruits amers" (1967) avec Laurent Terzieff. 

Nous avons loué des mini vélos à Bagnoles, mais ma mère fait une chute. Le frein lui ouvre la veine au poignet, il faut la transporter aux urgences. Elle n'a plus jamais essayé de faire du vélo après.

Que donnerais-je pour revenir en ce temps là ? Ah, voyager dans le temps, mais en sachant ce que je sais aujourd'hui. Cela dit, je n'avais que 13 ans et donc peu d'autonomie.

Les choses allaient bien pour Muriel cet été là. Elle rayonnait et allait tourner "Un curé de choc" à l'automne.

La crise pétrolière n'avait pas encore eu lieu, et tant l'été 72 que 73, nous avons beaucoup fait de tours en voiture à Alençon, Domfront, Mortagnes sur Perche, Tancarville. Le prix de l'essence n'était pas un problème.

C'était un monde que l'on ne peut imaginer aujourd'hui : pas de chômage, de violence urbaine, pas de cités avec des zônes de non droit. Ma mère avait changé d'emploi en 1969, puis en 1970.

Pourquoi le monde est il devenu si moche ? Ah, les trente glorieuses, Muriel en est l'un des éléments significatifs. Elle symbolise cette période de ma vie heureuse et insouciante. Comme j'aimerais que l'on soit en 1973!

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Dimanche 5 Août 1973

27 Mars 2014 , Rédigé par patricks Publié dans #JOURNAL 1973

Depuis Bagnoles de l'Orne, j'achète télé poche et je sais même si je ne suis pas devant la télé ce qui est programmé.

"Hawaii Police d'état", mais sur la 3, donc même chez moi où elle n'est pas reçue, je n'aurais pas vu l'épisode. "Les voies de l'amour" est l'épisode 4 de la saison 1 en France et en 1968 fut le 6 de la saison aux usa.

Le groupe "Il était une fois" (plaisant mais sans plus) chante "Que fais tu ce soir après dîner ?" dans l'émission "Sport été" où sont aussi présents Massimo Ranieri et Michel Jonasz. Il y a aussi Jean-Roger Caussimon mais il n'a jamais été ma tasse de thé.

On parle beaucoup de la mort de Bruce Lee, star des films de karaté.

Je rate l'épisode "Oeil pour oeil" de la saison 4 de "Daktari". Et le soir "Atout coeur à Tokyo pour OSS 117", ersatz français des James Bond avec Sean Connery.

Pour moi, il est impensable que la carrière de Muriel s'arrête, et je crains le lendemain où elle va devenir trop célèbre, m'échapper, où tout le monde parlera d'elle. J'ignore que je la garderai pour moi au delà de toute espérance, hélas, car elle va sombrer dans l'oubli.

Pourquoi l'ais je autant aimé, elle et pas une autre ? Pourquoi le monde d'aujourd'hui me semble si vide à presque vingt ans de sa disparition ?

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Lundi 31 Juillet 1972

27 Mars 2014 , Rédigé par patricks Publié dans #JOURNAL 1972 2e rédaction

Je me souviens parfaitement de ce jour là. Lorsque ma grand mère me voit ému (retenant mes larmes) lorsque Muriel/Annunciata se jette sous les roues de la locomotive dans le dernier épisode de "La Princesse du rail", elle me dit "Tu la retrouveras ce soir".

Ma grand-mère avait compris mon sentiment très fort pour Muriel.

Puis, l'après midi se passe avec "L'inspecteur aime la bagarre" avec Louis Velle, et le 4e flipper le dauphin "L'hydroglisseur".

Le soir, 24e épisode de Richard Lagrange. Puis entre "La feuille d'érable" sur la 1, "L'homme qui valait des milliards" sur la 2, autant aller se coucher.

N'empêche qu'en 1972, le suicide de Muriel, c'était du cinéma, c'était à la télé.

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Samedi 4 Août 1973

27 Mars 2014 , Rédigé par patricks Publié dans #JOURNAL 1973

France Dougnac est en couverture de télé poche. Elle pique un peu et même beaucoup la place de Muriel. Après les feuilletons "La malle de Hambourg" en 1972, et en juin 73 "Le Neveu d'Amérique", elle revient dans la dramatique "Freya des sept îles". A la rentrée, elle sera la vedette de la version maritime des chevaliers du ciel "La Mer est grande", mais diffusée le jeudi soir et allant au CES le lendemain, je n'aurai pas le droit de regarder.

France Dougnac est la quasi seule actrice française (avec un peu plus tard Sophie Barjac) à m'intéresser en dehors de Muriel Baptiste, puisqu'une avalanche d'actrices anglaises et américaines des années 70 (voir ici mon blog link), squatent les feuilletons d'alors "Amicalement vôtre", "Mannix", "Banacek", "Mission Impossible", "Les envahisseurs". Mais l'appréciation n'est pas la même. J'ai été et je suis toujours fou amoureux de Muriel Baptiste. Muriel suscite la passion de toute une vie, on a envie de lui chanter comme Bécaud "Je t'aimerai jusqu'à la fin du monde". Alors que France Dougnac (à l'époque!) avec ses faux airs de Sainte Nitouche donnait envie de coucher avec. Ne parlons pas de Barjac, car si Dougnac sait jouer la comédie, Barjac laisse douter de son talent. Un jour, je me promenais à Paris (au début des années 90) et elle jouait dans une pièce avec Marcel Maréchal "Les prodiges", et je n'y suis pas allé. Il y avait de la place, mais je ne le regrette pas. Je me serai rasé. Sophie Barjac est rigolotte dans "Dis bonjour à la dame" mais cela ne va pas plus loin.

Depuis Bagnoles de l'Orne, sans télé, je ne ratai pas grand chose, je dirai seulement pour ce samedi "Le Virginien", superbe série western qui joue souvent sur le registre du mystère. L'épisode de ce soir là s'appelait  "Le troupeau volé". Sinon,  que des programmes sans intérêt : "Intervilles" avec Guy Lux sur la 2, un téléfilm (enfin "une dramatique") sur la Une "La bonne conscience" avec Gilles Segal, l'après midi sur la Une la rediffusion du feuilleton "Mauregard" avec Michel Subor...

A Bagnoles de l'Orne, je rêve de Muriel, pensant la retrouver à la rentrée. Je vais déchanter.

Bon ci dessous deux photos de Dougnac, et ensuite Muriel : on passerait un bon quart d'heure avec la première de ces deux actrices, l'éternité entière avec l'autre!s_31338france_dougnac_030.jpg

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Dimanche 30 Juillet 1972

26 Mars 2014 , Rédigé par patricks Publié dans #JOURNAL 1972 2e rédaction

Quatrième épisode de "Quentin Durward", dont j'apprécie la deuxième diffusion mais cela doit être irregardable aujourd'hui.

La chanteuse Marie (tragiquement disparu d'un cancer en 1990) était l'invitée de "Discorama". Son seul succès date de 1971 ("Soleil").

Puis dans "Dimanche en trois manches", Eddy Mitchell (alors en pleine traversée du désert) et Nicoletta. Le film du dimanche soir est "La tête du client" avec Michel Serrault.

Rien sur la 2 dont l'antenne ne commence à émettre qu'à 18h00.

Ma tante et cousin germain sont partis à la Réunion pour plusieurs années.

Demain, dernier épisode de "La Princesse du rail".

 

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Vendredi 3 Août 1973

26 Mars 2014 , Rédigé par patricks Publié dans #JOURNAL 1973

Bon, "Miditrente" avec Danièle Gilbert ne s'est pas arrêté comme tous les ans en juillet. L'émission passe trois fois par semaine, en alternance avec le feuilleton "Les aventures de Monsieur Pickwick".

Aussi déplorable que Danièle Gilbert, le chouchou de l'époque, Gérard Lenorman, est l'invité du jour. Le regretté Herbert Pagani, invité de la "mini semaine" de trois jours" est là pour remonter le niveau.

Que Lenorman, chanteur médiocre et a la grosse tête ait pu faire une telle carrière relève du mystère total. Surtout que l'époque a des valeurs sûres comme Julien Clerc ou Gérard Manset existaient.

Deux bons feuilletons : "Un homme et une ville" et "L'éloignement", avant la soirée dédiée à une série américaine totalement oubliée, "Opération vol". Robert Wagner, le temps de quatre épisodes, dans cette saison 3, jouait avec Fred Astaire, alors sur le déclin.

Wagner malheureusement restera Jonathan Hart de la très mauvaise série "Pour l'amour du risque", alors que son personnage de voleur espion Al Mundy avait une autre stature. L'épisode s'appelle "Les trois vierges de Rome".

A Bagnoles de l'Orne, je retrouve mes marques, avec mon loulou de Poméranie, nous faisons de grandes ballades en forêt. Celle-ci a été endommagée par la tempête de 1999, et par la construction d'une voie rapide qui a amputé une bonne partie de ces bois où l'on pouvait s'enfoncer en traversant la route depuis la villa les lierres. Dès lors, on se croit en plein "Thierry la fronde" ou plutôt "Les rois maudits", on est hors du temps, et je pense à Muriel.

C'était vraiment le temps du bonheur.

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