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Fans de Muriel Baptiste

Mercredi 3 Octobre 1973

30 Juin 2014 , Rédigé par patricks Publié dans #JOURNAL 1973

Les cours de judo commencent (je rate d'ailleurs le septième épisode du "Cheval de fer" : "L'homme cougar"), mais pour autant, je n'apprends pas une méthode de self-défense. Je m'y suis inscrit parce qu'à la rentrée 73, je me faisais molester au CES, mais jamais le judo ne me servira à me défendre - J'y resterai jusqu'en avril 75 - et en plus, souffre douleur au collège, je le serai un peu aussi au judo où les autres s'aperçoivent que je ne suis pas très sportif.

Ce soir-là, il n'y avait "rien à la télé" : sur la Une un débat politique avec un tout jeune Jean-Pierre Chevènement face au très oublié Albin Chalandon, sur la deux une dramatique, "La Mort en face" avec André Oumansky qui se termine à 22h05, et je n'ai pas la permission de dépasser 21h30.

Une régression par rapport à 72 où l'on regardait "Amicalement vôtre" le jeudi soir jusqu'au 22h30 voire 22h40.

Dès que nous avons eu la télé, j'ai pu regarder des programmes comme "Les Compagnons de Baal" (1968), "Les Envahisseurs" (1969) pour lesquels objectivement, j'étais un peu jeune. La notion de ce qui est effrayant ou pas a changé, puisque les dessins animés d'aujourd'hui n'ont rien à voir avec nos Mickey d'antan. Pour les horaires, j'ai parfois été autorisé à me coucher tard (la saison 2 des "Envahisseurs" en 71-72, "Amicalement vôtre" en 72). Pour cette rentrée 73, j'avais vraiment l'impression que l'on me serrait la vis côté parental. Après, une fois cela dit, je pense qu'il y a eu bien plus malheureux que moi et que je n'ai pas été élevé dans la sévérité. Il est vrai aussi que j'étais quelqu'un de très calme.

Quant à l'absence télévisuelle de Muriel, personne n'y était pour rien. Mais mes parents ignoraient ma passion pour elle. Le clash du samedi 9 février leur fera sans doute un peu penser que ce n'est pas pour rien que je refuse de voir "Top à Joe Dassin" et "Arsène Lupin" sur la 2 au profit de la dramatique de la Une que nous ne regardions jamais (pardi, cette-fois là, c'était "La double vie de Mademoiselle de la Faille"). Vive les grévistes de la 2e chaîne, je ne les remercierai jamais assez d'avoir provoqué l'annulation des Carpentier, et la diffusion uniquement en région Ile de France de l'épisode de Lupin "Double jeu".  Le mercredi 6 mars, alors que nous avons in extrêmis la 3 (elle ne commença à émettre dans ma région qu'en février 74), il n'y aura pas sur les autres chaînes des programmes que mes parents voulaient voir et je pourrai admirer Muriel dans "Bernadi de Sigoyer" sans problème.

Toutefois, c'est le 9 février 74 que je déciderai d'économiser pour acheter un petit poste télé portable en noir et blanc qui arrivera en octobre 75, soit bien trop tard concernant Muriel.

 

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Mardi 2 Octobre 1973

29 Juin 2014 , Rédigé par patricks Publié dans #JOURNAL 1973

Les dossiers de l'écran doivent aborder l'homosexualité, avec le film "Les amitiés particulières". L'Elysée intervient, et film et débat sont remplacés par... "Le Colonel Chabert".

Sur la Une, "Histoires d'animaux", la série documentaire de Frédéric Rossif est remplacée par un hommage à Fernand Raynaud, tandis que la 3 continue de programmer "Témoignages" ("A chacun sa leçon").

La tension gronde au moyen orient où la guerre de Kippour ne va pas tarder à éclater. On prépare le dixième anniversaire de la mort de Piaf, tandis que le premier choc pétrolier survient ce mois-là.

Loin de tout cela, à cette époque-là, je continue à penser quotidiennement à Muriel. Pour le moment, le seul film que j'attende est "Mademoiselle de la Faille" ignorant que sa programmation le samedi 9 février 1974 occasionnera une dispute mémorable avec mes parents.

 

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Lundi 1er Octobre 1973

29 Juin 2014 , Rédigé par patricks Publié dans #JOURNAL 1973

J'ai modifié la page du mercredi 26 septembre, ayant oublié un évènement important de ma vie familiale. C'est le problème de tenir un journal après coup! Ma grand-mère eut donc un malaise cardiaque (qui ne nécessita pas, cette fois-là, d'hospitalisation). Cela faisait trois ans qu'elle était malade.

L'année scolaire 1973-74 fut une année décevante, avec ses bons et ses mauvais moments. Les choses se passaient mal au collège, et en janvier 74, je serai convoqué avec ma mère à un rendez-vous par un service d'orientation scolaire un vendredi après-midi. Mais sur un agenda, la date que j'ai notée est le mercredi 23 janvier où j'ai été voir "Vivre et laisser mourir" avec Roger Moore, qui fut pour moi un évènement. Ce sont les bons souvenirs que j'ai voulu retenir.

4e épisode du "Baron de Trenck", série pas ennuyeuse comme "L'Alphoméga", mais guère passionnante. Cela me suffisait. Les années suivantes, je serai plus difficile avec les séries TV. Trois feuilletons ce jour-là donc avec "L'Homme du Picardie" et "Les Mohicans de Paris".

Quant à Muriel, elle ne le sait pas mais elle va faire ce qui sera son dernier tournage, "L'Affaire Bernardi de Sigoyer". Ce sera plus qu'une année décevante pour elle.

La France a d'autres soucis : l'affaire Lip à Besançon divise le mouvement syndical, mais nos profs ne nous en parlent pas. Le collège, à la différence du lycée l'année prochaine, n'est pas politisé. L'ORTF évidemment étouffe toute expression libre sur cette expérience d'autogestion.

Lorsqu'au collège, nous allons au terrain de foot, en cours d'éducation physique, je suis "remplaçant", et je rêve dans le champ de maïs qui entoure le terrain de Muriel en regardant le ciel, allongé.

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Dimanche 30 Septembre 1973

28 Juin 2014 , Rédigé par patricks Publié dans #JOURNAL 1973

J'ai modifié la page du dimanche 9 septembre 1973. John Ford venant de mourir, le film "Pas de roses pour OSS 117' avait été déprogrammé pour une soirée spéciale dédiée au grand réalisateur, et il est diffusé ce 30 septembre.

Sur la 3, à 20h10, cette invisible série "Témoignages" à laquelle Muriel participa le temps de l'épisode "Un grand peintre" dont je ne retrouve pas la date de diffusion. Pas le 30 septembre en tout cas, puisque c'est l'épisode "Valentin" qui est diffusé.

Adamo a sorti le 30 cm "A ceux qui rêvent encore" et participe à l'émission de Drucker "Le sport en fête", et il y chante un extrait, "Hidalgo". Ce sera le seul 45t tiré de l'album. Salvatore est en pleine traversée du désert après des années de gloire, et il retrouvera le grand public en 1975 avec "C'est ma vie", tiré de l'album "Jusqu'à l'amour".

La 2 l'après-midi propose "Le bagarreur solitaire", western de 1958 de Jack Sher avec Audie Murphy. Toute l'année 73, la 2 a décidé de faire fuir ses spectateurs. Même moi, qui était "bon public" et tout le temps collé devant la télévision, je trouvais les films du dimanche après-midi vraiment dépassés et soporifiques.

De mémoire, la Une déprogramma "Clara et les méchants", film avec Minou Drouet, pour un hommage à Fernand Raynaud en diffusant un de ses films.

Je reviens à "Témoignages", je me souviens avoir râlé de rater Muriel passant sur la 3, pourtant impossible de retrouver la présentation dans un télé poche ou télé 7 jours de 1973. La voici dans l'épisode "Un grand peintre".

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Samedi 29 Septembre 1973

28 Juin 2014 , Rédigé par patricks Publié dans #JOURNAL 1973

A l'hiver et au printemps 1972, "Les envahisseurs" avait été suivi par "Mannix" le jeudi sur la 2 à 21h30 après Guy Lux. J'ai eu le droit de regarder la saison 2 des "Envahisseurs" (novembre 71-février 72), mais en raison de l'horaire tardif, pas la saison 3 de "Mannix", programmé de février à mai 1972.

A la rentrée 1973, les deux séries sont programmées le samedi, mais je me suis inscrit au judo, je vais donc avoir le droit de voir la saison 4 de "Mannix", car cela passe après les Carpentier" à 21h35, mais pas "Les Envahisseurs" à 15h15. Toutefois, ce samedi, je pus voir le quatrième épisode des aliens au petit auriculaire raide, "Les sangsues", car les cours de judo n'ont pas commencé. Après, je change de chaîne pour voir "La Une est à vous" qui propose surtout "Les Mystères de l'ouest".

Matthias Habich pour "Le baron de Trenck" fait à la fois la couverture de télé poche et de télé 7 jours.

Le premier épisode de "Mannix" s'intitule "Le tueur" et il n'est pas folichon. Il suit un "Top à Julien Clerc" décevant, car ses chansons de l'époque ("Poissons morts", "Ca fait pleurer le bon Dieu") ne sont pas à la hauteur de ce qu'il a fait jusque-là.

Les nouvelles de vedettes ne manquent pas, mais aucune sur Muriel : on parle de Loumi Lacobesco, Alain Delon, André Oumansky, Roger Moore, Jean Piat, Glenn Ford, Jacques Monod, Daniel Ceccaldi, Denis Manuel, le réalisateur Christian Jaque qui tourne "A vous de jouer Milord".

Objectivement, avant 1973, il n'était pas souvent question de Muriel, trop discrète, pas assez connue. Mais après son succès en Marguerite de Bourgogne, je m'attendais à ce que l'on parle d'elle. Aucun magazine ne mentionnera qu'elle va apparaître dans "Un curé de choc". Avec le recul, je comprends la déclaration d'Hélène Duc en 2005 : "Cette jeune comédienne, qui débutait, était remarquable, et pourtant, elle n'a eu aucun succès".

 

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Vendredi 28 Septembre 1973 : Adieu Fernand

28 Juin 2014 , Rédigé par patricks Publié dans #JOURNAL 1973

Même sans avoir tenu de journal, j'ai des souvenirs précis de ce jour-là. En rentrant du collège, je regarde l'épisode des "Envahisseurs" : "L'expérience" avec ma grand-mère. Dans la scène où David Vincent est torturé et subit un lavage de cerveau, ma grand-mère se révolte et s'en va dans la cuisine en criant "Tu vas devenir fou avec tes envahisseurs".

Ensuite, dans cette France où il n'y a pas autant de médias et de "vedettes" qu'aujourd'hui, l'annonce de la mort de Fernand Raynaud submerge d'émotion le pays. Cela rappelle l'accident de Jean Richard où les gens étaient suspendus aux communiqués de l'hôpital. Fernand Raynaud se tue au moment où il a décidé d'arrêter sa carrière et de s'exiler à Nouméa en Nouvelle-Calédonie. Il avait une Citroën SM qu'on lui a volé deux jours auparavant et se trouve au volant d'un Rolls Royce coupé 1968 lorsqu'il heurte violemment une bétaillère et finit sa course contre le mur du cimetière de Cheix sur Morge dans le Puy de Dôme. Il est 17h30. Il se rendait à un gala au profit d'ouvriers.

Lors des hommages, on voit Jean Piat qui déclare avoir failli renoncer à une pièce de théâtre avec lui en constatant qu'il n'avait pas travaillé son texte, mais avoir changé d'avis car le comique s'était ensuite préparé. Fernand a joué deux pièces : "Auguste" et "Le bourgeois gentilhomme", je ne sais plus à laquelle Piat faisait référence.

Deuxième épisode en soirée de "Chapeau melon et bottes de cuir" : "Le vengeur volant", nettement meilleur que le premier la semaine d'avant.

Muriel a fait carrière dans la France de De Gaulle et de Pompidou, avec une ORTF pas du tout libre, ficelée par le pouvoir. Sans radios libres, sans chaînes de télé thématiques, le public est forcément centré sur moins d'artistes. La mort de Fernand Raynaud touchait toutes les générations.

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Jeudi 27 Septembre 1973

28 Juin 2014 , Rédigé par patricks Publié dans #JOURNAL 1973

En raison de la conférence de presse de Pompidou à son retour de Pékin, sur la Une et la 2 à 15h30, pas d'épisode des "Envahisseurs". L'ORTF avait prévu de diffuser "La mutation". Première émission le soir sur la 2 des variétés de Jacques Martin "Taratata", présenté par Evelyne Pagès et lui même. L'invité vedette est Enrico Macias, Martin reçoit aussi Anne-Marie David, Pierre Vassiliu, Yves Duteil. Mes parents mettent le véto pour que je regarde le début du feuilleton "La Mer est grande" dont le premier épisode commence à 21h55. Je ne verrai donc que le sixième et dernier opus durant les vacances de Toussaint.

Conçu par les auteurs des "Chevaliers du ciel", "La Mer est grande" n'aura qu'une saison.  Tout d'abord, le public est dérouté car il y a peu d'action et la série choisit une veine réaliste. Ensuite, l'une des quatre vedettes, Michèle Watrin va mourir en août 74 brûlée vive dans un accident de voiture sur l'autoroute à Valence avec Robert Hossein. Les deux héros sont joués par Yves-Marie Maurin (demi-frère de Patrick Dewaere) et Joël Felzines, France Dougnac assurant le premier rôle féminin. A l'origine, il y devait y avoir une saison 4 des "Chevaliers du ciel", Christian Marin l'évoquait encore en 1972 : "Je sais que je dois tourner une quatrième série des chevaliers du ciel. Ce sera la première fois qu'un feuilleton français dépasse les 40 épisodes. Mais je sais aussi que le rideau tombe un jour". Mais l'accident de voiture de Jacques Santi et ses blessures au visage ont provoqué l'annulation pure et simple du projet.

France Dougnac avec "Le Neveu d'Amérique", "Freya des sept îles" et "La mer est grande" est omniprésente en télé en 1973. Elle a fait en août la couverture de Télé Poche (pour "Freya"). Elle se lancera ensuite au cinéma mais n'y fera pas une grande carrière. Dans une interview à "Première", elle expliquera ainsi son échec au cinéma "J'ai eu un enfant au moment où il ne fallait pas". Le public est volatile et en cette année 73, il passe à autre chose. Muriel Baptiste fait partie de toute une série de comédiennes qui vont être oubliées. Paloma Matta change de métier pour devenir sage-femme, Karin Petersen (avant une fin tragique) devient en 1977 hôtesse à l'aéroport de Roissy, Elisabeth Allain - "le seize à Kerbriant - va se noyer en prenant un bain de minuit, Marianne Koch ("Valérie et l'aventure", "La Journaliste") décide de se retirer à seulement 40 ans.

Si l'on compare au niveau télévisuel l'automne 72 avec celui de 73, "La mer est grande" occupe la même case horaire que la série "Amicalement vôtre" (jeudi soir, deuxième partie de soirée sur la 2 après les variétés) et l'on perd évidemment au change. En revanche, il y aura de bonnes surprises : "Vidocq", "Ton amour et ma jeunesse", "Madigan" avec Richard Widmark", et les programmes des fêtes de Noël proposeront "D'Artagnan" (mais c'est une rediffusion) et "L'ïle mystérieuse" avec Omar Sharif.

Muriel est en train de quitter la scène sur la pointe des pieds. Avec discrétion, elle s'enfonce dans l'oubli qui sera définitif.

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Mercredi 26 Septembre 1973

27 Juin 2014 , Rédigé par patricks Publié dans #JOURNAL 1973

Grande peur ce mercredi de triste mémoire. Le mercredi, ma grand-mère se rend chez sa soeur où nous la rejoignons, séparement, ma mère et moi. Or ma tante n'a pas vu sa soeur. Ma mère et moi fonçons à la maison où ma grand-mère a eu une crise cardiaque. Elle s'en sortira mais mourra d'une autre attaque dix ans plus tard.

Il semble que je n'avais pas, à cette date, rejoint le club de judo dont les séances avaient lieu à 15h les samedis et mercredis, car je me souviens avoir vu le sixième épisode du "Cheval de fer" intitulé "Mon associé de charme".

Après "L'homme du Picardie" et "Les Mohicans de Paris", au dodo! Je n'ai pas pu voir "Le cauchemar de l'aube" avec Daniel Delorme, allant au collège le lendemain, et le film se terminant  à 22h20. Occasion de me rappeler qu'en 1973, je ne faisais pas ce que je voulais! Sur la Une, il y avait "Feux croisés", première émission d'un jeune Yves Mourousi dont je n'ai gardé aucun souvenir.

Mourousi ne percera vraiment qu'en devenant présentateur du journal télévisé.

Cette année là, Francis (bien qu'il ne m'ait jamais rien confié) aura sa première petite copine, une fille de notre classe. Il se fera bêtement humilier par le prof de Maths pour lui avoir passé un petit mot pendant un cours. Mais jusqu'en juin 74, nous resterons les meilleurs amis du monde avant que la vie nous sépare.

Il allait au rugby le mercredi mais j'étais son seul copain. Nous allions au catéchisme ensemble, et le prêtre un jour nous demandera de dessiner sur un papier les liens d'amitié que nous avions. Les autres (qui se trouvent aussi dans notre classe) ont beaucoup d'amis, tandis que Francis et moi n'avons tracé qu'un lien, et c'est le même.

Je lui parlais encore de Muriel, il ne faut pas perdre de vue que "La double vie de Mlle de La Faille" n'était pas encore passé en télé.

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Mardi 25 Septembre 1973

26 Juin 2014 , Rédigé par patricks Publié dans #JOURNAL 1973

Ce soir-là débute la série "Les Mohicans de Paris" avec Robert Etcheverry, à peine sorti d'"Arpad le Tzigane" au printemps. Pour l'acteur, c'est une année en or, deux feuilletons à succès, lui qui est déjà connu comme "Le Chevalier tempête" (1967) et "Gorri le diable" (1968).

J'avoue ne plus me souvenir de la série. Il en tournera une saison 2, "Salvator et les mohicans de Paris" qui sera diffusée en 1975 sur TF1.

La série propose un superbe méchant indestructible, Gibassier, qu'incarne André Valmy. Il semblera mort à la fin de la saison 1 mais reviendra dans la 2. Dans la saison 1, il y a Danièle Volle, dont le personnage mourra dans le premier épisode de la 2 et sera remplacé par Brigitte Fossey. On retrouve aussi Guy Kerner, comédien au physique inquiétant, qui sera l'homme au fouet dans "La Dérobade" avec Miou Miou. Danièle Volle aurait pu un peu laisser la place aux autres (dont Muriel) car elle cumule trois feuilletons en 1973 : "Ton amour et ma jeunesse", "Le neveu d'Amérique" et celui-là.

"Les Dossiers de l'écran" sont consacrés au cancer, à l'époque deuxième maladie mortelle en France, avec le film "La Flamme qui s'éteint". Les chiffres entre 1973 et 2014 sont impressionnants. A l'époque, le cancer touchait 220 000 français, avec 170 000 cas chaque nouvelle année. En 1930, Télé Poche dit que l'on guérissait un cancer sur cinq, tandis qu'en 1973, la proportion est passée à trois. Parmi les personnes exposées, on ne parle pas à l'époque de l'amiante.

Aujourd'hui, le cancer est la première cause de mortalité par maladie depuis 2004. Je n'ai pas trouvé le nombre de malades, seulement ceux des "nouveaux cas détectés" : 355 000 en 2012 (source Fondation Arc).

En 1973, on n'était pas sensibilisés comme aujourd'hui, preuve en est le nombre de personnages qui fument dans les séries TV. Par exemple, dans "Le Premier juré" avec Muriel, les acteurs grillent cigarettes sur cigarettes. Impensable aujourd'hui.

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Lundi 24 Septembre 1973

25 Juin 2014 , Rédigé par patricks Publié dans #JOURNAL 1973

Cela aura pris le temps, mais le livre est enfin disponible sur le site de la FNAC, commandé le 12 juin, il est expédié ce 25 à Bernard Rousselet.

Le délai est donc de treize jours. 

Revenons à 1973. Ce lundi 24 septembre, seul programme à la télé, le 3e épisode du Baron Von Der Trenck, série historique italo-allemande complètement oubliée. Le triste "Etang de la Breure" se termine et dès le lendemain arriveront "Les Mohicans de Paris". 14e épisode sur 40 de "L'homme du Picardie" à 19h45 sur la 2.

Sur la 2, les frères Rouland ont repris leur jeu "Le défi". Ceux qui ont la 3 peuvent voir "Une femme est une femme" de Godard.

Si Muriel, au lieu de Nicoletta Machiavelli (descendante de Machiavel) avait joué Amélie dans "Les Aventures du Baron Von Der Trenck", je pense que le feuilleton m'aurait passionné. J'avoue n'en avoir gardé aucun souvenir, à part la musique du générique.

En plus de Télé Poche et de Télé 7 Jours que j'achetais, j'avais aussi le programme télé de ma grand-mère, "Chez Nous". Mais il n'était jamais question de Muriel. Les photos que j'avais étaient celles de Télé Poche et de Télé Succès. Tout cela était précieux à l'époque, et j'avais confectionné une sorte de reliure avec du scotch et du papier dessin canson A4 plié en deux, sur lequel je collais tout. J'ai perdu cela lors d'un déménagement dans les années 90.

Un automne 1973 bien tristounet comme tous les moments où la vie vous reprend le bonheur qu'elle vous a donné.

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