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Fans de Muriel Baptiste

Mardi 3 Juillet 1973

30 Juin 2015 , Rédigé par patricks Publié dans #DE LA GLOIRE AU DECLIN 1973-74

Mardi 3 Juillet 1973

Un western avec Spencer Tracy ce jour-là sur la à 15h15, "La lance brisée" (1954), d'Edward Dymytryck. Il y a aussi Richard Widmark dans le film.

Le soir, on le choix entre "Caroline chérie" aux "Dossiers de l'écran", ou sur la Une "L'apocalypse des animaux".

Rien d'intéressant par contre sur la 3.

Télé Poche a mis en couverture le tour de France avec Poulidor bien en évidence, toute une époque.

En travaillant à refaire un peu le blogger Muriel Baptiste dont un bug a endommagé les photos, j'ai remis aujourd'hui un beau témoignage que j'avais presque oublié, je le recopie ci-dessus.

Finalement, à quelque chose malheur est bon, car je ne savais pas trop quoi raconter aujourd'hui.

Cela date du 25 avril 2009

Une jeune femme me fait part sur Internet avoir rêvé...de Muriel Baptiste.

http://mimizdrimz.blogspot.com/2009/04/souvenirs-souvenirs-encore.html


C'est vraiment troublant et émouvant.

Muriel n'est peut être pas oubliée après tout?

Le lien ne semblant pas fonctionner, voici le texte:

Donc, dans la nuit du 22 au 23, au lieu de regarder Mika à la télé comme l’aurait fait toute fan digne de ce nom, je dormais. Et je rêvai de nouveau abondamment ! Et de quoi, je vous le demande ? D’un feuilleton qui passait à la télé quand j'étais petite et qui s’appelait “La Princesse du Rail “ !!!!

Alors là, vraiment, j’avoue que je n’ai pas compris ce qui m’était passé par la tête. On dit que les rêves sont provoqués par ce qu’on a vécu avant de s’endormir mais il n’y a strictement rien que j’ai pu dire ou faire qui soit susceptible de me ramener à cette antiquité télévisuelle dont je ne me rappelais que quelques images fugitives : des trains et une très jolie héroïne brune qui finit très mal !

Ce sont d’ailleurs les images de ce dernier épisode tragique qui me sont revenues à l’esprit. Sans doute m’ont-elles marquées. Je me souviens que ça ne m’avait pas plu, que la “princesse” meure. Parce que j’avais à peu près tout compris, quand j’étais petite ! Je croyais que c’était elle, la Princesse ! Mais d’après les recherches que j’ai faites sur Internet et les synopsys que j’ai pu lire, la Princesse, c’est un train ou une locomotive ! Il faut dire que je n’avais pas retenu grand chose des tenants et aboutissants de l’histoire !

J’ai ainsi pu découvrir que cette jolie actrice s’appelait Muriel Baptiste, que malheureusement, elle n’est plus, aujourd’hui mais qu’elle a encore beaucoup de fans. J’ai d’ailleurs prélevé cette photo sur le blog “MURIEL BAPTISTE ETERNELLE”.

Je me demande quand même pourquoi j’ai été rêver de ça ! Même Maman ne s’en souvenait pas et pensé que c’était juste un rêve ! Bizarre !

Une prochaine rediffusion probable ?

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Lundi 2 Juillet 1973

29 Juin 2015 , Rédigé par patricks Publié dans #DE LA GLOIRE AU DECLIN 1973-74

Lundi 2 Juillet 1973

Je me suis aperçu que sur mes blogs, les photos disparaissent. Il faudrait des centaines d'heures pour tout refaire. Ainsi, sur "Blogger", copie partielle de cet overblog, quasiment tout ce que j'ai mis comme photos avant janvier 2015 a disparu.

Sur l'Eklablog aussi, mais dans des proportions moindres, des photos n'y sont plus. Cela me conforte dans le bien fondé d'avoir écrit deux livres sur Muriel qui eux défieront les années, quand tous les sites et blogs auront disparu.

Guy Marchand quand il a sorti son dernier album "Chansons de ma jeunesse" en 2012 me semblait avoir pris un sacré coup de vieux, voix chevrotante, quand on le revoit invité vedette de "Miditrente" le lundi 2 juillet 1973, il avait 31 ans et fière allure.

L'après-midi, à 14h30 sur la Une, un film de Jean Négulesco, "Captives à Bornéo", de 1949. Le soir dans le feuilleton "L'amour du métier" (qui remplace "La femme en blanc"), il y a André Falcon, que je ne présente plus. Sur la 2, à 21h30, les chaînes étaient coordonnées, on pouvait écouter "Alain Decaux raconte".

J'ai rêvé de Muriel cette nuit, ce qui a embelli ma journée, d'autant plus que je rêve rarement à elle. Je l'aime, et tout cela et bien plus important que ces blogs qui me jouent de vilains tours.

Une photo que je mets rarement...

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Dimanche 1er Juillet 1973

28 Juin 2015 , Rédigé par patricks Publié dans #DE LA GLOIRE AU DECLIN 1973-74

Dimanche 1er Juillet 1973

A 14h40, sur la 2, les amateurs de westerns sont gâtés avec "La rivière sanglante" de Nathan Juran (1954), avec Audie Murphy. Ce genre de films n'est plus diffusé depuis belle lurette sur les chaînes traditionnelles, il faut désormais payer pour les voir sur des chaînes comme "Ciné + Classic" ou "Action". A la place, en 2015, TF1 nous abreuve, le samedi et le dimanche après-midi du magazine "Reportages", fabriqué au kilomètre.

L'autre film du jour, celui du dimanche soir, fut multidiffusé pendant longtemps, "Le distrait" de et avec Pierre Richard. Récent pour l'époque, il datait de 1970.

La 3 propose à 19h35 le cinquième et avant-dernier épisode de "L'homme et la cité" : "La passerelle", seule série télé avec Anthony Quinn.

Ceux qui préféraient le sport au western avaient le grand prix de France de Formule 1, une des dernières compétitions de François Cevert.

On remarque à "La séquence du spectateur" un extrait d'un film qui fut un méga-succès des années 70 et dont on ne parle plus aujourd'hui : "Les choses de la vie", avec Romy Schneider et Michel Piccoli.

Avec l'été, une avalanche de tubes envahit les radios : Drupi et "Vado Via", Johnny et Sylvie "J'ai un problème", Sardou "La maladie d'amour", "Je viens dîner ce soir" de Claude François, "Angie" des Rolling Stones, "Prisencolinensinainciusol" d'Adriano Celentano, "Que fais-tu ce soir après dîner ?" du groupe Il était une fois, "Chante" de Michel Fugain et du Big Bazar.

De belles musiques qui incitaient à la rêverie. Et pour rêver, je n'étais pas en reste. Je ne pensais qu'à Muriel Baptiste.

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Samedi 30 Juin 1973

27 Juin 2015 , Rédigé par patricks Publié dans #DE LA GLOIRE AU DECLIN 1973-74

Samedi 30 Juin 1973

Toujours dans l'attente de revoir Muriel Baptiste, dont au moins un film n'est toujours pas programmé ("Mlle de la Faille"), voilà l'été télévisuel.

On commence avec le cinquième épisode de "Maya", "L'anniversaire du prince", à 15h15 sur la 2. Puis plus rien jusqu'en soirée, presque comme pour inciter le spectateur a sortir profiter de l'été!

Comme chaque année, Guy Lux, Simone Garnier et Léon Zitrone proposent les jeux sans frontières, cette-fois à Senigalia en Italie. A 21h50, premier épisode d'une nouvelle saison de la série western "Le Virginien" : "La liste". Mon épisode préféré de la série. Il est du genre mystère plus que western.

Trampas reçoit deux lettres anonymes auxquelles il ne prête aucune attention. Mais à la troisième, il commence à s'inquiéter car ces lettres contiennent chacune une même liste de noms, avec, chaque fois, une croix au regard de l'un d'eux. Le dernier nom marqué d'une croix est également inscrit dans le journal de Medecine Bow. Il s'agit de James Peterson, un conducteur de diligence en retraite, mort dans des conditions mystérieuses à Laurel City. Trampas part à la recherche de l'auteur de ces lettres.

Cet épisode fait partie de la saison 6 aux USA, "The deadly past", et fut diffusé le 20 septembre 1967. Dans cette série, le héros, sans nom, s'appelle le virginien, et est incarné par James Drury. Il est contremaître au ranch Shiloh, et l'un de ses adjoints est Trampas (Doug McClure). Selon les épisodes, ils jouent ensemble ou séparément.

Les épisodes du "Virginien" sont assez longs, 75 minutes, et à 23h05, ce n'est pas Bouvard mais le journal de la nuit, "INF 2 dernière" qui clôture la soirée. Longtemps non rediffusé, la série est éditée en DVD depuis la fin de l'année dernière. On espère que tout ce qu'a tourné Muriel sera un jour édité aussi en DVD.

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Vendredi 29 Juin 1973

26 Juin 2015 , Rédigé par patricks Publié dans #DE LA GLOIRE AU DECLIN 1973-74

Vendredi 29 Juin 1973

Quatrième épisode de "Maya" : "Le colonel", puis plus rien jusqu'à 19h45, moment du quinzième épisode du "Neveu d'Amérique". "Graine d'ortie" continue d'avoir beaucoup de succès, même si je ne suis pas emballé, et c'est à 20h35, le deuxième épisode de "Haute Tension" : "Le monde n'est pas si triste". Deux grands vedettes de cinéma y jouent : John Cassavetes et son épouse Gena Rowlands. Evidemment, l'épisode date du 18 mars 1965 aux Etats Unis. La France le voit avec huit ans de retard, temps durant lequel Cassavetes (surtout metteur en scène) et Gena Rowlands sont devenus des stars, et la télévision américaine de 1973 n'aurait plus pu se les offrir.

Dans l'attente du retour de Muriel Baptiste, je regardais ces programmes et aurais aimé pouvoir capter la 3e chaîne. Il y avait "Jazz à Dunkerque" à 19h55 avec le trompettiste Sy Oliver, et un documentaire "L'album de famille des français" sur le quartier de Belleville.

Le mois de juin 1973 était presque terminé sans que Muriel ait pointé le bout de son nez. C'était les vacances, enfin.

Patrick Macnee, le John Steed de "Chapeau melon et bottes de cuir", nous a quittés hier à 93 ans, quelques semaines seulement après son partenaire dans plusieurs séries et téléfilms, Christopher Lee, qui avait le même âge. Triste semaine qui a vu aussi la disparition, bien plus jeune, du compositeur James Horner.

Je reviens sur "Haute Tension" pour signaler que la musique du générique est signée John Williams, auteur de "Stars Wars", "E T ll'extra-terrestre", "Les aventuriers de l'arche perdue", "Jurassic Park", "Les dents de la mer", "La tour infernale", "Superman", donc pas n'importe qui!

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Jeudi 28 Juin 1973

25 Juin 2015 , Rédigé par patricks Publié dans #DE LA GLOIRE AU DECLIN 1973-74

Jeudi 28 Juin 1973

J'avoue avoir complètement oublié "Maya" dont c'est le troisième épisode, "Contrebande". Je ne me souviens que de l'épilogue du 13e et dernier épisode dont je parlerai le moment venu. Une fin "bricolée" par l'ORTF car la série, annulée en fin de saison 1 aux Etats-Unis, n'en a pas.

Le soir, c'est la saison 3 de "L'odyssée sous-marine de l'équipe Cousteau" qui commence avec l'épisode, "Pieuvre, petite pieuvre". La Une propose un téléfilm avec Claude Marcault (Marie dans "La princesse du rail") et Philippe Léotard : "Le voyage".

Sur la 3, "Témoignages" (mais ce n'est toujours pas l'épisode avec Muriel) : "La voyante" avec Nicole Courcel. La 3 avait vraiment des programmes de qualité, en fin de soirée, on pouvait voir Roland Topor dans l'émission "Des gens et leurs idées".

En deuxième partie de soirée sur la 2 débute la série "Témoins" de Pierre Bellemare, dont c'est la saison 2. J'étais trop jeune pour apprécier cette émission. On commence avec le romancier André Gillois qui parle de l'histoire des français à Londres entre 1940 et 1944.

C'était sans doute ma dernière semaine de classe au collège. Un an plus tôt, "Les dernières volontés de Richard Lagrange" allait commencer. Côté télévision, l'été 73 allait bien moins me gâter, mais je l'ignorais encore ce 28 juin. Comme l'année d'avant, nous partions en août à Bagnoles de l'Orne, sans télé.

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Mercredi 27 Juin 1973

24 Juin 2015 , Rédigé par patricks Publié dans #DE LA GLOIRE AU DECLIN 1973-74

Mercredi 27 Juin 1973

13e et dernier épisode de "Daktari" à 15h15 sur la 2 : "Le voleur d'éléphant". Mais treize épisodes inédits arrivent sur la même chaîne le dimanche après-midi et le mardi soir, ce qui portera à 52 (sur 89 existants) le nombre d'épisodes achetés par l'ORTF.

Magali Noel s'en est allée discrètement hier, 23 juin 2015, elle fut la partenaire de Muriel dans "Le mois le plus beau", seul film de Muriel que je n'ai pas vu. Il n'a été diffusé qu'une fois en 1985 sur Antenne 2.

Je me souviens avoir regardé avec mes parents le très ennuyeux téléfilm "L'enlèvement" avec Marie-Christine Barrault. Il y avait un affrontement Georges Marchais/Valéry Giscard d'Estaing sur la Une, "Les trois vérités". Marchais allait vite devenir le bonheur des imitateurs, mais au naturel, il semblait toujours en représentation.

Sur la 3, dans "Libre Parcours", il y avait Colette Magny, qui fit une carrière de chanteuse à texte auprès d'un public d'initiés. A ses débuts, on l'appelait "L'Ella Fitzgerald blanche".

Colette Magny, dans son genre, est passée à côté du grand public et de la célébrité à la façon de Muriel, mais pas pour les mêmes raisons.

Je voudrais sur revenir sur Francis, qui fut le meilleur ami que j'ai jamais eu, durant trois années scolaires, de la rentrée 71 à juin 74. Son père était militaire, et il changeait fréquemment de région. En 71, il arrivait de Besançon, et partait pour Agen en 74. Il est sans nul doute la personne à laquelle j'ai le plus parlé de Muriel. Comme il était bon en maths (et moi mauvais), je me doutais que nous serions séparés à la fin de la classe de troisième. Je partis en filière littéraire ("A") et lui, de mémoire en "S" ou "T". Mais il ne poursuivit pas sa scolarité à Montélimar. Je me souviens encore de conversations sur Muriel avec lui. En 2007, quand j'ai cherché à le retrouver pour lui offrir "La reine foudroyée", sa mère m'a appris son décès depuis un an d'une crise cardiaque. J'avais tenté de le retrouver en 1987 et pu lui parler au téléphone, car son nom de famille n'est pas courant, et en cherchant vers Agen, on le trouve. En 87, il était à Paris, nous avons un peu échangé au téléphone, je lui ai écrit, il n'a pas répondu. Francis est sorti de ma vie au moment où la carrière de Muriel s'arrêtait.

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Mardi 26 Juin 1973

23 Juin 2015 , Rédigé par patricks Publié dans #DE LA GLOIRE AU DECLIN 1973-74

Mardi 26 Juin 1973

L'année 2015 restera une année noire pour le monde du spectacle et les amateurs de musique : cette nuit s'est tué dans un accident d'avion James Horner (61 ans), le compositeur de musiques de films dont "Titanic" (mais pas seulement) - j'ai pas mal de cd's de lui : Outre "Titanic", "En pleine tempête", "Krull", "Cocoon", "Apollo 13", "Jeux de guerre", "The Essential James Horner" (double cd). Cette année, j'ai aussi perdu Pino Daniele, un de mes chanteurs italiens préférés (59 ans, crise cardiaque). Deux autres dont j'ai des disques, Demis Roussos et l'idole de mon enfance Richard Anthony, sont partis. James Horner avait encore beaucoup à offrir comme BO de films. Il nous reste comme grands compositeurs Alan Silvestri, Hans Zimmer, Marco Beltrami, John Williams et Ennio Morricone, ces deux derniers avancés en âge, tandis que les autres grands (Jerry Goldsmith, John Barry) nous ont déjà quitté.

Le 26 juin 73, il y avait un show Joe Dassin, avec Henri Salvador mais bizarrement sans Carlos. Le groupe "Il était une fois" était invité, ainsi que l'italienne Marcella Bella. Dassin venait de sortir un 45t "Je t'aime, je t'aime" pour l'été, qui allait passer inaperçu, mais deux ans plus tard, il prendra sa revanche avec "L'été indien". Il fit aussi le tube de l'été 76 avec "Il était une fois nous deux". Bizarrement, alors qu'il disposait d'un tube potentiel de Toto Cutugno l'été 77 ("Et l'amour s'en va"), la chanson passa inaperçue. Curieux destin que celui de ce fils de metteur en scène connu (Jules Dassin), devenu chanteur de variétés non dans son pays où il est inconnu mais en France, et dont on sait aujourd'hui qu'il pensait que son père ne l'aimait pas.

"Les dossiers de l'écran" proposent "La marche sur Rome", film de Dino Risi de 1962 avec Vittorio Gassman et Ugo Tognazzi, sur la prise du pouvoir par Mussolini. J'aurais bien aimé regarder sur la 3 "Maître Zaccharius" d'après Jules Verne. La 3, à ses débuts, avait de bons programmes.

Certains programmes de l'ORTF étaient destinés aux victimes d'insomnies : l'après-midi de ce mardi, je me demande qui pouvait s'intéresser au film tchèque à sketches, "Une place dans la foule" de 1964.

Bien entendu, Muriel était présente dans toutes mes pensées. Je sais qu'elle est partie une fois en vacances en Espagne avec Annie Sinigalia, et d'après l'interview du "Paris libéré" du 1er juillet 1977 à Perpignan. Elle n'avait rien tourné l'été 72, et ne devait rien faire cet été là non plus, son tournage suivant étant à l'automne "Un curé de choc".

Il est plus agréable de raconter l'été 72 que l'été 73 en raison des diffusions de séries de Muriel, mais je l'ai déjà fait deux fois sur ce blog. Le peu de propositions post Rois maudits restera un éternel mystère. D'après ce qu'a déclaré Hélène Duc, elle n'en eut pas. Muriel lors de la diffusion de "La double vie de Mademoiselle de la Faille" déclarera à Télé Poche que son rôle dans "L'affaire Bernardi de Sigoyer" lui était dû à Marguerite de Bourgogne, et qu'on lui proposait un peu toujours la même chose.

Je ne sais plus quel fut mon dernier jour de collège, mais une grande brute, en plein dans l'établissement, me cassa un objet que nous avions fait en classe de dessin et reçu deux baffes du prof de dessin. Il devait se venger à la rentrée, jour de grève, sans surveillants. Si j'ai passé de bons moments au collège, notamment avec mon ami Francis, fort patient pour m'écouter parler de Muriel, il faut avouer que les derniers jours de juin 73 (voir plus haut) et celui de juin 74, où je pris une raclée par le fils du prof de maths, ternissent mes souvenirs de cet endroit. C'est pourtant là que j'ai vécu je pense les moments les plus intenses de ma passion pour Muriel. Lorsque je suis entré au lycée en septembre 74, la carrière de la belle était terminée.

Sur le forum Underscores, dédié aux musiques de films, où je vais chaque jour, des gens n'hésitent pas à dire qu'ils pleurent aujourd'hui en écoutant James Horner. Il nous laisse 156 musiques de films, alors que Muriel seulement 22 rôles. L'important n'est pas la quantité, Muriel pour moi reste l'éternelle étoile qui brille au firmament même si elle s'est vraiment faite désirer du temps de sa gloire en tournant peu.

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Lundi 25 Juin 1973

22 Juin 2015 , Rédigé par patricks Publié dans #DE LA GLOIRE AU DECLIN 1973-74

Lundi 25 Juin 1973

C'est le dernier épisode de "La femme en blanc". Diffusé donc deux fois, 1970 et 1973, ce feuilleton n'a jamais plus été rediffusé et est tombé dans l'oubli total. Pourtant, le succès avait été assez conséquent. Mais cela illustre que le cas de Muriel n'est pas isolé. Tant Paloma Matta que "La femme en blanc" sont dans les oubliettes.

Mireille Mathieu se révèle championne d'assiduité de "Miditrente" de Danièle Gilbert, et l'après-midi, la Une propose un film avec Fernandel de 1963, "Blague dans le coin".

Je continuai d'être aux anges, sachant que Muriel allait tôt ou tard revenir dans "La double vie de Mademoiselle de la Faille". Les deux feuilletons quotidiens "Le neveu d'Amérique" et "Graine d'ortie" ne me passionnaient pas. Peu de temps après, j'allais me lancer, en amateur, dans l'écriture d'un petit roman dont l'héroïne était Muriel, façon de compenser son absence télévisuelle. Je l'ai gardé des années et jeté, plus exactement, il traînait à la cave et un jour, je ne l'ai plus trouvé. Bien sûr, c'était très naïf, mais je regrette aujourd'hui de ne plus l'avoir.

C'est ce que les jeunes d'aujourd'hui appellent "fan fiction", ils n'ont rien inventé.

En 1973, Canal Plus n'existait pas et la 3 proposait des films relativement récents, ainsi ce soir là "Le temps de mourir" avec Anna Karina , Bruno Crémer et Jean Rochefort de 1969.

Muriel est toujours dans l'actualité pour moi puisque j'ai reçu en cadeau de fête des pères hier un porte clef "bonne fête papa" au verso duquel il y a une gravure de Muriel.

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Dimanche 24 Juin 1973

21 Juin 2015 , Rédigé par patricks Publié dans #DE LA GLOIRE AU DECLIN 1973-74

Dimanche 24 Juin 1973

L'année scolaire se termine, mais pas totalement, et je n'ai pas l'autorisation de veiller pour voir le film de la Une, "Première victoire" d'Otto Preminger avec John Wayne, Kirk Douglas, Henry Fonda et Barbara Bouchet qui finit à 23h25. Barbara Bouchet sera Miss Moneypenny dans la version parodique de James Bond que l'ORTF diffusera le 31 décembre 1974, "Casino Royale", avec David Niven datant de 1967 (qui - loufoque - n'est pas considéré comme un vrai James Bond). Depuis, "Casino Royale" a été refait de façon traditionnelle en 2006 avec Daniel Craig.

A part "L'homme et la cité" avec Anthony Quinn, dont le quatrième épisode, intitulé "Reproches du passé" est programmé sur la 3 à 19h30 (mais la 3 je ne la capte pas), il n'y avait rien d'intéressant ce dimanche.

A 14h40, sur la 2, "Mission Périlleuse" de Louis King (1954) avec Victor Mature semble un film policier à voir faute de mieux. La Une, au lieu de proposer un feuilleton, programme à 17h10 "Gare au percepteur" datant de 1950 avec James Stewart.

Ma grand-mère avait reçu la visite d'une représentante qui l'avait abonnée à "Chez Nous", qui proposait aussi les programmes télé, mais de façon succincte, et je n'y ai jamais rien trouvé sur Muriel.

A tout prendre, en 1973, mieux valait être fan de Muriel Baptiste que de Paloma Matta, qui s'était éloignée du métier après "La femme en blanc", et ne devait revenir que le temps d'un film obscur au cinéma en 1981 avec Rufus, "La chanson du mal aimé".

A 13h00, sur la 2, émission sur le millénaire de l'abbaye de Paray Le Monial, où nous nous sommes arrêtés sur le chemin des vacances un an plus tôt, endroit entouré de jardins et de verdure, qui reste lié pour moi à Muriel, puisque comme je l'ai raconté sur ce blog, l'été 72 fut le moment où l'actrice était présente deux fois par jour à la télé avec la rediffusion de "La princesse du rail" et en soirée "Les dernières volontés de Richard Lagrange". En juin 73, j'étais dans le même état d'esprit, sauf que Muriel ne passait plus à la télé.

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