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Fans de Muriel Baptiste

Muriel Baptiste, ma princesse du rail

30 Novembre 2016 , Rédigé par patricks Publié dans #JOURNAL 2016

Extrait de mon Journal 2016, deuxième partie, Août Décembre, qui sortira en janvier 2017 chez Books on Demand.

 

Roanne, Clermont Ferrand et Cournon, 29 novembre

J’ai rendez-vous avec Philippe pour aller voir un concert d’Elton John au Zénith d’Auvergne à Cournon, près de Clermont Ferrand. Ensemble nous étions allés à celui de Lara Fabian à Lyon le samedi 4 juin, chanteuse que j’ai revue depuis à Voiron.

Je prends donc le train à Valence TGV, mais oublie à ma place, au changement à Lyon, mon écharpe dans le convoi.

Le trajet jusqu’à Roanne, dans un TER est un délice. Le décor de verdure automnale me fait beaucoup penser à Muriel Baptiste. L’idée me vient de me rendre l’été prochain non à Pantin mais à Ambert, Langogne et Langeac, sur les traces de « La princesse du rail » qui y fut tourné il y a 51 ans au printemps 1966 et dont on célèbrera en février prochain le 50e anniversaire de la première diffusion.

Il me faudrait acheter pour l’occasion un appareil photo, et cela peut donner un livre chez Publibook dont j’ai déjà le titre, « Muriel Baptiste, ma princesse du rail ».

Pendant ce trajet de Lyon à Roanne, je suis détendu et me sent protégé par Muriel. Le voyage dure à peine un peu plus d’une heure, de 12h12 à 13h30, mais c’est un ravissement, aucun stress, le plaisir du concert le soir, l’impression d’un bon moment à passer, une communion avec Muriel, une détente après le stress de l’année.

A l’arrivée, je retrouve Philippe et il prend sa voiture, me conduisant à l’hôtel Albert Elizabeth à Clermont. Vers 17h00, nous partons pour Cournon.

Le concert au Zénith me fait regretter de n’avoir pas suivi de près la carrière d’Elton John, dont c’est la tournée d’adieu. J’ai vu dans ma vie en concert tant de chanteurs qui ne le méritaient pas. Du tour de chant, qui comporte 22 (ou 24) chansons, je ne connais que « Your song » et « I’m still standing ».

C’est un des meilleurs concerts que j’ai vu de ma vie, bien supérieur à celui de Bruce Springsteen à Paris en 2008. Philippe avait refusé la proposition de voir Paul Mc Cartney et il a eu raison. Elton John me convient bien davantage, avec une pureté de son absolue dans le Zénith.

Au retour, nous discutons pendant longtemps, tard dans ma chambre d’hôtel, et la nuit sera courte.

 

 

Clermont Ferrand, Roanne puis Valence, 30 novembre

Parfois la vie me reprend d’une main la joie et la sérénité qu’elle vient de me donner. Ce matin, couché à 5h10, réveillé à 8h45, je retrouve Philippe et nous allons prendre le petit déjeuner. Ensuite direction Roanne où il me laisse à la gare.

Maudite écharpe que j’ai oubliée la veille, elle me manque.

Je dois attendre une heure dans la salle d’attente de la gare de Roanne aux quatre vents, dont les portes n’arrêtent pas de s’ouvrir à chaque fois qu’un voyageur s’approche. Il y a aussi le stress de na pas rater la correspondance qui n’attendra pas à Lyon. Heureusement, le TGV a cinq minutes de retard, part à 13h41 au lieu de 13h36. Mais je suis transi de froid.

Muriel m’a oubliée en ce jour. Je ne ressens plus sa bienveillance, sa protection.

En rentrant à Valence, j’ai mangé et me suis couché, dormant deux heures.

 

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NOUVELLES

27 Novembre 2016 , Rédigé par patricks Publié dans #NEWS

Sur le site "Chapeau melon et bottes de cuir", on signale un site qui parle de Muriel, je mets le lien.

http://cinevedette3.unblog.fr/a-propos/398-muriel-baptiste/

Par ailleurs,j'ai mis des photos de Muriel sur mon blog "Mes actrices TV", mais ceux qui suivent fidèlement ce blog les ont déjà vues.

http://mesactricestv.centerblog.net/

 

 

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Sentiment de plénitude

21 Novembre 2016 , Rédigé par patricks Publié dans #HORS SUJET

21 novembre

Hier s’est produite une chose extraordinaire difficile à expliquer, dont j’ai peut-être déjà parlé sur ce journal ou sur celui de journal 2015.

J’ai ressenti soudain, dans l’après midi, une bouffée de chaleur et de bonheur, de sérénité, m’envahir tout le corps.

La première fois, c’était en 2007, lors d’un examen chez un ophtalmologiste. J’avais de l’appréhension et tout d’un coup, cette force positive s’est emparée de moi. Ma mère qui m’accompagnait ne m’a pas reconnue. Puis, le vendredi 27 juin 2008 au concert de Bruce Springsteen à Paris au Parc des Princes, juste après m’être rendu au 24 rue Pigalle pour la première fois, rue où j’avais ressenti des ondes de bonheur. Ensuite, le vendredi 10 juillet 2009 au théâtre antique au festival de Jazz à Vienne lors de la soirée « Jazz mix night ». Au risque de radoter si je l’ai déjà raconté, ce soir-là, je suis parti avant la prestation de Seun Kuti. Revenant de Lyon où j’avais vu la maison natale (6 rue des trois rois) et la maternité (12 rue des Bournes) de Muriel Baptiste, j’avais garé au hasard ma Clio dans une ville que je croyais petite. En fait, j’étais bel et bien perdu en sortant du concert, au moment même où des voyous se battaient à coup de chaîne. J’ai marché comme un robot, insensible au stress, jusqu’à ma voiture, comme guidé par une main invisible.

Cette chaleur irradiante et merveilleuse n’arrive pas sur commande, ce serait trop beau, les autres occasions non citées furent rares. Souvent, j’ai prié et supplié pour que cela arrive, en vain, au point parfois de me faire douter de ce qui m’arrive dans ces moments-là.

Mais je sais au fond de moi que je dois jouir de ces moments fabuleux où tout mon être est transformé, où le stress et la peur me sont étrangers, remplacés par un sentiment de plénitude.

Je n’ai aucun doute, et l’on peut rire de moi, cela m’est égal : je sais qui vient hélas si rarement, de façon tant espacée, mais revient toujours au moment où je doute, et à chaque fois au moment où je ne m’y attends pas.

Je sais que c’est elle, son âme, son esprit, qui s’empare de moi. Puisse cela durer longtemps et arriver de façon plus fréquente. Ce 20 novembre 2016, venant de je ne sais où car je ne suis pas porté sur le mystique, et ne cherchant pas à connaître l’origine, Muriel était là. L’amour que je lui porte ne s’adresse pas au néant, je ne peux en dire plus, ces choses là me dépassent.

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Que sont-ils devenus : Bernard Rousselet

20 Novembre 2016 , Rédigé par patricks Publié dans #AUTOUR DE MURIEL

Lorsqu'il termine le tournage des "Dernières volontés de Richard Lagrange", Bernard Rousselet m'a dit avoir quitté sa partenaire Muriel en mauvais termes. "On ne s'est pas quittés très copains elle et moi". Il ne l'a donc jamais revue. Par contre, il a retrouvé Annie Sinigalia qui faisait de la post synchronisation comme lui et a demandé des nouvelles. Elle lui a dit: "Muriel habite un appartement où il n'y a plus de meubles".

La carrière ciné et télé de Bernard se termine en 1987 avec un "Maigret", mais depuis 1984, il avait levé le pied. Au théâtre, il continue jusqu'en 1992 avant de prendre une retraite méritée.

Né le 25 février 1935, il a aujourd'hui 81 ans. Il souffre de surdité et est équipé d'appareils auditifs. Il s'est longtemps occupé de syndicalisme pour les comédiens.

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On aurait pu voir Muriel bien plus dans "Les rois maudits"

11 Novembre 2016 , Rédigé par patricks Publié dans #CARRIERE DE MURIEL

Claude Barma a choisi de ne pas filmer la scène de présentation de Marguerite, qui dans le roman "Le roi de fer" correspond au chapitre 5, "Marguerite de Bourgogne, reine de Navarre".

Je vous mets quelques extraits du roman. La scène aurait permis de voir Patrick Lancelot et Muriel Baptiste.

Une voix vint du fond de la pièce, une voix un peu rauque, comme endormie.

"Approchez, Messire".

Marguerite osait-elle le recevoir dans sa chambre sans témoin? Philippe d'Aunay fut bien vite tranquillisé et déçu; la reine de Navarre n'était pas seule. A demi cachée par la courtine du lit, une dame de parage, le menton et les cheveux emprisonnés dans la guimpe blanche des veuves, brodait. Marguerite, pour sa part, était allongée sur le lit, dans une robe de maison doublée de fourrure, d'où sortaient ses pieds nus, petits et potelés. Recevoir un homme en pareille tenue et pareille posture était en soi une audace. (...) Philippe se demanda si Marguerite était entièrement nue sous la fourrure.

"Posez ce présent sur la table, dit-elle, je vais le voir dans un instant."

"Dois-je transmettre, demanda-t-il, une réponse à Madame de Poitiers ? "

"Dites à ma belle-soeur de Poitiers, ...", prononça-t'elle.

"Ou bien non, reprit-elle, je vais lui écrire un message que vous lui transmettrez."

Puis, à la dame de parage.

"Ma bonne, il va être temps de me vêtir. Veuillez vous assurer que ma robe est apprêtée."

Marguerite se leva, découvrant un beau genou lisse; et passant auprès de Philippe, elle lui chuchota dans un souffle: "Je t'aime".

- Pourquoi ne t'ai-je pas vue depuis cinq jours? demanda-t-il de la même façon.

- Oh! La belle chose! s'écria-t-elle  en dépliant la ceinture qu'il lui avait apportée. Que Jeanne a donc du goût, et comment ce présent me ravit!

- Pourquoi ne t'ai-je pas vue ? répéta Philippe à voix basse.

- Elle va convenir à merveille pour y pendre ma nouvelle aumônière, reprit Marguerite bien fort. Messire d'Aunay, avez-vous le temps d'attendre que j'écrive ce mot de merci ?"

Elle fit signe à Philippe de s'approcher, et il put lire sur la feuille : "Prudence".

(...)

- La prudence est une belle excuse pour éloigner un amant et en accueillir d'autres. Je sais bien que vous me mentez."

"Et moi je vois bien que vous ne comprenez rien. Je vous prie de prendre mieux garde à vos paroles, et même à vos regards. C'est toujours quand deux amants commencent à se quereller où à se lasser qu'ils trahissent le secret devant leur entourage. Contrôlez-vous mieux".

"Vous avouez donc que vous êtes lassée?

- Oh, vous êtes ennuyeux, vous savez. On vous aime et vous ne cessez de gronder.

La querelle se poursuit pendant quelques pages et Philippe conclut par "elle m'aime toujours" en quittant la pièce.

Une belle scène avec l'adorable Muriel que Barma n'a pas choisi de filmer.

 

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Dimanche 6 novembre

6 Novembre 2016 , Rédigé par patricks Publié dans #HORS SUJET

Cette année, le 6 novembre tombe un dimanche, comme en 2005.

Onze années ont passé depuis ce qui fut le plus triste jour de ma vie.

Après avoir regardé « Chanter la vie » de Pascal Sevran, j’avais mis une cassette vidéo du film « Psychose » l’après-midi. Un des films que je préfère d’Alfred Hitchcock. Je n’ai jamais voulu le revoir depuis.

Ce devait être un dimanche comme un autre, le remake des « Rois maudits » commençait le lendemain sur France 2.

« Ici Paris », auquel est abonné ma mère, avait consacré un article aux « Rois maudits », le magazine avait dû arriver depuis quelques jours, sans doute le jeudi. Mais « Ici Paris » n’est pas un magazine dont je pensais qu’il m’apprendrait quoi que ce soit de nouveau sur la saga de Maurice Druon.

Il y avait une interview d’Hélène Duc et j’ai appris la mort de Muriel Baptiste.

Onze ans ont passé, et le chagrin ne s’est pas estompé. J’avais 46 ans, j’en ai 57, plus que Muriel n’en aura jamais.

Après toutes ces années, je n’attends plus rien. Comme dans la chanson de Michel Jonasz, « Comme quelqu’un qui n’a plus personne, s’endort près de son téléphone ».

Chaque 6 novembre, depuis 2005, je pense très fort à ce jour qui a fait  que dans ma vie il y a un « avant » et un « après ». Je pensais qu’avec le temps, le chagrin s’estomperait. Il n’en est rien.

Muriel était unique.

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Les rôles manqués de Muriel :7- Claudine

4 Novembre 2016 , Rédigé par patricks Publié dans #CARRIERE DE MURIEL

En 1967, Muriel voulait jouer "très vite" Claudine de Colette, trouvant cela logique après avoir été Gigi. Elle avait alors 24 ans.

Or, c'est Marie-Hélène Breillat qui aura le rôle en 1978 à 31 ans (elle est née en 1947). De toute façon, en 1978, la carrière de Muriel était terminée.

 

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Les rôles manqués de Muriel : 6- Célimène du "Misanthrope"

3 Novembre 2016 , Rédigé par patricks Publié dans #CARRIERE DE MURIEL

Muriel Baptiste avait exprimé de jouer le rôle de Célimène dans la pièce "Le Misanthrope", elle déclarait cela dans Télé 7 jours le 6 mars 1967.

Seulement, elle n'avait pas l'âge du rôle. Elle escomptait donc l'interpréter dans cinq ans, soit en 1972.

Son rêve ne se réalisa jamais.

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Les rôles manqués de Muriel : 5- Pièce de François Boyer en 1968

2 Novembre 2016 , Rédigé par patricks Publié dans #CARRIERE DE MURIEL

En 1968, Muriel est au chômage, même si elle fait la promotion du "Mois le plus beau" tourné un an avant.

C'est alors que François Boyer annonce qu'il va écrire une pièce pour faire remonter sur scène (ce qu'elle n'a plus fait depuis "Gigi").

De deux choses l'une, soit François Boyer n'a jamais écrit sa pièce, soit il s'agit de "Dieu aboie-t-il ?" où Anne Alvaro soufflera le rôle à Muriel en 1971.

L'information fut publiée en 1968 dans "Télé 7 jours" sans plus de précisions. Nous ne saurons jamais si Muriel a raté une pièce de plus, où si Boyer parlait de "Dieu aboie-t-il ?"

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Les rôles manqués de Muriel : 4- Le nez en trompette

1 Novembre 2016 , Rédigé par patricks Publié dans #CARRIERE DE MURIEL

En raison du succès de "Gigi", Muriel Baptiste attira l'attention de l'auteur de théâtre Michel Fermaud, qui lui écrivit spécialement une pièce, "Le nez en trompette". La nouvelle est annoncée dans le magazine "Marie-Claire", mais aussi dans Télé 7 Jours le 31 mai 1965 lors de la diffusion de "Quelle famille".

La pièce devait être jouée à la rentrée 1965. En raison d'un agenda chargé, surtout orienté sur la télévision, le projet n'aboutit pas. On peut supposer que Fermaud se lassa d'attendre car il monta sa pièce le 20 septembre 1966 au théâtre de la Potinière. Il y avait Bernard Lavalette, Raymond Bussières, et dans le premier rôle féminin, celui d'Anne Lise, une certaine Dominique Grange. Difficile toutefois de savoir si c'était le personnage destiné à Muriel, car une comédienne, Monique Barbillat, incarne le quatrième rôle, celui de Carpichou.

Une pièce écrite pour Muriel, et jouée par une autre, dommage...

 

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