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Fans de Muriel Baptiste

Les rôles manqués

30 Avril 2017 , Rédigé par patricks Publié dans #CARRIERE DE MURIEL

Au cours de sa carrière, Muriel a raté nombre de rôles. Elle même était difficile dans ses choix à l'époque où elle tournait beaucoup. Elle en a donc refusé privilégiant la qualité à la quantité, mais ignorant alors que sa carrière s'arrêterait en plein vol et sans raisons en 1974.

On peut s'interroger sur son remplacement par Anne Alvaro dans la pièce "Dieu aboie-t-il?" en février 1971. Elle l'annonce un mois plus tôt dans la presse, et les artistes, par superstition, ne disent pas en général leurs projets à moins que les contrats ne soient signés.

Elle est payée et reçoit son cachet pour finalement ne pas apparaître dans "La cavale" de Michel Mitrani (tourné en juillet 1971). Mais si l'intégralité de ses scènes se trouvent coupées au montage, on peut en déduire qu'elle ne tenait qu'un petit rôle.

"L'homme de Marrakech", par la présence de l'acteur américain George Hamilton aurait eu l'avantage de la faire connaître par le public international. Cette-fois, on peut supposer que son personnage fut carrément supprimé du script, car aucune actrice ne la remplace au générique (Claudine Auger était annoncée comme premier rôle dans l'article de Télé 7 jours qui annonce la présence de Muriel dans le film). A l'arrivée, on recense dans la distribution George Hamilton et Claudine Auger.

Il est également fort regrettable que personne n'ait fait appel à elle en vedette invitée dans les séries "Arsène Lupin", "Schulmeister", "Les brigades du tigre", "Les nouvelles aventures de Vidocq",  toutes tournées en couleur, ces séries ayant été commencées alors qu'elle était encore dans le métier. Cela n'aurait guère engagé un metteur en scène, puisque c'était pour un épisode. On voit d'ailleurs sa concurrente de "La princesse du rail" Marie-Claude Mestral dans un épisode des "Brigades du tigre" ("L'auxiliaire").

Il semble que Muriel a été victime d'une cabale de gens qui lui ont fait une mauvaise réputation, en premier lieu Jean Delannoy auquel elle fit faux bond le soir de la première des "Sultans", refusant de se voir à l'écran. Il est aisé de deviner qu'après cela, elle ne fut plus invitée aux premières, elle brille par son absence à celle des "risques du métier".

Il tient parfois à peu de choses pour qu'un acteur devienne tricard. Sur la propagation de rumeurs, qui ne sont pas une invention de ma part. Muriel a déclaré en 1971 dans son interview de Télé 7 jours : "Les autres ne comprennent pas que je veuille pas me voir à l'écran, je me suis brouillé ainsi avec des tas de gens".

En revanche, dans les coproductions, sa présence (ou d'une autre actrice française) était impossible parfois, c'est le cas de "Aux frontières du possible" de Claude Boissol. Alors que je regrettais que le rôle tenu par Elga Andersen n'ait pas été proposé à Muriel, le fils du metteur en scène m'expliqua que par contrat, c'était forcément une allemande qui allait tenir le rôle de la partenaire de Pierre Vaneck.

Muriel n'a pas assez tourné, et nous laisse finalement frustrés, même si l'on tient compte de la brièveté de sa carrière, on aurait pu la voir plus.

 

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Le plus drôle des films de Muriel

29 Avril 2017 , Rédigé par patricks Publié dans #CARRIERE DE MURIEL

Si "Déclic et des claques" est grotesque et ne m'arrache pas un sourire, si je suis sceptique devant "Zoé", "Allo Juliette", tourné en 1969, comédie TV de Grosso et Modo réalisée par Jacques Pierre et diffusée le 1er avril 1972 est vraiment le film le plus drôle de Muriel.

Cela reprend le principe du théâtre filmé, même s'il y a quelques extérieurs, et que Muriel n'y a pas le premier rôle que tient Danièle Evenou. Muriel a essentiellement des scènes avec son "père" joué par Guy Tréjean, excellent, et Nicolas Silberg, le héros de la série "La dame de Monsoreau".

Ce ne sont que des quiproquos qui s'enchaînent, mais la mayonnaise prend. "Allo Juliette" suit le principe du théâtre de boulevard. Sophie Ponthiviers (Muriel) croit son père infidèle et finira par en persuader sa mère (jouée par Micheline Luccioni). Une fois n'est pas coutume, Hélène Duc est drôle, a des lieues de ses personnages à la Irène Papas.

Si "Allo Juliette" souffre d'un défaut, c'est d'avoir été filmé en noir et blanc. Muriel y retrouvait Armand Mestral après "La princesse du rail" et Hélène Duc après "Plainte contre X". Notons la présence de Grégoire "Coco" Aslan absolument irrésistible en mari d'Hélène Duc (le couple a l'impression tout au long du métrage d'être tombé dans une maison de fous).

Le rôle de Muriel est trop bref, mais moins que dans d'autres téléfilms ou films.

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Muriel et la solitude

28 Avril 2017 , Rédigé par patricks Publié dans #LA VIE DE MURIEL

Muriel était de nature solitaire. Georges Ser m'a dit ne l'avoir jamais vue à la cantine des Buttes-Chaumont pendant le tournage des "Rois maudits".

Elle déclare dans Télémagazine 874 du 22 juillet 1972, "Cela a duré jusqu'à la fin 1968, c'est là que c'est produit un creux. Pendant une année environ, je ne tournais plus. Le jour où il n'y avait plus personne, envolés les amis". "Lorsque j'ai repris au théâtre fin 1969, mon état d'esprit avait complètement changé. Bien sûr, mes "amis" sont revenus vers moi dès que tout s'est remis en marche, mais moi, je les ai fuis. Je suis devenue sauvage. Maintenant, je ne mets plus le nez dehors".

Elle n'a jamais parlé d'amis d'enfance, du temps de la pension. Dans sa carrière, on ne lui connaît qu'une amie, Annie Sinigalia, rencontrée en 1971 pour la pièce "Zoé", mais qu'elle a perdu de vue après l'avoir imposée dans "Les dernières volontés de Richard Lagrange".

A partir de 1974, la solitude sera son lot avec l'éloignement involontaire et définitif de la profession.

 

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Quand Muriel joue un tour au réalisateur

27 Avril 2017 , Rédigé par patricks Publié dans #CARRIERE DE MURIEL

En août 1966, sur la base de Dijon, Muriel accompagne son compagnon Jacques Santi et est engagée par François Villiers pour jouer un petit rôle, Colette, qui n'aura pas de scènes avec Santi mais avec Christian Marin.

Ce dernier avec lequel j'ai sympathisé en 2006 m'avait raconté que sur le tournage, Muriel adorait faire des blagues, était toujours prête à plaisanter.

Mais c'est devant les caméras qu'elle devait faire la plus grosse farce, lorsque à la fin de l'épisode 7, elle donne son numéro de téléphone à Laverdure/Christian Marin, Muriel était censée, quand il lui "Je ne sais même pas votre prénom" répondre "Colette".

Malicieusement, elle a répondu "Muriel". François Villiers n'y a pas vu ombrage et gardé la scène telle quelle.

Notons que sur les programmes télé, elle était créditée comme "Colette" tandis que lorsque la distribution défile, ils ont changé le prénom et mis, dans le rôle de Muriel Baptiste, "Muriel".

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Muriel au théâtre

26 Avril 2017 , Rédigé par patricks Publié dans #CARRIERE DE MURIEL

Muriel aurait dû logiquement débuter au cinéma, mais le film ne s'est pas fait, on connaît l'histoire, et c'est sur les planches qu'elle a débuté avec "Gigi" de Colette.

Après une tournée en province et une date à Casablanca (1964), elle joua au Palais Royal en juin 1965 la pièce avec une distribution légèrement modifiée.

En mai 1965, elle déclara, par rapport au tournage de sa série télévisée "Quelle famille" sa déception : "Le théâtre, c'est plus chaud".

Michel Fermeau avec "Le nez en trompette" et Georges de Tervagne avec "Baba" lui proposent des pièces, mais les choses ne se feront pas pour des raisons de calendrier (Elle était retenue sur d'autres tournages).

Après "Gigi", c'est lorsqu'elle pensait abandonner le métier après deux ans de disette que fin 1969, elle est appelée pour donner la réplique à Pierre Brasseur dans "Tchao". Muriel retrouve le moral, mais sera désormais méfiante après sa traversée du désert 1968-69.

Malheureusement, toute la documentation sur la pièce "Tchao" a été perdue en 1984 par la nouvelle direction du Théâtre Saint-Georges.

En 1971, pour une seule représentation, qui sera sa seule pièce conservée sur pellicule, elle joue au Théâtre Marigny "Zoé", mais cette expérience ne l'emballe pas : elle se sent mal à l'aise car l'auteur de la pièce, Jean Marsan, selon elle, la surveille sans cesse. Elle n'a pas le droit à l'erreur puisqu'il n'y a (à la différence de "Gigi" et "Tchao"), qu'une seule représentation.

Le 1er mars 1973, déçue qu'on ne lui offre rien après sa prestation dans "Les rois maudits", elle remonte une dernière fois sur scène pour "Les quatre vérités" de Marcel Aymé. Elle n'y tient qu'un petit rôle, et le jour où la télévision filme la pièce pour "Au théâtre ce soir", c'est une autre comédienne qui tient son rôle! Nous avons été privés d'une trace filmée de plus de Muriel sur la pellicule. "Au théâtre ce soir" a en effet choisi de filmer lors d'une première représentation test en janvier 73, qui sera diffusée en novembre.

Enfin, rappelons que début 1971, Muriel devait jouer "Dieu aboie-t-il ?" de François Boyer, elle l'annonce dans le magazine belge "Un jour" en janvier, et au dernier moment, c'est Anne Alvaro qui prend sa place. Elle aurait eu pour partenaires Jean Pierre Darras et le demi frère de Patrick Dewaere, Yves-Marie Maurin qui sera en 1973 le héros de la série TV "La mer est grande".

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Nul ne guérit de son enfance

25 Avril 2017 , Rédigé par patricks Publié dans #LA VIE DE MURIEL

Muriel, pardonne moi, je ne t'appellerai jamais Yvette, Tu me passeras un savon si tu veux quand on se retrouvera après la vie. Je trouve ce prénom... si différent de toi.

Mais quelle manque d'amour tu as eu, jetée  très jeune en pension  en France et en Angleterre par des parents indignes, créant en toi des fêlures irréparables. Ces pensions, tu en as parlé sans détour, dès ta première interview par Télé 7 jours le 31 mai 1965 lors de la diffusion du premier épisode de "Quelle famille". Tu n'as rien caché, tu n'avais pas à avoir honte, et tu as bien eu raison.

François Gémine, deuxième mari de ta mère, ne t'a vue qu'une fois, à l'âge de sept ans. Le moins que l'on puisse dire est que tes parents, en particulier ta mère indigne, ne se sont pas occupés de toi, qui méritait tant d'amour.

Quelle misère! Tu étais la meilleure actrice de ton époque, et l'on t'a sabordé ta carrière, mais s'il t'a manqué de la persévérance à partir de 1974, on peut dire que tes parents qui t'ont privée d'amour y sont pour beaucoup.

Pour une fois, je ne mets pas une photo de toi, mais une vidéo de Jean Ferrat : "Nul ne guérit de son enfance", et à ma manière, moi qui ait eu une enfance dorée, bien que modeste, c'est de toi, de ta disparition, que je ne guéris pas. Et saches que moi je t'aime de toute mon âme. Je ne comprendrai jamais tes parents, qui sont impardonnables.

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A quelques années près...

24 Avril 2017 , Rédigé par patricks Publié dans #CARRIERE DE MURIEL

Maurice Druon a renâclé pendant plusieurs années pour donner les droits d'adaptation des "Rois maudits", qu'il a écrit de 1955 à 1960, puis lors d'une réédition quelque peu remaniés. L'ORTF voulait faire un feuilleton style "reconstitution historique" avec des châteaux forts, des tournois, des batailles, et l'académicien disait "Niet".

S'il avait accepté, la série aurait tourné bien avant, et Muriel, qui doit ce rôle à Claude Barma suite à sa prestation dans "Maigret aux assises" produit par lui (mais pas mis en scène, ce fut Marcel Cravenne qui s'y colla), n'aurait pas été Marguerite de Bourgogne, cadeau empoisonné, puisqu'elle a fait une superbe prestation pour ne rien tourner ensuite.

On ne refera pas l'histoire, mais si elle avait été libre en 1971, un rôle en or aurait pu s'offrir à elle, celui de Ludivine dans "Les gens de Mogador". Feuilleton tourné en même temps que "Les rois maudits".

Marie-France Pisier, née en 1944, avait débuté en 1962 avec "la nouvelle vague", mais c'est en 1973, avec "Les gens de Mogador", qu'elle s'est ralliée le public populaire, étant jusque là appréciée uniquement par des initiés. C'est à partir de Ludivine que sa carrière a décollé. Et quand on lit les deux tomes "Ludivine" de la série de romans d'Elisabeth Barbier, si l'on fait abstraction de Marie-France, Muriel est tout à fait le personnage.

La différence entre Marguerite et Ludivine est que Marguerite meurt au bout de deux épisodes et a un temps d'antenne réduit, tandis que Ludivine apparaît (dans le découpage initial de 13 épisodes de 55 minutes) dans le sixième épisode et meurt dans le onzième. Des trois actrices vedettes, Marie-France et son personnage est la seule à empiéter sur les autres cycles (les six premiers épisodes constituent l'adaptation de "Julia" avec Marie José Nat et empiète sur le cycle "Dominique" avec Brigitte Fossey (les trois derniers épisodes).

Une fan de Muriel m'avait dit naguère qu'elle aurait été la Ludivine idéale. Et c'est sans doute vrai. La description dans les livres de Ludivine Peyrissac puis Ludivine Vernet quand elle se marie et rejoint la famille du domaine Mogador ressemble d'ailleurs beaucoup plus à Muriel Baptiste qu'à Marie-France Pisier. On se prend à rêver à la carrière que notre chère princesse du rail aurait fait ensuite!

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Le vrai titre de Déclic et des claques

23 Avril 2017 , Rédigé par patricks Publié dans #CARRIERE DE MURIEL

Lors du tournage, Philippe Clair avait intitulé son film "Les guignols". A sa sortie, le film a été exploité sous deux titres : "Déclic et des claques" et "L'esbrouffe". Le film a été exploité au Brésil sous le titre "Carinhos et Bofetadas".

Le film, sorti le 5 mars 1965 à Paris, ne fut pas un succès, et les admirateurs d'Annie Girardot gardent encore aujourd'hui un silence pudique sur ce film.

Le site américain Imdb (Internet Movie Data Base) souligne que le choix de Mike Marshall en pied noir alors qu'il est blond et né à Hollywood est une énorme erreur de casting.

Pour Muriel, qui ne tourna ce film qu'avec l'aide de Renée Saint-Cyr, on ne pouvait craindre un pire démarrage pour sa carrière cinématographique. D'ailleurs, son rôle de Pistache... est muet.

Le film fut tourné durant quatre semaines d'août et les deux premières semaines de septembre 1964. Une seule diffusion à la télévision, le lundi 21 mai 1973 l'après-midi.

Ce film serait introuvable si la société "Fil à Film" n'avait pas eu l'idée de l'éditer en vidéo.

 

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C'était écrit...

22 Avril 2017 , Rédigé par patricks Publié dans #SOUVENIRS

C'est le 8 novembre 1966 que l'on est venu nous livrer un poste de télévision. Ce soir-là, en semaine, un mardi, ma famille avait acheté un poste en noir et blanc 819 lignes. J'ai mis des années à retrouver la date, jusqu'à ce que j'achète un dictionnaire de télévision, celui de Jean-Marc Doniak "Les fictions françaises à la télévision 1945-1990", épais volume édité par Dixit Sacd.

Si je me souviens de la date, c'est que le premier soir était diffusé sur la Une une dramatique intitulée "Antony" avec Giani Esposito., d'après une pièce d'Alexandre Dumas. Très jeune à l'époque, je venais de fêter mes sept ans en septembre, j'étais un grand fan de Richard Anthony le chanteur, dont j'avais tous les 45 tours et que j'avais même vu en concert au Théâtre de Verdure de Dieulefit dans la Drôme. Je croyais donc que l'on me privait de Richard Anthony. De la télévision, par la famille et les copains, je ne connaissais que "Thierry la fronde" et "Zorro". Rien d'autre.

Le problème d'avoir un poste qui ne capte que la première chaîne allait me priver de tas de choses, et pas des moindres, puisque ce n'est que lorsque ce récepteur TV rendit l'âme que j'eus accès à la 2eme chaîne en janvier 1971 avec un nouveau poste, toujours en noir et blanc.

Un grand cousin par alliance écossais, que j'appelais "Tonton Jack", était installateur d'antenne TV, et il essaya de nous mettre la deuxième chaîne sur ce poste. C'était en octobre 1968, et le seul programme que j'ai voir, le dimanche 13 octobre 1968, est l'épisode de "Chapeau melon et bottes de cuir" : "Interférences", mais l'installation ne tint qu'une semaine!

Concrètement, entre novembre 1966 et janvier 1971, j'ai raté des tas de choses : Les quatre séries de "Chapeau melon et bottes de cuir" de 1967 à 1970, "Mission Impossible" en 1967 et 68, "Le Saint" avec Roger Moore qui s'arrêta sur la 2 en soirée en 1970, ce qui fit que je découvris Roger en Lord Brett Sinclair dans "Amicalement vôtre " en octobre 1972, les trois séries des "Mystères de l'ouest" diffusées en 1967, 1968 et 1970, les deux premières séries de "Des agents très spéciaux" en 1967 et 68. En 1969, les troisièmes séries de "Mission Impossible" et "Des agents très spéciaux" furent diffusées sur la première chaîne.

Muriel Baptiste est apparue en Annunciata dans le 2e épisode de "La princesse du rail" le mercredi 8 février 1967. Donc, à quelques mois près, je la ratais!

On peut dire que dans mon enfance, la télévision m'a permis d'avoir deux coups de foudre, l'un amoureux (Muriel), l'autre pour la série "Les envahisseurs" qui débuta sur la première chaîne le jeudi 4 septembre 1969 et reste à ce jour la série qui m'a le plus impressionné. "Les envahisseurs" avec sa musique sinistre, ses soucoupes volantes, les extra-terrestres à apparence humaine et reconnaissables à l'auriculaire raide, me terrifiaient. Au fil des ans, j'ai vu et revu cette série. Il faudra attendre "Amicalement vôtre" pour qu'un autre feuilleton suscite chez moi une passion égale.

Dès l'apparition de Muriel en Annunciata, je tombai fou amoureux de la "brune aux cheveux longs". Or, on sait aujourd'hui que Muriel porte une perruque dans ce rôle. Ainsi, lorsqu'elle revint dans "Les chevaliers du ciel" sur la Une en octobre 1967, je ne l'ai pas reconnue!

Avec l'absence de la 2e chaîne, j'ai raté "Par mesure de silence" (juin 67), "Le corso des tireurs" (mai 68) et "Lancelot du lac" (décembre 1970). Etant en vacances le 8 août 1967, je n'ai pas vu "Lucide Lucile".

Mais Muriel, que je croyais brune, m'avait fait très forte impression, cependant je ne l'appelais pas à l'époque par son prénom d'artiste mais sous le nom de "la princesse du rail".

Les années avaient passé, et j'étais féru de séries télé et feuilletons de toutes sortes, lorsque je la revis le samedi 11 septembre 1971 dans "Maigret aux assises" en Ginette Meurant. Et "Zoé" me direz vous ? Eh bien, cela fut diffusé le 26 août 71 alors que j'étais en vacances à Dreux dans la famille qui ne regarda pas ce programme.

Il fallut attendre l'été 1972 avec Muriel deux fois par jour à la télé (à 12h30 dans la rediffusion de "La princesse du rail", à 20h15 dans "Les dernières volontés de Richard Lagrange") pour que l'amour de jeunesse se transforme en passion.

A partir de juillet 1972, Muriel Baptiste non seulement s'est confirmée mon actrice préférée, mais aussi l'objet d'une passion déjà amorcée à sept ans et demi. Il me suffisait d'aller en Ardèche et de voir les rails et les lignes de chemin de fer non électrifiées, le décor qui ressemble à celui de l'Auvergne, pour immédiatement penser à la princesse.

Quant aux feuilletons télé, beaucoup aujourd'hui sont invisibles depuis des années, qui se souvient de "Match contre la vie" avec Ben Gazzara, "L'immortel" avec Christopher George, "Le fugitif" avec David Janssen, "Mannix" avec Mike Connors, "Sam Cade" avec Glenn Ford, "Aventures australes" avec Ty Hardin, "Les règles du jeu" avec Robert Stack, Gene Barry et Tony Franciosa, "Opération vol" avec Robert Wagner, "L'homme de Vienne" avec Robert Conrad ? Et je ne parle pas de toutes les séries western. J'ai revu l'an dernier en DVD "Opération vol" et j'ai trouvé que cela avait terriblement mal vieilli. Pourtant, "Match contre la vie" permit à Ben Gazzara de devenir une vedette de cinéma. Les séries américaines sont devenues de moins en moins innovantes et plus violentes.

Muriel, elle, fit la couverture de Télé Poche, Télé 7 jours, Télémagazine, La Semaine Radio Télé, Cinémonde, et plus personne ne sait qui c'est.

Aujourd'hui, la télévision est bien fade comparée à celle de mon enfance. Voici à peu près à quoi ressemblait Muriel quand je l'ai vue la première fois. Le moins que l'on puisse dire est qu'elle m'a marquée de façon indélébile.

 

 

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Muriel et son âge

21 Avril 2017 , Rédigé par patricks Publié dans #CARRIERE DE MURIEL

Durant sa carrière, il était impossible de savoir la date de naissance de Muriel. On le voit lorsqu'en janvier 1966, le magazine Elle nous dit qu'elle débute le tournage des "Sultans" et qu'elle a 19 ans.

Or, en janvier 1966, elle en avait 22 ans et demi, 23 en juillet. Erreur de trois ans.

Lorsque l'ORTF diffuse "Les chevaliers du ciel" le 21 octobre 1967, un petit article lui est consacré dans Télé Poche et il est indiqué qu'elle a 22 ans.

Encore faux, elle avait 24 ans révolus.

Troisième erreur : le magazine belge "Un jour" en janvier 1971, indique que Muriel a 25 ans. elle avait 27 et demi et 28 en juillet. Erreur de deux ans et demi.

Les articles sur Muriel et ses interviews sont rares, et jamais, à ma connaissance, de son vivant, son âge réel ne fut révélé au public.

On ignore si ce fut une volonté de Muriel ou un manque de sérieux des journalistes.

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