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Fans de Muriel Baptiste

L'automne 1972

31 Août 2017 , Rédigé par patricks Publié dans #VOYAGE DANS LE TEMPS

L’automne 1972 se déroula sans Muriel, mais dans son attente. Elle ne revint qu’avec l’hiver le 21 décembre dans « Le Roi de fer ». J’ai réalisé aujourd’hui que ce « voyage dans le temps » va durer un bon moment, jusqu’au 24 juillet 2019. En effet, au jour le jour, je vais égrener les programmes (j’ai commencé le 27 juillet 1972) jusqu’à ce mercredi 24 juillet 1974 où elle nous a dit adieu, sans le savoir à l’époque dans « Un curé de choc ».

L’attente était un plaisir en soit, parfois supérieur au fait de voir Muriel tant un épisode du « Premier juré » ou une apparition dans « Les Risques du métier », et même hélas dans « Les Rois maudits », est éphémère, trop vite passée. Muriel en effet ne retrouvera plus un rôle comme Geneviève Lagrange où elle est présente tout le temps à l’écran.

J’entrai en classe de quatrième, retrouvait mon confident Francis Poulin, et surtout, je n’étais pas parti en vacances depuis 1968, à Allevard les Bains. Donc ce séjour à Bagnoles de l’Orne m’avait enchanté. De plus je venais de réaliser un rêve de toujours, avoir un chien. Enfin, j’étais amoureux.

Les programmes télévisés n’étaient pas affligeants comme aujourd’hui. Deux très belles séries allaient enchanter l’automne, « L’homme qui revient de loin », d’après l’œuvre de Gaston Leroux, l’auteur du « Fantôme de l’Opéra », et « Amicalement vôtre » avec Tony Curtis et Roger Moore. Deux rediffusions l’après-midi, « Les Globe-trotters » et « Match contre la vie » allaient me combler.

Ma vie n’aurait pas été la même si je n’avais pas eu cette passion pour l’inoubliable, l’unique, Muriel Baptiste.

 

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Vendredi 1er septembre 1972

31 Août 2017 , Rédigé par patricks Publié dans #VOYAGE DANS LE TEMPS

 

Les chansons de septembre 1972 : Michel Fugain "Une belle histoire", Anarchic System "Pop Corn",  Dalida "Parle plus bas" (Le Parrain),  "62 nos quinze ans" (Michel Delpech), "Comme je l'imagine" (Véronique Sanson), "On ira tous au paradis" (Michel Polnareff), "Virages" (Yves Duteil), "Kiss me" (C Jérome), "Sans toi je suis seul" (Christian Delagrange), "Bonsoir Clara" (Michel Sardou), "La Musica" (Patrick Juvet), "Taka Takata" (Joe Dassin), "Qui saura" (Mike Brant).

Je rate le cinquième épisode des "Corsaires".

A Bagnoles de l'Orne, l'une de nos excursions (faite une seule fois) fut le Mont Saint Michel. Il n'était pas ensablé. Nous avons assisté à la marée et à un moment de panique lorsqu'une annonce fut faite que certaines voitures avaient été laissées dans un zône qui allait être recouverte par la marée, et avec des animaux à l'intérieur. Tout se termina bien.

 Moins heureux fut l'encouragement que je fis à ma mère de louer un mini vélo, elle n'a jamais su faire de vélo et tomba, en s'ouvrant le poignet et ayant une hémorragie. Nous dûmes aller aux urgences de l'hôpital d'Alençon où  l'on posa des points à ma mère. Elle n'a jamais plus fait de vélo.

Je louai un mini vélo (c'était la grande mode) pour aller faire des balades.

 Quant à Muriel, elle était toujours omniprésente. Je vivais dans un monde à part. C'était féérique. Pourquoi la vie n'a t elle pas continué à ce train là ?

Septembre 1972 est aussi un grand mois pour la télévision française et les amateurs de fantastique et de frousse : je rentrerai juste à temps pour voir "L'homme qui revient de loin", feuilleton diffusé six lundis en tranches d'une heure. La série, qui sera beaucoup rediffusée dès 1975 et jusqu'en 1996, a été éditée en VHS et ce mois ci en DVD. Curieusement pour le DVD, on a redécoupé le feuilleton en douze épisodes d'une demi-heure alors que lors des quatre diffusions télé en 1972, 1975, 1984 et 1996, il était présenté en six épisodes d'une heure. A noter que la VHS était un coffret de deux cassettes avec 2 épisodes de 3 heures chacun.

Louis Velle, à 46 ans, était la révélation de l'année 1972 avec deux feuilletons, "La demoiselle d'Avignon" et "Le 16 à Kerbriant". "L'homme qui revient de loin", où il tue son frère joué par Michel Vitold, allait montrer une autre facette de son talent.

Cet article a été rédigé grâce au Télé 7 Jours N°644 qui mettait en couverture le champion de course Guy Drut.

 

 

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TELE POCHE

30 Août 2017 , Rédigé par patricks Publié dans #VOYAGE DANS LE TEMPS

Pendant quelques jours, nous allons prendre du retard par rapport aux programmes télé de 1972.

En effet, j'attends le numéro du 2 au 8 septembre 1972, dont la couverture était illustrée par Pierre Santini, plus complet que le "Télérama" de la même semaine en ma possession.

Le retard sera vite rattrapé, et le blog continuera dans l'intervalle à parler de Muriel.

 

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Jeudi 31 août 1972

30 Août 2017 , Rédigé par patricks Publié dans #VOYAGE DANS LE TEMPS

Nous sommes à quelques jours du drame des jeux de Munich. A la télé se poursuit la série "Aventures australes". Très franchement, ce feuilleton est d'une banalité telle que le manquer ne me fait ni chaud ni froid.

Je regretterai davantage les prochains "Mardi Soir" qui n'ont jamais été rediffusés : "De l'amour à la haine" avec Lesley Warren et "Vengeance en différé" avec Anthony Perkins.

Toujours aucun film avec Muriel Baptiste, omniprésente dans mes pensées. Après m'être facilement habituée à la voir deux fois par jour, il est dur de gérer son absence. Mais à Bagnoles de l'Orne il n'y a pas la télévision et si la cure de ma mère dure 21 jours, nous sommes absents, trajet compris, environ 32 jours, du 16 août au 16 (ou 15?) septembre. Donc si Muriel passe en télé, je la raterai.

Il n'y a pas de lassitude à Bagnoles même si le jour où nous rentrons, c'est avec joie que je retrouve Montélimar. Là, ce sera pile pour la rentrée des classes en quatrième, cette année scolaire 1972 1973 s'avérant mémorable (J'en ai parlé sur ce blog) puisque Muriel enchaînera les apparitions de décembre 1972 à mai 1973.

L'un des endroits où nous nous rendons le plus souvent est La Ferté Macé, situé à quelques kilomètres de Bagnoles, où il y a un marché. Domfront est plus éloigné mais ne nous fait pas peur, la crise pétrolière n'arrivera qu'en octobre 1973 et l'essence ne coûte pas cher.

Je regrette l'absence d'un poste de radio qui aurait associé août 1972 à des musiques de l'époque.

Pour agrémenter ce voyage dans le temps, je vais disposer de quelques numéros de Télé Poche de septembre octobre 1972, vendus à des prix bradés. Je les avais vus sur Internet jadis mais à prix d'or. Je n'ai pas gardés ces Télé Poche achetés par mes parents à l'époque pour d'évidentes raisons de place. (Mais les programmes TV que je commente pour cette époque le sont pour l'instant grâce à "Télérama" et "Télé 7 jours"). Cela dit, Muriel n'apparaissait pas dans ces Télé Poche, du moins je l'espère. J'ai toujours tout conservé d'elle.

 

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Mercredi 30 août 1972

29 Août 2017 , Rédigé par patricks Publié dans #VOYAGE DANS LE TEMPS

 

Voilà le mois d'août qui se termine paisiblement, et la deuxième semaine à Bagnoles de l'Orne est bien entamée.

A choisir,  je préfère l'été 1973, d'abord parce que je connaissais les lieux  et y revenait avec enthousiasme, et que j'étais encore plus amoureux de Muriel, puisque j'avais vu "Les Rois maudits" pendant l'hiver.

Je portais fièrement la chevalière (que j'ai toujours mais qui ne me va plus) avec M gravé à l'intérieur.

C'était un bijou acheté à la Chapelle Montligeon. En juillet 2006, j'y suis retourné, constatant que c'est tout de même à 90 kilomètres de Bagnoles.

Le magasin où mes parents m'avaient acheté la chevalière n'existe plus, il y en a un autre, et tandis que cette chevalière ne se fabrique plus,  le hasard ou la providence a voulu que j'en trouve une.

Malheureusement, même si elle était ouverte et s'adaptait (péniblement) à mon annulaire, le motif (qui représente la cathédrale) est tombé un jour de Juin 2007. Je l'ai perdu et l'objet n'a plus d'intérêt.

En 2006, j'ai inscrit Yvette Baptiste aux messes perpétuelles pour les disparus au sanctuaire de Montligeon.

L'endroit est surprenant, en pleine campagne, à la sortie de Mortagne sur Perche surgit les deux pointes de la cathédrale.

Si elle n'a plus de famille, au moins Muriel a un fan qui pense à elle et il reste quelque part une trace d'elle dans ce sanctuaire.

L'inscription n'est pas gratuite, et j'ai eu un certificat à son nom pour des messes perpétuelles.

 

 

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Mardi 29 août 1972

28 Août 2017 , Rédigé par patricks Publié dans #VOYAGE DANS LE TEMPS

Un très bon neuvième épisode de "Mardi soir" : "Femmes sauvages" avec Anne Francis. Aux Etats Unis, le téléfilm a été diffusé en 1970 sous le titre "Wild women".

Le point commun entre les 12 épisodes de "Mardi soir" est qu'il s'agit de téléfilms produits par Aaron Spelling (célèbre aussi pour "Drôles de dames", "Starsky et Hutch" et "Dynastie"). En 1974, la première chaîne de l'ORTF diffusera le vendredi soir une seconde saison sous le titre "Suspense".

Les américains ont vu les 12 "Mardi soir" et les 13 "Suspense" comme des téléfilms unitaires, c'est à dire indépendants. Le seul point commun est le producteur.

"Suivez Budard" lamentable remplaçant des "Dernières volontés de Richard Lagrange" s'est terminé et un feuilleton réalisé par Roger Burckhardt, "Danse sur un arc en ciel" (le réalisateur de "Richard Lagrange" et "Le Premier juré") l'a remplacé. Je me souviens de la musique, assez entraînante, mais il est évident que lorsque je rentrerai de Bagnoles de L'Orne, il sera presque terminé.

Et puis le deuxième épisode des "Corsaires" (snif).

A Bagnoles de l'Orne, la nouvelle semaine a commencé. Je ne me lasse pas des promenades en forêt : elle est juste en face de la pension de famille, et mon chien peut y courir en toute sécurité.

Dire qu'aujourd'hui, ce paradis n'existe plus!

Il faudra attendre le quatrième séjour, en 1975, pour avoir la télé en vacances à Bagnoles de l'Orne, mais Muriel ne sera plus là.

 

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Lundi 28 août 1972

27 Août 2017 , Rédigé par patricks Publié dans #VOYAGE DANS LE TEMPS

Je prenais une grosse colère contre ma mère car ce lundi 28 août débutait la rediffusion de la série "Les Corsaires" avec Michel Le Royer, tout premier feuilleton que j'avais vu en novembre 1966. Il n'avait jamais été rediffusé, mais le sera à nouveau en octobre 1975.

A l'époque, c'était généralement deux diffusions et puis c'est tout. Depuis la télévision a changé ses pratiques.

"Les Corsaires" remplaçait donc "Bob Morane" dont je n'avais vu qu'un épisode sur les onze proposés (alors qu'il en existe 26 diffusés une seule fois en 1965).

Pas besoin d'avoir tenu un journal pour me rappeler ces incidents. 

En revanche, continuait sans que cela m'embête une seconde le soporifique feuilleton canadien du lundi soir sur la Une, "La feuille d'érable".

En somme, à 800 kilomètres de chez moi, je me tenais très au courant de l'actualité télévisuelle.

Mais par chance pour moi, je ne ratai rien avec Muriel, la chose devait se produire le lundi 21 mai 1973 avec la diffusion en après midi de son premier long métrage au cinéma, "Déclic et des claques", mais par chance, Télé Poche n'annonça pas la présence de ma chère actrice ce qui évita un drame.

Au bout de quelques semaines, la télévision commençait à me manquer. Je craignais surtout cette fameuse diffusion annoncée en septembre des "Rois maudits" dans l’interview de Télé Poche dont Muriel faisait la couverture.

 

 

 

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Dimanche 27 août 1972

26 Août 2017 , Rédigé par patricks Publié dans #VOYAGE DANS LE TEMPS

A la télévision (mais je ne la vois pas), un nouvel épisode du « Prisonnier » : « Echec et mat ». Il y a aussi le premier épisode d’un feuilleton d’Estella Blain à 13h15, « Un enfant nommé Michel ». Le soir, un très long western avec Richard Widmark, « Les Cheyennes », et sur la 2, en début de soirée, le magazine « Vive le cinéma ». Je crois que si j’avais eu la télé, je n’aurais regardé que « Le Prisonnier ».

Les dimanches à Bagnoles sont consacrés aux excursions : en quatre ans, nous irons trois ou quatre fois au pont de Tancarville, idem à la Chapelle Montligeon, mais aussi à Deauville, Trouville, Lisieux, Avranches, Arromanches, le mont Saint Michel, Alençon (plusieurs fois par séjour), la biscuiterie de Lonlay L'abbaye, Domfront, La Ferté Macé, Saint Maurice du désert.

N'étant plus parti en vacances depuis l'été 1968, ces vacances 1972 avaient un goût de liberté.

Le slogan de l'époque était "Au volant, la vue c'est la vie", qui était collé sur le pare brise arrière de la Simca, sous forme de rectangle jaune autocollant.

C'est la première fois que je vis la marée (à Avranches, au Mont Saint Michel), je me suis baigné à Deauville et à Trouville.

L'été commencé par le grand retour de Muriel Baptiste, se poursuivant par ces vacances, semblait ne jamais avoir de fin.

De Muriel, j'ignorais qu'elle était petite (la télévision surtout à l'époque sans magnétoscope, ne le mettait pas en évidence, qu'elle s'appelait Yvette et non Muriel. Je ne savais pas son âge, si elle était mariée, en somme je ne savais rien d'elle. Je m'en rends compte aujourd'hui. Il n'y avait pas d'internet ou de moyens de communications comme aujourd'hui. Tout ce que je savais, je le glanais dans "Télé Poche".

Mais de cette actrice qui n'avait pas atteint la célébrité d'une Bardot ou d'une Deneuve, j'aimais le mystère, le secret de sa vie, et au fond, cela ne me gênait pas qu'elle ne soit pas plus connue, je la gardais pour moi. Du moins en avais je l'illusion.

J'avais trouvé je ne sais où que Muriel est un dérivé de Marie.

Muriel, sans le savoir, a pris la place de ma première petite amie, ou de mon amour d'enfance, de mon premier amour, celui que l'on n'oublie jamais.

 

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26 août 1972

25 Août 2017 , Rédigé par patricks Publié dans #VOYAGE DANS LE TEMPS

C'est l'ouverture des jeux olympiques de Münich, qui doivent durer jusqu'au 11 septembre. Au matin du 5 septembre, le drame va commencer, les athlètes israéliens seront pris en otage par les terroristes palestiniens de "Septembre noir", et tout se terminera par un carnage.

Nous ne serons alertés que par la radio de nos voisins qui fonctionne sans arrêt. Ce drame continuera plusieurs années, puisque les israéliens enverront un commando vengeance qui tuera des innocents, notamment le frère de Chico des Gipsy Kings, assassiné par erreur le 21 juillet 1973 en Norvège.

Mais pour parler de quelque chose de plus gai, durant les quatre séjours à Bagnoles de l'Orne, nous irons visiter le pont de Tancarville. Une immense allée de peupliers nous entraîne vers un bond vertigineux au dessus de la Seine. Cela valait vraiment la peine de rater quelques semaines de télévision.

Quant à Muriel, avec laquelle j'avais 16 ans d'écart, je regrette de ne pas avoir été plus âgé pour davantage profiter de sa carrière, puisqu'en 1972, celle-ci n'a plus que deux années, voire un an et demie, à venir. Elle s'arrête définitivement en juillet 1974.

Dernier épisode de « Bob Morane » à 12h30, « Le dragon des Fenstone ». Je croyais avoir manqué un moment de terreur télévisuel jusqu’à cet été 2017 où je l’ai vu, n’insistons pas. Le soir sur la Une, « Portrait : Talleyrand », de Jean-Paul Roux avec Raymond Gerome, ce que l’on appelait à l’époque une « dramatique » et aujourd’hui un « téléfilm ». A 21h50 suivait une émission de music hall avec Francis Blanche, « Au clair de la une ». Je pense que j’aurais préféré sur la deux « Jeux sans frontières » de Guy Lux, suivi d’un épisode de « L’Odyssée sous-marine de l’équipe Cousteau » : « Les dragons des Galapagos ». C’était vraiment la journée des dragons, encore que chez Cousteau, on était sûr de voir un iguane géant, et rien du tout dans « Bob Morane ».

 

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25 août 1972

25 Août 2017 , Rédigé par patricks Publié dans #VOYAGE DANS LE TEMPS

La télévision propose sur la Une "Le Pigeon" de Mario Monicelli, et sur la 2 "Entrez sans frapper", l'émission des frères Rouland.

"Flipper le dauphin" que j'avais laissé à son dixième épisode continue. Depuis ont été diffusés "Flipper commissionnaire" (18 août),  "Famille" (mentionné le 21 août), "Danger" (cité le 23 août) et c'est donc le quatorzième épisode "L'explosion", que je rate ce jour là. Deux autres seulement restent à diffuser la semaine suivante, puisque cette ultime saison comporte 16 épisodes. La série s’est arrêtée avec la mort de l’animal, qui s’appelait en réalité Susie. En fait, selon Wikipédia, plusieurs dauphins femelles (plus dociles que les mâles) furent utilisés pour la série.

A Bagnoles de l'Orne, j'ai pris mes quartiers. L'endroit est reposant sans être ennuyeux. En regardant les bibelots au marchand de souvenirs face au lac, je remarque des bracelets comportant tous les prénoms du calendrier et y cherche...Muriel.

Car Muriel ne quitte pas un instant mes pensées. Prenons par exemple cet immense parc qui va jusqu'au château (qui est la mairie), il est verdoyant. Comment ce paysage ne me porterait pas à la rêverie et aux pensées romantiques.

Je me demande souvent à l'époque ce que vont être "la Double vie de Mlle de la Faille" et "Les Rois maudits", pour moi c'est le début d'une immense carrière. J'ai cependant un peu peur que Muriel ne devienne trop célèbre et  m'échappe.

Passion contemplative, sans aucune pensée sexuelle, Muriel est devenue l'icône de mon enfance. Je l'ai aimée dès 1967 et avec son retour en force en 1972, elle se grave dans mon cœur à jamais. Où était-elle à ce moment là ? Annie Sinigalia m'a dit qu'elles avaient passé des vacances en Espagne mais ne m'a pas précisé l'année.

Muriel gardait ses mystères et sa vie privée, ce qui permettait de faire encore plus travailler l'imagination. Il ne manquait que des musiques pour accompagner ces rêveries, ce sera chose faite en 1973 avec Michel Fugain et le big bazar et leur tube "Chante comme si tu devais mourir demain".

En août 1973, un an plus tard, je serai encore plus amoureux de Muriel (voir mon blog qui va jusqu'au 30 juin 1973). Muriel ne sera jamais une vieille dame. Je garderai d'elle éternellement l'image de ses trente ans.

 

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