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Fans de Muriel Baptiste

Lundi 31 décembre 1973

30 Décembre 2018 , Rédigé par patricks Publié dans #VOYAGE DANS LE TEMPS

A « Miditrente », Line Renaud est l’invité de la semaine et a convié Joséphine Baker.

La première chaîne à 15h10 dans « Sports 73 » consacre un hommage à François Cevert.

A 16h40, sur la même chaîne, un film avec Doris Day, « Jumbo ou la plus belle fille du monde », datant de 1962 réalisé par Charles Walters, il s’agit d’une comédie musicale, un genre que je n’ai jamais aimé.

Je me souviens de deux programmes du 31 décembre que je n'ai d'ailleurs jamais revus : le troisième épisode de "D'Artagnan" à 18h30, "Le vengeur", d'après le roman "Vingt ans après" d'Alexandre Dumas. Denis Manuel y incarne Mordaunt, le fils de Milady.

Le film du réveillon est "Pouce" avec Guy Bedos et Sophie Daumier. Je l'avais trouvé assez mauvais. Mon seul souvenir concerne la scène de la maternité où l'on tombe dans la satire. Une infirmière indique à toutes les mamans : "1, 2, 3, lavez les bébés!". Ce film de Pierre Badel était sorti au cinéma en 1971 sans aucun succès et il est complètement oublié.

Le 31 décembre 1972, je regardais "Faut pas prendre les enfants du bon Dieu pour des canards sauvages", et le même jour de 1974 le faux James Bond "Casino Royale" avec David Niven, parodie de la saga cinématographique avec Sean Connery et Roger Moore.

Mon propre bilan de cette année 1973 est ce merveilleux printemps avec Muriel dans "Le premier juré", simultanément à la diffusion des derniers "Amicalement vôtre" et de la rediffusion de "Chapeau melon et bottes de cuir". Je retiens aussi la diffusion du film "Les risques du métier", la photo en couleur de Muriel dans Télé Poche à cette occasion, et le vendredi 16 mars où j'ai découvert le livre grand format "La reine étranglée" avec Muriel en couverture. Dans la foulée de "La Princesse du rail", "Les dernières volontés de Richard Lagrange" et "Les Rois maudits", je pensais que 1973 serait une année Muriel Baptiste. Passé le mois d'avril, on ne peut pas dire que ce fut le cas.

Lundi 31 décembre 1973
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Dimanche 30 décembre 1973

29 Décembre 2018 , Rédigé par patricks Publié dans #VOYAGE DANS LE TEMPS

 

 

Le blog a dix ans, et il est difficile de se renouveler en parlant d’une carrière aussi courte que celle de Muriel Baptiste.

A la fin 1973, sans que l’on sache pourquoi, son parcours de comédienne est achevé. Bien sûr, personne ne le savait à l’époque. 1973 loin de lui avoir été bénéfique après « Les rois maudits » lui a permis de jouer sur scène « Les quatre vérités » en mars, et elle a fait deux ultimes tournages à l’époque, « Un curé de choc » (sans que personne n’en parle, ce sera la surprise lors de la programmation), et « L’affaire Bernadi de Sigoyer ».

« La double vie de mademoiselle de La Faille » dont Muriel parle depuis janvier 1971 (mais je ne le savais que depuis son interview de Télé Poche en juillet 1972 où elle en parla encore) n’a toujours pas été programmé.

Revenons au télé poche du dimanche 30 décembre 1973.

Dans « Les indiscrétions d’Aglaé », Télé Poche parle de Jane Seymour dans un article, de « James Bond à Strauss ». Il est également question de l’historien Pierre Miquel, de Martine Sarcey, et d’un tournoi d’accordéon organisé par le magazine auquel ont participé Aimable et Edouard Duleu.

Dernier "Dimanche Salvador" qui sera la semaine suivante remplacé par "Tutti Fabbri" avec Jacques Fabbri. Il a invité Sylvie Vartan, Claude François, Moustaki, Nicoletta, Bécaud.

"Le Sport en fête" a pour invités vedettes Jean-Claude Killy et Sergio Leone.

Sur la 2, à la place d'un western, nous avons un documentaire de Christian Zuber "Laissez-les vivre" sur les espèces animalières en voie de disparition.

Le dimanche soir, "Les chevaliers de la table ronde", l'histoire de Lancelot mais pas dans la version avec Muriel, est long (fin à 22h45) mais en vacances, j'ai le droit de regarder. Je ne me souviens pas de cette version de 1953 dans laquelle Robert Taylor joue le chevalier. Apparemment, le personnage d'Hélène Peles (que joue Muriel en 1970) n'y est pas.

1974 va commencer et j'ai l'espoir de revoir enfin Muriel.

Dimanche 30 décembre 1973
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Samedi 29 décembre 1973

25 Décembre 2018 , Rédigé par patricks Publié dans #VOYAGE DANS LE TEMPS

Télé Poche a mis en couverture Jacques Martin et Jacques Chancel. En photo couleurs page 2, Prudence Harrington qui joue dans l’épisode de « Arsène Lupin » : L’écharpe de soie rouge ». Cette comédienne a tout arrêté en 1979, année où l’on perd sa trace, après seulement 18 rôles dont « Les brigades du tigre », le téléfilm « Quai de l’étrangleur » avec Daniel Gélin et un épisode des « Cinq dernières minutes ».

Les années 70 sont pleines de carrières éphémères comme cette jeune anglaise qui tenta sa chance en France.

Puis un mini cahier en couleurs pour les derniers programmes des fêtes dont « Pouce » avec Guy Bedos et Sophie Daumier et la programmation du western « La vengeance du shérif » avec Angie Dickinson. Par rapport à ce que j’ai éprouvé en décembre 1972, je ressentais une immense déception. Muriel, pas plus que moi, n’a compris l’arrêt brutal de sa carrière.

"La Une est à vous" voit l'arrivée de "Columbo". A l'époque, l'ORTF a bricolé un générique noir et blanc avec la musique que l'on entend dans l'épisode "Une ville fatale". Cette présentation  ne concernera que les treize premiers épisodes pour les deux premières diffusions. Dès l'arrivée de la saison 2 fin 1974, il n'y aura plus de générique commun et la présentation sera celle d'aujourd'hui.

"Columbo" triomphe facilement de ses concurrents policiers : "L'aventurier" et "Cannon". Autres séries : "Schulmeister, l'espion de l'empereur", "Les évasions célèbres" (feuilletons historiques), "Les mystères de l'ouest", "Hondo", "Chaparral" (Western) "Fooly foot", "Le roi des celtes" (Pour les jeunes).

Je ne zappe pas sur la 2 puisqu'à 15h15, c'est le dernier épisode de "Pinocchio".

Le soir, à 20h35, sixième épisode d'Arsène Lupin : "L'écharpe de soie rouge". La série comporte treize épisodes comme "Les gens de Mogador" dont six programmés durant les vacances de Noël, les sept autres passent ensuite jusqu'en février. On a utilisé le même schéma de programmation.

"Lucien Leuwen" par contre ne comportait que quatre épisodes, pas six comme "Les Rois maudits".

Après Lupin, "Top à Alexis Weissenberg" avec en invités Bécaud et Paul Mc Cartney.

Nous allons bientôt passer en 1974. Dernière année médiatique pour Muriel Baptiste, dont il ne sera ensuite plus question.

Samedi 29 décembre 1973
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Du 22 au 28 décembre 1973

22 Décembre 2018 , Rédigé par patricks Publié dans #VOYAGE DANS LE TEMPS

 

Samedi 22 décembre

 

Le Télé Poche de cette semaine là propose la vierge et l’enfant avec comme titre « Joyeux Noël », impensable aujourd’hui.

Pas de photo couleurs page 2 mais comme l’année d’avant une présentation en couleurs des programmes des fêtes : « Arsène Lupin », « L’île mystérieuse », « D’Artagnan », « La belle au bois dormant », Johnny Hallyday, Charles Aznavour, Raymond Devos, Pierre Fresnay dans « Le jardinier », le film « Le souliers de Saint-Pierre » avec Anthony Quinn, Geneviève Fontanel dans « La reine blanche », Jean-Claude Drouot et Catherine Rouvel dans « La naissance », Nana Mouskouri, la série « Lucien Leuwen », « Musidora » avec Liliane Montevecchi, Jean Richard, Isabelle Adjani dans « L’école des femmes ».

Ce jour-là, les téléspectateurs n'ont pas à voter, c'est une émission spéciale de "La Une est à vous" qui est proposée dédiée aux jeunes avec notamment "Zorro", "Hondo" et "Chaparral".

Sur la Une, Isabelle Weingarten charme l'écran en tant que "Belle au bois dormant" dans une mise en scène de Romain Weingarten. J'ai regardé le troisième épisode d'Arsène Lupin" sur la 2, "Le mystère de Gesvres", vaguement inspiré de "L'aiguille creuse" de Maurice Leblanc qui est une tragédie, alors que l'épisode de ce soir-là est une comédie. Bernard Giraudeau et Thérèse Liotard y jouent. Cet épisode aura une suite, "Le secret de l'aiguille". Lupin est exceptionnellement diffusé avant les Carpentier qui proposent un "Top à Charles Aznavour". Ce dernier reçoit Guy Bedos et Sophie Daumier, Julien Clerc, Petula Clark et Robert Charlebois.

En soit, ce sont de beaux programmes de fêtes, mais il manque une grande comédienne nommée Muriel.

 

Dimanche 23 décembre

 

A 13h30, sur la 2, le film "Ces merveilleux fous volants dans leurs drôles de machines" de Ken Annakin, datant de 1965. Le titre original est « Those magnificent men in their flying or How I flew from London to Paris in 25 hours 11 minutes”.  Puis sur la Une, à 17h10, un western avec Robert Taylor, "Embuscade".

En soirée, le film "Les souliers de Saint-Pierre" avec Anthony Quinn, Laurence Olivier et Vittorio De Sica.

Chez les disquaires, pour les fêtes, un nouveau 33t de Guy Béart : "Couleurs du temps", et un de Ricet Barrier, album sans titre avec "Chatter Lady" et "Ma maison de rêve".

Au niveau des variétés, Henri Salvador invite Moustaki, Sardou et Tino Rossi. Drucker a pris en vedettes Les Charlots, er reçoit Marie, Joe Dassin, Lenorman, Alan Stivell, Régine, John William et Bernard Sauvat.

Télé Poche et Télérama consacrent leur couverture à une crêche tandis que Télé 7 Jours préfère Isabelle Weingarten, la belle au bois dormant, devant un poste de télévision et des jouets.

Rien de plus intéressant à dire sur ce 23 décembre. Sinon que je pensais encore et toujours à Muriel.

 

Lundi 24 décembre

 

Enfin des programmes qui ressemblent à des jours de fêtes. "D'Artagnan" de Claude Barma, dont mes copains de classe m'avaient parlé en 1969 (mais je n'avais pas la 2), est rediffusé. La série comporte quatre époques, les deux premiers adaptés des "Trois mousquetaires", le troisième de "Vingt ans après", le quatrième du "Vicomte de Bragelonne". Dominique Paturel est d'Artagnan et François Chaumette Porthos. Les deux premiers épisodes seront rediffusés les 7 et 14 décembre 1974 dans "La Une est à vous". Ce 24 décembre à 18h15, premier épisode : "Les ferrets de la reine".

Je me souviens de la musique d'Antoine Duhamel, mais il existe tant de versions des Trois Mousquetaires que je ne me souviens pas trop de celle de Barma. Je sais qu'Antonella Lualdi est exécrable en Milady, par contre Paloma Matta convient fort bien au rôle de Constance Bonacieux. Comme dans "Les rois maudits", le bourreau est joué par Fred Personne.

Au moment des cadeaux de Noël, j'ai droit à un magnétophone à cassette, et mon premier enregistrement est la messe de Minuit, singulière puisque Gilbert Bécaud l'anime. Elle est retransmise en Eurovision depuis Icogne en Suisse dans le canton du Valais. Il a composé trois chansons spécialement pour l'occasion. Je regrette bien de ne pas avoir conservé la cassette.

Malgré l'absence de Muriel, ce 24 décembre 1973 reste un de mes meilleurs souvenirs télévisés.

 

Mardi 25 décembre

 

Deux séries constituent les morceaux de choix du 25 décembre : "D'Artagnan", deuxième épisode : "Milady".

J'avais lu "Les trois mousquetaires vers 1970, mais jamais vu d'adaptation. Milady jouée par Antonella Lualdi est une catastrophe. C'est une coproduction, et les acteurs italiens et allemands ne sont pas crédibles dans la série. Porthos est incarné par Rolf Arndt et Aramis par Adriano Amedei Migliano. Je fais mon deuxième enregistrement sur cassette, la musique de la série, mais ma mère accidentellement effacera la cassette.

J'aurais bien vu Muriel Baptiste en Milady, même si elle était petite. Michel Le Royer aurait été à sa place dans le rôle de d'Artagnan. Je ne me souviens plus de Paturel dans le personnage.

Le soir, c'est le quatrième épisode de "Arsène Lupin" : "Le secret de l'aiguille". On y retrouve Bernard Giraudeau, Henri Virlojeux, mais aussi Catherine Rouvel. C'est la suite du "Mystère de Gesvres". Aucun rapport avec le roman "L'aiguille creuse" de Maurice Leblanc, mais la version cinéma de Jean-Paul Salomé avec Romain Duris en 2004, qui est une adaptation de "La Comtesse de Cagliostro", sera bien pire que la série télé. On y voit d'ailleurs l'aiguille d'Etretat avec un combat entre Lupin et son père. Le film emprunte des passages du roman "L'aiguille creuse",  mais aboutit à un gâchis total. Il n'y a d'ailleurs pas eu de suite.

 

Mercredi 26 décembre

 

A 15h15, 18e et dernier épisode du "Cheval de fer" : "Les faux aristocrates" qui sera remplacé la semaine suivante par "Les bannis".

A 19h45, sur la 2 débute la saison 2 de "Un mystère par jour". Il s'agit d'énigmes présentées par le comédien Henri Crémieux. La première fut diffusée en octobre 1970. Il faut impérativement suivre les épisodes dans l'ordre, car la révélation du mystère vous est faite dans le prologue de l'épisode suivant! Pas très pratique, Henri Crémieux vous fait mijoter vingt-quatre heures et il ne faut pas louper un épisode.

Le soir, cinquième épisode de "L'ïle mystérieuse" sur la Une en concurrence avec la suite de "Lucien Leuwen", deuxième partie pour une mini-série qui en comporte quatre.

La Une propose en fin de soirée une "Rétrospective 1973".

 

Jeudi 27 décembre

 

Finalement, je me trouvais trop grand pour "Les aventures de Pinocchio" car je ne l'ai pas plus regardé en 73 qu'en 72. La première fois, j'avais une excuse : c'était programmé en même temps que Muriel dans "Les rois maudits". Mais l'après-midi, pendant les vacances de fin d'année 73, je ne me suis pas laissé tenter.

Je préférais, et de loin, attendre 19h45 et voir "Un mystère par jour". Puis c'est le cinquième épisode d'Arsène Lupin : "L'homme au chapeau noir" avec Nicole Calfan, Karin Petersen, Henri Virlojeux et Gérard Chevalier. En 1974, l'épisode sera rediffusé deux fois : une dans "La Une est à vous", et une en décembre un jour de grève (le 21 ou le 28 décembre) en épisode seul, l'antenne ne fut ouverte en fin d'après-midi que pour ce film. Karin Petersen, au destin aussi tragique que Muriel, avait triomphé deux ans plus tôt à Noël dans le feuilleton "La dame de Monsoreau". Mais la suite de sa carrière se fut jamais à la hauteur de son succès dans le feuilleton.

Ce soir-là, alors que peu de français captent la 3e chaîne qui n'a pas fêté son premier anniversaire, l'émission des fêtes de Brassens "Pourquoi t'as les cheveux blancs?" est diffusée sur la 3 pendant Arsène Lupin. C'est un choix un peu surprenant car peu de gens ont dû voir l'émission.

 

Vendredi 28 décembre

 

Me souvenant avoir vu "Maigret et la jeune morte" sur la 2 à 20h30, avec Christine Laurent, cela montre mon peu d'intérêt pour "L'ïle mystérieuse" dont le sixième et dernier épisode est diffusé à la même heure sur la Une. Cet épisode de "Maigret" m'avait ému. Il est triste plus que policier, et Christine Laurent y joue fort bien. Jean Richard dans les jours suivants va retrouver le costume de Maigret après l'interruption due à son accident de mai.

Le 28 décembre 1972, il y avait "La reine étranglée", un an a déjà passé, et Muriel malgré sa prouesse en Marguerite de Bourgogne n'est pas devenue une star. Pire, un an plus tard, elle commence à être oubliée.

La 2 propose après "Maigret" une rétrospective et retient de 1973 le voyage de Pompidou en Chine, la guerre du Kippour, les otages de l'ambassade d'Arabie Saoudite, la paix au Vietnam, le coup d'état au Chili et la sécheresse en Afrique. "Inf 2" ne semble pas évoquer la crise pétrolière ? Sans doute un oubli du programme télé, car quand même!

 

Du 22 au 28 décembre 1973
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De qui parlait les magazines télé en décembre 1973?

15 Décembre 2018 , Rédigé par patricks Publié dans #VOYAGE DANS LE TEMPS

Pas de Muriel dans Télé Poche ou Télé 7 jours. Le Télé Poche du 8 décembre avait Sacha Distel en couverture, et en photo couleurs page 2 Joan Baez.

"Les indiscrétions d'Aglaé" évoquaient la chanteuse allemande Renata, Elisabeth Teissier alors maman, Marika Green, le téléfilm "Antoine Bloyé" réalisé par Marcel Bluwal.

Dans celui du 15 décembre, Georges Descrières est en couverture pour "Arsène Lupin", en photo couleurs page 2 "Roméo et Juliette" avec Nathalie Juvet et Jean-Louis Broust réalisé par Claude Barma, dans "Les indiscrétions d'Aglaé", Dany Carrel, Geneviève Fontanel et Jacques Mauclair pour le téléfilm "Amédée ou comment s'en débarrasser", Pierre Maxence pour "La main enchantée", un hommage à Lucienne Bernadac, pionnière de l'ORTF morte d'une crise cardiaque à 68 ans.

Dans le télé 7 jours du 8 décembre, la belle Caroline Cellier est en couverture.

On y consacre des articles à Daniel Sarky, Anne Sylvestre, la superbe Christine Laurent (l'héroïne du bouleversant "Maigret et la jeune morte" avec Jean Richard), Jean Weber, Marco Perrin, Dalida, Paul Crauchet, Rex Harrison, Salvador Dali, Marcel Pagnol avec Raymond Pellegrin pour une adaptation de "Morceaux choisis", la jeune même très jeune actrice Catherine Deschamps enfant vedette de "Lever de rideau", Marc Cassot et enfin Philippe Gildas. Rien sur Muriel. Je n'ai pas le télé 7 jours du 15 décembre 1973.

De qui parlait les magazines télé en décembre 1973?
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Du 15 au 21 décembre 1973

15 Décembre 2018 , Rédigé par patricks Publié dans #VOYAGE DANS LE TEMPS

 

Samedi 15 décembre

 

Huitième épisode de "L'homme de fer": "Le retour du héros". Mais l'ais-je regardé ? Cela dépend de ce que proposait en face "La Une est à vous". En effet, l'enquête de Robert Dacier arrive à 15h10 alors que sur l'autre chaîne, ce sont des séries qui passent de 14h30 à 18h50. Parmi les séries proposées au vote des télespectateurs, "Opération vol", "Cannon", "Les évasions célèbres", "L'immortel", "Au-delà du réel", "Hondo" et "Les mystères de l'ouest". Je n'ai jamais été très fan de "L'homme de fer", c'était bien mais sans plus, je préférais "L'immortel" et "Cannon" par exemple.

La Une a un choix inhabituel pour sa soirée : un téléfilm anglais, "Don Quichotte" avec Rex Harrison (pas vu).

Sur la 2, un top à Jacqueline Maillan (si elle a échappé aux grèves, car une grève générale paralysera le lendemain dimanche 16 l'ORTF), suivi du douzième et dernier épisode de la saison 4 de "Mannix" qui m'est bien resté en mémoire : "Un crime qui n'en était pas un". La saison 5 de "Mannix" arrivera sur antenne 2 en août 1975. Dans ce dernier épisode, un petit garçon vient engager Mannix car il a entendu ses parents parler d'un meurtre (de mémoire un faux accident dans un garage souterrain). Mannix, détective privé qui travaille pour la gloire au mépris de toute vraisemblance, décide de s'occuper de l'affaire alors que personne ne lui a rien demandé, jouant ainsi le rôle de la police. L'épisode était très bon.

Puis c'est Bouvard qui termine la soirée, avec un bémol : s'il a échappé aux grèves, comme Les Carpentier avec Jacqueline Maillan. J'ai à l'époque les magazines TV de Noël et je constate qu'à la différence de 1972, Muriel ne pointe pas le bout de son nez.

 

Dimanche 16 décembre

 

Vous souvenez vous du samedi 16 décembre 1972 que j'ai raconté plusieurs fois sur ce blog ? Eh bien, un an plus tard, c'est la désillusion. D'ailleurs une grève frappe l'ORTF et les films et les séries seront même déprogrammés. Ce ne sont pas les grèves qui m'affligent, c'est l'absence totale de Muriel Baptiste. Elle allait brièvement revenir, mais le temps de deux téléfilms, les samedi 9 février et mercredi 6 mars 1974, date où le journal de l'année s'arrêtera sur ce blog.

Ce jour-là devait être diffusé à 20h50 "L'affaire Thomas Crown" et c'est "La main au collet " d'Hitchcock qui est programmé à la place. Même "Le Ranch L" - on se demande bien pourquoi - est reporté au dimanche 6 janvier 74. Quand on regarde les programmes de début janvier 74, ce jour-là, tout est passé à la trappe.

Sur la 2 à 14h25, il y avait un film de Joselito, "Mon ami Joselito" qui est déprogrammé, tout l'après-midi l'écran est en berne.

Pourquoi une telle rogne ? J'ai regardé sur wikipédia : Arthur Conte fut renvoyé de la présidence de l'ORTF le 23 octobre 1973 et le Conseil des ministres désigna Marceau Long pour le remplacer dès le lendemain. Ceci provoqua de vives réactions de l'inter-syndicale et de plusieurs journalistes de l'ORTF, qui mettent en avant cette crise qui a provoqué le renvoi d'Arthur Conte, mais aussi « le problème fondamental de l'office », à savoir son indépendance et son unité. Le gouvernement répondit que « l'office n'est pas une machine de guerre dirigée contre le gouvernement ». Des réactions de l'opposition à l'Assemblée nationale virent également le jour. Les communistes annoncèrent notamment « qu'il n'y aura pas d'indépendance à l'ORTF tant que le PDG dépendra du Président de la République et du Premier ministre. » Pour les réformateurs démocrates sociaux cette crise est « un règlement de comptes qui ne résout aucun des problèmes posés » et pour les républicains indépendants, « le problème ne pourra se résoudre que par l'existence d'une concurrence ».

 

Lundi 17 décembre

 

Comme en 1972, les feuilletons sont diffusés en alternance un jour sur deux le soir pendant les fêtes. Le lundi, mercredi et vendredi "L'ïle mystérieuse" sur la Une, le mardi, jeudi et samedi "Arsène Lupin" sur la 2, le mercredi "Lucien Leuwen" sur la 2, notons qu'à 15h15 à la place de "L'homme de fer" est rediffusé un des feuilletons de Noël 72, "Les aventures de Pinocchio".

Ce 17 décembre donc commence "L'île mystérieuse", version feuilleton TV d'un film sorti au cinéma en octobre 73. Les vedettes en sont Omar Sharif et Philippe Nicaud. Adapté d'un roman de Jules Verne, il est sans doute dommage de l'avoir diffusé sur une chaîne en noir et blanc. J'ai dû regarder cela distraitement, sans que cela me passionne, car je n'en ai aucun souvenir. Le lendemain, j'avais rendez vous avec Arsène Lupin.

Muriel disait en juillet 72 qu'elle ne pourrait plus regarder la télévision avec tous les feuilletons qui passaient avec elle (elle détestait se voir à l'écran). Elle pouvait malheureusement regarder les programmes des fêtes 1973 tranquille.

 

Mardi 18 décembre

 

La France entière ce soir-là trépigne devant le petit écran pour retrouver Arsène Lupin/Georges Descrières. La saison 1 diffusée au printemps 71 a été un triomphe. Voilà donc la suite.

Le premier épisode des treize nouveaux s'appelle "Herlock Sholmès lance un défi", et nous permet de retrouver Henri Virlojeux, le cardinal Duèze des "Rois maudits".

L'épisode est adapté de deux nouvelles du recueil "Arsène Lupin gentleman cambrioleur", et plus précisément des récits "Le collier de la reine" et "Herlock Sholmès arrive trop tard". Mais comme pour les James Bond avec Roger Moore, les Lupin de Descrières sont moins dramatiques que les romans. Ici, le ton est léger. Sociétaire de la Comédie Française, Georges Descrières s'en donne à coeur joie mais le public va déchanter devant les épisodes coproduits avec les télévisions étrangères, notamment l'Allemagne, la Suisse, l'Autriche et les Pays-Bas. On remarque les semaines suivantes des lettres de téléspectateurs mécontents, ou encore Télé Poche qui au début met trois étoiles, puis deux, puis une.

A l'époque, je me rappelle avoir apprécié la série, par contre je trouve en regardant les DVD que la série a mal vieilli, et qu'effectivement les épisodes allemands-autrichiens-néerlandais-suisses sont des catastrophes. Ou alors, pour aimer la série, il ne faut pas lire les romans. Lorsque j'ai lu "la demoiselle aux yeux verts" de Maurice Leblanc qui lance Lupin dans une aventure en Provence aux frontières de la science-fiction (la fontaine de Jouvence), et que l'on voit l'épisode de la saison 1 en Allemagne, on se dit que le manque de moyens est flagrant, que le roman a été complètement sabordé.

Dutronc propose une nouvelle chanson pour cette saison 2, "Gentleman cambrioleur", qui fin 73 début 74 est un des plus grands tubes du chanteur.

 

Certes, à côté de la télé d'aujourd'hui, la série (comme "Les brigades du tigre" ou "Vidocq") est un chef d'oeuvre. J'aurais apprécié y voir Muriel en vedette invitée. Elle aurait pu tenir le rôle que tient Thérèse Liotard dans l'épisode 3 "Le mystère de Gesvres".

Le 18 décembre 1973, les autres chaînes n'ont eu qu'une faible audience en raison du plébiscite Lupin.

 

Mercredi 19 décembre

 

L'après-midi, 17e épisode du "Cheval de fer" : "Le duo de fer".

A 20h30, la Une et la deux proposent chacun un feuilleton des fêtes, comme un an auparavant "Pinocchio" et "Les Rois maudits". Il faut donc choisir entre sur la Une "L'île mystérieuse" et "Lucien Leuwen" sur la 2. J'ai regardé la Une.

Lucien Leuwen est adapté d'un roman inachevé de Stendhal, avec dans le rôle titre Bruno Garcin, et Nicole Jamet en premier rôle féminin. Mais on ne pouvait regarder les deux films à la fois. Je ne l'ai jamais vu ensuite bien que cela ait dû être rediffusé.

Je me souviens que mes parents n'ont suivi que "Arsène Lupin" parmi les feuilletons des fêtes 1973, se désintéressant de "L'île mystérieuse" qui s'adresse avant tout aux enfants.

Muriel, tant présente dans ce journal 73 jusqu'à l'été, brille par son absence totale en fin d'année, mais pour mieux revenir, brièvement, en février mars 74.

 

Jeudi 20 décembre

 

Deuxième épisode de Lupin : "Arsène Lupin prend des vacances", s'inspirant vaguement du roman de Leblanc "813". Claude Degliame et Daniel Sarky - héros de "Ton amour et ma jeunesse" - donnent la réplique à Georges Descrières.

A 21H35, un montage des "Maudits rois fainéants" avec Roger Pierre et Jean-Marc Thibault, satire des Rois maudits diffusée par épisodes dans "Devine qui est derrière la porte ?" (voir ce blog début 1973). Cela me faisait bien rire.

Mais décembre 1973 n'a pas le charme du même mois en 1972.

 

Vendredi 21 décembre

 

C'est le mercredi que les films sortent en salles, mais c'est ce vendredi 21 que pour la première fois, les spectateurs français découvrent Roger Moore en successeur de Sean Connery : "Moi, je m'appelle Bond, James Bond", déclare-t-il dans "Vivre et laisser mourir" à la jeune Solitaire, future docteur Quinn femme médecin Jane Seymour.

Je devrais attendre un mois pour que le film arrive dans ma petite ville de province. Eh oui, c'était comme cela en 1973.

J'ai regardé le troisième épisode de "L'ïle mystérieuse" et raté "Roméo et Juliette" mis en scène par Claude Barma avec Nathalie Juvet et Jean Louis Broust, le roi Edouard III dans "Les Rois maudits". C'est impardonnable, car Barma et le moyen âge, cela donne des chefs d'oeuvre. Plus tard, je m'extasierai devant la version de Zeffirelli de 1968 lors d'une projection TV avec Olivia Hussey. Pourtant, si c'était à refaire, je regarderai la version de Barma. C'était un merveilleux metteur en scène.

Jean-Louis Broust malgré son talent n'a pas fait une grande carrière. Il est mort jeune (59 ans) en mai 2006 dans l'oubli total. Nathalie Juvet est devenue metteur en scène et directrice artistique.

En cette fin 1973, si Roger Moore atteint le zénith de sa carrière, c'est le chant du cygne de celle de Muriel.

 

Du 15 au 21 décembre 1973
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Un petit signe

12 Décembre 2018 , Rédigé par patricks Publié dans #NEWS

A un moment où je sombre dans la morosité, je ressens un signe au plus profond de moi : Muriel. Je me demande si Muriel de là où elle est n’a pas vu que cette-fois j’allais sombrer pour de bon. L’amour que j’éprouve pour elle semble revenir dans toutes mes veines, elle revient dans mes pensées, dont elle fut bien absente tout au long de cette pénible année.

 

Quand je ne m’y  attends pas, Muriel vient manifester sa présence invisible au-dessus de mon épaule. Je dois dire que cette-fois, je n’y croyais plus. Elle est là comme une évidence quand il ne reste rien, quand j’ai tout oublié, elle est la lumière qui guide ma vie.

Un petit signe
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Du 8 au 14 décembre 1973

8 Décembre 2018 , Rédigé par patricks Publié dans #VOYAGE DANS LE TEMPS

Samedi 8 décembre

 

En soit, les programmes ne sont pas mauvais. Il y a juste une grande absente.

Je ne sais plus si j'ai regardé le cinquième épisode de "L'homme de fer" : "L'homme aux abois", car cela dépendait de ce qui passait en même temps dans "La Une est à vous".

Parmi les séries proposées, "L'immortel", "Au-delà du réel", "Cannon, "Les incorruptibles", "Les mystères de l'ouest".

L'émission "Place au théâtre" à 18h30 sur la 2 présente plusieurs pièces qui se jouent à Paris et les actrices qui y figurent comme Geneviève Fontanel, Axelle Abadie. J'aurais dû surveiller les émissions de théâtre plus tôt, il y a sûrement eu début 73 quelque chose sur "Les quatre vérités".

A 20h30, c'est un top à Sacha Distel où il interprète presque toutes les chansons de son 33t "La musique et l'amour" qui fut le dernier album de son contrat avec Pathé Marconi. France Gall se trouve là parce-qu'elle est alors dans cette maison de disques, et non pour une quelconque complicité artistique avec Sacha. J'ai complètement oublié le onzième épisode de "Mannix" : "Le signe de Judas". C'est l'avant-dernier car il y en aura 12 et non 13 de diffusés de cette saison 4.

Bouvard termine la soirée avec "Samedi soir".

 

Dimanche 9 décembre

 

En raison des grèves, les émissions de variétés ("Dimanche Salvador", "Le sport en fête") étaient perturbées et la plupart du temps annulées.

A 14h30 sur la 2, un film de 1952, "Les frères Barberousse" (« Flame of Araby ») de Charles Lamont avec Maureen O'Hara est lui aussi déprogrammé, laissant l'écran vide. Il faudra attendre le dimanche 3 février 1974 pour enfin le voir.

Je n'ai pas pu voir le film du dimanche soir, "La Rolls-Royce jaune" avec Ingrid Bergman qui se terminait à ... 22h50.

Sur la 2, un documentaire sur le tournage du film de et avec Pierre Richard, "Je sais rien mais je dirai tout, à 20h35 sur la 2, nous fait voir l'envers du décor. Pierre Richard était alors très populaire ("Les malheurs d'Alfred" et "Le grand blond avec une chaussure noire" datent de 1972).

Dans les films de Muriel tirés de livres, on passe à côté de certaines nuances : par exemple dans "Les rois maudits : la reine étranglée", on ne nous présente pas, comme dans le film de Barma que joue Muriel, Marguerite de Bourgogne en victime.

Maurice Druon écrit : "Pas un moment, Marguerite n'avait consenti à se reconnaître responsable de son malheur; pas un moment, elle n'avait admis que, lorsqu'on est petite fille de Saint-Louis, fille du Duc de Bourgogne et future reine de France, se faire la maîtresse d'un écuyer constituait un jeu périlleux, répréhensible, qui pouvait coûter l'honneur et la liberté. Elle s'était faite justice d'avoir été mariée à un homme qu'elle n'aimait point. Elle ne se reprochait pas d'avoir joué; elle haïssait ses adversaires; et c'était uniquement contre eux qu'elle tournait ses inutiles colères, contre sa belle-soeur d'Angleterre qui l'avait dénoncée, contre sa famille de Bourgogne qui ne l'avait point défendue, contre le royaume et ses lois, contre l'Eglise et ses commandements. Et quand elle rêvait de liberté, elle rêvait aussitôt de vengeance".

 

Lundi 10 décembre

 

Fin d'une belle mais relativement courte aventure avec le "Vidocq" de Claude Brasseur : l'épisode "Vidocq et compagnie" doit impérativement être vu en dernier car il conclut l'histoire du bagnard devenu chef de la sûreté. Claude Brasseur reniera vite l'expérience : dans le télémagazine du 9 février 74 acquis en plus de télé poche et télé 7 jours  (qui présente la programmation de "La double vie de Mademoiselle de la Faille"), il dira : "La TV est un organisme minable". Lorsque Muriel passait, j'achetais tous les magazines télé possibles pour trouver la moindre photo.

Il n'y a vraiment que cela à voir à la télé ce jour-là.

Quel dommage que Barma ait sacrifié la scène où Philippe d'Aunay se rend chez Marguerite à l'hôtel de Nesle, chapitre 5 du "Roi de fer". Dans cet passage, l'écuyer de Jeanne de Bourgogne est envoyé sous un prétexte futile pour rencontrer Marguerite. Elle n'est certes pas seule, et même surveillée, mais comme Druon l'écrit : "Marguerite était allongée sur le lit, dans une robe de maison doublée de fourrure d'où sortaient ses pieds nus, petits et potelés. Recevoir un homme en pareille posture était en soi une audace".

Mais Barma a coupé dans le texte pour faire 6 épisodes d'une heure quarante. On ne voit pas la tempête qui manque emporter Clémence de Hongrie et Guccio dans le tome 3 "Les poisons de la couronne", et Barma n'a filmé qu'une partie du "Lis et le lion", le tome 6, en inventant toute la scène de l'agonie de Robert d'Artois, et en coupant les passages sur le destin du fils du roi Louis X et de Clémence confié sans que personne le sache à Guccio Baglioni.

 

Mardi 11 décembre

 

"Madame Bovary" aux dossiers de l'écran, dans la version jouée par Jennifer Jones. Je me souviens de l'avoir regardé. La dernière scène, où elle s'empoisonne chez un pharmacien, m'avait frappé.

"Un certain Richard Dorian" se termine. Pas de nouveau feuilleton dans l'immédiat mais c'est "Un mystère par jour" avec Henri Crémieux qui prendra la suite en janvier.

Je vois que sur la 3 Alain Quercy (Dialoguiste et acteur dans "Le premier juré") joue dans le téléfilm "L'inconnu" dont la vedette est... Gérard Depardieu, tandis que Nathalie Baye tient un petit rôle.

Je n'aurais bien sûr pas été ravi que Muriel apparaisse sur la 3, chaîne que ma région ne capte pas, mais son absence dans les distributions était un signe que sa carrière stagnait. Muriel refusait beaucoup de rôles d'après ce qu'elle dit dans ses interviews, mais là il y avait un véritable retrait du métier.

Georges Descrières allait faire la une de tous les magazines télé dès la semaine suivante, car "Arsène Lupin" revenait. C'était l'évènement des fêtes de fin d'année.

 

Mercredi 12 décembre 1973

 

16e épisode du "Cheval de fer" : "Le volcan roulant". C'était une seconde diffusion d'une série de la 2 de 1969, et il était rare qu'une saison dépasse les 13 épisodes.

L'ambiance de Noël envahit les programmes. Chaque soir, sur la 2, à 19h45, "En direct avec le père Noël".

La 2 propose à 20h35 un téléfilm, "Le violon de Vincent", avec Charles Vanel. Sur la 3, le magazine d'Henri De Turenne, "C'était hier" retrace la révolte des jeunes de 1964 à 1969 à travers plusieurs évènements mondiaux.

Joan Baez est la vedette du "Grand Echiquier" de Chancel.

Aujourd'hui, il n'y a plus sur la multitude de chaînes, et depuis des années, de "programmes de Noël", mais dans les années 70, c'était une tradition. Les chaînes gardaient leurs meilleurs feuilletons, films, variétés, pour cette occasion. A ce sujet, "Les Rois maudits" en 72 devaient au départ être diffusés en septembre. On les a gardés pour Noël en raison de retard dans le montage, et ce fut une très bonne chose.

En 1973, c'était perturbé par les grèves qui allaient provoquer la disparition de l'ORTF.

 

Jeudi 13 décembre

 

Pas vu, étant au collège, le sixième épisode de "L'homme de fer" : "Message de l'au-delà".

"Taratata" reçoit Line Renaud, Annie Cordy, Hervé Vilard et Jacques Dutronc. Puis c'est le sixième et dernier épisode de "Molière pour rire et pour pleurer".

Christian Marin est présent sur la 3 dans "Le cabaret de l'absurde".

Le téléfilm de la Une "Le mauvais" avec Paul Crauchet, à 20h35, comporte dans sa distribution France Dougnac. Si j'avais été fan d'elle à la place de Muriel, mes parents qui ne regardaient jamais les dramatiques au profit des variétés ne me l'auraient pas laissé voir. On aura d'ailleurs une illustration de ce qu'il en est lorsque la chose se produira le samedi 9 février pour "Mademoiselle de la Faille". Par chance, jusque-là, Muriel était passée dans des feuilletons qu'ils regardaient. C'était un peu...compliqué tout çà!

Bref, il fallait que j'ai mon propre poste de télévision.

 

Vendredi 14 décembre

 

Ce qui est amusant, en feuilletant les programmes télé de 1973, c'est d'y voir des noms célèbres qui étaient alors complètement inconnus : ainsi Laurent Voulzy chante "La sorcière" sur la 3 dans l'émission "Libre échange".

On trouve cette année 73 d'autres artistes comme Yves Duteil, Alain Souchon, Louis Chédid, Nicolas Peyrac, Gérard Depardieu, Nathalie Baye au fil des émissions ou dramatiques.

J'ai dû voir le septième épisode de "L'homme de fer" : "L'heure perdue" à 15h15.

Incertitude le soir : il y a sur la Une un téléfilm soviétique, "La balançoire" ("Madigan" en tant que série n'a pas été remplacé), tandis que sur la 2, il y a un film policier avec Frank Sinatra, "Le détective".

J'ai vu deux ou trois fois ce film, mais l'ais-je vu en 1973? Je ne saurais le dire. C'est un film un peu particulier. Frank Sinatra y est le policier Joe Leland dont la femme est nymphomane. Il y a une scène (audacieuse pour l'époque) où l'actrice Lee Remick est entièrement nue, de dos. Leland va s'acharner à envoyer à la mort un jeune homosexuel pour un meurtre dont il est innocent. Mais Leland est persuadé de la culpabilité du jeune homme.

Leland enquête aussi sur le suicide d'un homme respectable que joue William Windom (vu plusieurs fois dans "Les envahisseurs) et qui laisse une veuve incarnée par Jacqueline Bisset. En fait, le mari était bisexuel et amant de la victime qu'il a tuée, c'est la raison de son suicide. Leland découvre donc à la fin qu'il a fait exécuter un innocent.

"Le détective" a été rediffusé plusieurs fois dans les années 70.

La télévision a bien changé car dans les années 60-70 par rapport à aujourd'hui, elle était très pudibonde.

Nous sommes à la mi-décembre et Muriel est toujours absente du petit écran.

Du 8 au 14 décembre 1973
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