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Fans de Muriel Baptiste

Les scènes de Muriel dans "La reine étranglée"

3 Février 2009 , Rédigé par patricks Publié dans #CARRIERE DE MURIEL

Cet article est repris de "Oldiblog" où j'écrivais en décembre 2005.

Cette fois, Muriel est au générique de début. En tout premier, par ordre alphabétique. Peu de différences entre le roman et le film. Trois scènes essentielles que Druon décrit dans son roman: 1."Chateau Gaillard/Monseigneur Robert d'Artois/La dernière chance d'être reine": On retrouve Muriel les cheveux plus longs, et elle joue sa scène la plus importante de toute la série, avec Jean Piat. Marguerite, son personnage, refuse l'accord proposé par Louis X le hutin (faire une lettre facilitant l'annulation du mariage).
2.La lettre du désespoir: scène poignante entre Muriel Baptiste et Catherine Hubeau, trés fidèle au livre. Cette-fois, Muriel est maquillée et les traits sont plus marqués par la fatigue et le froid.
3.Les assassins dans la prison: J'ai trouvé l'échange final entre Jean Piat et Muriel plus chaleureux que dans le roman. Druon dit que Robert d'Artois répond par pitié, alors que Piat montre une réelle compassion pour la reine qui lui demande si lors de sa première venue à Chateau Gaillard, il l'a désiré.
Dans le remake 2005, j'ai noté que Philippe Torreton escamote complètement cette scène, "oui ma cousine, je vous ai bien aimée", comme s'il avait un train à prendre.
La scène de l'assassinat est heureusement plus courte à l'écran que dans le livre.
Nous retrouvons Chateau Gaillard avec Blanche "princesse égarée de douleur devant le corps de l'infortunée Marguerite", pleurant à genoux devant son cercueil. Il y a un commentaire de Jean Desailly qui n'est pas dans le roman.
Muriel Baptiste donne l'étendue de son talent dans cet épisode, et l'état de délabrement physique où elle se trouve dans la dernière scène nous émeut au plus haut point, rappelant de grands comédiens qui n'hésitent pas à simuler la folie et l'égarement: je pense à Patrick Dewaere et à Marie Hélène Breillat, liste non exhaustive bien entendu.
Que des metteurs en scène aient proposé à Muriel, après un tel rôle, "Le premier juré" et "Un curé de choc" démontre qu'elle n'a pas été jugée à sa juste valeur, celle d'une très grande, qui nous manque terriblement.


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