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Fans de Muriel Baptiste

Henri Spade

16 Février 2009 , Rédigé par patricks Publié dans #TEMOIGNAGES

C'est Pierre Tchernia qui m'a donné les coordonnées d'Henri Spade, parce qu'il était dans l'annuaire. Pierre Tchernia contacté via la CNC qui me donna son adresse personnelle (alors que j'avais demandé plutôt une adresse professionnelle), me téléphona en décembre 2005. Je me souviens que Valence ce jour là était couvert de neige et que régnait en ville une certaine confusion. Il y avait trois messages sur mon portable.
J'ai donc rappelé, mais s'il avait été ému par ma lettre, Pierre Tchernia était fort contrarié que l'on ait donné son numéro personnel.
"Je n'aime pas être dérangé chez moi, comment avez-vous obtenu mon numéro? Comment vous êtes vous présenté à la CNC?"
Cela commençait mal, mais Pierre Tchernia était ému par ma lettre. Il m'a dit: "Cette jeune femme, je ne l'ai jamais rencontrée. Vous dites: elle a quitté le métier, c'est plutôt le métier qui l'a quitté."
"C'est pas facile votre histoire, si je peux vous aider, je le ferai. Henri Spade est dans l'annuaire, je vais vous donner son numéro".
J'ai eu la surprise de recevoir un coup de téléphone d'Henri Spade un jeudi après midi, un mois plus tard. Il a parlé très longuement, m'a raconté ses débuts, sa carrière, ses premières émissions, ainsi que des anecdotes comme ce décor qui s'écroulait en direct en cours d'émission et que tous les comédiens tenaient en cachant la situation aux téléspectateurs.
Concernant Muriel, qu'il appelait "la petite", je dois dire qu'Henri Spade m'a dit des choses qui ne m'ont pas fait plaisir.
Il faut comprendre qu'en janvier 2006, je venais depuis seulement deux mois d'apprendre le suicide de Muriel.
Quelques réflexions de Henri Spade:
"Il y a un moment qu'elle est morte la petite"
"Un jour, Renée Saint Cyr, qui savait que je préparais "la princesse du rail" m'a demandé de venir chez elle pour me présenter quelqu'un"
"C'était Muriel Baptiste"

J'ai censuré dans ma biographie ce qu'il m'a dit de l'existence "insouciante" que la comédienne menait chez Renée Saint Cyr, car je pense que Muriel n'aurait pas aimé qu'on le répète. Lorsque j'ai écrit cette biographie, je me suis dit: "Muriel est là, Que voudrait-elle que l'on dise et que l'on taise"
Je me suis tout de même autorisé à dire que selon Henri Spade, Muriel se droguait, qu'il l'avait vu dans ses yeux. J'ai ainsi voulu exprimer que je n'écrivais pas une hagiographie mais une biographie.
J'ai aussi censuré certaines choses concernant Muriel et Jacques Santi qui relevaient trop de la vie privée.

Pour le reste, j'ai relaté le tournage "difficile" selon Henri Spade du feuilleton, les sautes d'humeur de Muriel.

En dehors de quelques détails que je ne tenais pas à savoir, l'entretien fut fort plaisant et enrichissant. Il m'a permis d'étoffer mon livre de précieuses informations.

J'ai appris avec beaucoup de tristesse le décès d'Henri Spade survenu le 12 novembre 2008. Une fois le travail achevé, j'ai eu de chaleureuses réactions d'André Falcon et de Christian Marin, mais Pierre Tchernia m'a écrit pour me conseiller d'oublier Muriel Baptiste, de ranger cette histoire, d'ouvrir les fenêtres et de vivre. Il a sans doute pensé bien faire. Mais de toute évidence pas compris.

Henri Spade avait beaucoup d'humour et je reviendrai sur quelques anecdotes qu'il m'a raconté.



La princesse du rail

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Isa 17/02/2009 00:22

Etrange, la réaction de Pierre Tchernia.
Je n'ai jamais compris les "bonnes raisons" pour lesquelles on nous dit d'oublier les morts et de vivre avec les vivants ! C'est pourtant ce qu'on entend souvent ...même quand il s'agit de nos parents !
Ils ont fait partie de notre vie à un moment ou un autre, plus ou moins longtemps ; comment pourrait-on effacer les moments de bonheur (ou non...) partagés avec eux ?