Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
Fans de Muriel Baptiste

24 rue Pigalle

9 Mars 2009 , Rédigé par patricks Publié dans #ALBUM PHOTOS

Le vendredi 27 juin 2008...

La rue Pigalle commence plutôt mal. Sortie de métro place Clichy, la rue Jean Baptiste Pigalle se trouve de l’autre côté d’une immense place, mais le début n’est guère engageant. Sur ma gauche, une boutique glauque avec une annonce « Recherche hôtesses ». Le haut de la rue tant côté numéros pairs que impairs est peu reluisant et reflète la misère humaine. Nous sommes alors très loin du 24, ce sont les nombres élevés et l’on descend, descend….

Muriel Baptiste, pendant ses années de gloire, habitait 24 rue Pigalle. Lorsqu’elle est devenue célèbre avec « La princesse du rail », elle a quitté la maison où l’hébergeait Renée Saint Cyr. On peut donc historiquement situer la période où elle a vécu rue Pigalle après « La princesse » disons 1968, et un témoin l’a rencontrée encore en décembre 1978 habitant à cette adresse.

La rue continue d’égrener ses numéros et ce n’est pas un endroit bien agréable. Et puis, soudain, le décor change, il y a des commerçants, une pharmacie, et à partir du magique numéro 24, ce sont des bâtisses anciennes du style « maisons bourgeoises ».

Au 26, il y a un médecin, au 24, une entrée à digicode et aucun nom d’occupants, mais de toute façon, Muriel est partie depuis très longtemps. Par contre, c’est l’endroit où elle a vécu lorsqu’elle était heureuse et populaire, quand la vie lui souriait, qu’elle charmait les téléspectateurs dans « Les rois maudits ».

Il n’y a pas ici cette impression de tristesse et de désespoir de son autre domicile, rue Pierre Budin. Deux personnes sortent du 24, dont une personne âgée, mais je n’ose pas les aborder. Que me diraient-elles de plus sur Muriel partie un jour sans laisser d’adresse. Lorsque j’avais (par téléphone) menée en 1987 une enquête sur Muriel pour la retrouver, une dame m’avait parlé en termes élogieux d’elle. J’ai gardé sur mon agenda 1987 la liste des occupants de ce numéro 24 et en 2008, il n’y a plus aucun nom en commun.

Une bouffée de bonheur m’envahit, du Paradis où elle est, Muriel doit être amusée de voir un admirateur s’extasier devant son ancien domicile. Je mitraille de photos l’entrée du 24, l’immeuble, pour une fois, ce n’est pas un endroit triste et morbide. Muriel a laissé ici une partie d’elle, de son âme, même si plus personne en dehors de moi ne s’en souvient.

Il y a des fleurs aux fenêtres, l’immeuble est beau et respire la sérénité, on imagine mal que c’est dans la même rue qu’une boutique recherche des hôtesses de films X.

Marcher là où elle a marché quand elle était populaire et heureuse, voir le même décor qu’elle a vu des années. De tous les endroits que j’ai visités liés à l’histoire de Muriel Baptiste, c’est sans doute le plus beau…


24-RUE-PIGALLE-3e-PARTIE.jpg

Partager cet article

Repost 0

Commenter cet article