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Fans de Muriel Baptiste

Jeudi 10 Août 1972

6 Septembre 2014 , Rédigé par patricks Publié dans #JOURNAL 1972 2e rédaction

Septième épisode des "Aventures australes" : "La chance de sa vie". Aussi insensé que cela soit, je me souviens de la musique du générique alors qu'elle n'avait rien de sensationnel. Le feuilleton par contre, je l'ai complètement oublié.

A 21h30 sur la 2, débuts de comédien de Julien Clerc dans la dramatique "Le temps d'un portrait". Peu doué pour le métier d'acteur, il ne tournera qu'un seul autre rôle, "D'amour et d'eau fraîche" en 1976 avec Miou-Miou et renoncera définitivement à jouer la comédie.

Savez-vous pourquoi à l'époque de l'ORTF, les français ne voyaient, dans une "saison" de 26 épisodes, qu'un échantillon de 13 ? C'est le cas avec "Aventures australes", mais aussi avec tous les feuilletons anglais et américains. C'était une question de quotas. La création française devait passer en premier, et il n'était pas question de diffuser tout ce qui venait d'Amérique. Il y avait aussi beaucoup de syndicalistes parmi les producteurs metteurs en scène comme Marcel Bluwal et Stellio Lorenzi. André Malraux jugea que "Belphégor" ne méritait pas que l'on dérange le musée du Louvre, et Barma dut tourner en studio. Un épisode de la série "Amicalement vôtre": "Le mot de passe" se moquait beaucoup de la CGT et du Parti Communiste, eh bien, il ne fut pas acheté, et ne sera diffusé en France que par TF1 en septembre 1977. Le monde de l'audiovisuel français possédait ses lobbies qui faisaient pression dans un sens ou dans un autre. A ma connaissance, nous n'avons jamais vu les 13 aventures australes inédites (la série en comporte 26). Aujourd'hui, nous voyons quasiment en même temps ou presque que les américains les saisons entières de séries comme "Les experts", "Docteur House" et cie. La création de fictions françaises existe toujours, mais doit correspondre aux lois de l'audimat. Fini les dramatiques, les essais expérimentaux, personne ne pourrait mettre sur pied "Suivez Budart" en 2014.

Bien évidemment, j'ignorais tout cela en 1972. Je regardais tout ce que la télévision proposait sans me poser de question. Nous étions bien moins informés sur les coulisses du spectacle. Ce n'est qu'à la moitié des années 80 que nous découvrirons les guides d'épisodes, les revues spécialisées sur les fictions TV, je trouve que maintenant, la télévision à perdu son innocence. Avec internet, on sait même la fin des feuilletons avant de les voir.

Muriel, elle, a gardé beaucoup de son mystère, et je trouve que c'est très bien comme cela.

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