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Fans de Muriel Baptiste

Jeudi 13 Février 1964

6 Janvier 2013 , Rédigé par patricks Publié dans #JOURNAL POSTHUME IMAGINAIRE

Pour la 18e représentation, nous avons pris le train qui nous a laissé à Dijon. L'hôtel Le Jura dans le centre ville nous accueille, tandis qu'un théâtre appelé le Parvis Saint Jean va être l'endroit des répétitions et de la pièce.

 

Je serais ingrate de me plaindre de la "routine" car c'est une vie de luxe. Le froid est plus dur qu'à Mâcon.

 

En raison de répétitions plus courtes, j'ai pu me promener avec Régis dans le centre ville. Nous nous tenons la main dans la main comme si nous avions peur de nous perdre. Mes talons hauts me grandissent un peu.

 

Je ne pensais pas que le métier de comédienne irait de pair avec l'amour. Tout cela semble trop beau pour être vrai. Ma nature pessimiste reprend toujours le dessus.

 

Dans la rue Maréchal Foch, nous avons voulu aller au cinéma. Il faut être au théâtre à 20h30.

 

"Les Parapluies de Cherbourg" est annoncé mais pas encore sorti.  Pas de chance non plus avec le nouveau Delon, "La Tulipe noire". Il aurait fallu venir la semaine prochaine.

 

Nous nous sommes donc repliés sur "Le divan de l'infidélité" avec Janet Leigh et Van Johnson. Le film était un navet, et je dois dire que nous avons profité de l'obscurité pour nous embrasser. Je n'ai pas vu grand chose du film.

 

Il faisait nuit quand nous sommes sortis, cette couleur du ciel  d'hiver qui me déprime.

 

Il était 19h, nous avons pris un trolleybus pour le théâtre.

 

Cette-fois, la salle était pleine. Tout le monde était en forme. Au fil des jours, mes relations se sont approfondies avec Renée et c'est à peine si je salue Alice Tissot et Jacqueline Ricard. Une fois la pièce jouée, chacun reprend sa vie.

 

Après le repas trop copieux de la veille, je me suis contentée de jambon persillé  et de poisson grillé arrosé de Chablis blanc.

 

Bel Gazou m'a fait alors une drôle de surprise, sans doute fatiguée de réserver deux chambres : une grande chambre pour deux, avec enfin un grand lit.

 

Si je laissais (trop) parler Régis, il me parlerait déjà mariage...

 

Photo-rare-Muriel-1964-grand-format.jpg

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