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Fans de Muriel Baptiste

Jeudi 21 décembre 1972 - Première partie

14 Novembre 2012 , Rédigé par patricks Publié dans #JOURNAL 1972

Il faut s'y prendre en plusieurs fois pour parler de ce soir là. Une journée inoubliable.

 

Ce fut très long d'attendre 20h30 sur la deuxième chaîne en noir et blanc. Le soir ne voulait pas tomber.

 

Ma mère partit aux dauphins montiliens pour une réunion de parents des membres du club de natation.

 

Elle faisait bénévolement un peu de secrétariat et tapait à la machine les compte rendus.

 

Je me retrouvais devant le petit écran à 20h30 avec ma grand-mère plutôt sceptique devant ce film.

 

Jean Desailly présente les protagonistes. On aperçoit Muriel, figée, comme les autres comédiens, mais le temps d'un éclair.

 

Mon coeur bat à tout rompre, Six mois viennent de s'écouler et la princesse du rail revêt des habits de reine de Navarre et princesse de Bourgogne devant mes yeux ébahis.

 

Je sais qu'il faut profiter du jeudi et du jeudi qui le suit, car télé poche a vendu la mêche dans son numéro  du 23 décembre paru ce jour là. "Le 28 décembre, vous assisterez à la mort dramatique de Marguerite de Bourgogne dans le deuxième épisode : "La Reine étranglée.

 

Le générique commence avec une couronne sur une image fixe où sont inscrits les noms des acteurs, et "Le Roi de fer" commence.

 

Mais il faut attendre, attendre, et encore attendre. Muriel n'est pas là. Certes, on parle de Marguerite, on ne parle que d'elle, un complot se resserre autour d'elle, il est question d'adultère, je ne sais trop ce que c'est à l'époque. Marguerite a un amant ? Pour faire bisous bisous ?

 

J'ai 13 ans et en 1972, les effets de la révolution sexuelle me sont passés bien au dessus de la tête.

 

Je ne sais pas non plus ce qu'est l'homosexualité. Le roi Edouard II d'Angleterre préfère la compagnie des jeunes hommes effeminés à son épouse Isabelle, mais cela n'évoque rien en moi.

 

Mon Dieu que le temps passe lentement, six mois d'attente et Muriel n'arrive toujours pas. On voit Jean Piat, dans un rôle moins sympathique que le chevalier Lagardère qu'il incarna en 1967.

 

Le film se prolonge, s'éternise, et soudain une créature langoureuse se glisse dans une robe de rouge.

 

- Eh bien qu'as tu mon beau Philippe ? N'es tu pas heureux de me voir ?

 

La voix frêle et grave n'a pas changé, c'est celle d'Annunciata Vidal la princesse de bohème, c'est celle de l'infirmière Geneviève Lagrange, c'est celle de la femme que j'aime, l'actrice Muriel Baptiste. C'est sans doute à ce moment précis moi qui depuis 1967 l'appelait "la princesse du rail" que je me suis mis à l'appeler du plus beau prénom du monde :

Muriel.

 

A suivre...

 

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