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Fans de Muriel Baptiste

La pie m'a vraiment saoûlé (du livre au film : la princesse du rail 2/3)

15 Août 2014 , Rédigé par patricks Publié dans #DES LIVRES AUX FILMS

J'ai donc lu "La pie saoûle", 188 pages écrites par Henri Vincenot, roman qui a été publié en 1956 mais que l'auteur a terminé le 2 octobre 1952.

Alors, certes, on retrouve des scènes des cinq premiers épisodes de "La princesse du rail", avant la rencontre entre Antoine et Annunciata, mais ces scénettes sont répétées plusieurs fois, certains personnages multipliés en plusieurs autres (Il n'y a pas une mais plusieurs tenancières d'auberge qui refusent leur vin aux cheminots). Marie s'appelle Céline, Alexandre ne l'épouse pas (il devient fou)  puisque le père de Céline la marie à un autre. Virginie, la cousine du frisé, est ici Marie Adelaïde aussi peu vertueuse que dans la série.

Mais surtout, Vincenot est mortellement ennuyeux, martellant son amour de la Bourgogne, et le roman n'est absolument pas adaptable en l'état. Il y a aussi toute une intrigue politique autour du renversement de la IIe république qui n'est pas dans le film.

Antoine Delorme s'appelle Lazare Denizot, et on a du mal à le rapprocher du personnage incarné par Jacques Santi. Beaucoup de scènes se déroulent à Dijon, Lyon, Mâcon.

Le roman est parsemé de morceaux d'intrigues que l'on retrouve dans le feuilleton, mais comme s'il s'agissait d'un puzzle dont on a éparpillé les pièces. Pour écrire avec Spade et Juliette Saint Giniez le roman de 1967, Vincenot a pioché dans ce qu'il a précédemment écrit. C'est vieillot, empesé, penible à lire et pas passionnant pour un sou. L'auteur n'arrête pas de redire ce qu'il a écrit la page d'avant.

Toute l'histoire de l'oiseau domestique de Lazare, une pie, qu'il confie à sa bien aimée Céline ("La Marie" dans le film) et qu'Alexandre se plaît à rendre alcoolique, provocant la mort de l'animal, n'a pas été retenue pour l'adaptation.

Le chroniqueur va maintenant s'atteler courageusement aux 218 pages des "Chevaliers du chaudron" dans laquelle Annunciata Vidal s'appelle Incarnation Joubert et se suicide comme dans le film, mais page 152 (J'ai jeté un coup d'oeil par curiosité). Je ne m'attends pas à une merveille. Heureusement que l'on a tout changé pour la télévision!

Quand même, ce qu'on ne ferait pas pour Muriel Baptiste!

 

la-princesse-du-rail_01_01.jpgcvt_La-Pie-saoule_1615.jpeg

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Jacques MICHEL 15/08/2014 23:09


Il y a quelques années, ma tante m'avait offert un livre d'Henri Vincenot, "Les étoiles de Compostelle". N'ayant jamais rien lu de lui mais le connaissant de réputation, entre autres grâce à
Bernard Pivot qui l'avait invité plusieurs fois à "Apostrophes", je m'attendais à quelque chose de valable. J'ai été très décu. C'est ennuyeux à en mourir, à tel point que je n'ai ps fini le
livre. Cela m'arrive rarement ! A mon avis, sa réputation est très largement surfaite !