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Fans de Muriel Baptiste

Lundi 4 décembre 1972

4 Décembre 2011 , Rédigé par patricks Publié dans #JOURNAL 1972

Sur la 2, le feuilleton "Vive la vie" et un western "L'homme de l'ouest". On se demande bien pourquoi la 2 proposait des western le lundi soir, alors que le jeune public ne pouvait veiller que le mardi soir, veille du jour de congé scolaire.

 

Sur la une, c'était la semaine de Nicoletta à "Miditrente".

 

Un film multi-diffusé dans les années soixante et soixante-dix, "Le salaire de la peur" avec Montand et Vanel, était programmé à 14h25, lorsque j'étais au collège.

 

Après le soporifique "Le fils du ciel", "Les évasions célèbres" tirait sa révérence avec le dernier épisode, "Jacqueline de Bavière", dont les vedettes étaient Claire Wauthion et Roger Van Hool.

 

Revenons en arrière en 1967, le samedi 10 juin, pour parler d'un téléfilm avec Muriel, "Par mesure de silence".

 

Téléfilm - Par mesure de silence - 1967

 

L'histoire

 

Alfred Adam, partenaire de Gabin dans tant de films à l'écran, compose ici le rôle d'un truand qui vient assouvir une vengeance. "Par mesure de silence" est réalisé par Philippe Ducrest d'après un polar d'André Helena.

 

L'ORTF avant 1968 avait une image plutôt stéréotypée des jeunes. On les voit ici qui vivent plus ou moins en marge de la société. Ils cherchent le moyen d'exprimer leur personnalité en s'opposant au monde des adultes, et partant, ils sont prêts à toutes les aventures, même les plus folles.

 

1947 : Garcia, Simon, Mickey, Riton et Paulo organisent un fric-frac dans une bijouterie et le ratent...

 

1967 : Dans un bistrot où se réunissent des bandes d'adolescents et de voyous issus de tous les milieux, un homme d'âge mur qui pourrait être leur père, Garcia (Raymond Danjou), peintre de cartes postales, raconte son passé. Devant ces bandits en herbe, public facile et admiratif, il raconte pour la énième fois comment il a dévalisé une bijouterie.

 

 

Parmi les gosses habitués du café, il y a "Johnny" (Michel de son vrai prénom) qui sort un poignard plus souvent qu'il ne s'en sert. Déjà en 1967, on mesure l'influence de Johnny Hallyday dans la société française. Michel est interprété par Jean-François Gobbi. Le jeune homme vit chez sa tante, une femme aux amants éphémères. Il y a aussi "le coyotte" chef d'une bande dont l'arme favorite est la chaine à vélo.

 


Et puis, il y a la jolie Cynthia (Muriel Baptiste), fille de bonne famille, élève de propédeutique, adepte de l'amour libre. Tout ce petit monde ne veut plus cynique qu'il ne l'est, et Johnny tout autant que "le coyotte" aime Cynthia sans l'avouer.

 

 

Un jour, une bagarre est sur le point d'éclater entre Johnny et le coyotte. Mais un inconnu, Simon, s'interpose et chasse les adversaires. Garcia a reconnu en Simon son complice d'il y a vingt ans qui selon lui serait responsable de l'échec du fric-frac.


Voyant que les propriétaires ont prévenu la police, Simon va jusqu'à emmerner Johnny afin de lui éviter des ennuis. Dans sa voiture, il lui pose des questions.

 

 

 

Le tournage

 

Les habitants de Champagné-Saint Hilaire (Poitou) se souviendront longtemps de l'équipe de télévision qui est venue tourner chez eux. Les jeunes acteurs, un grand nombre dans la distribution, avec pour chefs de chahut Muriel Baptiste  et Jean-François Gobbi, ont provoqué une véritable révolution dans le pays, jetant les plateaux de petits déjeuners par les fenêtres, plaisantant bruyamment à la sortie de la messe, faisant du tapage nocturne, se faisant vider de tous les hôtels de Champagné et de Poitiers en même temps. Heureusement, le tournage n'a duré que douze jours, juste le temps de faire tous les hôtels de la région.

 


Cynthia dans Par mesure de silence

 

 

Muriel au centre dans "Par mesure de silence", à droite Alfred Adam, à gauche Michel Gonzales et Jean-François Gobbi.

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