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Fans de Muriel Baptiste

Mardi 17 Octobre 1972

20 Octobre 2011 , Rédigé par patricks Publié dans #JOURNAL 1972

L'inconvénient, lorsqu'il n'y avait que deux chaînes, était évidemment le manque de choix.

 

Sur la Une, Serge Lama, dans un récital.

 

Sur la 2, Jean-Louis Barrault dans "La Symphonie fantastique", où il incarne Berlioz, aujourd'hui un film pour le ciné club mais pas comme en 1972 pour 20h30.

 

Un soir comme celui-là, on n'a pas envie de traîner devant le poste de télévision. En période scolaire, il y a des devoirs à faire, mais ensuite, le moment de liberté n'est pas follichon.

 

Dans ce monde là, la télé animait les conversations car tout le monde plus ou moins regardait la même chose à la différence d'aujourd'hui.

 

Muriel Baptiste avec deux chaînes avait moins de chances de passer inaperçue que si nous étions en 2012.

 

C'était les trente glorieuses et la vie était plus gaie, plus facile. En cet automne 1972, je n'avais pas besoin de portable ni de PC pour communiquer.

 

Amazon propose un "livre" si j'ose dire sur Muriel de 72 pages qui n'est qu'une compilation d'articles de Wikipédia, pour 39 euros. Un éditeur s'est spécialisé dans ce genre de publications mais outre la frustration (d'après ce que j'ai pu lire sur Amazon) que le texte soit le fruit de mes recherches, je me demande bien qui va acheter cela et comment étendre à 72 pages un tel procédé.

 

Sans doute ne faut-il pas que j'attende trop pour publier une seconde biographie de Muriel.

 

Plus sympathique, un bloggeur sur la toile a fait un petit hommage à Muriel avec un logiciel genre Photoshop, prenant des photos de Muriel dans son rôle de Marguerite de Bourgogne.

 

Ils ne sont pas nombreux mais quand même, des personnes pensent encore à Muriel et regrettent sa disparition dans l'indifférence totale.

 

A l'automne 1972, on ne parlait pas d'elle car "La Princesse du rail" et "Les Dernières volontés de Richard Lagrange" n'avaient pas réussi à l'installer durablement dans le paysage. C'est Marguerite de Bourgogne qui allait marquer les esprits, et si elle avait confirmé l'essai, elle ne serait pas oubliée.

 

Elle était dans l'antichambre de la gloire. Son heure allait venir. Je la voyais, du haut de mes 13 ans, sans doute plus populaire qu'elle n'était. Moins de comédiens étaient sollicités puisqu'il n'y avait que deux chaînes comme je l'ai dit, on avait tendance à moins les oublier.

 

Les années 80 balaieront d'un trait tout un tas de célébrités télévisuelles. La télévision commerciale imposera ses vedettes. Et puis, le public oublie vite. Pas seulement le public.

 

Lorsque j'ai téléphoné, un mois avant sa mort, à Bruno Balp, Bersumée dans "La Reine étranglée", il ne se rappelait plus du tout d'elle. Le nom de Catherine Hubeau, en revanche, lui était familier.

 

Le mardi 17 octobre ne m'a pas laissé de souvenirs, mais le lendemain sera différent. J'allais, enfin, faire connaissance des héros de "Amicalement vôtre".

 

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