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Fans de Muriel Baptiste

Parce qu'il n'y a pas que Muriel dans la vie...

11 Mai 2013 , Rédigé par patricks Publié dans #HORS SUJET

J'ai ouvert une rubrique "Hors sujet" parce qu'il n'y a pas que Muriel dans la vie. Pour le public d'aujourd'hui, en dehors des amateurs des "Rois maudits", plus personne ne sait qui c'est.

 

A travers ses séries et films en vidéo, Muriel reste vivante pour moi, sans jamais vieillir.

 

Cela fait deux fois que je raconte en détail sur ce blog les programmes allant de juillet 1972 à juillet 1973, année de l'apogée télévisuelle de Muriel.

 

Parler des programmes et de l'ambiance de la première diffusion de "La princesse du rail" (ma découverte de Muriel)  est impossible, cela me ramènerait à février mars 1967 à l'âge de sept ans!

 

Muriel pour moi n'est vraiment morte que du jour où je l'ai su (dimanche 6 novembre 2005) et non de la date réelle de son décès qui n'a pas été annoncé par les médias, comme pour tant d'artistes retombés dans l'anonymat.

 

Cela fait donc bientôt huit ans que je suis dans ce travail de deuil.

 

La télévision ne propose plus aujourd'hui de programmes qui m'intéressent.

 

En revanche, l'année 2013 au cinéma s'avère intéressante.

 

"Man of steel" voit le retour de Superman dans un reboot qui ne doit plus rien aux films avec Christopher Reeve. (19 juin) musique de Hans Zimmer.

 

La saga "Star Trek" s'enrichit d'un nouvel opus, "Star Trek into darkness" (12 juin) Musique de Michael Giacchino

 

Nouvel opus du Hobbit le 11 décembre : Le Hobbit : la désolation de Smaug, avec bien sûr Howard Shore aux claviers.

 

Déjà sorti, "L'écume des jours", bouleversante adaptation de Boris Vian. (24 avril 2013).

 

Voici une petite critique de "L'écume des jours".

 

L'écume des jours 

Si l'on m'avait dit qu'un jour je fondrai en larmes à la fin d'un film de SF, moi qui n'ait même pas eu l'oeil humide à la fin de Titanic! "L'écume des jours" (pas de spoiler dans la mesure où c'est un roman célèbre) m'a réservé cette surprise. Pourtant, le film (plein d'effets spéciaux) a tout au départ pour être absurde. Et si l'on n'entre pas dans le film dès les premières minutes, je pense que l'on doit s'ennuyer ou quitter la salle. Audrey Tautou a dit l'autre jour sur France 3 que ce film était fait pour ceux qui avaient gardé leur âme d'enfant.

Nous sommes dans un futur antérieur, un Paris futuriste (où le franc a été remplacé par une monnaie au nom barbare, le doublezon), mais connoté années 50 (le roman date de 1947). Duke Ellington y est ainsi vivant et en direct et on le voit via des écrans télé animer une soirée où les héros dansent, et leurs corps peut s'allonger assez indéfiniment comme des personnages de dessin animé. A mon avis, Boris Vian avait fumé autre chose que du tabac avant d'écrire cela. Les camions de police ont des pattes (!), des travailleurs font pousser des fusils qui poussent dans des serres, travail bien rémunéré mais dangereux (allusion au travail en contact avec la radio activité sans doute). Vers la fin du film, Colin (Romain Duris) devra travailler et se fera renvoyer car il fait pousser des fusils au canon tordu (!). Colin a un avocat qui passe ses nerfs en faisant la cuisine (!) ici, les cours de cuisine à la télé sont tellement interactifs que le cuisinier de l'émission télé peut passer un plat au téléspectateur (!). Ce cuisinier, Nicolas,est joué par Omar Sy, rôle refusé par Jamel Debbouze. Vu les scènes de danse et autres, je vois mal Debbouze avec un bras et assez petit pouvoir jouer les scènes que nous propose Omar Sy. Pas reconnu par contre Alain Chabat.
Vous voulez une anguille au repas ? Eh bien vous ouvrez un robinet d'où sort une anguille, mais il faut quand même l'attraper en l'attirant avec un pamplemousse. Ces aspects fantastique rappellent un peu le premier Star Wars de 1977 qui m'avait déconcerté lors de la scène où de mémoire des animaux jouent à la guitare. Idem pour les fleurs du jardin qui poussent en appuyant sur un bouton. 
Sartre joué par Philippe Torreton est une sorte d'idole qui fait des discours incompréhensibles, et suscite le fanatisme de Chick (Gad El Maleh) qui assiste à toutes ses conférences et collectionne toutes les éditions des livres. Sa petite amie, furieuse, finira par tuer Sartre dans un café (le café de Flore ?) en lui arrachant le coeur avec un "arrache coeur" (titre d'un roman de Vian de 1953) avant de mettre le feu à ses livres. Chick sera tué par la police ayant fait des dettes mais avec un fusil au canon tordu (!). L'église n'est pas représentée sous son meilleur jour. Ainsi, le curé ne marie qu'une personne par jour, et pour cela il faut à l'intérieur de l'église participer à un rallye avec des voitures volantes qui semblent sorties du "cinquième élément" (quand je dis que Vian avait fumé....). La fin est extrêmement poignante, l'église refusant d'enterrer Chloé, la femme de Colin (Audrey Tautou). Bien évidemment, tout le monde comprend que le nénuphar qui pousse dans les poumons de Chloé est une métaphore du cancer. Le film commencé en couleurs se termine en noir et blanc, l'appartement grand devient étriqué et se compacte comme une masse (la souris qui y habite, à apparence humaine, jouée par un acteur aura à peine le temps de le quitter). Anticipation ? SF ? Délire ? Notons quelques scènes gore (eh oui) dont aucun des protagonistes du film ne s'émeut. Un accident dans l'usine parce que Chick/Gad est distrait à son poste de contrôle par un livre de Sartre et hop, des bras arrachés, des corps déchiquetés sur une chaîne de travail, mais tout le monde trouve cela normal. Des gens se font régulièrement écraser par les camions de police mi matière mi animale mais les passants n'ont aucune réaction. La mort de Chloé, la réaction abjecte de l'église, la ruine de Colin, même si présentés au travers d'un film d'anticipation, sont très réelles. Je ne pense pas que vous pleurerez à la fin du film (une déception sentimentale actuelle perso conjuguée à la fin poignante du film a du y faire beaucoup). Seule déception, pas de musique intéressante comme habituellement dans les SF/Fantasy style Howard Shore Le Hobbit , Hans Zimmer (The dark knight rises), Christopher Young (Jusqu'en enfer, Sinister) ou Danny Elfman (le monde fantastique d'Oz). Ici il y a trop de jazz, Boris Vian oblige, et le compositeur du film, que je ne connais pas, ne s'est pas cassé la tête. Je ferai l'économie du CD de la BOF.

Note 4/4

 

 

 

 

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