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Fans de Muriel Baptiste

Samedi 5 Août 1972

2 Septembre 2014 , Rédigé par patricks Publié dans #JOURNAL 1972 2e rédaction

J'ignorais qu'il fallait savourer l'avant-dernier épisode de "Richard Lagrange", car Muriel ne montrerait plus le bout de son nez sur le petit écran avant six mois. Mais quarante-deux ans après, c'est facile de parler.

Il y avait une dramatique sur la Une (on appelait cela ainsi, et c'est devenu "téléfilms" dans les années 80). "Par des chemins solitaires" avec Huguette Hue, Alain Mottet (Flambard dans le premier "Vidocq") et Pierre Trabaud. Réalisée par Claude Loursais, créateur des "Cinq dernières minutes", cette dramatique fait partie de ce patrimoine perdu, car mal conservé. Tournage en noir et blanc pour des raisons d'économie, film souvent à l'image assez médiocre lorsque l'INA les met en ligne. Ce n'est pas le cas de celui-ci, j'ai vérifié. Lorsque "La princesse du rail" est sorti en DVD en novembre 2008, j'ai pu constater la dégradation de l'image. On dirait un film d'avant-guerre alors que cela date de 1967.

Les émissions de l'ORTF ont été conservées avec des fortunes diverses, on s'en rend compte sur Melody, la chaîne (payante) des variétés d'autrefois.

Sur la 2, à 21h45, deuxième documentaire de la saison 2 de "L'odyssée sous-marine de l'équipe Cousteau": "Le lagon des navires perdus". Il faut savoir qu'aujourd'hui, les musiques de la série Cousteau sont éditées en CD. Voir plus bas.

Cet été 1972, un dimanche (mais je n'ai pas noté lequel), je me rendis à Pierrelatte voir Maurice Bataille et ses cascadeurs. Bataille annonça qu'il venait de tourner un film, "Les Caïds", de Robert Enrico, et à l'entr'acte proposa aux spectateurs qui le voulaient de faire une balade en 404 à deux roues. J'étais volontaire mais mes parents mirent le hola. Ces spectacles étaient populaires à l'époque, j'avais vu Gilles Legris en 1971 à Dieulefit, et après Bataille, je verrai Jean Sunny à Montélimar en novembre 72. Cela dit, les trois spectacles étaient identiques., ils finissaient par "le grand saut de la mort", où une Citroën traction avant sautait d'un tremplin à travers un mur de flammes et s'écrasait en faisant une cabriole sur un tas de vieilles ferrailles, des Simca Aronde, Ariane, Versailles, des 403, 404 Peugeot.

Muriel va donc se frayer une place au premier plan devant des passions d'enfance comme les cascadeurs. J'aimais aussi les ponts suspendus, ayant dû photographier tous ceux du Rhône, ainsi que les soucoupes volantes que je n'ai jamais vues autrement que dans les aventures de David Vincent avec les extra-terrestres à l'auriculaire raide. Muriel Baptiste pour moi marque le passage de l'enfance à l'adolescence. Sans elle, serais-je tombé en pamoison devant une fille de mon âge comme la plupart des garçons ?

La vie nous sépare des gens de deux façons : soit ils disparaissent et nous les sublimons (Muriel), soit les disputes (amitiés brisées, brouilles familiales) nous coupent de ceux que nous nous mettons à détester. J'aimais beaucoup mon cousin l'été 1972 qui partait pour l'ile de la Réunion pour longtemps, et cette année, nous nous sommes fâchés à vie. Sa mère (ma tante, pour ceux qui suivent le blog, j'étais chez elle lors de la diffusion des "Sultans" avec Muriel en juin 75) est décédée il y a dix ans mais en me laissant elle aussi un mauvais souvenir. Je ne m'illusionne pas à l'infini sur Muriel si elle était là aujourd'hui : comme le dit Brassens, "Les morts sont tous des braves types". J'aurais sans doute été déçu entre le mythe et la réalité.

 

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