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25 août 1972

25 Août 2017 , Rédigé par patricks Publié dans #VOYAGE DANS LE TEMPS

La télévision propose sur la Une "Le Pigeon" de Mario Monicelli, et sur la 2 "Entrez sans frapper", l'émission des frères Rouland.

"Flipper le dauphin" que j'avais laissé à son dixième épisode continue. Depuis ont été diffusés "Flipper commissionnaire" (18 août),  "Famille" (mentionné le 21 août), "Danger" (cité le 23 août) et c'est donc le quatorzième épisode "L'explosion", que je rate ce jour là. Deux autres seulement restent à diffuser la semaine suivante, puisque cette ultime saison comporte 16 épisodes. La série s’est arrêtée avec la mort de l’animal, qui s’appelait en réalité Susie. En fait, selon Wikipédia, plusieurs dauphins femelles (plus dociles que les mâles) furent utilisés pour la série.

A Bagnoles de l'Orne, j'ai pris mes quartiers. L'endroit est reposant sans être ennuyeux. En regardant les bibelots au marchand de souvenirs face au lac, je remarque des bracelets comportant tous les prénoms du calendrier et y cherche...Muriel.

Car Muriel ne quitte pas un instant mes pensées. Prenons par exemple cet immense parc qui va jusqu'au château (qui est la mairie), il est verdoyant. Comment ce paysage ne me porterait pas à la rêverie et aux pensées romantiques.

Je me demande souvent à l'époque ce que vont être "la Double vie de Mlle de la Faille" et "Les Rois maudits", pour moi c'est le début d'une immense carrière. J'ai cependant un peu peur que Muriel ne devienne trop célèbre et  m'échappe.

Passion contemplative, sans aucune pensée sexuelle, Muriel est devenue l'icône de mon enfance. Je l'ai aimée dès 1967 et avec son retour en force en 1972, elle se grave dans mon cœur à jamais. Où était-elle à ce moment là ? Annie Sinigalia m'a dit qu'elles avaient passé des vacances en Espagne mais ne m'a pas précisé l'année.

Muriel gardait ses mystères et sa vie privée, ce qui permettait de faire encore plus travailler l'imagination. Il ne manquait que des musiques pour accompagner ces rêveries, ce sera chose faite en 1973 avec Michel Fugain et le big bazar et leur tube "Chante comme si tu devais mourir demain".

En août 1973, un an plus tard, je serai encore plus amoureux de Muriel (voir mon blog qui va jusqu'au 30 juin 1973). Muriel ne sera jamais une vieille dame. Je garderai d'elle éternellement l'image de ses trente ans.

 

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24 août 1972

24 Août 2017 , Rédigé par patricks Publié dans #VOYAGE DANS LE TEMPS

Je me moquais ce jour là de rater l’épisode "Aventures australes" : « Le Requin », avec en vedette Ty Hardin qui nous a quittés ce 3 août à 87 ans. Cette série insipide sera rediffusée chaque mercredi de septembre à novembre 1974.

En 1972, je ne pensais pas à l'avenir. Et pour moi, Muriel serait toujours là. Du fond des forêts de Bagnoles de l'Orne, elle était comme une fée immortelle. Je versais une larme lorsqu'elle mourait dans "La Princesse du rail", et six mois plus tard dans "Les Rois maudits", mais jamais  je ne pensais à sa mort.

Je vivais l'instant présent, je passais du stade de "gamin" à "adolescent pré pubère", et il me semblait que l'avant Muriel, c'est à dire l'avant juillet 1972, était loin. C'est comme si j'avais été coupé de tout le reste, de tout ce qui s'était passé avant.

J'étais amoureux, même si je subissais cette passion sans me poser de question. C'est peut être la clef du bonheur, ne pas penser au lendemain.

Vivre intensément l'instant présent. Malheureusement, je ne me doutais pas que Muriel était presque à la fin de sa carrière.

Je sais aujourd'hui que c'est le chômage, pendant huit ans (1974-82), puis une maladie (débutée en 1979 mais flagrante fin 1981) qui l'ont éloigné de moi. Insouciant, je la rêvais irréelle et forcément immortelle en 1972.

Nous allions au marché à Domfront, et faisions des promenades à Tessé la madeleine, à un endroit qui n'existe plus et a été remplacé par une zone résidentielle.

J'ai eu la chance qu'il fasse beau en Normandie. J'ai connu la forêt quand elle était belle et verte. Je n'aurais pas dû y retourner en 2006.

Je naviguais dans le monde enchanteur de l'enfance, laissant les soucis à mes parents. Nous n'avions pas d'argent mais je ne m'en suis jamais rendu compte. Le bonheur était total, il allait durer encore quelques temps, et j'en ai profité.

Le huitième épisode de « Bob Morane » s’appelait « La fleur du sommeil », tandis que le soir sur la 2, on nous infligeait le magazine de Jean-Emile Jeannesson « Les Beaux jours », suivi à 21h30 par le téléfilm « L’oreille absolue » avec Michel Subor.

 

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23 août 1972

23 Août 2017 , Rédigé par patricks Publié dans #VOYAGE DANS LE TEMPS

En août 1972, j'achetais comme à Montélimar Télé Poche à Bagnoles de l'Orne, j'apprenais à cette occasion la diffusion de l'épisode de "Bob Morane" : "Le dragon des Fenstone". Cette histoire existe en roman mais en bande dessinée, avec ce qui aurait nécessité, pour faire bondir le téléspectateur, des moyens financiers importants. J’ai dit la cruelle déception que j’ai éprouvée en visionnant l’épisode cet été 2017. Le septième épisode diffusé ce 23 août était « Le lagon aux requins ».

A 19h35, « Flipper le dauphin », et un treizième épisode intitulé « Danger », tandis que le soir, on avait le choix entre sur la une, des variétés de Mick Micheyl, « Entente cordiale » (Fugain y chantait notamment « La belle histoire ») et sur la deux « Taras Bulba » avec Yul Brynner. Il n’y avait que deux chaînes, et je crois que j’aurais regardé les variétés, même s’il n’y avait pas de chanteurs très intéressants à part Michel Fugain. Ce n’était pas une soirée télé indispensable, et j’appréciais mes vacances normandes. Comparé à ce que nous offre la télévision aujourd’hui, c’était un festin de roi. Je comprends tous les gens qui ne la regardent plus, les programmes étant devenus indigents. Entre « Camping Paradis », « Joséphine Ange Gardien », « The Voice » et Arthur, la télévision française n’a plus aucun intérêt.

Je pensais à Muriel qui m'avait tenu en haleine, émerveillé, tout le mois de juillet. Il faisait beau à Bagnoles et la Normandie se prêtait à la rêverie, avec ses forêts sans fin pour le promeneur solitaire que j'étais, enfin pas tout à fait solitaire puisque j'arpentais les forêts avec mon chien.

Quelle merveille lorsque même absente, une comédienne vous accompagne dans votre quotidien tellement vous l'avez en tête. J’aurais pu être amoureux de tant d’autres, comme Marthe Keller, « La demoiselle d’Avignon », mais non, il n’y en avait qu’une, il n’y en aura qu’une, et c’est Muriel. En 1972, lorsque vous disiez que vous aimiez Muriel Baptiste, on ne savait pas de qui vous parliez, malgré « La Princesse du rail » et « Richard Lagrange », alors ne parlons pas des années qui suivirent, ou d’aujourd’hui.

 

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Mardi 22 août 1972

22 Août 2017 , Rédigé par patricks Publié dans #VOYAGE DANS LE TEMPS

 

« Bob Morane » effectue sa sixième mission à 12h30, « Mission pour Montellano », pays imaginaire. De toute façon, tout fut sans doute tourné à Paris.

Sur la Une, il y avait « La caméra explore le temps », qui depuis 2017 fait l’objet d’une édition en DVD chez Elephant Films. Ce soir-là, c’était une rediffusion de 1964, « La terreur et la vertu : Danton ».

L’après-midi, la 2 proposait aux vacanciers qui étaient devant leur poste un film de 1965, « Les îles enchantées », de Carlos Vilardebo, avec Pierre Vaneck, héros de la série « Aux frontières du possible » l’année d’avant, et Pierre Clementi, entourant la chanteuse Amalia Rodriguez. Télé 7 jours commentait ainsi le film : « La beauté des images et la lenteur du rythme caractérisent le film de Carlos Vilardebo. Il faut se laisser prendre à son climat envoûtant et au visage émouvant d’Amalia Rodriguez. Sinon, on risque d’être dérouté par cette œuvre difficile. Ce serait dommage ».

Pour ma part, je pense que je n’ai rien manqué et n’aurais sûrement pas regardé le film, ou bien éteint la télé au bout de cinq minutes !

Sinon, le huitième épisode de "Mardi soir" était sans doute le meilleur, "La ferme de Crowhaven" avec Hope Lange. Que n'est-il passé avant ? J'aurais la chance de le voir lors d'une rediffusion, l'unique je crois, en 1977. C'était un vrai film d'épouvante, avec sorcières et maisons hantées. Diffusé avec le rectangle blanc. On y retrouvait aussi le comédien Paul Burke, que j’ai toujours confondu avec l’un des héros de « Chaparral », Cameron Mitchell. Paul Burke des années plus tard jouera un rôle important dans « Dynastie », celui de McVane, ennemi juré d’Alexis (Joan Collins). John Carradine joue aussi dans « La ferme de Crowhaven », j’ignorais alors qu’il était un spécialiste des films d’épouvante, et aussi le père de David Carradine, dont la série « Kung Fu » sera présentée aux français en 1974. Aux Etats-Unis, la diffusion avait commencée cette année-là le 22 février.

Muriel, Muriel, Muriel. Je ne pensais vraiment qu'à elle.

Une chanson de Michel Delpech qui me rappelle beaucoup Muriel, elle date de 1974, "La maison est en ruines", et en l'écoutant me viennent pleines d'émotions. Muriel, je t'aime.

 

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21 août 1972

21 Août 2017 , Rédigé par patricks Publié dans #VOYAGE DANS LE TEMPS

Dans ce voyage dans le temps il y a 45 ans, les jours de semaine correspondent à ceux de cette année 2017. Le 21 août était déjà un lundi.

Aimerais-je refaire le chemin à l'envers ? Cet été 1972, j'avais douze ans et pas beaucoup de droits et d'autonomie comme aujourd'hui. Je me contentais comme un préadolescent de suivre le chemin d'une existence déjà décidée pour moi. D'un autre côté, j'avais une vie assez rose. Pas de soucis, une bonne santé,  et cet amour pour Muriel Baptiste revenu en force en juillet 1972 après avoir commencé lors de la première diffusion de "La Princesse du rail"" en février 1967.

Les journées durent prendre leur court normal ce lundi. Ma mère se rendait le matin aux thermes. J'allais l'attendre à midi avec mon chien. J'allais à sa rencontre dans un endroit qui n'existe plus, comme je l'ai constaté en 2006, car Bagnoles est maintenant traversé par une voie rapide qui a sacrifié une partie de la forêt, par ailleurs fortement abîmée lors de la tempête de 1999.

Nous avions l'après midi libre et cela explique tant de balades et de visites dans les alentours. Chaque jour, la villa Les Lierres annonçait des excursions sur des ardoises sur le mur donnant sur la rue. Visite de Lonlay l'abbaye et de sa biscuiterie,  Visite de Domfront, de la Ferté Macé, et des destinations plus lointaines comme le mont Saint Michel, Lisieux, Alençon, Avranches.

Dans ma tête, je n'avais qu'une chose : Muriel Baptiste. Même si elle a des origines lyonnaises et vécu sa vie à Paris, et pour des tournages un peu sur la côte d'azur, la Normandie et sa verdure évoquent en moi immédiatement son sourire, ses cheveux, sa voix si particulière, parfois inaudible.

Elle n'avait pas une voix très puissante, on s'en rend compte en regardant "La double vie de Mademoiselle de La Faille" ou "La reine étranglée" où il faut deviner plus qu'écouter ses répliques.

La télé me manquait, mais elle n'offrait pas des programmes bien exaltants à la différence de juillet avec une exception : chaque dimanche, « Le Prisonnier » avec Patrick Mac Goohan.

Comme le chante Dave, je ne voudrais pas refaire le chemin mais revivre un seul instant le temps du bonheur.

Le douzième épisode de « Flipper le dauphin » du jour s’intitulait « Famille ». Le soir, il y avait le choix entre le soporifique « La feuille d’érable », feuilleton canadien heureusement jamais rediffusé, et Annie Sinigalia sur la 2 dans « Au théâtre ce soir » avec la pièce « Je viendrai comme un voleur ». A 12h30, « Bob Morane » en était au cinquième épisode avec « Complot à Trianon ». La série manque de moyens : il y a peu, j’ai enfin pu voir « Le dragon des Fenstone », et il s’agit de tournage à l’économie, de scènes en studio, rien qui ne soit à la hauteur des écrits du créateur du personnage, Henri Vernes. Je ne sais jamais s’il faut mettre ou non un S à la fin de son nom. Jules Verne, lui, c’est sûr, il n’y en a pas.

 

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20 août 1972

20 Août 2017 , Rédigé par patricks Publié dans #VOYAGE DANS LE TEMPS

La première année de vacances à Bagnoles de l'Orne était un peu austère, pas de radio, ni de télévision. La vie devenait bien réglée à la villa "Les lierres". Chaque soir, nous allions sur recommandation des propriétaires aller chercher du lait à la ferme.

Nous faisions la queue avec le pot en fer à la disposition des locataires de la pension de famille.

J'ai omis de signaler hier que nous avons été une fois au mont Saint Michel. Mais ayant été quatre années de suite à Bagnoles de 1972 à 1975, les souvenirs s'embrouillent. Tout au plus puis je dire que je me suis rendu deux fois (ou trois)  au Pont de Tancarville (mon chien figure sur une photo prise avant le quatrième séjour car il est mort en juin 1975). Nous avons été une fois à Deauville, Trouville et Lisieux.

Cette absence de poste de radio fait que l'été 1972 dans sa partie normande n'est pas liée à des chansons ou musiques contrairement à août 1973 (que je relaterai sur ce blog, je me suis pour l'instant contenté pour 1973 de la période du 1er janvier au 30 juin).

En 1973, mon amour pour Muriel sera encore plus fort que l'année d'avant et la chanson de Fugain "Chante comme si tu devais mourir demain" sera mon hymne. Elle passait tous les jours à la radio rivalisant la première place du hit parade avec "La maladie d'amour" de Sardou.

Pendant ce temps, après un été où elle avait à partir de la double diffusion de "La Princesse du rail" et des "Dernières volontés de Richard Lagrange" été au cœur de l'actualité, Muriel Baptiste apprenait sans doute le texte de ce qui sera son dernier feuilleton, "Le Premier juré".

Je lisais beaucoup (les deux "Saint", "Bob Morane", et un livre que ma mère avait lu, "Les seigneurs loups" de Delly. Un jour, le facteur vint vendre aux pensionnaires de la villa les lierres un livre au bénéfice d'une œuvre caritative des PTT, un roman d'Aimé Blanc, "Le drame de l'an 3000". Je ne l'ai lu qu'en...2011. Mes parents en avaient été déconcertés, la science fiction n'étant pas leur tasse de thé.

A la télévision à 18h30 sur la Une revenait la série "Le Prisonnier" avec Patrick Mc Goohan, juste après "Camion stop". L’épisode s’appelait « La liberté pour tous ».

A compter de 1980, chaque 20 août, j'aurais une pensée pour Joe Dassin qui durant "les années Muriel" était une grande vedette.

 

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19 août 1972

19 Août 2017 , Rédigé par patricks Publié dans #VOYAGE DANS LE TEMPS

Bagnoles de l'Orne 1972 n'existe plus. J'y suis retourné en 2006. Tout y a changé.

En 1972, dès le premier jour, j'ai fait une longue promenade avec mon chien dans la forêt.

Je ne ratai rien à la télé en n'ayant pas de récepteur,

à part le quatrième épisode de "L'Odyssée sous marine de l'équipe Cousteau" : "Le destin des tortues de mer".

Et puis bien sûr "Bob Morane" dont c'était le quatrième épisode. Mais je lisais ses aventures en roman dans "Mission à Orly".

La Une proposait à 20h30 "Le nez d'un notaire" avec Corinne Marchand, Daniel Ceccaldi.

Cela ne me faisait pas regretter la Normandie, avec la villa les lierres, et comme à l'époque la crise pétrolière n'était pas survenue, de longs trajets en voiture avec ma mère et ma grand-mère.

Domfront, La Ferté Macé, Alençon et le musée de la dentelle, le pont de Tancarville, Avranches (plage du débarquement), La Chapelle Montligeon, c'est un peu tout cela que j'allais découvrir, en pensant bien entendu à chaque instant à Muriel Baptiste.

 

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18 août 1972

18 Août 2017 , Rédigé par patricks Publié dans #VOYAGE DANS LE TEMPS

Arrivée à Bagnoles de l'Orne, station thermale. En août 1973, cheminer le long des sentiers de forêts s'associera à la série "Les Rois maudits" puisque l'endroit est hors du temps, et que l'on voit un décor médiéval rappelant "Thierry La Fronde" ou "Robin des bois".

Globalement, si Muriel Baptiste ne sera pas dans les programmes télé pendant ce séjour, je vais rater la rediffusion de la série "Le Prisonnier" avec Patrick Mc Goohan, des "Corsaires" avec Michel Le Royer, de l'épisode de "Mardi Soir" du genre épouvante "La ferme de Crowhaven" avec Hope Lang diffusé avec le rectangle blanc. Je reverrai "Les corsaires " en 1975 et "La ferme de Crowhaven" en 1977. Par contre en 1974, je serai sans télé à Bagnoles de l'Orne pour un 3e séjour lors de l'ultime apparition de Muriel Baptiste dans "Un curé de choc".

Heureusement que "Les Rois maudits", contrairement à ce qui été annoncé dans Télé Poche, ne sera pas diffusé en septembre 1972 car nous ne rentrerons qu'à la mi-septembre.

Premier souvenir de Bagnoles, l'appartement dans "la villa les Lierres", pension de famille qui n'existe plus aujourd'hui (c'est un bâtiment administratif. Je lance gentiment une petite voiture vers mon chien qui avec sa patte me la renvoie!

Je vais découvrir Alençon et le musée des dentelles, le pont de Tancarville, la chapelle Montligeon qui se dresse dans la campagne comme une cathédrale en pays rural à Mortagne sur Perche.

Etant partis sans radio, ne l'ayant pas dans la voiture, nous allons entendre les voisins brancher sans arrêt la radio : ce seront les sinistres attentats de Munich.

Bagnoles était à l'époque une commune animée, qui jouxtait Tessé la Madeleine. Depuis 2000, les deux communes sont rattachées. Y étant retourné en 2006, j'ai trouvé l'endroit tristounet et peu vivant, tout le monde est couché à 19h. Il n'y a que des personnes âgées alors que des familles avec enfants y venaient en 1972. La ville est construite autour d'un lac. J'y ai fait du poney et du pédalo.

Muriel elle se préparait au tournage du "Premier juré" que j'ai chroniqué sur ce blog.

 

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17 août 1972

17 Août 2017 , Rédigé par patricks Publié dans #VOYAGE DANS LE TEMPS

Nous voilà sur la route des vacances destination Bagnoles de l'Orne en Normandie. Sur l'autoroute, dans une aire de repos, je trouve trois livres soldés : "Faites confiance au Saint", "Ici Le Saint", "Bob Morane : Mission à Orly". Quarante ans après, j'ai toujours ces romans en état neuf!

 La sim'4 (Simca 1000 4cv modèle 1970) à la hauteur de Beaune (lieu où dix ans plus tard aura lieu le drame de l'accident d'autocar où moururent 44 enfants), tomba en panne. C'était une durite. Mais n'ayant pas tenu de journal, je ne me souviens plus des quatre années où nous avons fait ce trajet laquelle il se produisit. Je me souviens que nous fûmes remorqués et que la voiture fut rapidement réparée.

 Nous filions vers la Normandie en ayant décidé de faire une étape en route. Ce fut la plupart du temps à Fontainebleau, mais ce jour là, ma mère ne vit pas un feu rouge à Etampes et fut arrêtée par un agent de police.

 Pour Etampes, je me souviens parfaitement que c'était en 1972. Le policier vit que ma mère qui conduisait était pied noir, et le fit remarquer, et nous n'avons jamais été verbalisés, sans qu'il ne dise rien sur l'instant. Peut être dressa t il son PV et ensuite  le déchira-t-il ? Il devait s'agir d'un pied noir. En 1972, la fin du conflit franco-algérien ne datait que de dix ans et les sensibilités sur cette partie de l'histoire étaient encore à fleur de peau. Nous dormîmes dans le premier hôtel trouvé à Etampes.

 Et Muriel dans tout cela me direz vous ? Eh bien, elle était nettement plus présente que lorsque j'évoque la télé tristounette des jours avant.  Nous fîmes en effet une étape ensoleillée à Paray Le Monial, où la basilique est une merveille. Mon grand-père et mon oncle y sont inscrits pour des messes éternelles.

 Entouré de jardins, l'endroit s'accorde parfaitement à la rêverie. Et il me semblait que Muriel m'accompagnait sur ses chemins bucoliques bien davantage qu'en restant chez moi.

 Je croyais que c'était la ville natale de Bernard Thévenet, le champion cycliste de l'époque, et j'apprends qu'il est né à St Julien de Civry.

 C'est dans un endroit pareil à Paray Le Monial, où mes parents se rendirent pendant ces vacances là, La Chapelle Montligeon, que l'on m'acheta une chevalière où je gravais quelque temps plus tard, comme je l'ai raconté sur ce blog, M (pour Muriel) à l'intérieur.

 En juillet, j'avais hérité d'un compagnon à quatre pattes adorable, un chien, et j'étais amoureux de Muriel, insouciant et pensant alors que toute ma vie allait être aussi rose.

 

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16 août 1972

16 Août 2017 , Rédigé par patricks Publié dans #VOYAGE DANS LE TEMPS

Un héros de légende débarque à 12h30 à la place de "Yao" : "Bob Morane", d'après les romans d’Henri Vernes. Claude Titre est Bob Morane et Billy Kearns son fameux acolyte Bill Ballantine.

La série comporte 26 épisodes (13 seulement seront rediffusés) qui sont en noir et blanc et que seuls les téléspectateurs qui avaient la deuxième chaîne en 1965 ont pu voir.

Je ne vais voir - pour cause de départ en vacances - que le premier épisode, "Le cheik masqué" Le seul que j'ai vu dans ma vie car cette série n'est jamais programmée, sans doute à cause du noir et blanc.

Ironie du sort, le lendemain sur l'autoroute, à une aire d'autoroute, je vais acheter en solde des livres dont le seul roman que je possède depuis de "Bob Morane": "Mission à Orly".

Je regretterai beaucoup de ne pas voir l'épisode écossais "Le dragon des Fenstone" (en vacances sans télé, j'achète quand même Télé Poche) qui est bien sûr une allusion au Loch Ness.

A 19h35, dixième (et dernier pour moi) épisode de "Flipper le dauphin" : "Tante Marthe".

C'est tout ce qu'il y a d'intéressant à la télé. La Une le soir propose des variétés pas variées, puisque centré sur un seul chanteur, "Docteur Pierre et Mister Perret", et la 2 consacre, avec un film obscur, ses dossiers de l'écran à "Saint François d'Assises".

Loin de chez moi, découvrant la Normandie, à laquelle pour cette raison elle reste bien malgré elle liée dans mes souvenirs (Nous irons quatre fois au même endroit jusqu'en 1975), je vais avoir encore plus l'occasion de penser à Muriel.

 

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