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Décès de Marie Mergey (Mme Chambon)

8 Mai 2017 , Rédigé par patricks Publié dans #AUTOUR DE MURIEL

Le 3 mai, sur Facebook, était annoncé le décès de Marie Mergey, qui incarnait Mme Chambon (son prénom n'est jamais cité) dans "La princesse du rail".

Elle est décédée en avril 2017, mais je n'ai pas trouvé la date sur Internet.

Née le 22 février 1922, elle tournait encore en 2010 dans la série "Les Bougon". Elle n'aura pas pris de retraite, après 85 rôles d'une carrière commencée en 1945.

Au cinéma, elle a joué dans "Guinguette", "La jument verte", "Vive Henri IV... vive l'amour", "Le comte de Monte Cristo (1961), "Le jour et l'heure", "La guerre est finie", "Madame Bovary" (1991), "Lune froide", "Grosse fatigue", "Meilleur espoir féminin", "La première étoile".

En dehors de "La princesse du rail", elle a beaucoup tourné pour la télévision ("Boulevard du Palais", "La Crim", "Ardéchois coeur fidèle", "L'île aux trente cercueils", "L'ami Maupassant").

Elle n'avait pas de scènes avec Muriel dans "La princesse du rail".

 

Décès de Marie Mergey (Mme Chambon)
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Article de Télé Poche de juillet 1972

7 Mai 2017 , Rédigé par patricks Publié dans #BIBLIOGRAPHIE - PRESSE

Ce fut la seule et unique couverture de Muriel Baptiste pour Télé Poche.

 

BOHEMIENNE A MIDI ET INFIRMIERE LE SOIR : MURIEL BAPTISTE SERA REINE DANS « LES ROIS MAUDITS »

 

Cette semaine cinq ans s’écouleront chaque jour entre 12h30 et 20h15. A 12h30, sur la 1ere chaîne, la télévision rediffuse « La princesse du rail », un feuilleton qui révéla en 1967 une jeune comédienne au talent charmant et déjà très personnel : Muriel Baptiste. A 20H15, toujours sur la première chaîne, un feuilleton nouveau de Roger Burckhardt que l’on peut suivre depuis deux semaines déjà, « Les dernières volontés de Richard Lagrange », vous propose une jeune vedette dans le rôle d’une fille comme les autres à qui il arrive des choses pas comme les autres : Muriel Baptiste. Entre ces deux personnages que vous pourrez voir au cours de la même journée se situe une carrière qui est passée par le théâtre (« Gigi », « Tchao »), par le cinéma (« Les sultans », « La cavale ») et, naturellement, par la télévision avec surtout deux œuvres que nous verrons la saison prochaine : « La double vie de Mademoiselle de la Faille », une histoire de réincarnation réalisée par Michel Subiela et « Les rois maudits », d’après Maurice Druon, six épisodes d’une heure réalisés par Claude Barma, où elle sera la reine Margot.

 

Télé Poche :  Muriel Baptiste ne sait pas trop si elle doit être contente ou mécontente de cette double programmation.

 

Muriel : - Vous croyez que c’est bon pour moi ? Deux fois par jour, c’est drôle ! Je ne vais plus pouvoir regarder la télévision.

 

Télé Poche : Et Muriel d’expliquer qu’elle a horreur de se voir à l’écran. Elle éprouve une très désagréable impression, indéfinissable mais insupportable. Ce qui lui vaut quelquefois de bien fâcheuses situations.

 

Muriel : - Le soir de la première de Gala des « Sultans », j’avais promis à Jean Delannoy, le metteur en scène, de venir et il m’avait réservé une place près de lui. J’avais même acheté une robe longue exprès pour cette occasion. Une fois maquillée et habillée, j’ai été prise d’une telle panique que je suis restée clouée sur place. On m’attend encore !

 

Télé Poche : - Je suppose que vous n’avez pas vu « Les Dernières volontés de Richard Lagrange » dont le premier titre était d’ailleurs « Une fille comme les autres ». Quel genre de personnage êtes-vous ?

 

Muriel : - Une fille pas tellement comme les autres parce que le rôle a été un peu modifié au cours du tournage. Il a, je crois, plus de force et de caractère qu’au départ. Cette fille a son destin d’infirmière bouleversé par le testament d’un homme qui est peut être son père. Elle doit affronter une série d’évènements. Ce n’est pas simple mais elle est de taille à leur faire face.

 

Télé Poche : - On a l’impression, en effet, que la petite gitane de « La Princesse du rail » a pris de l’assurance et qu’elle sait fort bien ce qu’elle veut. Mais s’agit-il de vous ou des personnages que vous incarnez ?

 

(Muriel met la tête dans ses mains avec un geste de petite fille à qui l’on pose une question difficile)

Muriel : - Je ne sais pas, dit-elle d’un ton qui se veut de la plus totale neutralité. Je ne choisis pas mes rôles en fonction de leur importance mais de leur caractère. Qu’ils soient comiques ou dramatiques - le rêve !- il faut que le personnage intéresse, qu’il vive, qu’il agisse. Voilà, je crois que je deviens de plus en plus exigeante sur ce point. Et il m’est arrivé de refuser des tas de choses jusqu’à ce que je trouve le rôle dont j’ai envie.

 

Télé Poche : - Quand vous regardez en arrière, comme ça très rapidement, quels sont les rôles qui vous ont marquée, ceux qui restent au-dessus du lot ?

 

Muriel : - D’abord il y a « Gigi » celui de mes débuts, passionnant en lui-même et qui en plus est pour moi l’image même d’une chance extraordinaire, celle d’avoir été choisie alors que je ne connaissais personne et presque rien de ce métier. Il y avait deux mois que je prenais des cours à la suite d’un concours de circonstances incroyable : un metteur en scène italien voit ma photo dans un magazine. Il me cherche partout, me trouve chez Catherine Harlé où je posais pour des photos publicitaires, me fait prendre des cours de comédie alors que je n’y pensais nullement – moi mon rêve c’était d’être journaliste – et au bout du compte le film ne se fait pas… mais je suis choisie pour « Gigi ».

 

Télé Poche : Ensuite, il y a eu des tas de rôles intéressants (« Tchao » avec Pierre Brasseur, par exemple), au cours desquels l’ingénue est devenue une jeune femme à la personnalité affirmée douée d’une incontestable présence. Mais le rôle le plus récent, le plus difficile et le plus beau que Muriel ait joué c’est celui de Marguerite de Bourgogne dans « Les Rois maudits », un rôle qui au début est celui d’une jeune reine heureuse et gaie pour devenir celui d’une femme martyre sombrant dans la folie et dans la mort. Muriel Baptiste a physiquement beaucoup souffert pour incarner ce personnage mais elle en parle encore avec une lumière admirative dans les yeux :

 

Muriel : - Je ne savais pas, dit-elle, que j’avais tout ça en moi. Le travail a été merveilleux mais épuisant. J’ai été malade après. Il m’a fallu me reposer, voyager pour enfin me retrouver et je n’ai rien fait depuis. C’était en mars.

 

Télé Poche : - Et naturellement vous n’avez pas vu en projection ce que vous avez fait ?

 

(Muriel rit malicieusement)

Muriel : - Barma m’a dit que c’était formidable, je préfère rêver le plus longtemps possible avant de juger.

Article de Télé Poche de juillet 1972
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Muriel est devenue comédienne par hasard

6 Mai 2017 , Rédigé par patricks Publié dans #CARRIERE DE MURIEL

Sans un producteur italien, Alvaro Mancori, Muriel n'aurait jamais été comédienne. En 1964, il la voit sur une photo de mode. Il décide d'en faire la vedette de son prochain film. Elle pose alors pour "Marie Claire" et c'est une illustre inconnue.

Mancori a les pires difficultés pour trouver Muriel, et le temps passe. Le film ne se fait pas. Mais cela a donné à Muriel le goût d'être comédienne.

Muriel passe des auditions et est sélectionnée parmi vingt candidates obtenant le rôle de Gigi de Colette.

Dix ans plus tard, le hasard n'est plus au rendez-vous. Muriel se morfond au 24 rue Pigalle à Paris, dans son appartement. Plus jamais, elle ne trouvera de rôle. La chance qui lui avait souri, à part une éclipse de fin 1968 à  fin 1969, lui a définitivement tourné le dos.

Né en 1923, Mancori nous a quittés en 2011. Il était producteur, scénariste et surtout directeur de la photographie. En 1966, il a fait partie des producteurs du second film de Muriel au cinéma, "Les sultans", distribué en Italie sous le titre "L'amante italiana", dont l'argument de vente transalpin est la présence en vedette de Gina Lollobrigida.

Faut-il regretter la folle idée d'Alvaro Mancori en 1964? Sans lui, Yvette Baptiste n'aurait jamais été Muriel Baptiste. Mais elle n'était pas assez forte pour ce dur métier.

 

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Le film qui ne méritait pas la présence de Muriel

5 Mai 2017 , Rédigé par patricks Publié dans #CARRIERE DE MURIEL

Si dans sa carrière, Muriel aurait pu se dispenser de figurer au générique d'un film imbuvable, c'est bien "Le corso des tireurs".

Inspiré d'un roman d'un collaborateur et tortionnaire, Ange Bastiani, qui a échappé on se demande pourquoi à la peine de mort à la libération, ce film, qui prend quelques libertés avec le livre, est d'une fadeur, d'un ennui, que l'on se demande ce que Muriel vient faire dans cette galère.

On la voit beaucoup, et c'est notre consolation, dont une scène légèrement sexy (rare dans sa carrière) en Bunny girl. Mais l'ensemble est indigeste et raté. Diffusé en mai 1968, Ange Bastiani se félicitait quelques années plus tard, en 1973, que personne ne l'ait vu.

Il n'empêche qu'elle méritait cent fois mieux que cette purge. On s'ennuie  à mourir d'autant qu'il y a deux parties. Le téléfilm fut tourné au carnaval de Nice en 1967 et conservé pour une diffusion en couleurs.

Mauvaise pioche donc, et dernière participation à une réalisation de Philippe Ducrest. Je me demande, tellement l'histoire est longue et rasante, si Muriel ne s'est pas ennuyée pendant le tournage.

A voir pour la scène de la réception au château, à la fin de la deuxième partie. Mais si elle n'avait pas perdu son temps avec cette daube, comme à cette époque elle tournait en continu, elle nous aurait offert autre chose de plus consistant.  Il est difficile en effet d'imaginer pire.

Le film qui ne méritait pas la présence de Muriel
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Muriel et les soins du visage

4 Mai 2017 , Rédigé par patricks Publié dans #LA VIE DE MURIEL

Muriel avait des problèmes de peau et de teint, donnons lui la parole pour en savoir plus :

"Mon problème, c'est mon teint. Car il n'est pas au "beau fixe". Parfois, il m'arrive d'avoir des boutons. C'est de mon âge, dit-on. Et souvent, lorsque je reste enfermée toute la journée aux studios, je remarque que j'ai la peau grise !Même après m'être minutieusement démaquillée. Dans ce cas j'ai une excellente recette pour redonner de l'éclat à la peau. Je l'utilise souvent avant de sortir le soir, si je dois me rendre à un dîner. Après m'être bien nettoyé la peau, j'applique un masque composé d'un jaune d'oeuf délayé dans une cuillerée à café de jus de citron. Je garde un quart d'heure et je rince à l'eau chaude. Je m'asperge ensuite le visage d'eau froide (de préférence d'eau d'Evian) et me voilà prête pour un maquillage du soir.

Je mets d'abord une crème de base incolore pour protéger la peau. Puis j'applique très doucement du fond de teint en tapotant, mais "sans frotter". Ensuite, j'attends au moins cinq minutes, avant de me poudrer. C'est très important de ne pas se poudrer tout de suite. J'applique la poudre avec un coton enveloppé de kleenex. Je ne frotte pas. Je tapote pour que ça rentre bien. Je termine en appliquant à l'aide d'une sorte de blaireau une poudre plus foncée, un peu rose, sur les pommettes, sur l'arête du nez, et dans le creux des joues. Cela amincit le visage.

Le maquillage des yeux est très important pour moi. Je dessine un trait au bord des paupières, j'ombre avec du fard marron clair. . Je me fais les cils très, très longtemps. Plusieurs couches avec du rimmel bleu marine. C'est moins dur que le noir.

J'ai les lèvres très dessinées ; je ne les farde jamais, ni le jour, ni le soir.. D'autant que les rouges à lèvres sur moi "virent" et tournent au violet !

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Des rôles trop courts

3 Mai 2017 , Rédigé par patricks Publié dans #CARRIERE DE MURIEL

Le problème de la carrière de Muriel (à part dans "Les dernières volontés de Richard Lagrange") est la brièveté de ses scènes. Beau rôle, grandiose, mais trop court, dans "Les rois maudits". Ne parlons pas du superbe "Les risques du métier" où elle passe comme un éclair. Dans "Le premier juré", où elle tient le premier rôle féminin, elle n'est présente que dans 12 épisodes sur 20.

Je disais que la comédie "Allo Juliette!" était très drôle, mais Muriel arrive très tard, trop tard, n'ayant de scènes qu'avec sa mère, son père et le personnage de Nicolas Silberg.

Inexistante dans "Déclic et des claques", on ne la voit que dans la première partie de "Plainte contre X". Elle est bien présente dans "Les sultans", mais le film est très moyen. Ses apparitions sont ciblées et pertinentes dans "La princesse du rail", mais par rapport à Jacques Santi et Armand Mestral, voire Jean Davy, on ne la voit pas assez.

Elle est brillante avec les longues scènes de "Par mesure de silence", il est bien dommage que les metteurs en scène n'aient pas toujours choisi cette voie qui en aurait fait une star.

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Muriel fuyait la presse

2 Mai 2017 , Rédigé par patricks Publié dans #CARRIERE DE MURIEL

A son époque, on ne parlait pas de "presse people", mais Muriel ne s'y est jamais livrée. Si l'on considère qu'elle a quand même connu des pointes de gloire et fait des couvertures de magazines télévisés, elle était discrète dans ses interviews, se protégeant au maximum.

Muriel nous laisse donc bien peu d'interviews, même si elle ne pratique pas la langue de bois. Dans le télémagazine de décembre 1972, elle ne cache pas que l'ambiance sur le tournage des "Rois maudits" n'était pas terrible et que personne ne pensait qu'elle arriverait à être crédible en Marguerite.

Par contre, elle se gardait bien de dire quoi que ce soit sur sa vie privée qu'elle a toujours jalousement gardée pour elle.

Certains de ses propos me laissent parfois un peu perplexes : en 1971, dans Télé 7 jours, elle reconnaît s'être brouillée avec des tas de gens, mais quand elle revient en juillet 1972 sur le lapin posé à Jean Delannoy le soir de la première des "Sultans", elle prend cela à la légère, en disant "On m'attend encore".

Dans le Télémagazine de juillet 1972, elle parle sans détours de sa traversée du désert de la fin 1968 à la fin 1969, et du fait qu'elle a failli abandonner le métier.

Ses propos lors de sa dernière interview du 1er juillet 1977 au "Parisien libéré" où elle évoque s'être reconvertie dans le doublage (ce que personne dans le métier ne m'a confirmé) et son projet à la rentrée 77 (jamais abouti) montre qu'elle leurre parfois son interlocuteur, histoire d'expliquer en l'occurrence son absence de trois ans du métier.

Muriel manquait de notoriété, et elle semblait se satisfaire de celle dont elle bénéficiait. Elle aimait sa tranquillité. On peut regretter, parfois, qu'elle ne nous ait pas davantage ouvert la porte de son jardin secret, avec modération.

Muriel fuyait la presse
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Les trois hypothèses sur le sort de Marguerite de Bourgogne

1 Mai 2017 , Rédigé par patricks Publié dans #AUTOUR DE MURIEL

Dans son roman "La reine étranglée", Maurice Druon affirme là où les historiens hésitent. En effet, il acte que Marguerite a été étranglée dans sa prison de Chateau Gaillard le 13 avril 1315, ce qui ajoute à l'aspect dramatique de son oeuvre.

Toutefois, les historiens hésitent, Marguerite ayant pu aussi, compte tenu de ses conditions de détention, mourir d'une tuberculose. Ce n'est qu'au 18e siècle que les historiens ont évoqué l'hypothèse de l'assassinat.

Une troisième hypothèse vient contredire les deux autres : en 1315, sachant sa cousine en péril, Marie de Beaufremont fait discrètement transférer Marguerite au château de Couches, où, prisonnière libre, elle mourut paisiblement en 1333 à l'âge de 43 ans.

Cette hypothèse a d'abord été avancée par l'abbé Jean Berthollet en 1960 dans son ouvrage consacré au château de Couches. Il avait trouvé des preuves dans les archives du diocèse d'Autun. La propriétaire du château, Mme Cayot, indique que Marguerite a bien terminé sa vie de 1315 à 1333 à Couches, qui était l'endroit où elle avait passé son enfance. Le docteur Taupenot, dans son livre "Marguerite de Bourgogne" (éditions de la Renardière) renchérit : elle serait inhumée dans un ancien prieuré, le Val Saint Benoit, située dans une forêt, non loin d'Epinac. Des fouilles archéologiques menées à Chateau Gaillard n'ont pas permis de retrouver la tombe de Marguerite, ce qui accrédite sa fuite à Couches.

Maurice Druon, à défaut de la plus fidèle à l'histoire, a choisi la thèse de la reine étranglée, permettant à Muriel Baptiste de nous proposer son plus beau rôle.

Les trois hypothèses sur le sort de Marguerite de Bourgogne
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Les rôles manqués

30 Avril 2017 , Rédigé par patricks Publié dans #CARRIERE DE MURIEL

Au cours de sa carrière, Muriel a raté nombre de rôles. Elle même était difficile dans ses choix à l'époque où elle tournait beaucoup. Elle en a donc refusé privilégiant la qualité à la quantité, mais ignorant alors que sa carrière s'arrêterait en plein vol et sans raisons en 1974.

On peut s'interroger sur son remplacement par Anne Alvaro dans la pièce "Dieu aboie-t-il?" en février 1971. Elle l'annonce un mois plus tôt dans la presse, et les artistes, par superstition, ne disent pas en général leurs projets à moins que les contrats ne soient signés.

Elle est payée et reçoit son cachet pour finalement ne pas apparaître dans "La cavale" de Michel Mitrani (tourné en juillet 1971). Mais si l'intégralité de ses scènes se trouvent coupées au montage, on peut en déduire qu'elle ne tenait qu'un petit rôle.

"L'homme de Marrakech", par la présence de l'acteur américain George Hamilton aurait eu l'avantage de la faire connaître par le public international. Cette-fois, on peut supposer que son personnage fut carrément supprimé du script, car aucune actrice ne la remplace au générique (Claudine Auger était annoncée comme premier rôle dans l'article de Télé 7 jours qui annonce la présence de Muriel dans le film). A l'arrivée, on recense dans la distribution George Hamilton et Claudine Auger.

Il est également fort regrettable que personne n'ait fait appel à elle en vedette invitée dans les séries "Arsène Lupin", "Schulmeister", "Les brigades du tigre", "Les nouvelles aventures de Vidocq",  toutes tournées en couleur, ces séries ayant été commencées alors qu'elle était encore dans le métier. Cela n'aurait guère engagé un metteur en scène, puisque c'était pour un épisode. On voit d'ailleurs sa concurrente de "La princesse du rail" Marie-Claude Mestral dans un épisode des "Brigades du tigre" ("L'auxiliaire").

Il semble que Muriel a été victime d'une cabale de gens qui lui ont fait une mauvaise réputation, en premier lieu Jean Delannoy auquel elle fit faux bond le soir de la première des "Sultans", refusant de se voir à l'écran. Il est aisé de deviner qu'après cela, elle ne fut plus invitée aux premières, elle brille par son absence à celle des "risques du métier".

Il tient parfois à peu de choses pour qu'un acteur devienne tricard. Sur la propagation de rumeurs, qui ne sont pas une invention de ma part. Muriel a déclaré en 1971 dans son interview de Télé 7 jours : "Les autres ne comprennent pas que je veuille pas me voir à l'écran, je me suis brouillé ainsi avec des tas de gens".

En revanche, dans les coproductions, sa présence (ou d'une autre actrice française) était impossible parfois, c'est le cas de "Aux frontières du possible" de Claude Boissol. Alors que je regrettais que le rôle tenu par Elga Andersen n'ait pas été proposé à Muriel, le fils du metteur en scène m'expliqua que par contrat, c'était forcément une allemande qui allait tenir le rôle de la partenaire de Pierre Vaneck.

Muriel n'a pas assez tourné, et nous laisse finalement frustrés, même si l'on tient compte de la brièveté de sa carrière, on aurait pu la voir plus.

 

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Le plus drôle des films de Muriel

29 Avril 2017 , Rédigé par patricks Publié dans #CARRIERE DE MURIEL

Si "Déclic et des claques" est grotesque et ne m'arrache pas un sourire, si je suis sceptique devant "Zoé", "Allo Juliette", tourné en 1969, comédie TV de Grosso et Modo réalisée par Jacques Pierre et diffusée le 1er avril 1972 est vraiment le film le plus drôle de Muriel.

Cela reprend le principe du théâtre filmé, même s'il y a quelques extérieurs, et que Muriel n'y a pas le premier rôle que tient Danièle Evenou. Muriel a essentiellement des scènes avec son "père" joué par Guy Tréjean, excellent, et Nicolas Silberg, le héros de la série "La dame de Monsoreau".

Ce ne sont que des quiproquos qui s'enchaînent, mais la mayonnaise prend. "Allo Juliette" suit le principe du théâtre de boulevard. Sophie Ponthiviers (Muriel) croit son père infidèle et finira par en persuader sa mère (jouée par Micheline Luccioni). Une fois n'est pas coutume, Hélène Duc est drôle, a des lieues de ses personnages à la Irène Papas.

Si "Allo Juliette" souffre d'un défaut, c'est d'avoir été filmé en noir et blanc. Muriel y retrouvait Armand Mestral après "La princesse du rail" et Hélène Duc après "Plainte contre X". Notons la présence de Grégoire "Coco" Aslan absolument irrésistible en mari d'Hélène Duc (le couple a l'impression tout au long du métrage d'être tombé dans une maison de fous).

Le rôle de Muriel est trop bref, mais moins que dans d'autres téléfilms ou films.

Le plus drôle des films de Muriel
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