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Fans de Muriel Baptiste

Articles avec #des livres aux films tag

Cette-fois, du film au livre

23 Août 2014 , Rédigé par patricks Publié dans #DES LIVRES AUX FILMS

On ne va pas s'en plaindre, car c'est bien écrit, mais l'on peut s'interroger sur le bien fondé d'avoir sorti au quatrième trimestre 1973 "Geneviève ou les dernières volontés de Richard Lagrange". L'auteur, Claude Romarin, ne fait que reprendre fidèlement le scénario du feuilleton et cela est sorti dans une collection genre Harlequin, Ariane, et en plus en catimini.

La couverture ne fait aucune allusion au film, et est constituée d'un simple dessin. Ce livre est encore facile à trouver d'occasion, pas cher et permet de retrouver l'histoire qui nous a été contée l'été 72.

Mais une sortie un an plus tôt, l'été, aurait été plus opportune. Un passage est particulièrement drôle. L'amie de Geneviève, Monique, dit au docteur Montigny lorsque Geneviève parle de Françoise qui la jalouse avec indulgence et sans rancoeur : "Et quant à celle-ci, c'est Sainte Geneviève dans la fosse aux lions. Son unique regret serait de n'être pas assez grosse et que les lions restent sur leur faim". Dans le film, cette tirade n'y est pas, Monique dit juste "Toi, toi, toi, tu es Sainte Geneviève, il ne te manque plus que l'auréole".

Romarin, qui a une belle plume, a rallongé un peu le texte, enrichi son livre de descriptions. Cela a le mérite, par rapport à Henri Vincenot évoqué ici, d'être agréable à lire. Mais l'auteur n'a rien changé à l'intrigue écrite pour la télévision par Maurice Roland et André Picot. L'édition Ariane crédite d'après la série télévisée de "Messieurs Berger, Picot et Burckhardt". Burckhardt est certes le réalisateur et l'adaptateur, mais Roland est oublié, et il n'y en a aucun Berger comme scénariste. Rappelons que Roland et Picot sont les auteurs du roman qui a été adapté sous le titre "Le premier juré".

 

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Les Rois maudits : adaptation fidèle

17 Août 2014 , Rédigé par patricks Publié dans #DES LIVRES AUX FILMS

Eh voilà : je termine la série "des livres aux films" avec "Les Rois maudits". La version 72 avec Muriel est irréprochable question fidélité par rapport au remake 2005 de Josée Dayan. Pour preuve, chez Dayan, Mahaut d'Artois/Jeanne Moreau est à Château Gaillard juste après Robert d'Artois pour constater l'assassinat de Marguerite, et d'autre part, Philippe Le Bel/Tcheky Karyo est encore vivant dans "La reine étranglée", le 2e épisode, alors qu'il meurt à la fin du tome 1 "Le roi de fer".

C'est certainement la fidélité à l'oeuvre de Druon qui rend la version de Claude Barma insurpassable. Les différences sont minimes, par exemple la tirade de Marguerite à Maubuisson que je connais par coeur, tant en papier qu'en film.

 

Marguerite: "Il y avait le printemps, il y avait l'amour d'un homme,  la chaleur et la force d'un homme, son odeur, la joie de prendre et d'être prise, tout ce que tu ne connais pas, que tu crèves de connaître et que tu ne connaîtras jamais. Tu ne dois guère être attirante au lit pour que ton mari préfère chercher son plaisir auprès des garçons".

Muriel : "Et moi j'ai eu le printemps, l'amour d'un homme, sa chaleur, son odeur, sa force, c'est bon tu sais un corps de garçon sur le sien, demande  à Edouard que tu as éloigné du corps des femmes, il sait lui comment c'est fait un homme".

On le voit, peu de différences entre le texte de Druon et celui de Marcel Jullian. A ceux qui s'étonneront que je me rappelle le texte par coeur, je rappelerai que pendant des années, on ne trouvait rien, mais alors absolument rien, sur Muriel Baptiste en vidéo à part les rois. Même "Maigret aux assises" a du attendre décembre 2004 pour être édité en DVD sans l'avoir été en VHS. Il n'y avait guère, en VHS, que les courtes scènes des chevaliers du ciel et des risques du métier comme alternative aux rois maudits. Alors j'ai regardé les rois maudits en boucle pendant longtemps. Muriel ne reste d'ailleurs  connue pour une majorité de gens que pour le seul rôle de Marguerite de Bourgogne.

La seule différence que je trouve entre la série de Barma et les romans, ce sont toutes les descriptions hors dialogues. Druon avait voulu une mise en scène genre théâtre, et surtout pas de châteaux forts et tournois. On échappe à certaines scènes de foule comme l'exécution des frères d'Aunay (une image à l'écran du boureau joué par Fred Personne à la télé) alors que les princesses assistent au supplice depuis leurs chariots qui vont les emmener en prison. Les acteurs qui se tournent vers la caméra pour faire des apartés permettent de connaître l'histoire des personnages, ce que des films comme "Les sultans" , on l'a vu, ou "Maigret aux assises", ont gommé.

Je n'ai pas eu besoin de relire les romans de Druon. Je connais les deux premiers par coeur, car entre 1972 et 1989, je n'avais pas de magnétoscope. Ce n'est donc qu'à la quatrième diffusion sur FR3 en juillet 1990 que j'ai pu enregistrer les rois, dont j'avais sur cassette audio depuis la deuxième diffusion de juin 75 la bande son prise à la télé. Alors pour "retrouver Muriel", je lisais Druon.

Rarement, un roman aura été aussi bien adapté en film. Je ne parle bien sûr que de la version Barma.

 

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Heureusement que l'on s'est écarté du livre : la princesse du rail 3/3

16 Août 2014 , Rédigé par patricks Publié dans #DES LIVRES AUX FILMS

Je viens de terminer "Les chevaliers du chaudron", roman d'Henri Vincenot qui n'a pas dû se relire avant de le donner à son éditeur.

Jugez plutôt : page 150 de l'édition Folio, le frère de lait de Lazare Denizot (= l'abbé Chantegrelet dans la série) s'appelle Boignard, page 198 le distrait auteur l'appelle Beugnot.

L'âge du colonel Vidal (qui ici s'appelle Joubert) n'arrête pas de changer : un vagabond le surprend en train de comploter au début de l'ouvrage, et il a alors  80 ans. Lorsque sa fille Annunciata qui se prénomme dans le roman Incarnation rencontre Lazare, on connaît l'année de naissance du père : 1783. Comme l'action se passe en 1859, il a donc 76 ans, mais plus tard seulement 70. A la fin du roman, Lazare déclare que dix ans ont passé et qu'il a 86 ans mais rien n'indique alors que nous soyions en 1869.

Vincenot bâcle complètement l'intrigue amoureuse entre Annunciata et Antoine (ici Incarnation "la fauvette noire" et Lazare) au point que son suicide est incompréhensible.

Le héros Lazare Denizot n'est pas attachant : il est braillard, vantard, chauvin (Ah, la Bourgogne!), quant à Vincenot il perd des pages entières à endormir le lecteur avec de longs discours, mais ne développe pas des passages cruciaux : ainsi le suicide du colonel Joubert est-il expédié en quelques lignes à la dernière page du roman, devant les yeux d'un Lazare médusé.

L'ingénieur Barnett s'appelle ici Barnay et n'intervient que vers la fin, le postillon n'est mentionné que le temps d'une ligne et ne cherche donc pas à violer la bohémienne.

Chambon s'appelle ici Jeandrot, mais il n'a pas le rôle d'ancien et de "père" qu'Armand Mestral campait face à Jacques Santi, que l'on n'imagine pas un seul instant à l'évocation du mal élevé Lazare. La Céline Chambon du feuilleton s'appelle Caroline.

Il n'y a pas d'émotion dans ce roman, les personnages n'ont aucune consistance, l'histoire d'amour est collée de façon artificielle à l'intrigue pour être vite oubliée. Bref, si vous aimez "La princesse du rail", ne perdez pas votre temps à lire les mésaventures de Lazare Denizot, vous ne retrouverez jamais le charme de la série télé.

Le roman s'empêtre dans des considérations politico-historiques pesantes, Vincenot a jugé bon d'y faire intervenir Gustave Eiffel, la guerre de Crimée,  les premiers syndicalistes dont Henri Tolain. Le héros est anarchiste et cela cadre mal avec le personnage d'Antoine Delorme et le regretté Jacques Santi dont l'interprétation tout en finesse était aux antipodes d'un tribun politique. Vincenot nous gave avec le Saint-simonisme, je laisse les curieux aller voir sur Wikipédia les tenants et aboutissants de cette doctrine.

 

Bref, le livre est encore pire que "La pie saoûle" et on ignore ce que devient le  beau collier d'Annunciata (Incarnation ici)  qui traverse le temps dans la série, et que le Colonel Joubert donne à Lazare avant de se faire sauter la cervelle.

LES CHEVALIERS DU CHAUDRON


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La pie m'a vraiment saoûlé (du livre au film : la princesse du rail 2/3)

15 Août 2014 , Rédigé par patricks Publié dans #DES LIVRES AUX FILMS

J'ai donc lu "La pie saoûle", 188 pages écrites par Henri Vincenot, roman qui a été publié en 1956 mais que l'auteur a terminé le 2 octobre 1952.

Alors, certes, on retrouve des scènes des cinq premiers épisodes de "La princesse du rail", avant la rencontre entre Antoine et Annunciata, mais ces scénettes sont répétées plusieurs fois, certains personnages multipliés en plusieurs autres (Il n'y a pas une mais plusieurs tenancières d'auberge qui refusent leur vin aux cheminots). Marie s'appelle Céline, Alexandre ne l'épouse pas (il devient fou)  puisque le père de Céline la marie à un autre. Virginie, la cousine du frisé, est ici Marie Adelaïde aussi peu vertueuse que dans la série.

Mais surtout, Vincenot est mortellement ennuyeux, martellant son amour de la Bourgogne, et le roman n'est absolument pas adaptable en l'état. Il y a aussi toute une intrigue politique autour du renversement de la IIe république qui n'est pas dans le film.

Antoine Delorme s'appelle Lazare Denizot, et on a du mal à le rapprocher du personnage incarné par Jacques Santi. Beaucoup de scènes se déroulent à Dijon, Lyon, Mâcon.

Le roman est parsemé de morceaux d'intrigues que l'on retrouve dans le feuilleton, mais comme s'il s'agissait d'un puzzle dont on a éparpillé les pièces. Pour écrire avec Spade et Juliette Saint Giniez le roman de 1967, Vincenot a pioché dans ce qu'il a précédemment écrit. C'est vieillot, empesé, penible à lire et pas passionnant pour un sou. L'auteur n'arrête pas de redire ce qu'il a écrit la page d'avant.

Toute l'histoire de l'oiseau domestique de Lazare, une pie, qu'il confie à sa bien aimée Céline ("La Marie" dans le film) et qu'Alexandre se plaît à rendre alcoolique, provocant la mort de l'animal, n'a pas été retenue pour l'adaptation.

Le chroniqueur va maintenant s'atteler courageusement aux 218 pages des "Chevaliers du chaudron" dans laquelle Annunciata Vidal s'appelle Incarnation Joubert et se suicide comme dans le film, mais page 152 (J'ai jeté un coup d'oeil par curiosité). Je ne m'attends pas à une merveille. Heureusement que l'on a tout changé pour la télévision!

Quand même, ce qu'on ne ferait pas pour Muriel Baptiste!

 

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Maigret aux assises, suite et fin

11 Août 2014 , Rédigé par patricks Publié dans #DES LIVRES AUX FILMS

MAIGRET AUX ASSISES DVD

 

Le roman n'a pas été fidèlement adapté. Ainsi, il est question de la retraite que Jules Maigret doit prendre deux ans après l'affaire.

Ginette Meurant reste très en retrait dans le roman, et toutes les scènes que joue Muriel ont été inventées pour la télévision.  La Ginette du livre part vivre à l'hôtel après le procès et on ne la revoit pas jusqu'à la fin où Maigret la fait arrêter.

Notons que Gaston Meurant vit rue Victor Massé comme l'acteur qui l'interprétait Jacques Serres à l'époque du tournage.

Dans le film, le frère de Meurant est retrouvé mort à Bruxelles, dans le livre il est bien vivant, se trouve à Toulon où il donne un pistolet et l'adresse de Pierrot à son frère.

Meurant ne casse pas la figure à Nicolas Cajou (Robert Lombard dans le film). L'histoire se termine bien à Chelles en Seine et Marne où Meurant abat Pierrot, dont Simenon donne l'identité, Pierre Millard.

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Maigret aux assises, du roman au téléfilm (1ere Partie)

11 Août 2014 , Rédigé par patricks Publié dans #DES LIVRES AUX FILMS

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Comme depuis décembre 2004, "Maigret aux assises" est sorti en DVD (à l'époque l'édition en kiosques), il y a longtemps que je n'avais pas relu le roman, dont je viens de lire les cent premières pages.

Je trouve que l'adaptation télé est très résumée et pas vraiment fidèle au récit de Simenon. Dans le livre, Jules Maigret, 53 ans, achète une maison  avec son épouse à Meung-sur-Loire. C'est la première fois de sa vie qu'il devient propriétaire. Simenon a une belle écriture, infiniment agréable lorsque l'on vient de lire "Le corso des tireurs" et "Par mesure de silence".

Toute la psychologie de Maigret, ses réflexions intérieures, passent à la trappe à la télévision. De plus, il enquête sur une affaire parallèle, un hold-up raté tenté par trois gamins et cela n'est pas abordé dans le film.

Dans "Les Rois maudits", grâce à la voix de Jean Desailly et aux commentaires que font les personnages directement face à la caméra, on ne perd rien du roman. Dans "Maigret", ce n'est pas le cas. Le roman a été publié en 1960 et se déroule de février à octobre 1959. Disons que la matière première qui fait tout le talent de Simenon échappe à l'adaptation qui ne retient que l'intrigue policière. Ainsi, Maigret raconte ce qu'il éprouve aux assises, on le voit dîner avec sa femme et un ami médecin qui se plaint de recevoir les clients à la chaîne comme le commissaire qui pense ne pas avoir le temps nécessaire pour bien mener ses enquêtes.

Reste à voir si de la page 102 à 188, le roman a continué à être autant sacrifié par la version TV.

A suivre.

 

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Du roman au feuilleton : La princesse du rail (1ere partie)

10 Août 2014 , Rédigé par patricks Publié dans #DES LIVRES AUX FILMS

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"La Princesse du rail", tel que le feuilleton nous la présente, existe en roman écrit à trois mains, publié chez Denoël en 1967, rédigé par Henri Vincenot, Juliette Saint-Giniez et Henri Spade. Davantage qu'un roman, la lecture évoque un script de film. Peu de descriptions romanesques, un ouvrage qui ressemble aux livres pour enfants de la collection "Rouge et Or/ORTF", un livre qui semble résumer plutôt que raconter les 26 épisodes du feuilleton.

Je me suis commandé deux autres ouvrages d'Henri Vincenot - il joue son propre rôle dans le 26e et dernier épisode de la série - "La pie saoûle" et "Les chevaliers du chaudron" et dès que je les reçois, je les lis et les commente pour le blog. 

Dans "La pie saoûle", Lazare Denisot, forgeron, abandonne son village et sa fiancée Céline pour participer à la construction du chemin de fer Dijon-Marseille, ce qui évidemment rappelle le début de la série lorsqu'Antoine Delorme quitte Marie pour aller au chantier.

Dans "Les chevaliers du chaudron", le même Lazare Denisot, devenu mécanicien, affronte deux cavaliers, le demi-solde colonel Joubert et son comparse cosaque, qui s'opposent au chemin de fer. Une tragique histoire d'amour traverse le récit. Ce qui évoque bien sûr la série avec l'affrontement entre le colonel Vidal et son cosaque Tiarko, la tragique romance étant le suicide d'Annunciata.

Toutefois, l'histoire du colonel de la série est authentique, puisqu'inspirée de celle du colonel Noisot, qui se ruina en voulant empêcher l'évolution du chemin de fer. Vincenot aurait écrit ses deux livres en retrouvant des papiers de ses ancêtres, avec une nuance, les histoires de Vincenot se déroulent en Bourgogne, et non en Auvergne comme dans la série. Je reviendrai sur ce sujet dès que j'aurais lu les deux romans en question.

 

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Le Corso des tireurs du livre au film

10 Août 2014 , Rédigé par patricks Publié dans #DES LIVRES AUX FILMS

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"Le corso des tireurs" est sans doute le plus raté et ennuyeux des films avec Muriel. Bien que le roman ne soit pas long (187 pages), le réalisateur Philippe Ducrest en avait tiré une adaptation en deux parties. Pour cela, il a rajouté une organisation criminelle internationale et des gags qui ne figurent pas dans le roman qui ne comporte aucun humour et relève plutôt de la série noire. Ce qui est curieux car des 187 pages, il n'a adapté que les 100 premières, soit la moitié du livre. A partir de la scène où tout le monde est endormi dans la villa de la riche Nancy Singlestone (fin de la deuxième partie du téléfilm), aucune péripétie n'a été retenue pour l'adaptation. Si elle avait été fidèle, Muriel Baptiste et José Luis de Villalonga auraient tenu le rôle du couple vedette.

Dans le film, Muriel s'appelle Babeth Garibaldi, et dans le livre Sylvana Giribaldi. Il y a une Sylvana dans le téléfilm, jouée par Evelyne Eyfel, l'épouse de Ducrest, qui porte le nom de Stéphanie Mogzany dans le roman et est hongroise. Mais ce ne sont là que des détails. Le roman a été publié en 1966 et l'adaptation TV tournée en 1967. Et roman comme film sont d'un ennui à mourir.

 

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Par mesure de silence du roman au film

10 Août 2014 , Rédigé par patricks Publié dans #DES LIVRES AUX FILMS

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Après avoir adapté fidèlement "Plainte contre X", Philippe Ducrest a pris des libertés avec "Par mesure de silence" dont il garde seulement la trame générale.

L'histoire se déroule à Ivry, et dans des quartiers de Paris, La Butte aux cailles et Rungis, et non, comme dans le téléfilm, à Champagné St Hilaire dans le Poitou. Les noms de personnages de Garcia et Simon ont été interchangés. Dans le film, Alfred Adam joue Simon, qui dirige un aérodrôme. Son personnage dans le livre s'appelle Carlos Garcia, réfugié de la guerre d'Espagne, et il s'occupe d'une casse de voitures.

Le lâche que joue Raymond Danjou dans le film (Garcia) s'appelle Simon dans le livre.

Cynthia est une grande blonde de 17 ans qui travaille pour vivre, et pas du tout la petite étudiante arrogante de la bourgeoisie qu'incarne Muriel Baptiste. Le personnage que joue Paulette Dubost  (Paulette, la patronne du café) n'existe pas, il n'y a d'ailleurs pas de café mais une salle de bal.

Le film semble être passé inaperçu lors de sa diffusion en juin 1967 puisque le roman, réédité en mai 1988, propose une couverture dessinée.

 

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Les Sultans : du livre au film

9 Août 2014 , Rédigé par patricks Publié dans #DES LIVRES AUX FILMS

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Le roman date de 1964, le film de 1966. A part la fin, tragique dans le roman, drôle et douce-amère dans le film, c'est la même chose.

On apprend des choses dans le roman que le film passe sous silence : le vrai prénom de Kim (que joue Muriel) est Marthe Clémence! Laurent, le père de Kim, a épousé Odette, de neuf ans plus âgée que lui, par intérêt car il était ruiné. Dans le film, Louis Jourdan/Laurent n'a pas cette différence d'âge avec Renée Faure/Odette puisqu'ils sont nés pour le premier en 1921 et la seconde en 1918, soit trois ans seulement d'écart.

Solange devient Lisa Bartoli sous les traits de Gina Lollobrigida, mais elle ne rencontre par Laurent en photographiant un chef d'état à Orly comme dans le film.

On sait qu'à la fin, Kim part avec son amant Léo, alors que dans le film elle garde sa virginité et se sauve au moment de devenir sa maîtresse. Mais cela n'aurait rien changé à l'interprétation de Muriel puisque les scènes d'amour se passent après la fin du roman.

A la fin du film, Lisa et sa voisine Mireille (Corinne Marchand) rient de la lâcheté de leurs amants, mais disent qu'elles ne peuvent pas se passer des hommes. Et le film se termine sur leurs rires. Le livre lui raconte qu'en ayant un pareil dialogue, elles tournent autour d'un rond-point dans la Dauphine Renault de Solange/Lisa, et sont mortellement fauchées par un chauffard qui arrive à toute vitesse dans Paris.

Il y a une scène supplémentaire pour Muriel dans le film, qui n'est pas dans le roman. Lorsque Laurent rentre chez lui au début et que Kim l'attend pour lui parler de ses problèmes de coeur. C'est un peu le contraire des "Rois maudits" où Claude Barma nous prive de la première scène entre Marguerite et son amant.

Reste à comparer "Le corso des tireurs" dont j'ai le roman que je n'ai pas encore lu, "Par mesure de silence" idem, "Les Rois maudits", "La princesse du rail", "Les dernières volontés de Richard Lagrange", "Maigret aux assises" que j'ai en livre mais pas lu depuis 30 ans, et c'est tout puisque la pièce "Gigi" de Colette n'a pas été filmée, donc pas de comparaison possible entre le texte et la version jouée par Muriel.

Les autres films et feuilletons de Muriel sont des scénarii originaux.

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